
Du bon polar noir à l’ancienne comme on aime.
C’est l’auteur qui est cité à longueur de temps dans Kiss Kiss Bang Bang !

Du bon polar noir à l’ancienne comme on aime.
C’est l’auteur qui est cité à longueur de temps dans Kiss Kiss Bang Bang !
Rappel : toutes ces idées sont copyright (you have the right to copy).
En cherchant sur Google, je n’ai pas trouvé d’idée similaire. Manque d’imagination ou trou vide ?
Les nouveaux rollers sont épatants, ils glissent sur l’asphalte tel un fer à repasser sur du velours. Et vas-y que je pousse sur la jambe droite, et vas-y que je pousse sur la jambe gauche, et vas-y que j’avance en marche arrière, et vas-y que je me retourne, et vas-y que je me pète la gueule…
Le roller, c’est bien, mais ça pourrait être mieux, grâce au Frictoroller. Rappelez-vous les petites voitures à friction de notre enfance (je dis ça pour les gens de mon âge; pour les vieux, pensez aux petites voitures que vous avez achetées à vos enfants) : il suffisait de quelques frottis-frottas sur le parquet et Zzzzzzouuuuum ! Elles étaient parties se planquer sous le buffet !
Eh ben, mesdames et messieurs, le Frictoroller, c’est la combinaison des rollers avec ce mécanisme de friction. A chaque poussée sur une jambe, l’énergie est accumulée, et peut être restituée sous la forme voulue (grâce à des propriétés physiques étonnantes sur la conversion de l’énergie. Malheureusement, ce sont des propriétés physiques étonnantes qui impliquent que pour accumuler cette énergie, il faut pousser plus fort. Quels salauds ces physiciens !).
Pour la version 1, la restitution de l’énergie se fait sous forme de chaleur : chauffez-vous les chevilles quand vous patinez en hiver.
V2 : le Frictoroller restitue l’énergie sous forme mécanique, un peu comme les voitures à friction. Et Zzoooooummmm vous êtes partis vous planquer sous une bagnole (à essence) !
V3 : Le Frictoroller restitue l’énergie sous forme électrique, grâce à des connecteurs à l’arrière du roller (USB 2.0, iPod etc…)
[Sans déc’, je ne sais pas pourquoi ce projet n’a jamais été tenté. Ca a l’air simple non ?]
Merci qui ?
L’immatroscope du jour :



Annette a 28 ans et dans son pays où le soleil et les traditions sont omniprésents, il n’est pas concevable qu’une fille d’un âge aussi avancé ne soit pas encore mariée. Pourtant les qualités ne lui font pas défaut, mais Annette est terriblement têtue.
Son père, qui travaille de nuit au journal pour nourrir sa grande famille, ne participe pas aux disputes quotidiennes qui opposent Annette à sa mère. Mais un soir, alors qu’il ne travaille pas, il impose un compromis aux deux belligérantes : “ma fille sera libre de choisir un époux parmi les six que ma femme sélectionnera !”. Tout le monde y trouve son compte, même les frères cadets qui ne supportent plus les jérémiades de leur grande soeur, ni les plaintes aigües de la matrone.
Parce qu’il existe des coutumes plus tenaces qu’une odeur de friture sur une robe, la mère d’Annette va faire pratiquer aux six prétendants “le test de la boulette”, le seul test qui permet de reconnaître à coup sûr les qualités d’un mari.
Invités autour de la table à manger décorée de dentelle et de fleurs pour l’occasion, les jeunes hommes sont servis par la maîtresse de maison, assistée de sa fille aînée, toutes les deux parées de leur plus belle toilette. Le plat d’entrée est sobre : une boulette de viande cuite au milieu de l’assiette.
Personne n’ose dire un mot ni toucher ses couverts, par politesse bien sûr mais probablement aussi à cause de la pression de subir un test de groupe, devant la future femme de leur vie. Le départ est sommairement annoncé par la mère : “Mangez, cela va être froid !”.
