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Panne d’essence - l’exode
Le 14/02/2006 - 02:37

[La genèse est ici]

Si vous avez manqué le début : dans le précédent article, j’expliquai, selon mon point de vue, ce qui pouvait choquer les musulmans dans les caricatures publiées par le journal danois. Je rappelai également que les traits identitaires des individus sont souvent interprétés comme des attributs (des codes-barres) alors qu’ils sont parfois bien plus, faisant partie pour nombreux d’entre eux de leur essence.

Le tome 2 pose des questions nécessaires et accessoirement apporte des réponses limitées et biaisées mais n’est-ce pas la méthode la plus simple pour lancer un débat ?

“La vérité si je mens”. Si vous n’avez pas vu le film, honte sur vous (les expatriés depuis plus de 40 ans sont excusés) ! Mais au-delà du film, qu’y avez vous vu ? Pour certains, rien de flagrant : l’ambiance des juifs du sentier est chaleureuse, chaude, typique … et fermée. Pour d’autres, la démonstration sans équivoque que les juifs regorgent d’argent, passent tous leurs week-end à Deauville et roulent en BMW. Bon, pour le coup, c’est un peu mon cas alors je ne vais pas trop la ramener…

Pourtant la réaction la plus étrange a été celle de certains de mes correligionaires : pour eux, la caricature était extrême et portait préjudice à l’ensemble de la communauté juive qui avait été présentée en permanence de l’argent plein les poches.

Aux -puissants- Guignols sur Canal+, Chirac était devenu un policitien sympathique aux yeux des gogos amateurs de Grany Smith. Alors qu’Edouard Balladur passait pour un mou dépassé et sourdingue (le fameux “le monsieur te demande…”). Les animateurs des Guignols eux-mêmes reconnaissent l’impact fort qu’ils ont sur le public grâce à leurs “caricatures”.

Qu’elle n’a pas été ma surprise de découvrir, il y a deux ou trois ans, un Ben Laden cynique mais drôle, intégriste mais intégré, terroriste mais légitimé (contre l’hégémonie américaine). Le fameux “ispice di counasse” que reprend mécaniquement la jeune génération, à l’instar du “j’t'ai cassé” du Brice provençal.

Enfin, le triste sire de l’humour noir/Noir, Dieudonné qui crache sa bile et sa rage à qui veut l’entendre en stigmatisant les juifs (et les sionistes, on n’est plus à un amalgame près) alors qu’il est l’archétype même du pauvre gars qui se trompe de colère, pour citer le poète moustachu.

Quel lien fais-je entre ces trois exemples ? Où veux-je en venir ? A quelle heure on mange [Note : parce que je suis dans le train qui revient de cette ville triste qu’est Lyon et que je meurs de faim, cette question est bien plus légitime que celles qui la précédent]

Le lien me paraît plus ou moins évident : liberté d’expression, la possibilité de “rire de tout mais pas avec tout le monde” et autres fadaises.

Aujourd’hui, les gens hurlent pour revendiquer leur droit à la liberté d’expression. Le droit. Je pouffe.

D’abord, prenons conscience s’il vous plaît que cette revendication est un luxe de gosse de riche, enfin de pays riche. Allez demander aux gamins du Soudan, de Cuba, d’Egypte, du Vietnam, d’Iran, du Tchad etc. ce qu’ils pensent de leur liberté d’expression. Alors un peu de respect.

Ensuite, démocratie et liberté d’expression sont deux concepts distincts et sûrement pas bijectifs [ce n’est pas le terme mathématique idoine mais il ne me vient pas à l’esprit alors que j’écris. Si une âme charitable veut bien m’aider, qu’il soit béni]. A mon sens, la liberté d’expression implique de manière souvent immédiate la présence d’un régime démocratique ; alors qu’il existe des régimes démocratiques dans lesquels la liberté d’expression reste un concept. Le Hamas a été élu démocratiquement par exemple et je ne veux pas faire de procès d’intention, mais bon… On imagine mal des palestiniens faire ce que font les extrême-gauchistes du mouvement “La paix maintenant” (chalom akhchav) en Israel…

Ceci pour dire que la liberté d’expression est un luxe que ne se partage pas l’ensemble de la planète. Au passage, mais ce n’est pas mon sujet, un type intelligent, sur le “forum” de Matthieu, avait pointé du doigt les événements de mai 68 comme point de départ de cette revendication actuellement “excessive” de la liberté d’expression.

