Les femmes peuvent parler 12 minutes sans s'arrêter
Scoop biblique !
Le 30/11/2005 - 15:29

La joie de l’herméneutique borderline.

Abraham, le patriarche, était immortel, comme Duncan McLeod, le Highlander !

Lors de la sacrifice-party, il voulut couper la tête de son fils Isaac, immortel comme lui, pour lui piquer sa puissance. Mais le petit résista, l’épée fut déviée et au lieu de la tête, c’est un petit bout du zizi qui gicla.

Ils firent ensuite la paix en décidant qu’ils ne s’agresseraient plus jamais et pour se reconnaître, de génération en génération, ils décidèrent de perpétuer la tradition de se couper le petit bout du zizi1. Ni vu ni connu des autres highlanders…

Abraham fut donc le père du monothéïsme en inventant le slogan : “il ne peut en rester qu’un !” (en araméen : “there can be only one !”).



1 : il semblerait qu’on ait oublié cette alliance (alliance en hébreu se dit Berith, comme Berith-Mila, traduit par circoncision) puisque les highlanders des hautes terres d’Ecosse d’Al-Qods ne sont pas prêts de partager cette puissance, visez plutôt (apparemment Explorer est obligatoire pour lire ce fichier).

Raisin Carnation
Le 29/11/2005 - 23:56

(Source : Marmiton)

Sauté de boeuf au raisin noir

Préparation : 20 mn
Cuisson : 1 h10

Ingrédients (pour 4 personnes) :

- 2 courgettes
- 2 tomates
- 1 oignon
- 4 gousses d’ail
- 1 branche de sauge
- 800 g de boeuf dans un morceau bien maigre
- 1 verre de vin rouge
- 100 g de raisin noir épépiné type ribol
- facultatif : 15 cl de bouillon de légumes
- sel, poivre

Préparation :

Lavez et pelez les courgettes, découpez-les en rondelles.
Lavez et détaillez en dés les tomates.
Pelez l’oignon, hachez-le.
Pelez et écrasez l’ail.
Lavez la sauge, hachez-la finement.
Lavez et épépinez les raisins.

Découpez la viande de boeuf en gros cubes.
Faites-les dorer sur toutes les faces dans un grand faitout, à l’huile d’olive, pendant 10 mn.

Ajoutez l’oignon haché, l’ail écrasé, les courgettes, les tomates, remuez, et faites cuire à feu moyen pendant 5 mn.
Mouillez au vin rouge, salez, poivrez.
Portez à ébullition, couvrez et laissez mijoter 45 mn.

Ajoutez les grains de raisin à la préparation ainsi que la sauge, ajoutez un peu de bouillon de légumes, si nécessaire.

Laissez mijoter encore 10 mn.

Le sens de la vie
Le 29/11/2005 - 15:05

Ami lecteur, je te conseille d’aller jusqu’au bout de cet article, même si le début te paraît un peu obscur.

Dans les programmes informatiques, il existe un mode de fonctionnement (un pattern pour les plus avertis) qui permet de ne lancer qu’une seule instance d’un processus en mémoire.

Je m’explique.

Il existe des opérations “coûteuses” en programmation, et qui ne doivent être effectuées une seule fois, quel que soit le nombre d’utilisateurs qui utilisent ces opérations.

Pour donner un exemple de la vie de tous les jours, imaginez que vous montez une armoire. Le processus est le suivant :

  • Vous prenez votre tournevis dans la boîte à outils sous l’évier
  • Vous assemblez les planches de la nouvelle armoire
  • Vous vissez comme un forcené en maudissant IKEA
  • Vous posez l’armoire contre le mur et vous soupirez

Si vous êtes plusieurs à monter des armoires, chacun effectue le même processus (les quatre étapes) de la même façon.
Mais si les armoires sont dans la cave ?

Dans ce cas, seules les 3 dernières actions sont répétées par chacun des monteurs. Pour la première, vous allez être intelligents et emporter une fois pour toutes la boîte à outils avec vous plutôt que chaque gars se tape les huit étages pour récupérer son tournevis à chaque nouvelle armoire à construire…

Voilà M. Jourdain, vous venez de découvrir l’idée du pattern Singleton.