Le premier prétendant se jette sur son assiette, ne lève pas les yeux jusqu’à avoir terminé son repas.
Le second délaisse son couteau, et découpe sa boulette à l’aide de la fourchette à sa gauche, petit à petit.
Le troisième ne se démonte pas, pique la boulette et l’ingurgite entière, en une seule bouchée.
Le quatrième prétendant est méthodique : il hache la boulette menu menu, pousse les oligo-éléments à l’aide de son couteau dans sa cuillère à dessert pour l’insérer minutieusement dans son palais.
Le cinquième, lui, ne touche pas à son plat.
Enfin, le sixième, d’humeur galante, offre timidement sa boulette à Annette.
Qui croyez-vous qu’Annette a choisi ?
Selon votre humeur, choisissez la fin qui vous plaît :
- Pour une fin joyeuse, cliquez ici.
- Pour un fin jeu de mot, cliquez ici.
- Pour une fin triste, cliquez ici.
[Pour éviter de dévoiler toutes les fins en même temps, un peu de publicité]

Fin joyeuse : Annette décide de se marier avec le second prétendant, c’est le plus beau et le plus riche des six.
Fin jeu de mot : Annette décide de se marier avec le sixième prétendant, puisqu’il n’a pensé cannelle et sûrement pas le cinquième, qui n’a paprika de son plat1.
Fin triste : Annette aurait bien choisi le quatrième prétendant qui lui plaisait, mais sa sclérose en plaques les a tous découragés…
C’est la semaine d’entraide aux handicapés.
Entendu à la radioce matin : la loi stipule que les personnes handicapées doivent représenter 6% du personnel (à partir d’une certaine dimension salariale j’imagine).
Evidemment, on parle de personnes handicapées capables de travailler dans un domaine particulier.
6% du personnel en tant que loi, ça ne s’appelle pas de la discrimination positive ? Favoriser une personne handicapée pour un poste, ça ne s’appelle pas de la discrimination positive ?
Discrimination [Sans idée de traitement inégal] Action, fait de différencier en vue d'un traitement séparé (des éléments) les uns des autres en (les) identifiant comme distincts. Synon. distinction.
Pourquoi dans ce cas ne pas favoriser également les communautés sous-représentées dans certains métiers, à l’aide d’une loi ? Qu’y a-t-il de dégradant à cela ?
Les personnes handicapées aimeraient être acceptées et reconnues pour leur aptitude à accomplir leur métier mais malheureusement le marché -tendu- du travail ne leur tend pas naturellement la main. Alors une loi vient les accompagner.
Pourquoi n’en serait-il pas de même des personnes “naturellement” rejetées ? Une fois la multi-culturalité mise en place au sein des entreprises, cette loi pourrait être abrogée, car désuète. Mais pour le moment, le problème est relativement en sens unique.
Bien entendu, il existe des difficultés à aplanir dans le cadre de la loi :
J’avoue que j’étais réticent il y a quelques temps à cette méthode arbitraire de sélection salariale (je la trouvais “hypocrite”), mais au vu des événements actuels, et puisqu’il existe déjà de facto une loi officialisant une certaine forme de discrimination positive, je me dis que ce serait sûrement une première étape de l’axe de solution pour l’intégration de nos concitoyens. Une sorte de compromis entre le ségrégationnisme du patronat et la dignité de ces communautés.
L’immatroscope du jour :

Ils sont risibles quand même les médiums, les voyants, les madames soleil du 21ème siècle non ?
A la première séance, on vous demande votre signe astrologique, votre ascendant, votre heure de naissance pour connaître la position des planètes à l’heure où vous mangiez votre première soupe… Que c’est compliqué ! Et cher surtout, puisque seul un élu, possédant ce don transmis de génération en génération, est capable de ressentir et facturer votre avenir avec autant d’acuité.
