Une fois, j'ai eu 5 en maths.
L’arbre qui cache la forêt
Le 23/10/2005 - 09:18

Dur le dimanche matin de se lever avant 9h.
Encore plus de lire, dans les journaux, cette dépêche qui indique qu’un général français a été suspendu pour des agissements répréhensibles en Côte d’Ivoire. Mme Alliot-Marie est indignée.

Et le pire, de lire cette déclaration, issue du service de communication de l’armée de terre :

“Le caractère exceptionnel de cet événement ne doit pas porter atteinte à l’excellence du travail accompli depuis trois ans par les 50.000 soldats de l’armée terre engagés au service de la paix en Côte d’Ivoire”, a-t-il déclaré.

Question 1 : comment laisse-t-on une femme aux commandes de la Défense d’un pays (déjà qu’on les laisse aux commandes d’une voiture…)
Question 2 : ils vont nous la faire à l’envers, là. Un bouc émissaire, ce général, qui est vilain tout plein parce qu’il a laissé tuer un pauvre gars sur place. Par contre, les autres morts (légaux ceux-là ???) sont éludés. Le problème de fond (la colonisation française en Afrique) n’est même pas envisagée, ni par la Madame la Ministre, ni par les journalistes. D’où question : pourquoi aucune réaction de la communauté noire en France ?

Vous avez une question 3 : pourquoi est-ce que, moi, je réagis ?
Facile :
- Un, je suis un humain et donc j’essaie d’être sensible à ce qui se passe sur cette planète.
- Deux, je suis sûrement la réincarnation d’un baobab africain, je me sens donc -plus- concerné par ce qu’il se passe sur ce continent. Vous noterez que j’ai préféré baobab à karité, à cause des formes larges du premier.
- Trois, il faut bien alimenter ce blog avec des causes nobles (et non démagogiques !).

Merci à l’unanimisme médiatique français de se foutre de la gueule des millions d’arbres que nous sommes, les citoyens de France, dirigés par un baoab, un vrai.

UPDATED.
Ah oui, j’oubliais les deux retraités du quai d’Orsay, largués en pâture pour leur trafic avec l’Irak lors de l’opération “Pet de troll Pétrole contre nourriture”. Réutilisation de cette technique archi-connue du monde de nos élus, de nous faire croire que seules deux brebis égarées ont été impliquées dans ce scandale, alors que le berger et son chien en profitent pour nous mettre le bâton dans le $#@! .
UPDATED.
Et je viens de lire dans ce commentaire que ce général avait été décoré par notre président baobab pour sa mission en Côte d’Ivoire. Marre !
Un autre encore qui doute.
Chofar, so good
Le 21/10/2005 - 18:39

Une vidéo très drôle en ces temps de fête.

Elle est ici.

Gestion de projet, le film
Le 21/10/2005 - 13:49

Dans ce post et ce post, j’avais rapproché l’expérience d’un projet informatique avec la montée d’un film au cinéma.

Il est intéressant de voir que cette approche a déjà été envisagée chez le perfologue. L’exemple du film de Terry Gilliam n’est pas assez illustrateur (puisque dans son cas, c’est la poisse qui s’en mêle) mais l’analogie est assez efficace, à mon goût.

Il est toutefois intéressant de remarquer que, dans le monde du cinéma, chacun a sa place et son rôle. On n’imagine pas un acteur poser des micros ou un ingé. lumière faire des effets pyrotechniques.

Alors que dans l’informatique, les frontières étant parfois floues, tout le monde sait tout sur tout et revendique l’ultime méthode/façon de faire/vérité.

Une des solutions : envoyer tout acteur informatique faire un stage en tant qu’intermittent du spectacle. Ca lui fera les pieds et la tête.

Pour ma part, je prends “Jack Bauer” comme stage : il ne dure que 24H.

Etat de lards
Le 21/10/2005 - 09:20

Primes et châtiments
Le 20/10/2005 - 20:38

(Ce post devait s’intituler initialement : chasseur de primes)

La tête dans un sac plastique hermétique, plongée dans la cuvette des toilettes. Telle est la sensation que j’ai éprouvée lundi dernier, lors de cette anecdote passionnante :

Le décor : Champs-Elysées. Paris. 12h25. Temps : idéal.
Les acteurs :

  • Byalpel, la victime - grand, beau, sûrement pas gros. Conduit un scooter noir. Est heureux de vivre
  • Flicaillon 1, le bourreau - Noir, très grand, très baraqué, méchant dehors mais bon dedans
  • Flicaillon 2, le cynique - Fine moustache, taille moyenne, maigrichon, mauvais perdant
  • Figurants : voitures circulant dans les deux sens, motards circulant entre les voitures, personnes aux terrasses de café

Ca tourne.

