Par arrêté judiciaire, ce blog doit verser 63 170 $ de dédommagement aux stars photographiées sans autorisation
Foutaises
Le 21/12/2005 - 14:10

Foutaises, c’est le titre d’un court-métrage de Jean-Pierre Jeunet dont l’acteur principal et unique est son fidèle destrier Dominique Pinon. Pour voir, il suffit d’aller et de cliquer sur “films courts”.

Le film dure une dizaine de minutes, l’ambiance et le rendu sont parfaitement réussis, et Dominique Pinon toujours impeccable. Je sais que cette vidéo est disponible sur le net ou sur les réseaux P2P.

L’idée est simple et elle est reprise dans Amélie Poulain : un personnage dresse la liste des petites choses qu’il aime et celles qu’il n’aime pas. Par exemple, dans la première scène : “Un truc que j’aime : ouvrir un livre plusieurs mois après les vacances et puis retrouver du sable entre les pages”. Ce qui est toujours étonnant chez Jeunet, c’est cette correspondance et cette adéquation parfaite entre le texte, l’image et le son qui rendent les choses si crédibles, si réelles.

Avec ses allures de chaîne (”vas-y Bozo, décris les petites choses que t’aimes ou que t’aimes pas et fais tourner”), ce billet retrace ces petits bouts de vie simples que j’apprécie ou qui m’agacent. Il faut imaginer le son et l’image dans le même état d’esprit (ce blog est à petit budget).

J’aime : m’acharner sur le flacon de shampooing alors qu’il est vide et entendre son râle : prrouuut prrrout

J’aime pas : lorsque mes doigts de pied dépassent de la couette en hiver

J’aime : caresser le manteau de fourrure des grands-mères

J’aime pas : le bruit de la perceuse sur un mur de béton

J’aime : les cris des enfants au spectacle du clown dans le centre commercial

J’aime pas : serrer des mains tellement sèches qu’on dirait qu’elles sont recouvertes de sel

J’aime : le bruit du néon qui s’allume

J’aime pas : m’asseoir sur la selle trempée de ma moto

J’aime : le bruit de la cuillère qui touille mon café dans le bol et qui frotte sur les côtés

J’aime pas : les mamans qui giflent leur enfant dans les supermarchés

J’aime : poser mon front contre la vitre froide

J’aime pas : décoller avec l’aspirateur les miettes incrustées sur le tapis de ma voiture

J’aime : chanter sous l’eau quand je nage le crawl

J’aime pas : croquer à pleines dents le popcorn encore dur

J’aime : l’accent des enfants étrangers qui parlent français

J’aime pas : marcher sur quelque chose de visqueux, et surtout une limace

Jérôme Commandeur
Le 21/12/2005 - 00:18

Amis parisiens bonsoir !

Ma femme et moi-même adorons sortir au théâtre et surtout au café-théâtre en semaine, voir toute cette plèbe amassée autour d’un artiste cabochard. Et puis nous adorons découvrir des comiques qui montent, qui montent comme la bêbête de la chanson.

Ce soir, Jérôme Commandeur, à la petite Scène. La salle est aussi petite que ma salle de bains sans le jacuzzi mais bondée comme mon jacuzzi. L’ambiance est chaleureuse et détendue (ils offrent les bombecs et de l’eau minérale).

Le spectacle est carrément drôle, plein d’improvisations et de fous rires non contrôlés. Je pense qu’on le reverra l’année prochaine à la télévision parce qu’il a un vrai talent de comédien.

Je recommande très vivement pour ceux qui veulent rigoler pendant plus d’une heure, c’est à 20h dans le 19e arrondissement et c’est jusqu’au 31 décembre.

Les places à prendre chez BilletReduc.

PS : c’est aussi là-bas que nous avons découvert “Tiens, voilà deux boudins !”, une pièce drôle et paysanne, avec du vrai boudin dedans.

Solution des mots croisés du numéro précédent : cliquer ici.

Cruciverblog
Le 20/12/2005 - 16:31

J’ai l’impression d’avoir affaire à un public de joueurs.

On va voir ce qu’on va voir : saurez-vous remplir cette grille (cliquer pour agrandir) ? Reconstituez le mot magique indiqué par les pastilles rouges.

Voici les définitions.

Horizontalement

I. Agenouillées
II. Ma ville de naissance - Espoir hasardeux de vie meilleure
III. L’épicier - Auxiliaire médical
IV. Domaine d’extension russe - Moitié d’oiseau - Moi outre-Manche
V. Ma boîte - Régime malsain
VI. CRS de l’ancienne génération - Fait avancer le cheval - Instrument de musique
VII. Kidnappé
VIII. Domaine d’extension des Pays-Bas - Peur
IX. Femme originale - Colère
X. Pantalon bouffant du Maghreb1

Verticalement

1. Repas d’entrée de jeu
2. Désuets
3. Compte-rendu
4. D’après mes origines, peu de chance que je vous en accorde dans une transaction
5. Tentai - Poudre de sésame (appelée également “caca pigeon” dans ma belle-famille, va comprendre)
6. Fin du premier groupe
7. Une catégorie de ce blog
8. Satellite - Sou - Nom d’une actrice chinoise fort belle
9. Chaude époque - Indice de crayon - Groupe terroriste
10. Cardinal - Mon pseudo

Solution au prochain numéro (je hais l’inventeur de ce concept).