Ami lecteur, fais-moi confiance, continue encore un peu, le jeu en vaut la dentelle.

Toutefois, il arrive qu’un programme ne fasse pas exactement ce qu’on lui demande, cela s’appelle un bug. Ce bug peut provenir de différentes origines : soit c’est le programme (codé avec les mimines) qui déconne, soit c’est la machine qui héberge le programme (votre Windows, votre Mac, votre serveur d’applications etc.) qui pète les plombs.

Dans le cas présenté plus haut, c’est à peu près la même chose : soit vous avez mal codé votre singleton, soit la machine vous joue des tours. Autant le premier cas est fréquent (repas indigeste, engueulade avec votre femme, QI inférieur à 60 etc…), autant le second est rare [pour ceux que ça intéresse, et si j’ai bien tout compris, un Singleton peut se dédoubler dans des environnements distribués, dans des conditions plus ou moins inhabituelles].

Dans les deux cas, il se trouve que l’action que l’on voulait unique est dédoublée. Et souvent cela génère des erreurs imprévues. Par exemple, un monteur d’armoire remonte chercher une boîte à outils qui est déjà dans la cave. C’est sûr, c’est pas super grave vu comme ça mais quand même c’est chiant, surtout si vous n’avez pas d’ascenseur et que le monteur est dépressif et suicidaire. Ou alors que votre femme est toute seule là-haut pendant que vous, vous suez en train de construire cette armoire à la con dans une cave humide et mal éclairée alors qu’elle aurait pu venir et… Mais je m’égare…

Dans la vraie vie (y a-t-il une vie après l’ordinateur ?), me disais-je ce matin dans les toilettes bleues de l’inspiration, est-ce que le fait d’avoir des jumeaux n’est pas un bug du Singleton ?

Je m’explique encore.

Dans une immense majorité des cas, la femme possède un ovule, qui est fécondé avec un spermatozoïde, le plus balaise ou le plus négociateur. Et en sort un joli bébé qui fait gazou-gazou et qui quinze ans après réclame une “mob”.

Il arrive parfois qu’au lieu d’une seule instance de bébé, il en sorte deux. On appelle ça des jumeaux. Comme dans le cas informatique précédent, il faut différencier les vrais et les faux jumeaux.

Les faux jumeaux correspondent à un bug de la matrice (jeu de mot qui tue). Deux ovules sont présents, tu m’étonnes que les spermatozoïdes, machos comme leur père, ne vont pas se gêner pour féconder tout ce qui bouge.

Les vrais jumeaux correspondent à un bug de l’ovule lui-même : au lieu de se diviser normalement de manière autonome (après la méïose), ce turlupin se coupe en deux et crée ainsi deux répliques identiques du même bébé.

Dans les deux cas, à l’annonce par l’obstétricien, c’est la mère qui devient dépressive. Surtout lorsqu’il tente la blague : “eh oui madame, d’un coup, deux pierres”.

Tout ça pour en arriver à la question fatidique.

Les vrais jumeaux : bug d’un oeuf ?

Au cas où des adolescents ou des communistes lisent ce blog, cliquer ici pour comprendre le jeu de mot.

Ca valait le coup d’attendre hein ? :-)

L’immatroscope du jour :


Mauvaise nouvelle : Anna veut vous rencontrer pour rompre.
Le réveil, mâtin !
Le 28/11/2005 - 14:03

Quand j’étais plus jeune (il y a environ quatre ans), la violente sonnerie de mon réveil produisait sur moi le même effet qu’une chanson de Dutronc : “j’y pense et puis j’oublie”. Que voulez-vous, c’est la vie, c’est la vie.

Pour m’extirper des bras de Morphée (comme je ne connaissais pas toujours le prénom de la personne ou de l’animal qui dormait près de moi, je l’appelais toujours ainsi, en hommage au grand capitaine Noir de Matrix), j’étais passé en alerte de niveau 2 : sonnerie du téléphone toutes les 5 minutes avec musique agaçante PLUS buzzer radio.

