Parfois je retiens ma respiration pendant 103 secondes.
Le plan vigiprout-prout
Le 20/07/2005 - 00:27

Je veux pas mĂ©dire mais quand mĂŞme…

Les terroristes ont fait sauter 2 toursà New-York, un trainà Madrid, et 4 bus et le mĂ©troà Londres.

Pourquoi est-ce qu’on nous les brise avec le plan Vigipirateà l’entrĂ©e :

  • d’Auchanà Saint-Quentin en Yvelines
  • du cinĂ©ma de Nantes
  • d’Aquaboulevardà Paris
  • de la Fnac de la DĂ©fense (paraĂ®t qu’ils ont arrĂŞtĂ©)
  • et la liste est longue…

Les terroristes ont-ils si peu de fierté en France ?
Ou la France se surestime-t-elleà tel point que chaque petit endroit public est potentiellement une cible ?

Ou alors elle jalouse fĂ©rocement Israel de cette terrible joie du “fouillage de sac”à l’entrĂ©e des centres commerciaux. Le mondeà l’envers.

Idée folle N°4
Le 19/07/2005 - 11:55

Rappel : toutes ces idées sont copyright (you have the right to copy).

Idée n°4 : La rotopoêle

Connaissez-vous l’appareil pour toaster le pain de mie qui tourne en permanence ? J’ai dĂ©couvert ça dans les hĂ´tels, au petit-dĂ©jeuner.
Idée : pourquoi ne pas faire ça avec une poêle, ou une casserole ?

C’est Ă©nervant de devoir surveiller le steak, le poisson, les lĂ©gumes (sauf les asperges, c’est dĂ©gueu), etc. sur la plaque alors qu’on prĂ©fĂ©rerait faire autre chose. Enfin, je dis ça pour les femmes, nous les mecs on fait forcĂ©ment autre chose.

Avec la rotopoêle, entrez dans une nouvelle époque : les aliments tournent en permanence (aka chaleur tournante) et ne peuvent plus cramer.
Le petit moteur de la poĂŞle est alimentĂ© par l’Ă©nergie thermique. Il se dĂ©monte aisĂ©ment pour que la poĂŞle puisse ĂŞtre lavĂ©e.

V2 : permettre via une interface de régler la vitesse de défilement.

Merci qui ?

Fluctuat nec vergetures
Le 19/07/2005 - 11:46

Ma courbe de poids, suivie depuis un peu plus de 3 mois.
Par respect de ma vie privée, les valeurs ne sont pas indiquées.

Cliquer pour voir l’image en entier.

Note : comme je suis modĂ©rateur susceptible et anti-dĂ©mocratique, je n’autoriserai aucun commentaire sur mes formes rondouillettes.

Preuve de confiance
Le 18/07/2005 - 14:41

Faites le test :

J’ai envoyĂ© un textoà ma femme dans lequel j’ai Ă©crit ce mystĂ©rieux texte :

Oui ce soir, et comme d'habitude. Ma femme n'en saura rien.

Histoire de sortir un peu de la routine.

Je reçois quelques instants après :

Ah ah ah très drôle... Ca tombe bien ke tu la voies ce soir tu pourras rester chez elle comme t'as pas les clés de la maison

J’aime ma femme :fete: .

Life App Killers
Le 18/07/2005 - 11:15

(Nouvelle catégorie : toutes les idées -irréalisables ou pas- qui me sont venues, la plupart du temps aux toilettes, comme tout le monde).

Exceptionnellement, aujourd’hui, trois de suite.

Evidemment, elles sont toutes copyright (you have the right to copy).

IdĂ©e n°1 : Le “concrete CTRL-Z”

Tous les documents sur votre bureau sont en Ă©quilibre instable (comme tout bureau qui se respecte). Vous avez repĂ©rĂ© le câble qui vous intĂ©resse, mais il est sous une pile croulante d’objets divers. Vous tirez… et tout se casse la gueule.

Magie : concrete CTRL-Z et tout revientà sa place. Vous pouvez recommencer autant de fois que nĂ©cessaire, sans crainte.

Feature de la v2 : autoriser un nombre d’annulations supĂ©rieurà 1.