Je vous propose, chers lecteurs (puisque d’après mon outil de statistiques, vous êtes au moins deux désormais, dont ma mère), une nouvelle forme de divination, que vous pouvez pratiquer vous-même à toute heure. Un peu le “do it yourself !” de l’horoscopie.
J’ai appelé ça, dans un moment d’une totale absence d’inspiration, l”immatroscope“. Il s’agit, et pour la première fois en France puisque Google est muet sur ces termes, de lire et découvrir votre horoscope dans les plaques d’immatriculation des véhicules que vous croisez. Les pauvres qui prenez le métro, cet article n’est pas pour vous (de toute façon votre avenir est assez régulier et pessimiste).
Les véhicules que vous croisez en roulant sur le périphérique, en descendant votre rue ou avec lequel vous êtes entré en collision, tous possèdent a priori une plaque d’immatriculation. On va supposer que la répartition des plaques est isotrope au sein de votre région, même si cette approximation n’est pas tout à fait vraie dans l’absolu1.
Ce qui est utile dans la plaque de votre voisin, ce sont les lettres prisonnières entre les chiffres de part et d’autre, chiffres qui ne sont pas pris en compte pour l’établissement de votre horoscope.
Les règles sont les suivantes :
Exemple 1 : simple

Exemple 2 : composé

Exemple 3 : homérique

Désormais, Byalpel’s day sera le premier blog français à vous fournir un immatroscope régulier. Stay tiouned !
Ah oui, j’oubliais : si vous comptez maîtriser l’art de l‘immatroscopie, pensez également à prendre rendez-vous avec votre psy dans la semaine.
Notes :
Avez-vous déjà entendu s’exprimer un informaticien ?
Je ne sombrerai pas dans la banalité pour ressasser les habituelles rancoeurs des non-initiés : “on comprend rien à leur jargon !” ou “ce sont juste des mécaniciens voilà tout !”.
Non, je parle de l’informaticien bien élevé, avec la panoplie de consultant : costume Hugh au boss ! (lèche-cul), cravate limite VRP, regard éteint, cigarette allumée, ton condescendant (en option).
J’en croise tous les jours à mon boulot et… Ah oui, ceux qui m’ont déjà vu savent que je ne corresponds pas à la description - si réaliste n’est-il pas ? - ci-dessus. Je joue plutôt dans la catégorie pantalon XL, chemise XL mal repassée, pas de cigarette (sauf ici), ton condescendant, XL aussi.
Donc disais-je : j’en croise tous les jours à mon boulot et… Bien sûr, ces descriptions ne sont pas péjoratives, elles correspondent juste à une réalité criarde de mon entourage professionnel. Le thème de cet article n’est pas de ternir l’image de ces informaticiens, mais plutôt de décrire une expérience les mettant en scène. Si j’arrive à en placer une après toutes ces interruptions.
DONC. J’en croise tous les jours à mon boulot et… (ta gueule !) il est choquant de constater que certains termes, non spécifiques à l’informatique évidemment, reviennent impitoyablement dans toutes leurs phrases. Comme un réflexe, un conditionnement, un tic (trouble informatique compulsif).
Au top 10, c’est le mot “typiquement” qui est en tête.
Typiquement, adv. De manière typique, spécifiquement.
- Comment doit se dérouler le processus 37 ?
- Ben, typiquement, le processus 37 fait papa-maman
- Ne peut-on pas utiliser tel outil plutôt que celui-là ?
- Ben, typiquement, tel outil fait papa-maman alors que celui-là…
- Pourquoi t’es arrivé en retard encore une fois ?
- Ben, typiquement, y’avait des bouchons [je n’ai pas osé dire : on jouait à papa-maman avec ma femme, ma belle-famille lit ce blog]
Comme si le sens de toutes les phrases prononcées par notre informaticien était typique d’une situation. Comme s’il possédait ce pouvoir inducteur magique pour engoncer l’ensemble des situations possibles dans ses tristes déclarations.