Les plus jeunes d’entre vous n’auront pas connu cette invention, sommet du génie occidental. Le buzzer est né d’un pari stupide entre deux chercheurs : reproduire à la perfection le bruit de l’accouplement d’un marteau-piqueur en rut avec un avion supersonique farouche. Pour corser le jeu, ils avaient décidé d’enfermer ce bruit dans un appareil plus petit qu’un yahourt, et dont les boutons ON/OFF seraient habilement dissimulés pour empêcher tout arrêt malencontreux.

Et pourtant, pourtant, comme disait Charles Aznavour, la conjonction des deux mécanismes affectait mon sommeil de bébé de la même manière que la France s’inquiète de l’équipement atomique iranien : on ouvre à peine les yeux et puis on les referme en pensant à des thèmes plus doux.

J’ai tout essayé pour décupler la puissance de mon réveil-matin mais rien n’a fonctionné : ma femme se lève bien plus tard que moi (je sens que ce soir, je dors sur le canapé), mon chien est mort (il dormait près du buzzer) et mes enfants ne sont pas encore nés (les malins)… Boire dix litres d’eau la veille pour se ruer vers les toilettes au réveil ne fonctionne pas non plus : comme par hasard, ma vessie est pleine une heure avant l’heure… Et après l’heure, ce n’est vraiment plus l’heure (ni l’âge).

Habile transition pour en venir au fait : comment j’ai réussi à me lever comme un lion aux aurores à l’aide d’une manipulation tellement simple qu’un énarque y aurait pensé il y a une dizaine d’années déjà…

Ce secret que je comptais conserver jalousement au sein de mon cercle restreint d’amis et de ma famille, je me suis décidé à te l’exposer sur ce blog, ami lecteur.

Et pour pas cher, 130€ par virement bancaire.

Pour recourir à une pratique odieuse mais justifiée1 de la télévision, je vous propose une page de publicité pour maintenir le suspense.


Le réveil pour les petits et les grands

Comment me réveiller en rugissant disais-je donc, avant que ces salauds de publicistes lacèrent mon article.

Il suffit de programmer la radio pour qu’elle s’allume sur la station de France Info (105.5 à Paname) !!!

D’abord, la répétitivité des informations : toutes les cinq minutes, le rappel des titres. Votre cerveau, partiellement irrigué au bout du premier rappel, ne peut supporter cette torture chinoise très longtemps (cf. cet intéressant article chez Procrastin).

Vous émergez, assemblez les syllabes, reconstituez des mots, des phrases, un thème, des idées. Puis, dans le temps qu’il faut à l’eau pour bouillir, vous avez bondi de votre lit à l’appareil de radio, de votre molle et confortable position horizontale à la pose du lanceur de poids antique, pour balancer le tout par la fenêtre.

La semaine dernière, je devais avoir posé la casserole d’eau dans une fonderie, puisque j’ai battu un des records du monde de vitesse du “couché-développé”, en entendant cette information : “Les combattants du Hezbollah au Liban ont été victimes de tirs de roquette israéliens […] On déplore 4 morts parmi les combattants […] On ne sait pas trancher qui a commencé à tirer le premier“.

Monsieur France-Radio, on ne dit pas “Les combattants du Hezbollah” mais “Les terroristes du Hezbollah” quand on est poli (rappel : seule la France a refusé d’inscrire le Hezbollah comme organisation terroriste).

Monsieur France-Radio, quand on est poli, on compte aussi les victimes de l’autre côté de la frontière (11 blessés dont 2 sérieux).

Monsieur France-Radio (quel drôle de nom), quand on est poli et aussi intelligent, on se pose juste UNE question : quel est l’intérêt de l’armée israélienne, de l’Etat israélien, de tous les israéliens et surtout des habitants de Metula, la ville frontalière, constituée de 50% d’arabes d’origine syrienne, de tirer en territoire libanais, après une “accalmie” relative de six mois ?

Ne pouvait-on pas supposer plutôt qu’une provocation (un peu soft comme terme pour des tirs de mortier sur des maisons) soit l’oeuvre de fieffés coquins (un peu soft comme terme pour des gars qui s’en prennent systématiquement à des civils) ? Dans ce cas, pourquoi ne pas rééquilibrer la nouvelle pour laisser le choix à l’auditeur de se faire son idée ?