1 : J’en avais un lors de mon henné. Si vous ne connaissez pas la cérémonie du henné, faites-vous inviter d’urgence dans un mariage arabe (ou juif sépharade)

L’amour est enfant de l’OM
Le 19/12/2005 - 17:05

Hmm hmm. Il y a quelques temps, lors d’un jour particulier (appuyer ici), je déclarais ouvertement que je n’avais absolument rien à dire sur un calembour maison, intitulé “l’amour est enfant de l’OM”.

Je déclarais ouvertement, devant témoins - vous, ami(e)s lecteur(e)s, qu’en dépit de ma fierté à avoir été le premier à planter mon drapeau sur ce jeu de mot opéra-apéro-footballistique, je ne voyais pas ce que je pouvais décliner sous un titre aussi invraisemblable.

Sous la menace légère, j’ai décidé de me creuser les méninges. Après une longue période en incubation dans les toilettes bleutées, les éléments se sont mis en place progressivement. Progressivement est ici déplacé puisque j’avais assez mal au ventre, nous dirons dans ce cas “en un éclair”.

J’avais deux options. Poursuivre mon surf sur la blague, ou sortir un peu mes tripes (aux toilettes, bien joué). Je vous laisse décider.

L’amour est enfant de l’OM, the laughing machine is ON

- Et but ! Incroyable, Jean-Michel, ce que vient de réaliser l’avant-droit guinéen face à cette équipe de Lens !
- Tout à fait, Thierry. Cette équipe de division 3 d’Evreux-les-bains est en pleine forme ce soir sur son terrain. Et la fière équipe de Lens ne sait pas comment s’en remettre…
- Je vous l’accorde Jean-Michel, on a rarement vu dans les annales une telle surprise : Evreux-les-bains mène par un à zéro à la quatre-vingt douzième minute, autant dire que la messe est dite.
- Ah ça, vous l’avez dit. Ah, voilà l’arbitre siffle la fin du match ! Evreux-les-bains remporte ce match difficile contre une équipe de division 1. C’est la Ola dans tout le stade, les gens dansent. Bravo ! Et à vous Paris.

- Et but ! Incroyable, Jean-Michel, ce que vient de réaliser l’avant-droit guinéen face à cette équipe de Troyes !
- Tout à fait, Thierry. Cette équipe de division 3 d’Evreux-les-bains est en pleine forme ce soir sur son terrain. Et la fière équipe de Troyes ne sait pas comment s’en remettre…
- Je vous l’accorde Jean-Michel, on a rarement vu dans les annales une telle surprise : Evreux-les-bains mène par un à zéro à la quatre-vingt onzième minute, autant dire que les carottes sont cuites.
- Ah ça, vous l’avez dit. Ah, voilà l’arbitre siffle la fin du match ! Evreux-les-bains remporte ce match difficile contre une équipe de division 1. C’est la Ola dans tout le stade, les gens dansent. Bravo ! Et à vous Paris.

Moralité (mais j’ai honte) : Evreux-les-bains bat Lens, Troyes sur des rythmes de Ola.

Les vieux/incultes écouteront ceci :


L’amour est enfant de l’OM, la vidange

Dans un tout autre registre.

Il y a environ deux ans, j’ai eu une discussion lors d’un repas entre amis (de confession et d’origines diverses, précision utile) sur l’extrémisme de certains “chefs” dans leur boulot. Extrémisme puisqu’ils ne choisissent jamais la voie de la modération, de la raison et du dialogue.

De fil en aiguille, la discussion a dérivé sur les extrémismes en général. Et forcément, ce qui devait arriver arriva :

- Et toi David, que penses-tu de l’extrémisme juif ?

Ah merde, le sujet qui fâche. Je feins.

- Oh tu sais moi, la religion à l’extrême, je trouve ça un peu has been. Sinon il était bon le couscous hein ? Ma mère fait le même et…

Gifle de la droite :

- Non, non. On ne parle pas d’orthodoxie, on parle d’extrémisme juif. Alors ?
- Ben… C’est-à-dire, extrémisme juif ?

Gifle de la gauche :

- Ben, tu sais, il y a des extrémistes dans tous les camps : les arabes qui agressent les juifs, les juifs qui agressent les arabes, etc. Alors toi tu penses quoi de l’extrémisme des deux bords ?