Je me suis fait corriger [par Sylvain Renaudon, ça nous ramène des années en arrière Tristan ?
] sur mon utilisation excessive de ce terme il y a quelques années. Depuis, mon sens excessif du devoir me rappelle à l’ordre à chaque fois que le mot “typiquement” veut sortir de ma bouche. Parfois, j’ai le temps de trouver un synonyme approximatif (”de manière générale”, “la vie a fait son oeuvre”, “tant va la cruche…” etc.), parfois non alors je crache par terre à la place. Ca fait son effet, je vous assure.
Le second au top 10, qui taraude de peu notre champion, c’est le mot :
Effectivement, adv. De manière effective.
Salopard. Salopard de dictionnaire.
Alors, le mot “effectivement”, c’est simple : il remplace la virgule dans le langage des consultants informaticiens. De la même manière que le philosophe Patrick Bosso avait admis qu’à Marseille, c’est le mot “putain” qui depuis longtemps a remplacé la virgule.
- Les plannings sont serrés, il faudra motiver tes équipes Jean-Louis !
- C’est clair effectivement. Surtout si effectivement les plannings sont serrés.
- Pourquoi t’es arrivé en retard encore une fois Jean-Louis ?
- Effectivement je suis arrivé en retard, mais ah merde je l’ai déjà faite celle-là, effectivement.
Toi aussi, trouve les 8 autres expressions du top 10 et gagne un ordinateur Intel Pentium 4 Hyperthreading 3200, Ethernet 1 Gigabit, RAM 400 Mhz, Bus AGP 8x, Wifi 802.11g, USB 2.0 !
Je suis prolixe aujourd’hui, au bureau c’est assez calme par opposition à l’actualité, alors j’écris.
J’ai participé à un forum politique aujourd’hui, c’est une grande première. Le sujet était évidemment centré autour des événements actuels à savoir : faut-il brûler les racailles ou nettoyer nos voitures au Karcher ?
A travers les miasmes des intégristes de tout bord qu’il fallait d’emblée filtrer, un débat de fond était posé. Et inlassablement il a dérivé vers ce trou noir de l’information : pour ou contre les Etats-Unis ? Ou encore vers des réflexions stéréotypées du genre “les racailles ont des baskets Nike” ou “ils ne trouvent jamais de boulot donc ils tuent des vieilles”.
Je me suis finalement lancé dans ce forum en larguant ma bombe virtuelle :
Rappelez-vous des juifs francais qui ont été déportés et trahis par la France il y a 60 ans. A votre avis, n’y aurait-il du pas rester aucun juif en France apres ces événements ? Et pourtant, ils sont 800 000 (et 10 millions selons les islamistes) à vivre ici, intégrés, solidaires avec la France.
Ils ont eu des raisons de brûler des voitures quand on brûlait leur famille. Et ils ne l’ont pas fait.
J’ai lu une phrase d’un petit-fils de déporté qui m’a interloqué dans un article : “C’est parce qu’on aime la France”.
A votre avis, n’est-ce pas là le fond du probleme ?
Et là silence radio. Personne n’a pu répondre ou même tenir compte de ma question. De gauche, de droite, musulmans ou pas. Personne n’a osé avoir le courage de s’avouer que ces racailles cuistres n’aiment pas la France, veulent profiter du système solidaire sans être eux-mêmes solidaires du système. Des invités, voilà. Ils ne se sentent pas chez eux, alors ils peuvent dégueulasser la moquette et casser les assiettes. Et qui c’est qui trinque ? C’est Natanyahou Bibi.
Malheureusement, et par le truchement hautement manichéen des médias, le français moyen ne fait pas la différence entre ces enculés canaillous et les jeunes de banlieue qui se sentent Français et Républicains. Qui ont fait le compromis entre leur identité, leur religion et leur pays. Qui n’ont même pas besoin de discrimination positive parce qu’ils sont discriminés naturellement par leur éducation, leur volonté et leur intelligence.