Ensuite, au simplificateur “on peut rire de tout mais pas avec tout le monde” desprogien, utilisé souvent à tout bout de champ pour justifier un terrorisme intellectuel ou psychologique (je connais des types qui harcèlent sexuellement des filles en se cachant derrière un “oh bah ça va on peut rigoler !”) rarement avoué.

“On peut rire de tout”. Reprenez vos cours de philo (j’ai eu 15 au bac je vous l’avais dit ?). Alors, pouvoir c’est “avoir le droit” ? “Avoir la capacité” ? “Être en mesure de” ?

Le droit. Je pouffe-pouffe repouffe. Actuellement, tout le monde revendique son “droit” à quelque chose. J’ai le droit au chômage, j’ai le droit à des aides, j’ai le droit de gueuler sur mon professeur s’il me parle mal, j’ai le droit de faire emprisonner mon père s’il m’a frappé, j’ai le droit de… On a tous le droit d’avoir des droits.

Mais alors, les devoirs, merci bien. On ne veut pas payer d’impôts, on ne veut pas cotiser aux organismes sociaux, on ne veut pas respecter ses professeurs ou ses parents, on ne veut pas trop se fatiguer pour trouver du boulot etc etc.

Je ne crois pas que “on peut rire de tout” signifie “on a le droit de rire de tout”. Sinon Patrick Timsit n’aurait pas été devant les tribunaux pour son sketch (fort goûteux) sur les handicapés et ne se serait pas excusé auprès d’une association les représentant en indiquant qu’il ne mesurait pas à l’époque la dureté de son propos.

Vous allez me dire : “aaah mais c’est pour cela que l’aphorisme conclut par mais pas avec tout le monde” ! Et vous aurez raison. probablement. Il vaut mieux garder ses blagues blessantes, ou racistes, ou violentes, ou vulgaires pour un public conquis. Ou neutre. Ou indifférent. Dans ce cas alors, il parait difficile de revendiquer une liberté d’expression où l’on peut “rire de tout” dans un journal national à fort tirage ou à la télévision.

Pour ma part, je préfère une version dans laquelle “on peut rire de tout” signifie “on a la capacité à rire de tout”. Dans la potentialité. Et pas uniquement à rire, mais à écrire, critiquer, remuer, chercher, douter, remettre en question sinon c’est la mort de l’esprit, c’est la stagnation.

Néanmoins, seule notre conscience doit déterminer si l’on peut balancer des grosses blagues grasses sur la Shoah ou sur les trisomiques dans Libération ou sur TF1 en prime time. Ou se moquer de l’Islam dans un journal danois. [Attention, je justifie ici uniquement pour la transition. J’ai déjà répondu sur la portée de ces caricatures dans la genèse]

Vous allez me dire : ah mais les trisomiques ils y peuvent rien, la Shoah est une douleur universelle, mais la religion ils l’ont choisie alors on peut se moquer. Je réponds : bof, si la religion n’est pas sacrée pour vous (cf. dico : “sacré : à quoi l’on tient par-dessus tout”), elle ne l’est peut-être pas pour d’autres et dans ce cas, on retombe sur ma potentialité.

Et cela nous mène tout droit vers mon tome 3 : des religieux à notre siècle de lumière, comment est-ce possible ? [Teaser : lampadaire ou projecteurs ?]