Idée n°2 : Le housegoog

Vous posez vos clés temporairement sur le haut du gros placard en espérant les récupérer dans la minute. Manque de bol, votre femme vous demande de descendre les poubelles, ranger la cave (pas besoin de dessin, vous connaissez le use case, messieurs et mesdames).

Puis vous êtes en retard, vous cherchez vos clés et vous devenez fou : impossible de mettre la main dessus.

Pas de panique : housegoog est votre ami (pour copier l’expression de VMA). Housegoog indexe la position de tous les objets de votre maison, en temps rĂ©el. Il suffit de demander pour qu’il vous rĂ©ponde :

Clés de voiture : Placard de la chambre , dernière étagère. Pour avoir un aperçu de leur position, cliquer ici.

Limitation actuelle connue : housegoog n’est pas compatible avec les châteaux de plus de 400 m², le Taj Mahal et les monuments historiques.

IdĂ©e n°3 : l’antispam courrier

Ras la casquette de recevoir chaque jour 2 factures, 3 offres de financement, 1 promotion pour une voiture pourrie, des prospectus pour Auchan moins cher que Carrefour, Carrefour moins cher qu’Auchan, une pizza pour le prix de deux, M. Truffion pour serrurerie et petits travaux, une lettre des impĂ´ts, une offre de lancement des lunettes Optic 3000 et ça n’en finit pas…

Avec l’antispam courrier (je n’ai pas encore trouvĂ© de nom marketing), il ne vous reste que vos deux factures et la lettre des impĂ´ts.

Alors, heureux ?

Bug connu : a tendanceà considĂ©rer les impĂ´ts indiquant des montants trop Ă©levĂ©s comme spam Ă©galement.

A cat, un gato, hatoul, un chien
Le 17/07/2005 - 15:01

En lisant ce matin cette dĂ©pĂŞche Reuters sur Yahoo, je me dis que soit Reuters est un relais de la propagande palestinienne, soit le “journaliste” qui a Ă©crit cet article manque cruellement (de partialitĂ© et) de recul.

“Un commandant du ‘Hamas” ?
“Le Hamas compte un dirigeant politique portant le mĂŞme nom que le commandant assassinĂ©” ?

Mais oĂą va-t-on là ? Je croyais que le ‘Hamas avait Ă©tĂ© reconnu par la communautĂ© internationale (sauf la France !!!) comme une organisation terroriste ! Depuis quand est-ce une armĂ©e officielle ? Depuis quand des terroristes qui visent systĂ©matiquement des civils sont-ils de classieux “dirigeants politiques” ?

Et puis que signifie cette dernière phrase ? Qu’il y a pu avoir erreur sur la personne ? Que l’armĂ©e a que çaà foutre de tuer des civils pour le plaisir ? Pour le plaisir de les humilier ? Au secours, Edgar Morin a des potes chez Reuters.

Je mets mon zgueg sur le billot que l’apprenti-journaliste qui a Ă©crit ça n’a jamais mis les pieds en IsraĂ«l, et encore moinsà Gaza.

Et puis cette sémantique éthérée ??
Vous imaginez si j’Ă©crivais un article sur l’attentatà Londres du genre :

Quatre sympathisants de la terreur islamiste se font exploser dans des bus

ou encore

Quatre activitistes d'Al-Qaïda perpétuent un massacre dans des bus

Pourtant,à mon humble avis, un type qui se fait sauter ou qui encourage d’autres personnesà se faire sauter pour causer le maximum de pertes civiles est un terroriste.

Le ‘Hamas est un cancer qui ronge le Moyen-Orient, et ses Ă©quivalents (Hezbollah, Al-Qaida, Djihad islamique etc.) dans le monde occidental ont des vĂ©llĂ©itĂ©s bien plus corrosives qu’on nous le prĂ©sente dans les mĂ©dias français.

Heureusement, la France n’a pas Ă©tĂ© touchĂ©e par un attentat d’envergure comme New-York, Madrid ou Londres. Peut-ĂŞtre sera-t-elle Ă©tĂ© sauvĂ©e par sa sĂ©culaire propensionà la soumission ?