Oui les Arabes et les Noirs ont des difficultés à trouver du boulot, un loyer, un prêt… Mais ce n’est pas à cause d’une certaine xénophobie (viscérale) des Français. C’est que l’amalgame entre les casseurs et les gentils est latent dans la tête de chacun et que parfois, certains en oublient de réfléchir pour succomber à cette facilité.
Ou alors il y en a trop ? Ca va je déconne.
Enfin, il faut aussi envisager le cas où un jeune, habillé de son plus beau costard Sergio Tacchini, rétorque à la responsable RH : “vas-y madame, j’adore votre boîte, elle m’fait trop kiffer”. Il ne faut peut-être pas y voir de ségrégation mais plutôt du bon sens, non ?
Je repose la question : les descendants des Juifs qui ont été spolliés, dénoncés, trahis, parqués, chassés, interdits de professions, assassinés en France vivent en France, totalement intégrés à la société française. Les Juifs et les descendants des Juifs qui ont émigré d’Algérie, de Tunisie et du Maroc cette année-là (c’était l’année 62) ont fait des efforts dantesques pour recréer une vie ici alors qu’ils ont tout laissé sur place.
Pourquoi ont-ils dépassé cette rancoeur et pas les habitants des cités ?
Le temps d’écrire cet article, voici qu’une réponse est apparue. Ci-dessous la réponse et la mienne :
M.
Je pense que le problème ne vient pas des arabes immigrés mais des fils d’arabes immigrés. Donc, comme le prévoit la loi, ils sont français. Mais comme personne ne les traite comme des français parcqu’ils ont une tête d’arabe et un nom d’arabe. Résultat, ils n’aiment pas cette france qui les rejettentDavid
Ok je suis d’accord. Mais cette humiliation est-elle plus grave (et donc plus bloquante) que celle vécue par des fils de juifs francais trahis et assassinés par cette même France ?Autrement dit, cette difficulté est-elle aussi insurmontable ? L’effort, le compromis ne sont-ils pas les valeurs à mettre en oeuvre pour continuer à vivre dans ce pays plutot que d’y mettre de la mauvaise volonté ?
Corollaire : s’ils n’aiment pas cette france qui les rejette, pourquoi ne vont-ils pas habiter dans un pays où ils seront à l’aise ? Regarde le nombre de juifs qui ont émigré en Israel ces dernieres années parce qu’ils devaient supporter un antisémitisme trop lourd a accepter… Pourquoi ne font-ils pas pareil ?
(j’ai bien une réponse, déja exprimée ailleurs : ils ne lèveraient pas le petit doigt au Maroc ou en Algérie ou ils se retrouveraient illico à la zonzon…)
L’écart se creuse entre les orthodoxes [voire les intégristes] et les tradionnalistes [voire les libéraux] en ce début de siècle + 5.
Certains refusent le progrès alors qu’il ne vaut que s’il est partagé par tous, d’autres imposent des règles qui pour le coup ne le sont pas…
Par exemple, pour éviter de recevoir des publicités intempestives “non cachères” par SMS, certaines communautés religieuses en Israel ont demandé à leurs fidèles de renoncer à l’utilisation du téléphone portable, ou de s’abonner à un opérateur dont les clients font exclusivement partie de la communauté.
Autant cette pratique peut sembler archaïque mais localisée (elle n’impacte que ceux qui adhèrent à cette idée), autant les publicités dans les arrêts de bus ou à la télévision montrant des femmes presque nues (superbes en plus. Moi j’ai pas regardé mais on m’a dit) sont “modernes”, “libérées” mais imposées à l’ensemble de la population.
