Normalement, il nous reste 3 192 502 jours à vivre.
Tu mérites de mourir
Le 12/03/2008 - 21:25

“Tu mérites de mourir”.

J’ai été bercé par ce refrain, depuis que j’ai l’âge de cinq ans, depuis que je suis en âge de comprendre la mort et le mérite.

“Tu mérites de mourir. Chaque jour, l’homme est voué à mourir mais sait-on par quel miracle, on se réveille confiant de revoir ceux qu’on aime, confiant de faire ce que l’on avait prévu la veille ou de longue date, confiant de s’endormir et de se réveiller encore et encore.

Mais tout ça peut s’arrêter du jour au lendemain mon fils. Alors n’oublie jamais : tu mérites de mourir, profites-en pour en faire le maximum dans la journée qui vient, peut-être que demain sera trop tard.”

Mon père m’a sermonné chaque matin, entre les tartines et le bol de lait, sous l’oeil approbateur (mais triste ?) de ma mère.

Et regardez maintenant : je suis à la tête d’une des plus grosses entreprises de mon pays, je suis un homme respecté, les hommes d’affaire et les hommes politiques sont tous rassemblés autour de moi ce soir, dans cette immense demeure que je me suis fait construire sur mes terres. A moi, encore à moi : j’ai tout acheté, tout vendu, des hommes que je commande au doigt et à l’oeil sont à mes pieds, je possède tout ce que j’ai toujours voulu, peut-être plus encore.

“Bonsoir M. le Gouverneur, c’est gentil de votre part de vous être déplacés.”

Regardez-les ce soir, il y a même des journalistes, des types du show biz, et au buffet ce n’est pas cette actrice en vogue ? Ca, papa, je te le dois. Un credo qui m’a aiguillonné jusqu’aux cimes de la gloire, jusqu’à ce soir.

J’ai tenté d’appliquer ta recette papa. De transmettre le goût de l’effort à ta petite fille unique. “Tu mérites de mourir”, je le lui ai répété tous les jours entre les céréales et le jus d’orange depuis qu’elle est en âge de savoir.

J’ai tenté d’appliquer ta recette papa, malheureusement je n’avais pas les bons ingrédients.

Ce soir, c’est la veillée funèbre de ma petite princesse. 17 ans c’est un âge auquel on mérite tout sauf de mettre fin à ses jours.

Ce soir papa, je mérite de mourir.



Pas écrit depuis longtemps (le boulot).
Nous sommes allés une semaine au ski sans ma fille, trop petite. Elle me manque, ça doit être ça.
Cet article aurait pu s’intituler “Jamais sans ma fille”.

The little pushed
Le 29/01/2008 - 17:14

- Pose ton cul sur cette chaise et ferme-la !

L’inspecteur Pecks, yeux clairs et frange brune, accent slave et mocassins italiens, le projette sur le tabouret rouillé, essuie ses lèvres d’un revers énergique et assène un coup brutal sur la table d’interrogatoire.

- Maintenant tu vas tout nous expliquer avant que mon collègue et moi, on se fâche pour de bon. Tu m’as compris, salopard ?

Et pour mieux se faire entendre, il lui rugit son insulte au visage, son flingue dégainé

C’est au tour de l’inspecteur Joanozi. D’habitude, il excelle dans la pratique du bon flic. Mais on ne joue pas avec les enfants, oh non, pas les gosses bordel. Il claque la porte massive, repousse d’un coup violent de la hanche le mobilier pour arborer son insigne à quelques centimètres du visage de Rodrigo.

- Tu sais qui on est, enfoiré ? Hein (il hurle maintenant) ? On est le putain de FBI ! Et ici, on a tous les droits tu m’entends ? Tu m’entends ? Ici, c’est nous qui faisons la loi ! Ici, on peut te péter les genoux et personne ne viendra porter plainte, t’as compris ? (il rapproche son insigne métallique de son visage) T’as compris, F-B-I ! Alors tu vas tout nous balancer sans te foutre de notre gueule, c’est vraiment pas le jour, ok ?