Mais peut-ĂŞtre pas. Et dans ce cas, nos dirigeants et nos mĂ©dias renonceront-ils toujoursà appeler un chat, un chat ?



‘hatoul (le ‘h se prononce comme la jota espagnole) signifie “un chat” en hĂ©breu

J’adore le chocolat !
Le 17/07/2005 - 02:52

Charlie et la chocolaterie, de Tim Burton : c’est vraiment vraiment bien.

DĂ©cors de rĂŞve, Johnny Depp de rĂŞve, les gosses ont tous une tĂŞteà claques de rĂŞve.

Musique : Danny Elfman, le Vladimir Cosma amĂ©ricain (il fait tous les films. Et si c’est pas lui, c’est Michael Kamen). Regardez le gĂ©nĂ©rique, c’est lui qui fait les voix des chansons !

On y apprend Ă©galement que le chocolat libère de l’endorphine, la mĂŞme hormone sĂ©crĂ©tĂ©e chez l’homme après l’amour.

File-moi ta tablette !

Reproduction interdite
Le 16/07/2005 - 23:20

Reproduction interdite

Premier bouquin de sa sĂ©rie fiction-rĂ©alitĂ© (Le successeur de pierre, Eternity express). Mi-polar, mi-fiction. J’adore !

Style toujours impeccable, suspense haletant, sujet bouleversant.
Il est vraiment exceptionnel ce gars et ce bouquin.

A lire impérativement !

Extrait d’un interview, disponible sur son site :

Outre la possibilitĂ© d’accroĂ®tre nos connaissances sur la dĂ©finition et les mĂ©canismes de l’intelligence, quelle est l’utilitĂ© de travaillerà l’émergence d’une intelligence artificielle ?
L’homme est en train de prĂ©parer la voie de son successeur. Avec l’intelligence artificielle, nous sommes en train de prĂ©parer le prochain vĂ©hicule de la conscience et de l’intelligence. C’est un moment très important parce que, dans une perspective assez lointaine, l’homme n’a pas d’avenir, tout simplement parce que les matĂ©riaux dont il est fait – carbone, hydrogène, oxygène, azote – vont, dans les prochaines Ă©tapes de l’évolution cosmique, disparaĂ®tre. La matière va en se rarĂ©fiant et en se simplifiant, alors que jusqu’à prĂ©sent elle allait en se complexifiant. Elle est arrivĂ©e avec nousà un degrĂ© de complexification maximum. Maintenant, elle s’élĂ©mentarise. Ses macro-molĂ©cules vont se dĂ©faire,à commencer par celles de l’ADN et des protĂ©ines qui ont permis l’apparition de la vie organique. Ă€ très long terme, il n’y aura plus que du fer dans l’univers et ensuite plus de matière du tout. D’après les astrophysiciens, il ne restera que quelques grains microscopiques de matière dans une infinitĂ© de vide. La question se pose donc du devenir de l’intelligence et de la conscience dans un environnement oĂą les matĂ©riaux qui ont permis leur apparition auront disparu. C’est une question assez ancienne, que s’était posĂ©e Freeman Dyson, dès les annĂ©es soixante-dix :à quoi devrait ressembler une vie, au terme ultime de l’univers ?S’il devait y avoir une vie – sans mĂŞme parler de conscience ni d’intelligence – de quoi pourrait-elle ĂŞtre faite, et comment se comporterait-elle ? Cette vie devra reposer sur les matĂ©riaux qui seront encore disponiblesà ce moment-là. Nous sommes dans ce moment fatidique de l’histoire universelle oĂą nous posons les premières membrures de cette embarcation de secours dans laquelle la conscience pourra se transfĂ©rer lorsque le Titanic humain aura coulĂ©.

Le dernier restaurant avant la fin du monde
Le 16/07/2005 - 23:15

Le dernier restaurant avant la fin du monde
Toujours exceptionnel. Des dialogues loufoques, des idées rocambolesques. Un maître.

L’axiome du choix
Le 15/07/2005 - 18:07

Pour étayer mon propos :

Les références

L’explication mathĂ©matique. Celui qui n’a pas compris ne doit pas avoir honte.