Jésus avait tendu l’autre joue, mais je doute qu’en le poussant trop fort, il se serait incliné pour ramasser un savon imaginaire. Alors je dis :

- Je condamne avec la plus ferme intensité toute forme d’extrémisme.

Je déconne. Si vous cherchiez le lien avec le titre, lisez ce qui suit. J’ai répondu :

Voyez-vous, le fait de matérialiser deux “camps” comme vous dites érige une barrière virtuelle de facto. Pourquoi toujours manichéer ? Pourquoi obsessionnellement vouloir opposer ces deux communautés en particulier, et les gens en général ?1

Mais je vais quand même répondre à cette étroite question. Lorsqu’on me parle “d’extrémistes des deux bords”, je tique.

Cette expression donne l’impression que deux équipes, équilibrées, vont s’affronter sur un terrain. Prenons le PSG et l’OM par exemple, histoire d’illustrer une relation passionnelle.

11 joueurs de chaque côté, certains prêts à filer des coups bas, pour remporter la lutte qui mène au paradis ultime : la coupe de l’UEFA (ou autre, j’y connais rien).

Et tout autour, un stade enflammé, avec des couillons de supporters de chaque côté des barrières, matérielles cette fois. Qui se font des bras d’honneur, qui vocifèrent à coup de “Marseillais, on va niquer ta mère (allez, en choeur !!) sur la caneucaneucaneucaneubière-euh” ou “Paris, Paris, on t’enc.. !!” etc. Et si les barrières (toutes) tombent, c’est la chienlit pour ne pas dire la merde.

Ca, oui, des extrémistes des deux bords, je vois bien.

Mais quand les équipes qui s’affrontent, ce sont “l’équipe du PSG” contre “les supporters de l’OM” (ou l’inverse, mais en proportion c’est à peu près ça), forcément je tique.

Je tique parce que même si 100% de l’équipe était “extrémiste” comme ils disent, ils ne tiendraient pas longtemps contre les 1% des 40 000 supporters. Même avec les remplaçants.

Et puis désolé du peu, mais les flics qui protègent les locaux de l’équipe, les caméras et la sécurité maximale aux ambassades et aux bâtiments de l’équipe, les incontournables fouilles et les invariables questions lors des soirées privées de l’équipe, c’est fait pour quoi ? Pour la publicité de Benetton ?

Attention, je ne dis pas là qu’il n’existe pas dans cette équipe de gros balourds finis à l’urine qui hurlent avec d’autres cons de loups affamés de violence et de bêtise. Sûrement pas.

Mais pitié, évitons les facilités médiatiques du “les extrémistes des deux bords”. Surtout que les bords ne sont pas toujours ceux qu’on croit, il existe bien d’autres dangers pour une petite équipe : un mauvais entraîneur, l’appât du gain, une erreur flagrante d’arbitrage ou pire être rétrogradé en division 2 : être rayé de la carte.

Je n’ai pas dit tout ça à mes amis, alors qu’on payait l’addition.

Déjà je ne l’aurais pas dit avec ces mots.

Et puis, j’ai seulement répondu : “Ben ce sont vraiment des cons” ou une phrase bateau du même genre. Ni par lâcheté ni par manque de temps. C’est juste que ce que j’écris ici est dérangeant2, que notre sens inné de l’amour pour la symétrie (mon prof de maths disait toujours : les choses sont belles lorsqu’elles sont symétriques) s’obstine à nous faire refuser certains éléments dissymétriques pourtant avérés, réels, tangibles.

Et enfin, parce que j’avais peur d’être classé en tant qu’extrémiste moi aussi. Parce que je pourfendais le brouillard des idées avec les miennes, parce que je remuais la vase au fond de l’étang.

Alors que moi, ce que je défends, c’est l’éducation. Le jour où l’on éduquera les enfants à respecter (tolérer c’est un mot pour les saltimbanques et les politiciens) les autres enfants qu’ils soient blancs, noirs, zizi coupé ou non, blondes ou brunes, hétéros ou homos, jolis ou moches, alors on parlera d’amour entre les peuples. Même entre des petites équipes et des cars de supporters.

Même si le paragraphe précédent est totalement illusoire voire démagogique (et vice-versa), je persiste : l’amour du prochain passe purement et simplement par l’éducation.

Ami lecteur, il ne fallait donc pas lire “l’amour est enfant de l’ohème” mais “l’amour est enfant de l’homme”. Tout simplement.