Au passage, il y a encore des naïfs qui considèrent la démocratie comme l’ultime régime pour le genre humain. Bah, ça fera rire nos arrière-petits-enfants comme nous rions encore des monarchies…

17 commentaires

  1. 1
    caelle nous dit :

    pour une fois je vais (essayer de) faire un comm’ court.
    c’est “non” et t’as bien raison d’amorcer le dĂ©bat (et non des bombes). Sauf que c’est triste que collectivement les gens relativisent tout, mĂŞme la souffrance des autres tant que ce n’est pas la leur, le cĂ´tĂ© “je ne suis pas concernĂ©” qui isole à petit feu…
    Erreur, on est tous concernĂ©s par tout, on est tous sur la mĂŞme planète et voir pour mĂ©moire le sublime monologue de Tom Joad à sa mère à la fin du film de John Ford (d’après “les raisins de la colère” de John Steinbeck). Et si ce monologue dans la fiction ou le “I have a dream….” de Martin Luther King dans la rĂ©alitĂ© ne font pas vibrer votre corde sensible, eh ben, c’est qu’on est plus dans la m… qu’on veut s’en rendre compte, qu’on a sombrĂ© dans la mĂ©diocritĂ©, la bassesse et que le “libertĂ©, Ă©galitĂ©, solidaritĂ©” ne sont plus une ligne de conduite mais que des mots vidĂ©s de leur sens. Rire de tout, parfois ça devient ricaner. Et là, moi, je trouve que c’est minable et surtout cruel.

  2. 2
    caelle nous dit :

    je suis obligĂ©e de m’insurger et de dĂ©fendre les pommes vertes bassement associĂ©es à une idĂ©ologie ;)
    je mange des pommes par goĂ»t et des vertes parce que ce sont mes prĂ©fĂ©rĂ©es. Et j’emmerde ceux qui veulent y voir un quelconque symbole (d’Eve à Chirac). Y en a que deux que j’accepterais volontiers:
    “an apple a day keeps the doctor away” car les expressions populaires ont toujours une origine de bon sens et d’empirisme
    et Apple qui, à une Ă©poque, offrait des pommes lors de ses expositions.
    Moi, j’aime les pommes, na :)

  3. 3
    Tant-Bourrin nous dit :

    D’accord globalement avec toi sur ces considĂ©rations morales et sur la nĂ©cessitĂ© de tourner sept fois sa plume dans sa conscience avant de balancer n’importe quoi dans la nature.
    Mais dĂ©placer ainsi le dĂ©bat sur un champ purement moral me paraĂ®t casse-gueule : tu pars avec un prĂ©supposĂ©, un jugement de valeur, à savoir que les caricatures sont particulièrement insultantes pour l’ensemble des musulmans, point de vue que je ne partage pas. On peut gloser ad nauseam sur la maladresse ou la vilĂ©nie supposĂ©es de ces dessins, mais la question reste à la base : en quoi peut-on imposer une censure liĂ©e à un interdit religieux à des gens qui n’ont pas cette religion et qui cherchent à fustiger le terrorisme pratiquĂ© au nom de cette religion ?
    Il est si facile d’ouvrir la porte à la censure au nom de l’ordre moral : après tout, de fil en aiguille, pourquoi ne pas interdire les caricatures visant le pouvoir en place, en arguant du fait que c’est insultant et blessant pour toute la frange de population qui le soutient ?
    Quant à ton ultime remarque sur la dĂ©mocratie qui fera rire nos arrière-petits-enfants, j’avoue avoir du mal à la comprendre : est-ce à dire que tu penses qu’ils auront trouvĂ© mieux que la dĂ©mocratie ? En trois gĂ©nĂ©rations, ils vont nous pondre ce que des milliers d’annĂ©es de pensĂ©e humaine et philosophique n’ont pas rĂ©ussi à produire ? Pour ma part, je considère que la dĂ©mocratie reste à ce jour (et depuis la Grèce antique, c’est pas nouveau) le moins mauvais système. Il y a hĂ©las de plus en plus de dĂ©rives, l’Ă©quilibre des trois pouvoirs (lĂ©gislatif, exĂ©cutif, judiciaire) est de plus en plus souvent mis à mal (Montesquieu doit se retourner dans sa tombe), mais malgrĂ© tout, je n’Ă©changerais pas ma place dans un pays à peu près dĂ©mocratique contre deux places dans un rĂ©gime dictatorial… :)