Et, sans crier gare, lui décoche son poing gauche en plein thorax. Six ans de boxe amateur, ça aide. Et ça défoule.

Rodrigo crache du sang foncé sur ses haillons délavés, suffoque, essaie de parler. Mais c’est Pecks qui renchérit :

- Parle ! Où t’as mis les gamins ? Hein ? (il le saisit au col de son sweat shirt) Putain de bordel de merde, cinq gamins, qu’est-ce que t’en as foutu ?

- Je.. Je.. Je vous… balbutie-t-il

- Parle plus fort ! hurle Joanozi, à présent presque aussi rouge que sa cravate en soie Hermes.

- Je… Je vous ai déjà tout dit, arrêtez s’il vous plaît (il renifle) je ne sais pas où ils sont, je ne sais pas (il termine sa phrase en levant des yeux suppliants)

Comme l’éclair, le gauche de six ans d’âge. Rodrigo hurle et s’effondre.

- Te fous pas de notre gueule bordel, te fous pas de notre gueule !!! Tes propres gamins ! Espèce d’enfoiré !

Alors qu’il va appuyer ses dires par un poing gros comme une toaster, la porte en bronze s’ouvre violemment.

- Inspecteur ! Venez voir c’est urgent.

Pecks fixe l’interrogé qui a brusquement levé le visage, un mélange de crainte et d’espoir dans le regard. Joanozi sort en maintenant la porte d’une main, semble acquiescer, puis passe la tête par l’embrasure :

- Pecks, on les a retrouvés ! On y va !
- Bon sang, où ça ?
- Devant chez eux. D’après le plus petit, leur père les a volontairement traînés en pyjama et pieds nus en pleine forêt dans l’Oregon sur plusieurs kilomètres pour les abandonner. Mais le gosse a eu l’idée de semer des cailloux derrière lui. Un vrai petit génie ! Allez, viens, on y va.

Pecks se retourne, brandit un index menaçant en direction du père en le fixant droit dans les yeux :

- Toi espèce de salopard, tu perds rien pour attendre. Ouais mon pote, tu vas en prendre pour quinze piges. Quinze piges !

Il maintient son regard pendant quelques secondes qui paraissent une éternité, récupère sa veste en cuir usé d’un mouvement leste et sort précipitamment.

Maintenant, Rodrigo s’affaisse sur le dossier, les yeux dans le vague, les bras sur les genoux.

“Petit con de petit Poucet. La prochaine fois, je le cramerai au chalumeau.”

(cette histoire vous a été contée du Texas à 5h30 du matin, merci le jetlag I mean le décalage howaiwe sowwy…)

Lost in translation
Le 22/01/2008 - 11:49

Petit week-end à Londres en amoureux, ma fille (six mois demain) s’est incrustée à la dernière minute.

Hormis le fait que les Anglais sont idiots (ils conduisent à gauche), mouillés (il pleut tout le temps) et non-francophones (ils parlent anglais les cons… Et cet accent…), Londres est une sacrée belle ville. Comme Paris mais sans Velib.

Du coup, petit jeu intraduisible (ha ha ha).


Nan mais dans cet état, tu ne le vendras jamais…


Tu m’étonnes que tu brades ton camion…

Et hop, dimanche prochain au Texas (pour le boulot, si si !). Si je vois Bush, je lui dirai un message amical de votre part.

PS : dorénavant, j’annonce la couleur. Le prochain article s’intitule “Le petit chapeau rond rouge”.

Pas bien vu, pas pris
Le 06/01/2008 - 18:50

(et hop, une belle année qui commence !)