Personnellement, et c’est mon avis, et c’est mon blog donc je dis ce que je veux, à moins d’une illumination soudaine (électrocution dans un bloc EDF par exemple. Quel mauvais goût !), je ne pencherai jamais vers la vie austère des communautés orthodoxes. Surtout que je viens de recevoir mon iPod
Mais je ne peux me résoudre à laisser vivre mes enfants dans un monde où certaines valeurs (la pudeur notamment, à ne pas confondre avec la pudibonderie) sont abandonnées. Bien sûr mes enfants vont grandir, bien sûr ils regarderont les affiches comme leur père, mais laissons leur le temps de découvrir ces sujets à une époque de leur vie plus propice…
Que faire ? Brûler les arrêts de bus (c’est la mode il paraît) ? Tirer à balles réelles sur les colleurs d’affiche ?
On vit en permanence dans le monde du compromis. A nous de choisir nos limites et de nous y tenir. Ca c’est de la grande philosophie de banlieue.
Côté judaïsme, c’est encore plus flagrant en France. Je ne travaille pas le samedi, je mange cacher, cela pose parfois des difficultés “d’intégration” (surtout lorsqu’on bosse dans les EAI, super geek joke) ou d’éventuelles tentatives de carrière prestigieuse, mais c’est le compromis que je fais pour assumer ma vie de juif français (ou de français juif). Et je n’ai pas parlé de difficultés liées aux agressions (regards, crachats, injures, coups) ou à la peur ressentie par certains de mes correligionnaires…
Lorsque j’habiterai en Israel, le problème sera vraisemblablement dans un autre registre de compromis, évidemment. Il paraît que l’ADSL coûte très cher là-bas.
Une blague vaut mieux qu’un long discours, je vous en fais profiter parce qu’on est mardi :
C’est Moïshé, il est emmerdé cette année, il veut faire kippour et regarder le match qualificatif.
Alors il va voir le rabbin et lui expose son problème.
Le rabbin lui dit : “vous savez, vous vivez au 21ème siècle, les magnétoscopes existent”.
Moïshé est tout content et lui répond “ok, merci, je vais enregistrer la prière”.
Depuis ce soir, 19h10, j’ai un nouveau jouet.
Rappel des faits :
Il y a deux semaines, dans un cinéma parisien, un petit racaille canaillou coquinou salopiaud turlupin fils de pute sauvageon a estimé honnête et de bon droit de récupérer mon lecteur MP3 dans la poche de mon blouson et de l’enfiler dans la sienne.
Sans me le restituer à la sortie. Un emprunt à long terme. Je n’ose pas dire vol, pour ne pas provoquer d’échauffourées.
Les choses étant ce qu’elles sont (l’expression qui ne sert qu’à masquer une difficulté à trouver des transitions saines), j’ai été obligé de commander un nouveau lecteur. Les finances étant exceptionnellement hautes en ce moment (7500 € par mois) et surtout que mes parents ont voulu financer l’achat pour mon anniversaire + Hanoucca + Noël + gentillesse naturelle, j’ai commandé…
Je l’ai reçu ce soir, et je dois avouer que j’ai été bluffé.
D’abord par le design, habituel chez les maniaques de la marque à la pomme. Même l’emballage est beau. Plus compact, l’iPod video 30 Go est superbe, avec sa coque blanc devant, argent derrière.
Ensuite la qualité et l’ergonomie. Identique aux iPod ancienne génération sur le principe, l’écran est plus large (du 16/9 ou presque) et de qualité meilleure. Les photos et les vidéos défilent à une vitesse folle, que du bonheur.
Enfin, iTunes permet de gérer et de synchroniser des podcasts directement sur l’appareil. C’est bien foutu.
Le ver dans le fruit, c’est le prix des accessoires Apple. En standard ne sont livrés que les écouteurs (qualité correcte), le cordon USB alimentaire et la pochette étui à cigarette. Rajouter donc 39€ pour le dock, 29€ pour la télécommande, le câble de sortie vidéo triple RCA 19€, la pochette de sécurité siliconée 19€, ils déconnent.
Existe-il l’accessoire “menottes pour iPod” ? Histoire de ne pas me le faire voler chourer piquer taper subtiliser emprunter à nouveau dans une salle de diffusion à Clichy…