Quel choix éditorial, sinon le parti-pris, que celui d’opposer un groupuscule terroriste sponsorisé par la Syrie qui n’a rien à perdre, avec celui d’un Etat démocratique qui a pour objectif de sécuriser la vie de tous ses citoyens dans une portion du monde où le mot “paix” rime encore avec “on va tous vous niquer” ? Et délibérément, sans analyse, sans recul, de lâcher en pâture les informations de l’AFP aux carnivores assoiffés de vérités établies et catégoriques, aux arriérés qui ne voient les films qu’en noir et blanc, aux gens pressés comme moi qui veulent une information crédible en peu de temps ?

Ce matin, j’étais prêt de battre mon record en entendant l’information selon laquelle le gouvernement voulait aborder le passé colonialiste de la France dans les manuels d’histoire sous un angle positif et ainsi, promulguer une loi qui redorerait les armures de la France aux yeux des écoliers. Cette fois, c’est l’information en elle-même qui m’a tiré du lit.

Je croyais que je rêvais !

“Cher écolier rwandais, tes parents et ta famille ont été massacrés en 96 grâce à la colonialisation française. Non, ne nous remercie pas, c’était pour l’honneur de la France”.

Et puis Amin Dada, Elf et consors, c’est le côté positif de la colonisation française. Et merde !

Je m’énerve encore, j’arrête. Je vais rentrer me coucher, ça va me calmer.



1 : je sais parfaitement qu’aucun de vous ne fera le virement

Qu’on est bien chez soi au coin du feu
Le 25/11/2005 - 15:05

Ci-dessous l’intégralité du mail envoyé par mon ancien patron à toute mon ancienne boîte (j’ai changé les noms en italique pour respecter leur vie privée). Les termes entre crochets sont de moi.

Titre : cooptation

Cher tous,

C’est dredi, Et malgré cela, tout ce qui suit est sérieux. J’ai le plaisir de vous annoncer le retour parmi nous de David. La vérité ça n’a pas été facile mais la nouvelle organisation d’une part et les regrets d’autre part, nous ont permis de tailler un costard d’AM [Account Manager] (made in Sentier) sur mesure pour lui dans la LOB IS [Business Unit “Industrie et Services”].

Le retour est prévu le 3 janvier. Je n’ai pas encore la date du pot de retour.

Evidemment, vous pensez tous au retour de John McLane et la discrétion dont nous avions fait preuve à l’époque. David, j’aime autant te prévenir, avec la grande gueule que tu as, je n’imagine pas que cela se passe sans un chambrage de classe internationale dont je serai l’instigateur

Tout ceci est néanmoins conditionné à la réussite de l’entretien de David avec Estelle Lefébure [la DRH] lundi….

Voilà, je crois que je n’ai pas volé mes bons FNAC [pour cooptation], et je remercie les octos qui m’ont aidé à le convaincre.

Bon dredi.

John Wayne
Directeur Général

C’est sûr que ça fait plaisir.

Il est de retour le DAL [mon trigramme], et il est chaud.

J’aurais voulu être un artiiiiiiste !
Le 25/11/2005 - 10:46

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Ennui en réunion (allégorie)
A1
Le 24/11/2005 - 19:21

Contes à lire “un à un”

Dans la villa, apparut le vilain
Il tombait à point, avec sa veste à pois
Tel un félin, surgit le fellah
Et sans perdre son latin, le vilain le latta.

A la Guardia, l’homme était gardien
Sur le déclin, lui manquait le coup d’éclat
Il attrappa Marcia, le balayeur martien
Assomma l’inhumain et publiquement l’inhuma.

Alexandra avait rompu avec son alexandrin :
Ce n’était pas un boudin et il adorait Bouddha.
Mais dans son fauteuil en rotin, un soir il rôta
Ca sentait le ricin et surtout l’harissa.

Il lui lançait un parpaing en lui criant “pars pas !”
Sur ses pieds il poussa pour atteindre le poussin
Entouré de lutins, farouchement il lutta
“Ah le bon joint !” pensa-t-il avec joie.

Le matin, il mata
Tant bourrin1, il bourra
Même le bottin le botta
T’es témoin, c’était moi.