Dans ce petit village du Périgord, seuls les insomniaques pathologiques et les couples calés sur une courbe de température ne dorment pas. La nuit est sombre et lourde : les bâtisses en brique claire sont voilées sous les conifères touffus (car il y a beaucoup de conifères dans le Périgord, et touffus en outre), les lampadaires vétustes irradient les places méchamment pavées par des ouvriers fraîchement immigrés (car il y a beaucoup d’ouvriers immigrés dans le Périgord, et touffus en outre) et les enclos à bétail sont dissimulés derrière des buissons broussailleux (car buissons, Périgord, touffus).

Pas un souffle dans les allées, même le vent se fait pudique et les animaux de la ferme roupillent mollement.

Quand tout à coup, le loup ! Le vrai loup des contes avec les canines acérées, la bave au museau et la moustache hitlérienne surgit de nulle part (en fait, il surgit par l’avenue du Général de Gaulle), bondit dans le poulailler de M. Miclu (nom typiquement périgourdin) et s’empare brusquement d’une adorable mais malchanceuse petite poule pour la dévorer dans son antre, si tant est que les loups possèdent des antres.

Le lendemain, le journal local obsédé par la vente de son canard (note de l’auteur : j’aurais pu faire un super jeu de mot ici avec le canard mais à coin bon ?) affichait à sa une, au-dessus d’une publicité pour le vendeur de lunettes de l’avenue de la Gaie Collaboration :

Encore une victime du loup !!

Mais que fait la police ? Le loup a encore bouffé une de nos poupoules, sous nos yeux mi-clos et notre barbe naissante (woaw beau gosse) !

Le loup, que les enfants et les idiots du village nomment communément désormais Ouaf ! a désormais 7 poules, 1 coq, 1 mouton et un petit enfant communiste à son actif, malgré les faibles moyens concédés par notre maire de droite.

Notre seule défense du village, le petit chien de notre boulanger homosexuel, débile léger (le chien, pas l’homo) n’a même pas aboyé lorsque son cousin sauvage s’est honteusement goinfré sous notre nez non crochu de gentil non judéen.

Ce soir, une ronde de garde armée de lunettes infrarouges sera effectuée par … [snip]

Et, le soir-même, alors que nul ne s’en serait douté, les villageois n’en crurent pas leurs yeux : le petit chien fou se déguisait en loup pour festoyer allègrement dans nos fermes et nos campagnes.

Moralité : Ouaf le loup c’est le petit chien (il est fou Ouaf le loup il est fou !)

L’aphorisme de fin d’année
Le 26/12/2007 - 11:21

 

L’autodérision est le meilleur remède contre les chevilles qui enflent.
Tant mieux, je fais de la rétention d’eau.

C’est de moi.

Joyeuse année 2008.

Il paraît qu’il ne faut pas souhaiter joyeuse année avant la nouvelle année sinon ça porte la poisse (c’est l’une de nos assistantes qui me l’a dit).

Alors joyeuse année 2008, sauf à ceux qui vont crever parce qu’ils viennent de le lire.

Je change de boîte
Le 12/12/2007 - 00:25

Un long mois d’absence sur ce blog… Et pour cause.

Je change de boîte.

Je le dis d’emblée, je sais que certains de mes collègues lisent ce modeste blog. Je hais la plupart d’entre eux, mais reconnaissons-leur malgré tout un certaine recherche de qualité et un incontestable goût pour les beaux textes.

Je sais également, et elle sera la plus surprise par cet article, que ma DRH lit ce blog. Claudia, je m’adresse à toi directement maintenant pour…

A ce stade, je précise juste deux choses :

- Je tutoie ma DRH. La réciproque est à vérifier, elle ne m’adresse pas la parole.
- Notre DRH ne se pas prénomme évidemment pas Claudia mais elle est typée comme le top modèle éponyme : grande, blonde décolorée, yeux verts en amandes. Et mariée, oui mais moi aussi alors on se calme.

Je respecte donc son intimité, du moins jusqu’à la validation de mon augmentation début janvier.

