A ce jour, il me reste 1 606 euros sur mon compte en banque.
Mystic River
Le 30/08/2005 - 10:18

Retour aux sources !
Auteur excellent, film exceptionnel (encore et toujours un Sean Penn grandiose).

Donnie Darko sur mon frigo
Le 30/08/2005 - 09:55

Un des grands films des 10 dernières années : Donnie Darko.

J’ai découvert récemment que la cousine de ma femme en possède deux sur son frigo. Bigre.

[Quand j’ai écrit ça, j’écoutais : Olo iyo - Etienne M’Bappe - (4:30)]
De l’esprit chez les abrutis
Le 30/08/2005 - 09:14

L’auteur y raconte, par le biais de nouvelles satiriques, la cruauté de la guerre qui a fait rage en Yougoslavie.

Le choix de ce bouquin a été inspiré par deux points :

  • Changer de mes thèmes classiques (SF, polar) pour aborder des sujets plus contemporains
  • Le hasard de mon parcours dans la médiathèque

Mon retour : très bon style d’écriture, les sensations et les sentiments sont parfaitement transmis (lire la nouvelle du repas familial).

En Israel, on a les boules
Le 22/08/2005 - 12:05

dfd

Carnet de notes
Le 21/08/2005 - 12:02

Entretenons notre forme physique et notre blog, meme en vacances !

Ici, a Tel-Aviv, depuis les bureaux de la salle de marche de la Bank Hapoalim, quelques nouvelles du front, et je pese mes mots.

L’actualite en direct

Tout d’abord a propos du retrait israelien de Gaza (beaucoup m’ont deja demande mon avis sur le sujet), des nouvelles en direct, sans l’intermediaire des medias.

Il est totalement faux de croire que seuls les religieux se battent ici contre ce retrait, l’argument invoque ici etant principalement la securite des villes avoisinantes.

Sur ce point, je considere que la consideration purement religieuse du probleme est puerile et dangereuse. Je considere egalement que c’est une occasion de faire enfin la paix avec nos voisins, meme si leur attitude n’est pour le moment pas completement pacifique. Pourtant les autochtones ne sont pas de mon avis (60% dans les sondages), arguant une augmentation des dangers lies aux tirs de missiles Kassam dans des localites israeliennes (et non des implantations).

Douloureux (et apparemment insoluble) probleme que la vie au Moyent-Orient, je pense que j’ecrirai plus longuement a la rentree a ce sujet.

Des idees pour la France

Ici, beaucoup de choses sont bizarres ou incompletes. Par exemple, il n’y a pas le plan des arrets a l’interieur des bus. Ou encore les indications des destinations sur la route sont visibles… apres la bifurcation.
Par contre, des idees interessantes a reprendre pour la France (et surtout pour ce salopiaud de Delanoe) :

  • Les feux ne sont pas au meme niveau que les voitures mais en face. Ce qui permet de voir le feu en permanence, meme si des camions sont gares au niveau du feu. Ces feux sont egalement disposes en hauteur pour etre vus de loin.
  • Le systeme vert-orange-rouge-vert est ameliore, comme aux Etats-Unis : vert-vert clignotant-orange rapide-rouge-orange rapide-vert. Bilan : le trafic est extremement fluide et tout le monde s’arrete au feu rouge (0.02% de feux grilles en 2004)
  • Pour tourner a gauche, des feux et une file dediee. Pour tourner a droite (sur les carrefours pour lesquels c’est possible), pas de feu fixe mais un feu clignotant

Ca n’empeche pas un fait : les Israeliens sont dangereux (sur la route uniquement !) et impatients (tout le temps). Ce qui me rappelle cette fameuse blague :

La blague juive du jour

- Quelle est la plus petite unite de temps mesurable ?
- Le temps entre le moment ou le feu passe au vert et celui ou l’Israelien s’excite sur son klaxon

Stateless et Stateful sont dans un bateau…
Le 11/08/2005 - 21:12

Petit rappel pour les non-geek

Stateless (sans état) et Stateful (avec état) sont des termes utilisés dans l’informatique pour indiquer qu’un composant possède une mémoire ou non.