L’athénien avait le ténia
Le cubain avait le cul bas
Quand soudain D.ieu les dessouda
Les masculins il émascula.

A vous, hein ?



1 : spéciale dédicace :)

L’immatroscope du jour :


Hourra !
Le conte de mon mirage
Le 24/11/2005 - 15:33

Hier soir, c’était la soirée “filles” chez moi. Evidemment, je n’étais pas convié (doux euphémisme pour “casse-toi et laisse nous causer Zara, Brad Pitt et Starac”).

Le tennis initialement prévu ayant été annulé (à cause de gentils grévistes d’une société française encore privatisée et qui fait circuler des trains sur des rails à Paris et sa région) et les femmes hommes trucs du Bois de boulogne étant absent(e)s pour cause de chômage technique (ça caillait), il ne me restait plus que le cinéma, à 200 mètres de chez moi.

A une petite nuance près : il ne me restait plus que le cinéma certes, mais il fallait trouver un film qui n’intéresserait pas ma femme (les bons films ne valent que s’ils sont partagés à deux).

J’adore les films sur les avions de chasse (nan, sans déc) : c’est parti, je décolle pour Les chevaliers du ciel, avec Clovis Cornillac et Benoît Magimel (ça change de Tanguy et Laverdure).

Sur la remarque sensée de Tristan ici, je laisse mon iPod à la maison.

Première impression : le générique est exceptionnellement beau.
Et cette impression est maintenu tout au long du film : ça va vite, très vite. Il y a des plans caméra et des prises de vue hallucinantes (les caméras arrière en vol où l’on voit les tourbillons générés par les ailerons dans les nuages, les passages en supersonique).

Ok le scénario tient autant la route qu’une Classe A non patchée, mais les acteurs sont bons (j’adore Cornillac avec son air mi-méchant mi-dinette) et y’a de la blague et de la bonnasse. Un bon film, il mérite ses 3 étoiles sur Allociné.

De footballer à producteur : il a bien négocié sa fin de carrière Pirès.

Il est marrant de constater, de manière anecdotique, que le “méchant” du film s’appelle Aziz (mais qu’il est présenté comme un philosophe, on est en France tout de même). Dans la série “24 heures”, Aziz est aussi le “méchant” très méchant (on est aux Etats-Unis tout de même). Dans l’empire des loups, c’est encore Aziz le méchant. Ca sent pas le complot ça ?

[Exception faite du fameux “Aziz, light” du film Le 5ème élément. Mais vu qu’il ne réfléchit pas bien la lumière, Aziz n’est-il pas un méchant finalement ?]

Minuit trente, j’enfonce la clé dans la serrure, j’ouvre : tout est rangé, repassé, lavé, balayé, nettoyé. Autant une soirée “mecs” ressemble à un ouragan domestique (lorsqu’ils repartent, le salon ressemble à un tohu-bohu), autant une soirée “meufs” ressemble à la douce marée (lorsqu’elles repartent, tout est lisse et propre).

Comme disent les pilotes, je sens que ce soir, je vais me faire exploser en vol.

Innovation technoculturelle
Le 24/11/2005 - 03:05

Vous aussi vous avez acheté un DVD avec télécommande.
Vous aussi vous vous demandez à quoi servent les 37 boutons autres que PLAY, STOP, PAUSE et MENU.

Le plus énervant, c’est celui intitulé “ANGLE” (en anglais : ANGLE). J’ai essayé sur toute ma batterie de DVD, impossible de changer d’angle. Ils se foutent de notre gueule ou quoi ?

Alors, ami lecteur, si comme moi tu es frustré de ne pas avoir pu profiter de ton film comme de ton match de foot (avec les caméras opposées), je t’offre, et pour la première fois en France (et peut-être au monde) :

Le premier article de blog multi-angles !

Pour le lire, il faut cliquer sur ce lien. Pour lire l’article en multi-angles, cliquer sur les grosses flèches horribles (il est deux heures du matin, j’ai mis les premières que j’ai trouvées. Faites pas chier, z’aviez qu’à acheter un lecteur DVD avec télécommande à 4 boutons).