1 : anecdote à ce sujet. Un jour, en mission et dans le TGV du retour, je discutais avec mon client d’un autre consultant chez OCTO qui bossait sur le même type de problématique que lui. Je lui dis aussi que c’est un consultant certes, mais que c’est aussi mon pote, qu’on a l’habitude de bien se marrer ensemble. Et qu’il s’appelle Nabil. Alors, avec le clin d’oeil et le rire gras de Roger, il me dit : “ah ouais, vous vous traitez de sale juif et sale arabe pour déconner ?”. Moi, je blêmis. Du coup, lui aussi. Et je réponds : “pourquoi, on peut déconner avec ça ?”. La fin du trajet s’est faite en silence…

2 : c’est pas avec ce genre d’article que l’on défrise le lectorat de masse, c’est clair. Mais après tout, j’écris ce que je veux avec mes cheveux. Je n’irai pas jusqu’au totalitaire “if you don’t like it, you don’t read it” mais plutôt “si vous n’aimez pas, alors dites pourquoi“.

31 piges dont 9 au cachot
Le 16/12/2005 - 14:26

Aujourd’hui c’est mon anniversaire.

Je ne dis pas ça par mégalomanie (si), ni pour recevoir des cadeaux (par virement bancaire, montant minimal accepté 15€, pour tout montant supérieur à 50€ une pièce d’identité sera demandée), ni pour que l’on me souhaite des mièvreries multi-récidivistes (”bonne santé et plein de bonnes choses”, “plein de joies et de santé”, “santé et prospérité !”, “tu me rends quand les 500€ que je t’ai prêtés ?” etc.).

Non. Je dis : “aujourd’hui c’est mon anniversaire” parce qu’aujourd’hui, j’espère que vous serez plus indulgents puisque je vais écrire, en vrac, tout ce dont j’ai envie (et que je ne voulais pas forcément développer dans des articles séparés).

Par souci d’esthétisme, et parce qu’Internet c’est avant tout du multimédia, un petit jingle sonore fera office de séparation entre les paragraphes.

31 piges dont 9 au cachot

Aujourd’hui j’ai 31 ans. Les 9 de cachot, ce sont mes années de boulot. Dans l’informatique. Parce qu’avant mes 22 ans, je donnais des cours de maths et j’adorais ça, donner des cours. Maintenant, autant je trouve que je ne peux me passer de l’informatique comme outil, comme moyen, comme geekitude, autant dans le cadre de mon boulot, je trouve ça lassant.

Attention, dans mon boulot, je ne répare pas les ordinateurs (”Salut David, je t’appelle parce que mon ordi ne s’allume pas tu peux regarder ?”), je ne programme pas de logiciels, je ne m’occupe pas du réseau (”Salut David, je t’appelle parce que je n’arrive pas à me connecter au serveur tu peux regarder ?”) et je ne vends pas d’ordinateur (”Salut David, je t’appelle parce que je cherche un ordi pas trop cher mais top tu peux regarder ?”).

Dans mon boulot je fais du conseil (”Ben je te conseille de bien insérer la fiche dans la prise”, “Ben je te conseille de bien insérer le câble dans la prise”, “ben je te conseille de bien insérer tes doigts dans la prise”). Et hop, à plein d’euros la journée, c’est la fête au village.

[Je plaisante. Ce que j’aime dans mon métier, c’est le contact humain surtout, et la conception, avec toute l’énergie que cela nécessite pour inventer, créer et innover].

Mais du conseil dans l’informatique ou dans dans le revêtement pour sol… A part la carte de visite…


Telephone perdu

Il y a des jours où le pouvoir des pointes est plus fort que tout. Hier soir, je fais tomber mon téléphone portable en roulant en scooter : plus de téléphone (un pourri) mais surtout plus de puce ! Le jour de mon anniversaire !

Encore une excuse de plus pour ceux qui vont m’oublier (”Ah mais je te promets j’ai essayé mais ça ne marchait pas !”). Manque de bol, ils se sont modernisés chez SFR, ma ligne refonctionne depuis ce matin 10h45. Aucune excuse ne sera donc tolérée.

[Même pas vrai, je me fous totalement qu’on m’appelle pour mon anniversaire. Du moment qu’on me file un cadeau. Evidemment.]


Super Nana(s)

Impossible d’aborder ce chapitre sans commencer par, comme dans les soutenances de thèse, et pour ne froisser personne,

“Chère femme, chère maman, chère belle-maman, chère soeur, chères mères des mères, chères mères des pères etc.”

D’habitude je n’aime pas quand les femmes chantent, enfin surtout celles qui ont des voix trafiquées (genre Dion, Carey etc..) ou dont l’image est surexploitée pour leurs formes (Christina Aguilera, Britney Spears, Mahmoud Ahmadinejad…). Mais certaines d’entre elles ont le don de vous rendre joyeux et gai pour la semaine.

Mercredi soir j’ai assisté à un concert acoustique de la chanteuse franco-israélienne Nourith. Que du bonheur.

