Non, surtout si on a 8 ans.
A partir de quel âge avons-nous peur de vieillir ? D’avoir peur de la mort (sa propre mort et celle de ses proches) ? Est-ce lié à l’âge ou à des événements de la vie (les parents qui vieillissent, un bébé, une mort subite etc.) ?
Je me suis posé la question ce matin, non pas dans mes toilettes bleutées (un joli bleu turquoise, source d’espoir pour ceux qui poussent), mais en me levant, avec un terrible lumbago.
Quand j’étais malade, petit, j’avais le droit à la grippe, la rubéole, la pneumonie, enfin des maladies de gamin. Plus ou moins.
Mais le lumbago, damned, c’est vraiment un mal de vieux.
Bon sang, même moi je vais mourir un jour ? (si ami lecteur tu trouves ma réflexion prétentieuse, mets-toi à ma place : même moi/toi tu vas mourir. Franchement, cela ne te déprime pas ? Alors imagine quand c’est moi qui le dis…)
C’est-à-dire que tout ce que j’aurai créé, conçu, réalisé sera laissé derrière moi. Ma famille, mes amis, tout ça, pffuit parti en fumée (notez que je fais super bien le bruit de la fumée). Et que restera-t-il de moi ? Mon blog ?
C’est Van Vogt qui avait suggéré que l’âme d’un homme était éternelle parce qu’une fois mort, elle se combinait aux éléments qui l’illustrent (photos, films…), puis aux souvenirs, puis aux évocations de son nom, puis ces étincelles d’âme éparpillées étaient “redistribuées” à de nouvelles créatures… Remarque, il est mort Van Vogt alors il a qu’à nous faire signe avec sa photo, merde.
Les enfants vous allez me dire ? Oui c’est sûr, les enfants et les petits-enfants, c’est notre continuité, nos gênes, notre sang, notre culture et éducation qui sont transmis. C’est aussi une façon de survivre. Mais bon, quand ton petit-fils chante dans la StarAc’ ou idolâtre Jack l’éventreur, on peut se poser la question fatale : “à quoi ça sert que Ducros, il se décarcasse ?”
Desproges, fan de la mort s’il en est, disait : “conseil pour rester belle : suicidez-vous à 39 ans et demi”.
Je vous laisse méditer sur cette sentence, je dois prendre mes médicaments.











Allez, David, admets le! Octo te manque