Amis lecteurs, la plupart d’entre vous a vécu l’époque Dallas, époque où l’on attendait impatiemment le jour de diffusion de l’épisode suivant, où l’on était persuadé que tous les texans vendaient du pétrole et se saoulaient invariablement, où l’on pensait, pour mal citer Desproges, que JR était l’abréviation de Jules Renard.
Puis vint 24 heures.
Cette fois, le suspense est à son comble, les invraisemblances aussi. Mais l’idée fait mouche et pour ma part, j’ai été accroc, jusqu’à la fin de la saison 3, aux phrases typiques de la série :
- Je veux un rapport complet sur…
- Je sais à quel point c’est dur pour vous…
- Bien monsieur le président
- Il faut mettre toutes les unités de X sur le coup
- Ok, on reste en contact
- Nous avons toutes les raisons de croire que…
Ce qui me plaisait, c’était le manque de complaisance de certaines scènes (la mort de la femme de Jack en fin de première saison, Jack tue son chef de sang-froid dans la saison 3 etc.). Ce qui me plaisait moins, c’était le manque de vraisemblance de certaines autres (Jack meurt et revit dans la saison 2, Michelle -la femme de Tony- est la seule à être immunisée contre le virus dans la saison 3 etc.).
Puis vint Alias, une version édulcorée pour minettes en manque de sensations (pardon chérie). C’est du 24 heures encore moins vraisemblant (toute la famille est espionne internationale : père agent double, mère agent triple, fille agent semi-double, demi-soeur pruneau d’agent…), des sentimentalités et des pudibonderies agaçantes (pire que cette
de Kim Bauer, c’est pour dire !) et bien sûr des accessoires déco-technologiques qui ne peuvent contenter que les filles (nous les mecs, les geeks, avons toujours tendance à chercher les raisons pour lesquelles physiquement le lecteur d’empreintes vocales en forme de collier ne peut fonctionner en pleine foule. Les filles ont plutôt tendance à trouver que la couleur du collier n’est pas assortie…).
Berk.
Puis vint… les 4400.
Voilà LA série qui me botte en ce moment. Le pitch : 4400 personnes ont disparu à des époques différentes, sans le moindre rapport entre elles a priori. Elles sont toutes “renvoyées sur terre” un même soir et se découvrent progressivement des pouvoirs (pas comme les X-men, mais plutôt télépathie, prophéties etc.). Leur gourou crée un centre dédié aux 4400 parce qu’il sait qu’ils ont été renvoyés du futur pour sauver l’humanité.
La saison 1 ne contient que 6 épisodes, la saison 2 en contient douze ! L’intrigue est bien menée et pour une fois, pas (trop) de gnognotte pour gonzesses. En plus, le générique est coowwl.
Je recommande.