Il y a quelque mois, un concert acoustique de la chanteuse franco-israélienne Shirel. Que du bonheur. C’est d’ailleurs lors de ce concert qu’elle a repris la chanson de Michel Jonasz “Je t’aime” (in Mister Swing) avec une harpiste et accompagnée au piano par la chanteuse franco-israélienne Yael. Que du bonheur.

Si on rajoute Noa, la chanteuse franco-israélienne plus connue, il se trouve que toutes ces chanteuses franco-israéliennes ont un point commun.

A part d’être chanteuses franco-israéliennes, connard. Pardon, c’est sorti tout seul.

Elles possèdent toutes en elle une joie de vivre intense qui rejaillit sur scène bien sûr, mais également en coulisse ou dans la vie. Byalpel, l’ami des stars, leur a déjà parlé (sauf à Noa) après leur concert et à chaque fois, il émane de ces petits bouts de femme une allégresse et une confiance dans la vie absolument sincères, qui vous requinque le mental et fait baisser votre cholestérol en moins de deux.

Cela fait plaisir à voir. Et à entendre. Que du bonheur.

Pour les parisiens, lundi soir (19/12) à l’Olympia, Nourith chante avec ce monstre intersidéral (camerounais) de la basse qu’est Richard Bona. Moi j’y suis.


Les fourmis rouges

Les filles, vous savez pourquoi les garçons vous offrent moins de cadeaux que vous n’en faites ? C’est parce qu’ils n’osent pas entrer dans des magasins de fringues pour femmes !

Pour ma part, je suis bloqué, scotché devant l’entrée et je tourne autour comme un rôdeur pendant dix minutes et 3 fois sur 4, je renonce en me soulageant d’un “de toute façon ce style ne lui aurait pas plu”.

Mais parfois je rentre. Deux cas de figure :

- Aucune vendeuse ne vient à mon secours : dans ce cas, soit je jette un rapide coup d’oeil et je m’en vais, alléguant la même excuse que précédemment (4 fois sur 5), soit je persiste et : soit je prends la première chose que je trouve et qui ne plaira sûrement pas (2 chances sur 3), soit je fais le tour conscieusement mais je ne trouve rien d’assez bien qui puisse faire cadeau (6 chances sur 7)

- Une hystérique se précipite sur moi et me fait visiter tout le magasin, avec le détail de tous les articles, voire de l’entrepôt au premier. Ce n’est plus un achat, c’est un audit. Malgré mon côté séducteur inné (oui et je vous emmerde), je résiste fermement à ce genre de vente forcée, 9 fois sur 11. Et parfois, parfois (2/11 donc), je trouve quelque chose qui pourrait correspondre mais bof bof. “Je me suis fait avoir” pensé-je à chaque fois en sortant, le front brûlant, les fesses qui me grattent, comme piqué par des fourmis rouges.

Si vous avez un minimum de bagage mathématique, vous verrez que la probabilité qu’un homme (moi) offre des habits à une femme (la mienne) est inférieure à 1/354. Si vous avez un maximum de bagage mathématique, vous verrez que je me suis trompé dans la valeur.

Pourquoi je raconte ça ? Très simple : ce matin l’exception a confirmé la règle puisqu’une jolie et gentille vendeuse m’a parfaitement conseillé, sans me forcer, mais en écoutant mes critères. Il ne me reste plus qu’à jouer au loto.


La blague juive du jour

Elle est connue mais bon c’est vendredi.

Moïché va voir Maurice et lui dit : “Dis donc, Maurice, tu peux me prêter 500€ ? La vie de ma mère qu’elle meurt à l’instant je te les rends la semaine prochaine !”
Maurice fouille dans sa poche et remet quelque chose dans la main de Moïché. Ce dernier ouvre la main et voit… un préservatif.

- Maurice, ça veut dire quoi ça, la vérité ?
- Ehhh, va en niquer un autre, va !


Y’a rien qui dure toujours

Et à 31 ans, il est temps d’y penser.

Disons que je change, dans tous les sens du terme. Et certains ne me reconnaissent pas. Ou plus.

Virgile faisait dire à son héros : “quantum mutatus ab illo !” (combien différent de ce qu’il était !)
Les tunisiens disent plutôt : “comment t’étais, comment t’es d’venu !” (quantum mutatus ab illo !).


Une seule journée passée sans elle…

… est une souffrance. Elle, c’est ma femme.


Et en vrac…

Impossible de trouver le contenu d’articles dont j’ai seulement le titre depuis longtemps. Alors je vous les livre ici, pour ne pas avoir de regrets :

  • Les taux se resserrent
  • Sangsue, elle ?
  • l’amour est enfant de l’OM (je suis particulièrement fier de celui-là, il n’existe pas ailleurs d’après Google)
Trous
Le 15/12/2005 - 17:01

Allez, ce n’est pas dur et ça m’évite de toujours tout faire sur ce blog.