Byalpel, le coeur léger et vaillant, roule vers son rendez-vous alimentaire et festif : un repas avec ses anciens collègues.
Comme ses frères motards, il roule entre les voitures, sur la ligne matérialisée séparant les deux axes de circulation. Comme ses frères motards, il n’a jamais été inquiété par cette pratique qui peut paraître dangereuse à première vue pour les mortels comme vous.

Puis, comme une image d’Epinal, la scène suivante se produit, très rapidement : sirènes d’une voiture de police, appels de phare, arrêt sur le côté, salut rapide.

Byalpel n’est pas tendu, il ne voit pas ce qu’il a fait de mal. D’ailleurs, il conserve à l’intérieur de son casque ses écouteurs, se trémoussant presque sur les variations insolites de la musique de M.

Flic 1 : bonjour, monsieur. Vous savez pourquoi on vous arrête ?
Byalpel : euh, non je ne vois pas…
Flic 2 : vous ne voyez pas ? Vous venez de griller deux lignes blanches !!

Byalpel ne répond pas, un peu désarçonné quand même. Mais il en a vu des plus dures. Par acquis de conscience, il coupe son engin MP3 et ôte son casque.

Flic 1 déballe sa rengaine : permis de conduire, carte grise, papiers d’assurance, groupe sanguin, certificat de circoncision etc.
Tout en sortant ses papiers, byalpel tente une petite percée :

Byalpel : mais attendez, tous les motards font ça, il n’y a pas de quoi verbaliser toute l’avenue tout de même !
Flic 2 : hin hin (sardonique). Mais c’est ce qu’on fait !
Flic 1 : attendez-nous ici, on va vous niquer votre race revient.

Byalpel flippe un peu, et s’attend à un simple procès-verbal. Qui n’a pas eu le luxe et le privilège de s’acquitter de 90€ pour une telle bagatelle ?

10 minutes d’attente. Dix longues minutes pendant lesquelles s’insinue le doute. Le doute sur la civilité trop prononcée des agents. Sur la réalité de la situation. “Suis-je dans un mauvais scénario ?” s’interroge byalpel. Ce qui le tracasse et qu’il n’ose s’avouer, c’est qu’il ne lui reste que 5 points sur son permis à con points, et que ce n’était pas trop le moment d’être borderline à cause d’une ligne blanche.

Byalpel rit à ce jeu de mot improvisé. Il se demande s’il en fait part aux policiers pour les détendre, lorsqu’ils ouvrent enfin la porte de leur véhicule, se redressent et annoncent, de manière solennelle :

Flic 1 : voilà. Franchissement de ligne blanche, 3 points, 90€, reconnaissez-vous les faits ? Si oui, signez ici.
Byalpel, (après un déglutissement douloureux) : oui je le reconnais. Je suis une merde, flagellez-moi.
Flic 2 : hin hin (rire très sardonique). Si vous n’êtes pas contents, écrivez au préfet pour indiquer que le code de la route n’est pas adapté aux deux roues.

Au lieu de lui envoyer son casque en pleine gueule, byalpel préfère répondre (véridique) :
Byalpel : ne vous foutez pas de ma gueule, je ne critique pas le code de la route !

Flic 1 : et celui-là, c’est pour le sens interdit. 4 points, 90€ aussi.

Pour le coup, c’est byalpel qui reste interdit. Il bafouille :

Byalpel : le sens interdit ? Quel sens interdit ? Vous me mettez deux PV ?
Flic 1 : évidemment ! En remontant l’avenue, vous rouliez en sens interdit !

Byalpel explose, sentant déjà le noeud coulant du plastique autour de son cou :

Byalpel : mais vous rigolez ou quoi ? Vous m’enlevez donc 7 points (3 + 4) d’un coup ?! Il ne me reste que 5 points sur mon permis, si vous faites ça, vous vous rendez compte de l’impact ? Ma vie bascule ! Vous ne pouvez pas me faire ça !
Flic 1 : je suis désolé, vous avez ce que vous méritez. Signez ici. Merci. Au revoir.

Cut !

Quelle sensation plus horrible que celle d’étouffer ? De subir la fatalité sans pouvoir agir ?

Sans pouvoir agir ou presque.
Aujourd’hui j’ai envoyé une lettre de contestation, grâce à l’aide d’amis motards (les motards sont une grande famille, rappelez-vous !) sur des forums.

En substance, le sens interdit n’est pas valide, ce [pour une éducation plus pure de nos enfants, les gros mots ont été censurés] de policier s’est juste acharné sur moi, pour courir derrière sa Sarko-prime.