J’ai l’air de plaisanter, mais cet article est drôlement plus sérieux : je change de boîte.

Rien n’est éternel, évidemment. Les acquis sont en permanence remis en cause (même pour les grévistes chevronnés), notre volonté est amoindrie par une irrécusable résistance au changement. Et puis les liens affectifs qui se créent…

Je change de boîte principalement parce qu’il est temps. Argument sommaire mais de taille : un jour ou l’autre, il est nécessaire voire impératif de franchir un cap, pour grandir. Nous devons tous grandir.

Et puis financièrement, c’est un gap ultra-avantageux : 16% d’écart, sans négociation ! Je sais que ça ressemble à de l’incitation à la débauche, dans le sens premier du terme, mais réfléchissez-y chers collègues. Le confort et la qualité de vie c’est bien, mais le fric, il n’y a que ça de vrai finalement. Je veux dire, à la fin du mois, quand tu regardes ce qu’il te reste.

Ce qu’il te reste à toi, hein. Perso je suis financé par le FSJU (Fond Social Juif Underground) donc je risque peu de me retrouver à la dèche.

Je change de boîte. Sacrée nouvelle hein ?

Il me reste environ encore deux mois à achever ce qui a déjà été entamé, et puis c’est terminé. Finissons les choses proprement, sans gâcher.

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Et oui ma fille, tu as bientôt cinq mois : dans peu de temps, je te passe des boîtes de lait 1er âge aux boîtes de lait 2ème âge !

PS : pas de bol chers collègues, va falloir me supporter encore un peu.
PS2 : les vrais bons articles reviendront, une fois que j’aurai allégé la charge considérable de travail qui pèse sur mes grasses épaules, je m’investis tellement en ce moment… (c’était un message pour Claudia).

Du rateau ŕ la pelle
Le 15/11/2007 - 00:18

“L’écriture, c’est comme le sexe. En général, plus tu pratiques, plus t’es bon”.

En ce moment, je n’écris plus beaucoup et partant, plus rien ne sort.
(Je parle de l’écriture) (de ce côté-là tout va bien je n’ai rien à vous dire) (n’insistez pas).

Loués soient les grévistes, les Tachycardil de notre vie endiablée, pour me fournir le temps et la motivation pour le rêve et la plume.

Je profitais du temps d’attente sur le quai de métro ce matin pour lorgner les décolletés des nanas alentour, laissant divaguer mon esprit à de torrides mais que-la-morale-réprouve enchevêtrements de chair molle et de dentelle fine. Mais, me raisonnais-je patiemment, pour que la présumée fougueuse te confie ses lolos, desquels il s’agissait dans la rhétorique précédente, n’est-il pas utile d’envisager un plan d’attaque, une approche déguisée, une ruse sournoise, toi le félin de la ville, toi le prédateur de gazelles aux croupes callypiges, toi l’homme aux sept tours dans sa langue ?

Ah tous ces films que je m’invente sur le périphérique pour passer le temps. Evidemment que le précédent paragraphe est pure fiction, ma femme lit ce blog je ne lorgne pas les décolletés je ne prends pas le métro.

Pourtant, telle une belle paire de madeleine de Proust, le “plan d’attaque” m’a ramené une quinzaine d’années en arrière : je me revois encore svelte, l’oeil pétillant et intrépide, le bon mot et la bave au coin de la lèvre, les cheveux dans le vent en face d’une ravissante jeune fille de mon école, Josette.

Evidemment qu’elle ne s’appelait pas Josette malheureux, c’est un nom d’emprunt pour éviter tout souci juridique avec la CNIL. Et puis faut pas déconner : Josette et Huguette, les deux prénoms féminins avec des morceaux de bromure dedans…

Contrairement aux contes de fées, Josette n’était pas très jolie. Mais elle était gentille, bourrée d’humour et possédait ce don merveilleux de captiver le regard des garçons grâce à l’arme fatale trois : une poitrine opulente sous des tee-shirts moulants.