Un texte court, des trous, des réponses à proposer. Le gagnant est celui qui a gagné.

Quelques règles simples :

  • Interdit de changer un mot du texte.
  • Un trou = un mot (ou une expression verbale). Evitez le texte à rallonge…
  • Pour proposer une solution, il suffit de copier-coller le texte dans votre commentaire et boucher les trous, comme à la maison.
  • Soyez original. Il est évident que les trous ont toujours suscité votre appétit animal mais sachez vous contenir. Parce que moi j’ai du mal…
  • Pour faire un bon bide, il suffit que personne, même toi ami lecteur, ne joue.

Et pour vous mettre en bouche, une petite musique paulankette : la reprise jazzyforme de “The eye of the Tiger“, B.O. du film Rocky III.


La femme a peur. Elle court, haletante, vers le premier magasin de _______ qu’elle aperçoit dans la rue noire. Ils sont après elle, elle le sait, elle les a vus la désigner du doigt. Mais que veulent-ils lui faire ? Lui voler son sac ? Elle n’en a pas. La _______ ? C’est déjà fait. Ou carrément la _______ ? Bigre, elle ne préfère pas y penser.

Elle ouvre violemment la porte du magasin, et fonce vers l’arrière-boutique. Quand soudain, le _______ la _______. Heureusement, elle a son _______ dans son veston. Ce qui la sauve, temporairement du moins.

Une fois passée la petite porte en fer, elle se jette sur _______. L’effet est immédiat : elle est sauvée et pour longtemps. Grâce au _______ qu’elle a acheté ce matin, elle pourra en faire profiter _______.

Moralité : Une femme qui _______ se fait _______.

Alphonse _______.

Au lait !
Le 14/12/2005 - 15:59

Esta una historica qué sé passa ina Spagna duranta la guerro contras las japaninos in 1943.

El granda filla del amigo del Cesar di Santos del Camino del Idioma ballada in costa del sol untros soros del playa del Perl Harbourg. Pasea con se chiena, ki esta una femalla qué esta appela Chouchouta.

Cuento soudanos, esta kamikazo japanigo qué esta sauto del aviono y criano “Banzai !” Y el aviono qué écraso con la playa y del sono fracasonnos.

La grande muchacha criado del surprisas “aahhahah” y tieno miedo in son slipa, et esta coura con la playa in tiranos el laisse del canino gentillo.

Pero esta no possible qué la chiennas esta allongado con la playa y no boujado.

La muchacha criado : ola Chouchouta tédor ?? tédor o témor ? ola Chouchouta !

Como no se mueve (el canino), la muchacha pleurado tote del larmas del son coro : el chienas qué morta y esta offerta por sa grandamuerta por son anniversaras del vinta annos.

Moralitas : Aaaaahahahahahaahha ! Esté Banzai ! y ata olé ! si tédor ? (la chansona)



- Habla espagnol ?
- No, que dalle. Certaines expressions heureuses viennent de Babelfish

30 millions d’amis… à deux ou trois près
Le 13/12/2005 - 19:54

La caractéristique principale d’un ami est sa capacité à vous décevoir

Il avait le sens de la réplique le Desproges. Encore que je pense qu’elle est un brin exagérée puisque “la caractéristique principale” fait référence à l’essence même de l’ami1.

Ce soir, ça va être un peu languissant, je vous propose une petite musique d’accompagnement jazzy. A la question “peut-on rire de tout” dudit Desproges, je pense que vous envisagerez une autre réponse lorsque vous entendrez ce morceau : la reprise de “Black Hole Sun” de Nirvana par Paul Anka.


On a tous des amis, sinon à qui emprunte-t-on de l’argent ? A qui confie-t-on ses soucis ? Avec qui joue-t-on à la Playstation ? Avec qui se fâche-t-on ?

Si aux trois premières questions vous avez savamment répondu “ses parents, son blog, des couillons d’ados sur la toile”, vous aurez du mal à éluder la dernière.

Il y a des amis de niveau 1. Les amis à Miami, avec qui on passe de chouettes vacances, avec qui on échange les numéros et avec lesquels on se farcit la dinde à Noël / la carpe à Pâques (choisissez votre camp). On ne parle pas de ceux-là. Le jour où la femme de l’un cuisine du Cloug, ou la femme de l’autre fait du pied au mari du premier (je m’y perds), les relations se rompent aussi vite qu’elles se sont établies.

Peu d’élus accèdent au niveau 2, et encore moins au niveau 3. Et après c’est mon lit donc on s’arrête.

A ce stade du discours, je me dois d’expliquer un terme hébraïque. Si ça ne vous intéresse pas, passez au paragraphe suivant.

Pas celui-là, le suivant.

Ni celui-là, celui d’après celui d’après.