Extrait de la lettre envoyée à “Monsieur la Police” :

Le 17 octobre 2005, jai été doublement verbalisé par deux agents de police alors que je circulais en moto sur l’avenue des Champs-Élysées, sur la ligne séparant les deux sens de circulation.

La première contravention (n° QQQ) indique que j’ai franchi une ligne continue, ce qui évidemment ne peut être remis en cause. Même si tous les motards ont l’habitude de cette pratique sur cette voie, elle n’en reste pas moins interdite et dangereuse.

La seconde et présente contravention (n° QQQ) établit que je roulais en sens interdit sur 8 mètres sur cette même avenue. Il est clair quil y a, dans ce cas, interprétation de la loi par l’agent puisque

- Il n’existe aucun sens interdit matérialisé sur les Champs-Élysées
- Il y a eu confusion entre «en sens interdit» et «en sens inverse», ce qui n’est évidemment pas le même article de loi (R414-7 au lieu de R412-28)
- En cas de circulation sur une voie en sens interdit, la procédure précise que l’agent doit faire pratiquer un test d’alcoolémie, ce qui n’a pas été le cas lors de ma verbalisation

Ouf ! Un peu d’air frais.
Pas très résistants ces nouveaux sacs plastiques.

Trop de soleil tue l’amour
Le 20/10/2005 - 00:10

Drôle et cynique. J’ai découvert ça dans la bibliothèque de mes parents (pas le style de leur lectures pourtant).
J’aime bien.

Au passage, des réflexions politiques sur la vie au Cameroun et sur l’implication de la France dans le colonialisme par la francophonie (et l’aide aux dictateurs pendant le génocide rwandais) assez virulentes.

Les joueurs du A / La fin du A
Le 20/10/2005 - 00:07

La suite de “Le monde des A”.

 

Autant le premier tome était très bon, autant le second un peu dur à lire, autant le troisième est carrément chiant. Déçu d’un auteur que j’apprécie pourtant…

Idée folle n°8
Le 17/10/2005 - 10:34

Rappel : toutes ces idées sont copyright (you have the right to copy).

Idée n°8 : le Glassizbip

Je ne porte personnellement pas de lunettes. Mais les petits vieux, si (ah les nazes !).
Problème : lorsqu’ils ôtent leurs binocles, ils ne savent jamais où ils les ont posés (ceci n’étant pas forcément lié à un Alzheimer naissant).

Cercle infernal puisque pour retrouver ses lunettes, il faut d’abord y voir clair. Cruauté du créateur.

Première idée : utiliser le Hoosegoog. Mais pour des vieux, ça ne va pas le faire.
Seconde idée : accrocher un appareil miniature qui sonne/clignote/vrombit/explose lorsqu’on l’appelle. C’est le Glassizbip.

Une première expérience avait été tentée pour les clés : il suffisait de siffler pour que l’engin produise un son strident. Problème : il sur-réagissait (un simple son aigu l’activait) et le détenteur du gadget ne passait pas inaperçu dans une foule (il se faisait même siffler dans les cinémas. Cercle vicieux !).

Le Glassizbip se déclencherait plutôt sur une phrase clé, du type : “bordel de bordel de merde, elles sont où ces lunettes à la con ?” ou plus simplement “Lunettes !” Evidemment, l’appareil réagirait à une empreinte vocale donnée.

V2 : adaptation à d’autres accessoires (clés, préservatifs, déclaration d’impôt)
V3 : personnalisation de la réaction : insulte (”mais elles sont devant tes yeux, imbécile !”), feu d’artifice, voix de femme pulpeuse, électrochoc (pour les Alzheimer, si les lunettes sont déjà dans la poche)…

Merci qui ?

Dumbledore meurt dans le 6
Le 16/10/2005 - 00:48

J’suis vraiment une raclure.

Racisme et informatique
Le 14/10/2005 - 14:56

Je ne vais pas traiter du fait que les informaticiens sont de sales cons.

Comme on est vendredi, c’est le jour de la grande phrase qui tue. La voici :

Les racistes confondent la classe et l’instance de classe.

Pour les non informaticiens d’entre vous (les moins cons donc), cela signifie que :

  • Ce n’est pas parce que Mohamed a volé un scooter que les Arabes sont des voleurs.
  • Ce n’est pas parce que Moché n’a pas prêté d’argent que les Juifs sont des radins.
  • En reformulant : ce n’est pas parce que instance n’a pas instance.doAction() que les instance.getClass() sont des instance.getClass().getAllPrejuges().

C’est un peu informatichien comme post hein ? P… j’suis con !