Et bizarrement, moi, les armes fatales, ça m’a toujours attiré. Comme tout désir morbide de suicide adolescent finalement.

Du coup, il fallait la convaincre de sortir avec moi. Pas longtemps, juste le temps d’une relation adolescente. Une soirée suffirait d’ailleurs, je ne la dérangerais pas plus. Et puis, elle était si peu courtisée qu’elle avait une côte à dix contre un sur le BetAndClick underground du lycée. La drague et la loi de la jungle sont impitoyables : on est toujours la proie de quelqu’un, surtout lorsqu’il a 17 ans et qu’il a les hormones en feu. Enfin, pour la jungle je n’en suis pas sûr en fait.

Mon plan était impeccable : l’accompagner sur le chemin du retour de l’école, lui raconter les bobards habituels pour lui donner confiance en elle, comme quoi elle doit rendre les mecs fous, comme quoi son mec a bien de la chance (”ah, t’as pas de mec ?”), comme quoi les autres filles ont raison de l’admirer, pas un mot graveleux sur ses proéminences sous peine de tout faire foirer, puis deux ou trois pressions de mon humour légendaire, une piqûre de jalousie et je m’imaginais déjà dans son hall à flirter comme un acnéique dégingandé et gauche.

La carte n’est peut-être pas le territoire, n’empêche que ma stratégie fonctionnait à merveille. Le chemin du retour, les boniments classiques, aucune référence aux obus, l’humour débordant, l’inoculation de la rivalité féminine, le hall d’entrée.

Une fois la petite vieille du troisième évaporée, je tentais ma chance, légèrement hésitant mais l’haleine rafraîchie au Tic-Tac Menthe Javel. Et qu’est-ce qu’elle me répond la garce, en me repoussant subtilement ?

- Je suis désolé, tu n’es pas mon genre. Je cherche un vrai mec, moi, un type qui a vécu. Toi tu es trop gentil, trop naïf. La preuve, tu n’as même pas regardé mes seins de tout le trajet. Laisse tomber, t’es un gamin, vaut mieux qu’on soit amis.

Eh ben je t’assure que depuis le traumatisme Josette, je n’ose plus regarder les filles dans les yeux.

Le retour des super héros
Le 11/11/2007 - 15:39

L’orée du bois est proche, la lumière semble jaillir derrière ces branches. Encore un peu de patience.

En attendant la délivrance, cette image capturée par une caméra de surveillance : les super héros IkeaMan et IkeaWoman sont de retour.

Taxons plus pour payer moins
Le 24/10/2007 - 18:24

Taxons plus pour payer moins, tu ne rĂŞves pas, lecteur incrĂ©dule mais Ă  qui on ne la fait pas. Surtout si tu as votĂ© Ă  gauche aux Ă©lections rĂ©centes qui ont rappelĂ©, s’il en Ă©tait besoin, que la France est une immense vache Ă  lait, et que ça ne peut aller que de mal en pis.

Si le jeu de mot t’Ă©chappe, ami communiste ou adolescent, je te conseille la lecture de “Calembour pour les maires” (Ă  ne pas confondre avec “camembert pour les lourds”), excellent ouvrage avec des beaux dessins. Et en plus c’est Ă©crit gros.

Taxer plus pour payer moins relève du paradoxe, Ă©videmment. Pour qui n’Ă©tait pas prĂ©sent aux Rubans de Mobius 2006, parce que marxiste ou boutonneux, je rappelle en toute humilitĂ© que j’ai Ă©tĂ© nommĂ© “Paradoxe de platine Ă  titre post-thunes” (puisque j’ai payĂ© après avoir reçu le prix) par des membres du jury tout aussi Ă©minents que Xavier Bertrand pour le travail, ma mère pour la famille et Manu KatchĂ© Ă  la batterie.