    PS : j’ai honte, très honte, mais je n’ai jamais vu “la vĂ©ritĂ© si je mens”… Peu de cinĂ©ma, peu de tĂ©lĂ©, et voilà le rĂ©sultat ! Mais j’ai vu Rabbi Jacob, ça compense ? ;)

  4. 4
    antenor nous dit :

    peut on parler recette de cuisine avec un anthropophage ? du coup, peut on oui ou non LE caricaturer, ce fameux M. ?

  5. 5
    ab6 nous dit :

    Eh ben t’as rĂ©ussi à me faire reflechir un peu. C’est bien, je trouve.
    Sinon, eh ben j’ai vachement ri a la veritĂ© si je mens. Pourtant, OUI, c’est Hyper caricatural. J’ai trouvĂ©.
    Mais la caricature, c’est FORCER le trait, ce qui sous entend que le trait existe.

  6. 6
    Twig nous dit :

    “la vĂ©ritĂ© si je mens”, voilà un film qui ne m’a absolument pas fait rire. Peut ĂŞtre parce que trop caricatural. Le seul intĂ©rĂŞt que j’y ai trouvĂ© c’est Vincent Elbaz que je trouve très beau, mais bon là on s’Ă©gare…. sinon je rejoins tout à fait le commentaire de Tant-Bourrin (il parle bien , hein?) et je n’en rajouterai donc pas. Ah si, dĂ©cidement tu Ă©cris très bien. c’est mon humble avis

  7. 7
    Vincent nous dit :

    Je proteste ! On m’empèche de m’exprimer ! Chaque fois que je veux mettre un commentaire ici, j’ai une erreur 504. Zut, je joue plus moi :-p. Bouhouhouhou.
    Bref, je ne suis pas d’accord. On peut se moquer des religions, il faut mĂŞme. Mais pas comme les caricatures du journal danois.
    Il faut le faire un peu comme Charlie Habdo dans son numĂ©ro de la semaine dernière. Ca, c’Ă©tait amusant et les trois Barbus (MoĂŻse, JĂ©sus et Mahomet) en prenaient pour leur grade.:-)

  8. 8
    SĂ©bastien nous dit :

    D’accord avec toi sur les Guignols. En revanche le parallèle avec les dessins danois est douteux. Les Guignols sont rĂ©currents, ils passent tous les soirs. Les dessins n’ont Ă©tĂ© publiĂ©s qu’une fois, ou plutĂ´t Ă©taient destinĂ©s à n’ĂŞtre publiĂ© qu’une seule fois. L’impact est bien moins important. Ceux qui ont vu Mahomet avec une bombe dans le turban ne sont pas instantanĂ©ment dit que tous les musulmans Ă©taient des terroristes.

    Je pense que l’on peut rire de tout. Après, que ça ne me fasse pas personnellement rire n’est pas le problème. Sur le concours de dessins sur l’Holocaust du tarĂ© iranien par exemple, il a parfaitement le droit de le faire. Ca ne me fait pas rire mais je ne peux pas l’interdire. Je ne peux pas imposer ma vision du monde à ceux qui ne la partagent pas.

    Ce que tu oublies dans ton raisonnement, c’est qu’on essaie de nous manipuler. Les musulmans essaient de nous imposer le respect de leur prophète. Je n’ai pas à le respecter. Du coup, j’ai tendance à me braquer.

    Cela dit, je partage ta conclusion, ce n’est pas parce que l’on peut rire de tout que l’on doit le faire. Après, c’est en effet une question de conscience.