Le mot “havrouta” (le h est une lettre gutturale, il se prononce comme si vous aviez un truc coincé dans la gorge mais pas trop. C’est pas le crachat la jota espagnole mais presque. Imaginez qu’on est en train de vous étouffer et essayez d’expirer. Voilà !) dérive du mot haver (idem le h guttural, demandez à votre compagnon(e) de vous aider si besoin pour vous étouffer) qui signifie “ami”.

Franchement si vous avez sauté le paragraphe précédent, vous n’allez rien comprendre à la suite alors relisez et ne faites pas votre rebelle. Si vous l’avez lu, sautez celui que vous venez de lire et… Mince, trop tard.

Le mot “havrouta” désigne un partenaire d’étude. En français, on pourrait dire un binôme. Mais parce qu’il dérive du mot “ami”, ce mot contient une force, un axe, une dimension supplémentaires. Le partenaire d’étude (historiquement du Talmud), parce qu’il remet en cause ma réflexion, parce qu’il me contraint à la perfection dans mes raisonnements, et parce qu’il ne m’autorise pas de crédit intellectuel (on dit la paresse) est un véritable ami.

Forcément, quand cette havrouta, ce miroir intellectuel vous oblige à réfléchir (j’en pique un bout à Cocteau2), parfois ça coince. Parfois on n’aime pas avoir le nez dans son caca (comme on dit en hébreu : to have the nose in the kakou). Parfois on n’assume pas tout. Et parfois, on préfère soi à l’autre, on ne vit plus dans ce monde désintéressé de l’étude, de l’intellect mais dans un monde égoïste et fermé, celui du passionnel.

Dans les deux cas de figure, l’amitié essentiellement vaporeuse devient tangible, confirmée, solidifiée. Par les sentiments, les histoires, le partage et… les déceptions.

J’ai eu la chance de rencontrer des personnes comme celles que je décris. Dans mon boulot, dans ma famille, dans mes connaissances. Et si ça se trouve, ils ne le savent même pas. Qu’ils ont joué ou qu’ils jouent encore le jeu de havrouta avec moi, comme j’essaie de le jouer avec eux.

C’est désespérant de donner à ses amis sans attendre en retour et de ne rien recevoir en retour non ?

Ben moi j’ai été ce con-là avec ma première havrouta. Mon blog n’étant pas un confessionnal, il est inutile d’aller plus loin dans la pénitence. Et puis les choses évoluant, je l’ai retrouvé comme dans ses beaux jours. Alors je n’en parle plus.

Mais au moins une fois, et publiquement, j’aurais dit mehila (ici aussi le h est guttural. Si vous n’êtes pas mort étouffé, tentez ce mot. Il signifie : “pardon”).



1 : et l’essence de l’ami c’est l’ami Shell bien sûr.
2 : sans qui l’humanité aurait pu survivre :-) Ouais, faut suivre.

Cassage de poste
Le 13/12/2005 - 10:18

J’ai déjà expliqué ici à l’aide de quel mécanisme masochiste je me réveille le matin.

Ce matin, je suis passé à l’acte.

Rappelez-vous d’un des auteurs de “La face cachée du monde” : Pierre Péan. Il récidive ce matin avec une enquête explosive (c’est comme cela qu’on parle dans la presse radiophonique) qu’il a montée dans son dernier livre : Noires fureurs, blancs menteurs : Rwanda 1990-1994.

Une honte, un scandale.

Ce matin l’auteur annonce tout simplement les vérités historiques qui l’arrangent… et qui arrangent la France ! Il va même jusqu’à dire au micro que la France n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait sur place, que les témoignages de rwandais contre Paris étaient une vaste fumisterie et un coup monté.

J’enrage !

Il ne tient compte d’aucune autre enquête (celle de la Ména est exceptionnelle à ce sujet) qu’elle soit belge, de l’ONU, rwandaise. Que les témoignages lors de l’opération Turquoise (la gloire de la France !) sont unanimes sur la participation -plus ou moins indirecte il est vrai- de notre pays à ce génocide.

C’est surtout qu’en ces temps troubles sur les “bienfaits” de la colonisation française en Afrique, découvrir les apports culturels, intellectuels et armés de la France au pouvoir génocidaire en 1994 ne va rien arranger.

Je ne suis pas Noir, je ne suis pas rwandais, mais si des gens manifestent dans la rue pour obtenir plus de purée à la cantine et ne se révoltent pas contre ça, c’est à n’y rien comprendre.

“Plus jamais ça”, qu’y disaient. Les enfoirés. LES EN-FOI-RES !

Question ouverte

Bon, là, je vais sûrement être polémique.

Ce matin j’entends aussi qu’un gars va passer au tribunal pour avoir dit : “l’homosexualité est dangereuse pour la survie de l’humanité”.