La musique est de Israel Kamakawiwo’ole (Somewhere Over the Rainbow), il s’agit de la bande originale du film A la rencontre de Forrester. Juste pour vous faire découvrir (et puis j’aime bien son nom de famille à lui. Et son prénom aussi certes).

Le gros sur la photo, c’est pas moi, c’est un type qui se fait passer pour moi. Mais ça passera jamais, il est trop gros.

Le décor en arrière plan, c’est la bibliothèque. Oui j’ai une chambre réservée uniquement pour mes bouquins et mes disques. Si je suis riche ? Affirmatif.

Enfin, l’article en lui-même n’est pas transcendant, mais si vous voulez quand même lire le texte : libre à vous.

Info pour les geeks de flash : putain c’est devenu super compliqué maintenant ! J’avais connu Flash 2 avec deux traits et un rond, maintenant faut coder de l’objet les cons.

Blog à la chaîne
Le 22/11/2005 - 23:26

Il paraît qu’une tendance cruelle sévit parmi les blogueurs et les blogueuses : effectuer des chaînes.

De la même manière qu’il existait les chaînes par mail (”envoie ce courrier à 283 476 personnes que tu connais sinon ton père, ta mère et ton poisson rouge mourront dans un accident de voiture“), il existe des chaînes stéréo hi-fi de blog. Le côté cruel, c’est le fait que les maillons suivants soient désignés de manière explicite (”je passe la main à Nabil, Damien et Antoine”), avec un lien sur leur blog.

Forcément, quand on te met la pression devant potentiellement cinq milliards de lecteurs, tu peux difficilement te dégonfler.

C’est drôle quand c’est bon enfant (j’ai découvert “la chaîne du froid” chez Blogborygmes et j’ai poursuivi la lecture sur deux ou trois liens), ça devient plus hard quand on te demande de sacrifier ton gamin. En même temps, ce dernier cas est très rare paraît-il.

Exemples de chaînes simples :

- La chaîne alimentaire : vous vous filmez en train de manger (ou de vous faire manger).

- La Cool Chaine : écrire l’article en rap, en plaçant le plus de coïts incestueux possible.

- La chaîne “moi, les baskets” : se présenter avec ses chaussures de tennis. C’est certes limité comme concept mais j’ai pu placer mon jeu de mot (il y avait aussi “le jeu des chaînes musicales” d’après Maître Capello).

En général, je n’aime pas ces jeux trop “populaciers”, qui réjouissent la plèbe et les gueux. Mais il faut faire des efforts d’intégration, c’est mon papa et le président Chirac qui ont dit ça. Alors, je fais l’effort.

Mais pas à n’importe quel prix : on pourrait par exemple complexifier les règles de la chaîne.

- La rétrochaîne : écrire l’article qu’aurait écrit le maillon suivant (même style, mêmes centres d’intérêt). Evidemment, si le maillon suivant, c’est Strauss-Kahn, ça va me faire chier d’écrire un article de gauche. Mais c’est le jeu (intégration ! intégration !).

- La chaîne one shot : on écrit un article de 20 lignes sur papier en une seule passe, sans relecture ni correction. On scanne et on diffuse.

- La chaîne collabo : vous devez dénoncer trois sites à caractère raciste, antisémite ou pédophile. Si vous ne trouvez pas, choisissez trois sites vraiment chiants. Note : il n’y a pas de prime reversée (les anciens vont faire la gueule).

- La chaîne du pot : inviter un(e) autre blogueur/se à prendre un pot. Enfin du palpable (et plus si affinités). Moi j’ai commencé, demain soir je rencontre Seb.

Et puis en vrac : la chaîne de grève (chacun son tour fait grève à son boulot), la chaîne schmilblik (on prend la photo de la partie d’un objet et les commentateurs doivent deviner ce que c’est), la chaîne du pari (on parie tous les mêmes numéros au Loto, normalement avec le pouvoir des pointes ça devrait marcher1), etc.

Allez, je lance une chaîne : on publie le séquencement de son ADN. On va se marrer tiens.



1 : et si on gagne tous, on divise, je sais. Mais vaut mieux gagner 1000€ tous ensemble, amis de la blogosphère, que 113 millions par une salope d’Irlandaise.

L’immatroscope du jour :


Vous allez voyager en Allemagne (hein Rico ?).