  9. 9
    Pascal nous dit :

    Bon, tu fais chier avec tes films “que je ne connais pas” et tes artites “que je connais pas” avec des “auteurs que je ne connais pas” …t’aurais pas pu prendre “King Kong IV ou bien “Harry Potter XX” ou “Oui-oui part en voyage organisĂ©”
    J’Ă©viterai donc de me lancer dans un dĂ©bat dont je ne maitrise pas toutes les donnĂ©es (parler pour ne rien sans rien savoir)
    J’Ă©coute…

  10. 10
    caelle nous dit :

    de toute manière, si on va par là, aucun de nous n’y connait rien au “film”, ni au dĂ©but, ni au milieu, ni à sa fin, on est juste là posĂ©s là comme des cons sur notre bout de planète et au lieu d’y ĂŞtre bien, on fait rien qu’à s’y entretuer, s’y chamailler, s’y torturer, s’y juger, s’y sĂ©parer, s’y exploiter les uns les autres.
    MĂŞme la lune, ceux qui y sont y allĂ©s, ont posĂ© leur drapeau…. comme si ça y changeait quelque chose, notre pitoyable histoire des hommes.
    MĂŞme sur internet, oĂą on essaye (wow, mĂ©ga progrès dans ce bas monde) cependant d’Ă©couter/d’Ă©changer/de dĂ©couvrir d’autres points de vue, chacun a tellement les jetons de ne plus appartenir à quelque chose, de mettre au placard ses convictions, de ne pas avoir Ă©tudiĂ© la question qu’au fond tout le monde prĂ©fère s’invectiver, se juger ou se taire….
    comme à l’Ă©cole.
    On ne grandit jamais. Dans les bons et hélas les mauvais côtés.
    et on sait que dalle sur ce qu’on fout là au fond.
    donc c’est quand qu’on arrĂŞte de se tirer dans les pattes et qu’on se met à jouer tous ensemble? :)

  11. 11
    Byalpel nous dit :

    J’adore les dĂ©bats :)

    Alors, attention je n’ai JAMAIS dit imposer une censure. Je dis “rĂ©flechissons à la portĂ©e de nos actes”. Si on veut jouer provoc, remise en cause, questionnement, on oriente son discours dans un sens. Si on veut la jouer humiliation, on l’oriente diffĂ©remment. Et dans ce cas, la volontĂ© de nuire bassement (on entre dans la sphère de la morale) est manifeste. Ce que je dĂ©finis comme “on n’est pas obligĂ© de faire du mal”.
    Et oui, le prĂ©supposĂ© “caricature = insultante” est uniquement utile au dĂ©bat.

    TB >> Bien sur que je pense que nos (arrière)^n-petits enfants dĂ©couvriront un nouveau rĂ©gime, on est bien prĂ©somptueux de croire dĂ©tenir la vĂ©ritĂ© now. Et, en passant, l’accĂ©lĂ©ration que prend l’humanitĂ© est exponentielle (des pĂ©riodes plus courtes pour une accĂ©lĂ©ration plus rapide. Vers quoi ? Je m’interroge). Sinon TU N’AS PAS VU LE FILM ? Je viens chez toi admirer tes Ă©crits tous les matins (plus ceux du paysan) et tu ne l’as mĂŞme pas vu ? On m’aurait menti ? Allez, file-moi ton adresse du bureau que je t’envoie un CD.

    Antenor >> Oui ou manger un beef burger chez les indiens ?

    Ab6 >> Tain je me suis marrĂ© ma race dans ce film. Ah oui, c’est pas un trait c’est un polygone !

    Twig >> Tu dis qu’Elbaz est beau parce que tu ne m’as jamais vu. Merci en tout cas (je veux pas me la pĂ©ter mais je ne trouve pas que j’Ă©cris bien, surtout un article dans un train en 1h20)

    Vincent >> (mon site te censure inconsciemment). Ok, je dis aussi qu’il faut se moquer des religions. Je dis juste : quelle est l’intention ? Humilier ? DĂ©construire ? Inventer ? AmĂ©liorer ?