Ben déjà, moi j’y vois une lapalissade, mais bon. C’est sûr que, en l’état actuel des choses, il est un peu pessimiste le gars. Parce que le jour où il y aura que des homosexuel(le)s sur terre, on sera déjà au stade du clonage industriel.

Et, personnellement (mais peut-être suis-je naïf ou con ?) je ne trouve pas ça spécialement plus offensant que des insultes récurrentes que l’on entend dans les salons ou dans les films… C’est-à-dire que la phrase fait de l’effet parce qu’on parle de survie et d’humanité, alors forcément elle prend des proportions démesurées.

Mais, encore une fois, peut-être que je suis mal placé ou que je n’ai pas assez de recul (il faudrait que j’avance, mais si j’avance pour du recul, comment veux-tu que ?), mais je ne pense pas que ça vaille toute cette médiatisation.

9h15 ??? Faut qu’je file !!
Je vais me mettre le dernier album de Corneille dans mon iPod, ça va me calmer.


Alias saison 19 épisode 37
Le 12/12/2005 - 19:08

Connaissez-vous Alias ? La série la plus hystérique et la plus ridicule du monde des agents secrets. On en demanderait presque à Jack Bauer (de 24H Chrono) de venir descendre Jennifer Gardner pour que la diffusion s’arrête.

Mais non, à chaque saison, elle ressuscite.

J’en avais déjà causé un peu sur ce billet, et j’en reparle aujourd’hui de manière plus concrète : les outils que les agents secrets utilisent sont hilarants. Une bombe nucléaire cachée dans un sac à main, un scan biométrique de l’iris à 100 m de distance, et surtout, les fameux trifouillages informatiques qui, en moins de 8 secondes et au clavier uniquement, permettent de reconnaître un espion malfaisant caché dans un stade de football enfoui par les fumigènes.

Pour que vous aussi, ami lecteur (tu remarqueras, ami lecteur, que parfois je te tutoie et parfois je te vouvoie. C’est tout, il n’y a pas de chute), ne restiez pas ignorant toute votre vie, nous allons dévoiler ici le mécanisme du trifouillage d’Alias.

Non, non, vous me remercierez après. Ramassez votre langue, rentrez les yeux et observez.

Le planton : “Chef, chef ! Voici l’image obtenue dans la boîte de nuit par les caméras de surveillance des toilettes. Notre indic nous indique qu’il y a une indication1 codée dans cette photo !”.
Le chef : “Ok, amène ça à Fofo au service info, il me faut l’info1 !”

cut.

Fofo : “Ok c’est parti. Je vais vous montrer ce qu’on peut faire avec l’argent des contribuables.”

- Je scannerise à rayons ultra-brite X29 pour ne perdre aucune info de l’image. J’appuie sur T, O, CTRL-F.

- Effectivement on ne voit rien. Maintenant je passe le filtre anti-buée à diffraction progressive. On aura une image moins floue. J’appuie sur V, V, K, CTRL-T.

- Facile. Maintenant la compression thermico-lunaire de Gauss. Facteur 1,5. J’appuie sur P, S, G, E, N, C, CTRL-U.

- Et hop ! Plus de couleur, je savais que j’étais la meilleure. Réduction de trame et suppression de la demi-teinte par application d’un filtre en peigne de profondeur 1000. J’appuie sur R. Oui c’est tout.

- Bon, là ça se corse, il ne faut pas tout faire sauter1. Corrélation maximale Bloomberg, conjuguée à un rayon Alpha-Sarasse de niveau 3. J’appuie sur toutes les touches, sauf X.

- Mmmh, c’est pas bon ça. Je vais repasser en niveau 2, et rajouter une synchronisation post-linéaire de phase à endomètre macrobiotique. J’appuie sur le bouton rouge.

- Et voilà, on y est presque ! Ensuite je prends Photoshop et je remets la couleur. J’appuie sur Pomme-M.

Voilà, lecteur vous savez tout. Vous savez maintenant décoder les images comme dans Alias et crâner dans les salons.

Le planton : “Chef, chef ! Et le message codé ?”
Le chef : “Oh crédiou, j’ai failli l’oublier cong !”

L’avez-vous trouvé tout seul ami lecteur ? Non ?

Je vous aide : symétrie horizontale et recentrage dynamique à polymérisation haute température (touches T, F, 1, CTRL-ALT-SUPPR).

Et pour finir, reconnaissance de patterns par comparaisons successives sur un filtre de Bloub et Rihill (touche ta voisine pour voir).

Et voilà.

Le planton : “Chef, chef ! Et le truand il est où ?”
Le chef : “à l’Elysée, imbécile1 !”



1 : parce qu’ils font aussi de l’humour dans Alias

Les teufeurs : Tonino S. et sa femme, Stephane K. et sa femme, Ramon et sa femme (et sa ptite chouchoute Lara), Franck B. sans sa femme, Remy B. et sa femme, Byalpel et sa femme.