Un composant sans état est plus simple à mettre en oeuvre et effectue la même action mécaniquement, lorsqu’il est sollicité par un autre composant.
Par exemple, “consulter son solde” est une opération qui ne nécessite pas d’état : une fois le solde renvoyé au composant initiateur, tout est oublié.

Un composant à état est plus complexe car il acquiert un “contexte” (sa mémoire) lié au composant solliciteur. Il ne peut donc pas être partagé par plusieurs composants en même temps.
Par exemple, “gérer un panier de commandes” est une opération à états : le panier doit être consultable à tout moment par un unique acheteur.

Il est évident que la mise en place d’une architecture à base de composants à état est plus complexe qu’une architecture à base de composants sans état. La “mémoire” (dans les deux sens du terme) est dans ce cas le frein à la mise en place d’une architecture scalable.

Souvent, la lutte entre les deux types de composant se solde par la victoire des composants stateless.

Extension du domaine de la lutte

En essayant de transposer cette réflexion au comportement humain et sa relation à la mémoire, on pourrait de manière très arbitraire et fatalement fausse opposer les deux conceptions qui vont suivre. Pourtant, cette représentation catégorique permet d’ouvrir un débat :

  • L’individu stateless : pas de mémoire longue (le poids du passé est faible, limité à la conscience collective et aux principes moraux de base), l’ensemble de sa réflexion est résolument tourné sur le présent (présent = avenir, mais c’est encore un autre débat)
  • L’individu stateful : il apporte une importance extrême aux événements du passé, la trajectoire à venir étant un prolongement estimé (au sens des outils d’estimation) de celle passée.

Je vous avais prévenu, c’est une dichotomie pas très propre.

Où tu veux en venir bon sang ?

J’y arrive.

A discuter avec des personnes de tous les milieux (sociaux, culturels, religieux, professionnels) et en zestant avec des livres de science-fiction, je me pose une question qui paraît banale : jusqu’à quel point sommes-nous (et devons-nous être) liés à notre passé ?

Les individus stateless et certains livres de science-fiction prônent souvent un affranchissement complet de ces règles, à chaque nouvelle génération. Autrement dit, les valeurs (au sens large) évoluent, et pour qu’elles soient optimales (optimales pour l’époque donc) il faut se libérer des contraintes passées, forcément inadaptées.

Par exemple, les dogmes doivent être évacués car archaïques. Il faut respecter les enfants, les professeurs d’école leur doivent du respect. Les moeurs évoluent, la morale aussi.

Les individus stateful et peu de livres de science-fiction affirment que sans point d’ancrage dans le passé, la société sombre dans la débauche et la luxure. En effet, même si ce n’était pas forcément plus rose avant, ça ne pouvait pas être pire que maintenant, à cause d’une dégringolade intellectuelle/spirituelle à chaque nouvelle génération. Seuls des fondements historiques/divins/empiriques solides garantissent la pérennité des générations à venir.

Le capitalisme a remplacé le collectivisme, le drague & drop1 a remplacé le mariage et donc détruit l’harmonie familiale (un père, une mère), Zizou a remplacé Einstein, la guerre atomique a remplacé… la belle guerre stratégique.

Sans parler des religieux qui ont compris que sans la Vérité spirituelle de [mettez votre religion ici], non seulement vous n’obtiendrez jamais le Paradis mais vous contaminez votre descendance, ad vitam eternam.