    Seb >> Oui, la manipulation par les imams est un fait, mais je le dĂ©corrèle encore une fois. Je biaise forcĂ©ment, mais c’est pour le dĂ©bat. Quant à interdire, nulle part je dis “interdire”. Mais de mĂŞme qu’on aurait le DROIT de tout dire (encore heureux), on a aussi le DEVOIR de respecter la sensibilitĂ© des autres sous peine de terrorisme intellectuel.

    Pascal >> Tain mais viens en France deux semaines, je te câble à ma “divX machine” et tu repartiras à fond les manettes.

    Caelle >> C’est vrai sur le fond, mais ce sont les grandes thĂ©ories ensemblistes ça. Pour du concret, il faut des interfaces. Tiens, je viens de trouver un sujet d’article pas mal tiens… Un peu geek, mais pas mal. Merci ;)

  12. 12
    ab6 nous dit :

    ESPECE DE SALIGAUD, pourquoi tu FAIS expres de mettre des trucs matheux dans tes reponses , pour que je passe pour une imbecile ?

  13. 13
    SĂ©bastien nous dit :

    Byalpel, tu n’as jamais dit interdire. Eux oui en revanche.

    Sur cette affaire, je ne jouerai pas les vierges effarouchĂ©es. Je ne rentrerai pas dans leur jeu qui consiste à dire que la caricature d’un prophète est la pire chose qui soit au monde.

    Tiens tu as vu que les caricaturistes danois ont Ă©tĂ© invitĂ©s à participer au concours de caricatures sur la Shoah pour “laver leurs pĂ©chĂ©s” ? C’est gĂ©nial : tu as tapĂ© sur un musulman, vient te faire pardonner en tapant sur un juif. A propos de maths, cette logique binaire est d’une absurditĂ© inouie.

  14. 14
    Byalpel nous dit :

    Abs >> Saligaud ? Viens le dire en face si t’es pas un trinĂ´me interpolĂ© !

    Seb >> Un point pour toi. Comme dit un proverbe en arabe dont je ne connais que le dĂ©but (ça limite hein ?) : “dour dour dour [je sais plus la fin]” cad tourne, tourne, tourne, de toutes façons tu reviens au mĂŞme point –> à chaque fois qu’ils tapent sur qqn, c’est pour notre gueule…

  15. 15
    Yaelz nous dit :

    Bien vu, Byalpel.

    TB a pas tort non plus. Meme Seb. Meme Abs.

  16. 16
    caelle nous dit :

    mais je ne suis pas ensembliste du tout. Je suis déçue, dĂ©sabusĂ©e, un chouĂŻa misanthrope (pour ce qui est de l’avenir des groupes) et hyper confiante/optimiste/heureuse (au niveau des individus)…!
    Et oui, les interfaces sont indispensables.
    A ta manière (en ouvrant le dĂ©bat), t’en es une :)
    et moi, à ma petite Ă©chelle, (en persistant à vouloir me trimballer partout et en arrivant seule ou presque partout), eh ben, j’en suis une par nature. Alors parfois c’est chouette (je vis plein de chouettes choses) et parfois c’est hyper dĂ©cevant (je suis la première qu’on renvoit dans ses buts puisqu’y a que moi qui suis extĂ©rieure au groupe —> incroyable la vitesse des gens à se mettre ensemble pour se souder contre qui n’est pas comme eux, l’ennemi ou la menace potentielle, ça marche mĂŞme à toute petite Ă©chelle et pour des trucs dĂ©risoires. très impressionnant) mais bon, on est comme on est et tant pis pour moi parfois et heureusement pour moi souvent.
    J’ai dĂ©cidĂ© de faire plus attention au positif qu’au nĂ©gatif (et je sais que c’est un luxe et j’espère pouvoir toujours me l’offrir, mĂŞme si parfois - trop souvent - je le paye plutĂ´t cher).
    bref, j’attends avec impatience ta dĂ©monstration de geek :)

  17. 17
    Yaelz nous dit :

    p.s. c’est pas pour me la peter, hein, mais Melky, le mec plein de tunes dans le film, c’est le petit cousin de mon pere.

    La verite vraie, je te dis!