Le lien philosophique. Celui qui n’a toujours pas compris ne doit pas avoir honte non plus, mais un bref voyage vertical par la fenĂŞtre du 3ème està envisager.

Reprenons pour l’essentiel ce passage :

Axiome du choix=introduction de critères physiques en mathématiques.

En effet tous les objets d’une collection sont Ă©quivalents du point de vue de la propriĂ©tĂ© considĂ©rĂ©e, et il est impossible d’en choisir un selon des critères objectifs. L’opĂ©ration qui consiste, Ă©tant donnĂ© un ensemble non videà en extraire un Ă©lĂ©ment n’est pas fondĂ©e mathĂ©matiquement et fait donc intervenir des critères contigents humains simplicitĂ©, proximitĂ©, première idĂ©e…).

En fait ce n’est pas l’axiome du choix (existence d’une fonction de choix, ou le fait que l’ensemble des fonctions de choix est non vide, ce qui est Ă©vident) qui est en cause, mais plutĂ´t son utilisation : l’extraction, parmi cet ensemble, d’une fonction de choix particulière. Le problème rĂ©side plutĂ´t dans la rĂ©daction usuelle de ce raisonnement (”il en existe -> j’en prends un”) que dans le raisonnement lui-mĂŞme, puisqu’un raisonnement formel Ă©crit d’un boutà l’autre “l’ensemble des … est non vide” et non “j’ai pris un …”.

Dernière rĂ©fĂ©rence : cet excellent article de blog (en anglais) sur les choix d’architecture ping pong.

Ca sent le geek, mais le message est profond par-delà l’informatique : nos choix sont conditionnĂ©s par des visions absolutistes. De manière sous-jacente, il en rĂ©sulte une remise en question systĂ©matique des choix extĂ©rieurs, s’ils ne sont pas conformesà une certaine vision du monde (informatique le cas Ă©chĂ©ant).

Note au passage : ceci suppose que l’on est (ou l’on se considère comme) intellectuellement de niveau identique ou supĂ©rieurà la personne dont on critique les choix. Les moutons ont rarement manifestĂ© contre le traitement anti-syndical de certains chiens de berger.

Et maintenant, élargissons.

L’anecdote qui fait dĂ©border le vase

Lors d’une discussion mondaine rĂ©cente (un barboc chez des amis), le sujet a dĂ©rivĂ© sur une connaissance commune.
Cette jeune fille, m’apprenait-on, avait rencontrĂ© un garçon plagiste en vacances et est sortie avec lui pendant deux jours.
Une fois rentrée, elle ne jurait que par lui et a décidé de passer une semaine chez lui pour ses prochaines vacances, le mois suivant.

Les remarques ont fusé, pour la déclarer finalement irresponsable et irréaliste.
Nous de faire remarquer (mon esprit de contradiction et moi) que la circonstance est certes irrationnelle, mais que, sait-on jamais, cela peut sĂ»rement dĂ©boucher sur une longue et heureuse histoire d’amour.

En dehors de cette incroyable histoire (durant laquelle mon rĂ©quisitoire a Ă©tĂ© dĂ©boutĂ©, mes dĂ©tracteurs arguant une immaturitĂ© et une inconscience liĂ©esà la foisà ma condition masculine Ă©goĂŻste et intrinsèquement hormon-oriented, età ma propensionà toujours chercher cette fameuse petite bĂŞte), il faut quand mĂŞme poser le dĂ©bat.

En rĂ©alitĂ© c’est la première Ă©tape (le choix) qui est hasardeuse. ThĂ©oriquement, la suite ne l’est plus puisqu’elle est conditionnĂ©e par les efforts et les compromis de chacunà maintenir une trajectoire Ă©quilibrĂ©e.

Le tout est de savoir si l’on est capable d’assumer ce choix.

L’axiome du choix est dĂ©pendant du temps

Bien vu Einstein.

Choisir un conjointà 20, 30 ou 40 ans ne fait pas intervenir les mĂŞmes circuits de dĂ©cision, logiques et charnels (aka intellectuels et physiques).