Alors bien sûr, nous sommes tous un peu des deux types d’individu, et pourtant, essayez de valoriser votre attachement au passé et ce que vous en retirez :

  • Les précédentes guerres vous laissent-elles insensibles ? A quoi sert le défilé des vétérans du 14 juillet ? Doit-on sans cesse se remémorer la Shoah ? Hiroshima ?
  • Quels sont les préjugés raciaux/sociaux/culturels que vos parents/aïeux avaient et que vous contestez ? Que vous conservez ?
  • Constatez-vous une dégration intellectuelle des nouvelles générations ou au contraire un nouveau souffle ?
  • A quel âge votre fille sortira-t-elle avec un garçon ? Vous parlera-t-elle de ses problèmes sexuels ? Dormira avec son copain du moment dans la chambre mitoyenne à la vôtre ?
  • La démocratie est-elle un aboutissement spectaculaire de notre passé ? Une parenthèse dans l’histoire ? Une supercherie ?
  • Doit-on être ferme avec les enfants à l’école ? Chez soi ? Faut-il tout expliquer aux enfants ? Pour les punir, faut-il les frapper ?
  • Les médias doivent-ils tout dire ? Ou a-t-on besoin de tout savoir ?
  • Faut-il suivre un seul maître faillible ou une myriade d’avis pour se faire (quand c’est possible) une idée ? (La réponse à cette dernière question n’est pas si évidente qu’elle en a l’air. De même que les enfants ont besoin de structure, de directives et d’interdits, les individus moyens ont besoin d’orientations manichéennes. Ce qui fait le beurre mais la médiocrité des médias “de masse”).

Je vous laisse méditer sur ces considérations hautement philosophiques, bonnes vacances à tous !



1 : complètement copyright celle-là !

[Quand j’ai écrit ça, j’écoutais : Stupidisco - Junior Jack - VA - Now Dance 2005 (3:40)]
Le monde des A
Le 09/08/2005 - 19:37

J’entame le cycle. Ca part bien.

Pas mal du tout ! De grandes idees (lire la postface aide un peu). J’ai en tete des relents de la psychohistoire d’Asimov, et le style est beaucoup moins fluide que ce dernier, mais le cycle des A est tres prometteur… Tristan, go !
Er-auto-mane
Le 09/08/2005 - 19:31

Erotomane : (Personne) qui est affecté(e) par l’illusion délirante d’être aimé(e).

[Quand j’ai écrit ça, j’écoutais : LL Cool J. - hey lover (4:01)]
Les grands méchants lapinous
Le 08/08/2005 - 15:37

Votre acteur d’action favori c’est qui ?
Moi c’est Bruce. Le grand Bruce.

Déjà quand je l’ai vu mourir dans le film Le chacal, j’ai maudit Mathilda May. Alors quand je l’ai vu jouer dans Sale môme, c’était la fin des haricots. Il me semblait que Bruce était devenu une lopette, comme Jennifer.

Pourtant, j’ai le sentiment dérangeant que c’est ce qu’il arrive à la plupart des acteurs de films d’action en ce moment. De grosses brutes épaisses (segment figé : une grosse brute est toujours épaisse) jouent dans des films pour adolescents attardés ou mômes pas assez naïfs pour jouer aux Lego…

Le bilan n’est pas réjouissant :

Alors pourquoi ? L’argent ? Les femmes ? Le refus de s’arrêter de jouer (comme Dustin Hoffman par exemple qui enchaîne 1 navet tous les 2 grands films) ?

Je n’ai pas la réponse (je ne fréquente plus les stars) pourtant je garde espoir puisque Bruce s’est remis dans le droit chemin : Die Hard 4 sort en 2006.

Grâce au Ciel, Jet Li et Will Smith n’ont pas encore pactisé avec les grands méchants lapinous.

[Quand j’ai écrit ça, j’écoutais : 18 - Les Wriggles - Les Wriggles Partent En Live (3:40)]
La machine ultime
Le 07/08/2005 - 11:06

Les 130 premières pages (sur 250) sont déroutantes et nous plongent dans un univers difficile à matérialiser, et c’est le cas de le dire.
Le thème est classique (l’ordinateur prend le contrôle sur les humains) mais pourtant traité ici avec une approche différente car a priori antithétique pour un auteur de SF (la présence de l’âme).

Van Vogt est toujours un peu difficile à lire mais je suis toujours ressorti heureux de ses écrits.