En effet, chers Ă©lecteurs, je propose de taxer une partie de la population française, sur des critères dĂ©finis très prĂ©cisĂ©ment pour Ă©viter les abus, afin que d’autres concitoyens plus honnĂŞtes soient soulagĂ©s, en contrepartie, d’une part de leur contribution civique.

Ainsi, par exemple :

  • Ceux qui prennent l’ascenseur pour monter au premier ou au deuxième Ă©tage. Tu raques 10€ si t’es ni handicapĂ©, ni vieux, ni enceinte. Et 20€ sur tu arrĂŞtes l’ascenseur pour descendre depuis le premier ou le deuxième Ă©tage.
  • Les responsables des publicitĂ©s qui tutoient les chalands : “n’Ă©coute que toi”, “Ă©coute ta soif”, “crois en toi”, et autres idioties dĂ©bilisantes.
  • Les mères qui frappent leur enfant dans le supermarchĂ©.
  • Ceux qui te niquent la fin du film Ă  haute voix.
  • Ceux qui invoquent le principe du “vous imaginez si tout le monde faisait comme vous ?”. Connard, c’est parce que personne ne fait comme moi que je peux me permettre de le faire !!! Alors laisse-moi griller la queue pour Space Mountain, et ferme-la.
  • Ceux qui oublient les anniversaires des copains, 10€. De leur copain d’enfance, 20€. De leur femme, c’est tolĂ©rĂ© mais c’est limite. De leurs enfants, 1500€. Par annĂ©e de l’enfant.
  • Ceux qui ne respectent pas la queue aux attractions Disney.
  • Ceux qui reniflent dans le bus ou le mĂ©tro, 10€. Ceux qui reniflent par grandes inspirations nasales, 20€. Et 50€ s’ils avalent.
  • Les femmes qui ne me regardent pas dans la rue (une lubie, ok)
  • Les femmes qui me regardent dans la rue (une lubie de ma femme)
  • Ceux qui t’envoient des mails avec des prĂ©sentations powerpoint pas drĂ´les qui pèsent plus de 5 Mo et qui datent des annĂ©es 85
  • Ceux qui ne cèdent pas leurs places aux personnes âgĂ©es ou enceintes dans le bus. PlutĂ´t qu’une taxe je propose un traitement homĂ©opathique et dĂ©gĂ©nĂ©rescent. La StarAc’ en boucle oui pourquoi pas.
  • Ceux qui exposent leur livre philosophique du moment bien en Ă©vidence sur leur bureau. Pour que tous les collègues sachent bien que ce nĂ©vropathe bouquine dans le mĂ©tro des insanitĂ©s comme “Socrate contre BHL : deux gros zĂ©ros”.

Ca c’est pour commencer. Ensuite on peut imaginer des avancĂ©es sociales et civiques spectaculaires, comme taxer :

  • ceux qui ne sont pas circoncis
  • ceux qui ne sont pas français
  • ceux qui n’ont pas votĂ© comme moi
  • ceux qui ne sont pas d’accord avec moi

Du coup, elle me fait un peu peur ma rĂ©forme. Oui, finalement, elle m’hallucine : c’est l’halluuuuu-euh finaaaale-euh.

(si ce dernier trait d’esprit te déçoit ami(e) lecteur(e), tu peux toujours te plaindre au parti, du moment que tu viens pas me casser les miennes)

Eau de lŕ
Le 17/10/2007 - 01:06

En réalité, je voulais tester mon nouveau gadget trouvé dans un centre commercial à Tel-Aviv : la pochette étanche pour filmer dans l’eau avec n’importe quel appareil numérique ou presque.

Ils méritent que je leur fasse un peu de pub, parce que leur produit est top et pas cher (environ 16€) : il s’agit de Dicapac.

Comme je savais que ça n’intéresserait presque personne, je me suis filmé à poil dans ma douche. Je vous gâte trop mes ptites.


Et maintenant laissez-moi travailler.