  • A 20 ans, il me semble que ce choix est en grande partie passionnel (27% logique, 73% charnel selon le Gartner).
  • A 40, la proportion est inversĂ©e dans des rapports plus nuancĂ©s (36% logique contre 64% charnel)
  • A 30 ans, tous les critères interviennent en proportions plus ou moins Ă©gales

Explications :

  • A 20 ans, on recherche un alter ego que l’on aime et avec qui l’on partage le maximum de choses.
  • C’est d’ailleurs pour cela que la plupart des couples se forment vers cet âge (bien sĂ»r 20 ans, c’est 24-25). Mais est-ce que ce choix est le plus raisonnable ? Surtoutà notre Ă©poque oĂą le mariage est dĂ©crit comme une cellule de prisonà Fleury-MĂ©rogis : y’a la tĂ©lĂ© dans la chambre mais on est enfermĂ© toute sa vie.
    Combien de couples que je connais se dĂ©clarent leur flamme Ă©ternelle et finissent dans l’enfer des sĂ©parations et des gardes d’enfant, juste parce qu’ils ont choisi leur conjoint par amour ?

    Je ne remets pas en cause ici ce choix attention ! Ce serait bien triste et terriblement irréaliste.
    Mais je me dis que cette fonction de choix est hasardeuse, tout autant que d’aller passer une semaine chez un plagiste Ă©tranger. Et que, sur le principe, tout devrait concourirà la catastrophe (45% de divorces prononcĂ©s, en France en 2003, source : INSEE). Ce n’est pas totalement le cas pour des raison exposĂ©es plus loin.

    Ce qu’il faut en retenir c’est que mĂŞme sur un choix a priori instable, un choix a Ă©tĂ© fait.

  • A 40 ans, on recherche la stabilitĂ©
  • A un âge mĂ»r, on prend conscience de l’existence, surtout si l’on a des enfants. Le choix se porte d’avantage sur des critères tangibles, l’amour n’est plus la fougue de la jeunesse mais un sentiment de stabilitĂ© et de plĂ©nitude. C’est caricatural bien sĂ»r, mais cela montre que le choix dans ce cas est au contraire, peu hasardeux. La grille de dĂ©pouillement est bien plus pragmatique.

    Alors choix contrôlé certes mais choix quand même.

  • A 30 ans, c’est un mix des deux (comme disent les jeunes)
  • La cĂ©libataire de 30 ans la plus reprĂ©sentative est certainement Bridget Jones pour beaucoup d’entre nous. On a tous hochĂ© la tĂŞte en disant “‘tain c’est marrant, ça me rappelle quelqu’un…”.

Toutefois, autour de moi, j’ai rencontrĂ© un très grand nombre de cĂ©libataires qui n’ont rienà envierà RenĂ©e Z. (que personnellement je trouve laide et idiote dans ce film) et qui pourtant ne trouvent personne. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle nous avons montĂ© le Teamquizzz : faire se rencontrer des cĂ©libataires aguerris mais Ă©chaudĂ©s aux soirĂ©es loose, aux speed-datings, aux voyages organisĂ©sà des prix prohibitifs etc.

Le dilemne avec cette population c’est qu’elle ne fait pas de choix. Ou alors des choix court-terme, mais rien qui n’engage vraiment. Parce qu’il y a toujours, obstinĂ©ment, une variable qui ne rentre pas dans les cases :

  • Ce n’est pas un parangon de gĂ©nĂ©rositĂ© ! (comprendre “c’est une barre !”)
  • On a couchĂ© trop vite ensemble (comprendre “c’est une fille facile”)
  • On n’a pas couchĂ© ensemble (comprendre “c’est une filleà problèmes”)
  • “Je ne sais pas pourquoi, j’accroche pas, pourtant il/elle est vraiment gentil(le)” (comprendre “t’en as pas un(e) autreà me prĂ©senter ?)

Ce qui est certain, c’est qu’à cet âge, on recherche encore le grand amour qui vous concocte un petit dĂ®ner aux chandelles le soir de votre anniversaire, qui vous ramène sans protester tous les soirs chez vous,à Mantes-la-Jolie, qui ne va pas aux toilettes (non, non) et avec qui vous pouvez discuter pendant des heures et des heures depuis le nouveau forfait SFR MillĂ©nium…
Mais aussi qui est bardĂ© de diplĂ´mes/surfeur winner/papa poule, bien Ă©levĂ©, très drĂ´le mais très fin, très très beau sinon ça sertà rien, pas attirĂ© par les autres filles mais pas indiffĂ©rentà mes charmes, pas vulgaire (ne se gratte pas les … en public) etc.

J’ai transcrit la vision masculine, pardon les girlz.

Et là je dis halte ! Zoll !

Faire un choix et l’assumer, c’est comme crĂ©er de la masseà partir de rien, ça demande beaucoup d’Ă©nergie (encore merci Einstein).

A 20 ans, ce choix n’est pas entièrement rĂ©flĂ©chi mais il a le mĂ©rite d’exister. Si tous les couples formĂ©sà cet âge ne se disloquent pas, c’est surtout parce que ils mobilisent une gigantesque Ă©nergie pour le maintenir. Cette Ă©nergie est le travail quotidien de remise en question, de tolĂ©rance, d’assouplissement et de respect du conjoint. Pour eux, l’amour est le ciment, pas la brique.

A 40 ans, le choix est en grande partie logique, mais il demande également de gros efforts : refaire une vie pour certains, lâcher ses propres habitudes ou accepter et tolérer celles du conjoint etc.

A 30 ans, les cĂ©libataires sont des flemmards. Ils veulent du tout-cuit, en correspondance avec le modèle qui leur est servià la tĂ©lĂ©vision, dans les supermarchĂ©s (heureusement y’a Bolino), par les opĂ©rateurs Internet (forfaits sans engagement) ou de manière gĂ©nĂ©rale, par notre sociĂ©tĂ© qui pousseà la consommation.

Chaque “prospect” est soupçonneux (on s’Ă©pie !), toute maladresse est fatale, tout manque est incurable, toute odeur est suspecte.
La peur de s’engager, de faire une erreur, de ne pas convenir, de [n’importe quoi] bref, tout Ă©lĂ©ment rĂ©flĂ©chi contribueà Ă©viter de faire un choix dĂ©finitif.

Ce qu’indique l’axiome du choix, c’est : peu importe l’Ă©lĂ©ment choisi, il faut bien en choisir un ! Bien sĂ»r, le choix d’un conjoint n’est pas aussi mathĂ©matique, mais l’idĂ©e est limpide (dans certains milieux, ce sont les parents qui arrangent les mariages sur des critères objectifs et pas forcĂ©ment vĂ©naux : renommĂ©e intellectuelle, sociabilitĂ©, milieu familial etc. Les mariĂ©s ne s’en portent pas forcĂ©ment plus mal - mĂŞme s’il est difficile d’avoir des informations fiablesà ce sujet - parce que chacun joue et assume son rĂ´le).

Evidemment, il y a des Ă©lĂ©ments rĂ©dhibitoires (”elle refuse toute relation sexuelle avant la mĂ©nopause”, “c’est la troisième fois qu’il relit Mein Kampf”, “oui monsieur, une architecture souple c’est une architectureà base de web services uniquement” etc.) mais la plupart sont surmontables.

Une fois ce choix fixĂ©, il faut se donnerà fond et aller au bout de la dĂ©marche.

Ceci est particulièrement vrai pour les choix informatiques (cf. article mentionnĂ© ci-dessus) : il ne sertà rien de remettre tous les prĂ©cĂ©dents choix en question parce qu’un nouvel architecte/chef/connard a la solution miracle, susurrĂ©e par le Gartner et relayĂ©e avec une distorsion naturellement induite par les sociĂ©tĂ©s Ă©ditrices.

On capitalise sur ce l’existant, et on fait de son mieux avec les moyens du bord.

C’est aussi vrai pour le choix du conjoint : après tout, qu’avez-vous, vous,à apporterà l’autre ? Vous ĂŞtes Brad Pitt ?

Dans le monde de l’informatique, ça se dit : vous ĂŞtes Martin Fowler ?