Parfois je retiens ma respiration pendant 46 secondes.
L’ABIIPP
Le 31/03/2006 - 03:18

Le 11 février de cette année, je m’en souviens comme si c’était il y a plus d’un mois, j’avais décidé de monter une association : l’ACPMPR. Et vous êtiez prêts à me soutenir, financièrement et moralement.

Désormais, je vous propose une nouvelle association : l’ABIIPP. L’Association pour Baillonner les Incompétents en Informatique qui Parlent en Public.

L’autre jour, en faisant la queue pour emprunter de nouveaux livres à la bibliothèque municipale de ma ville (ouverte le dimanche : que le Seigneur, Chirac et la CIA protègent mon maire André Santini pendant 79 ans encore), alors que je vaquais à enfoncer un cure-dent dans l’épaule de ma femme pour vérifier si elle était toujours vivante, j’entends distraitement une conversation derrière moi.

Quand je dis “j’entends distraitement”, je minimise. Je litotise. Un grand dadais d’une trente-cinquaine d’années tenait par la main sa petite fille d’une cinquaine d’années, et braillait dans le mégaphone (à moins que ce ne soit sa bouche) à sa femme drôlement jolie - si elle consentait enfin à pratiquer l’islam intégriste et à se voiler le visage :

- … et alors, tu sais ce que j’ai fait chérie ? J’ai bien vu que j’avais un virus sur l’ordinateur. Hé ben hop ! j’ai débranché la prise réseau immédiatement pour éviter d’être entièrement contaminé.

A ce stade de la conversation, je m’agenouille et lève les bras au ciel : merci Seigneur de me donner de telles joies dans une journée dominicale qui s’annonçait mal (Champion, Darty, Ikea ou équivalent).

Et le type renchérit, sa femme d’acquiescer en silence :

- … et comme le disque dur était infecté j’ai dû d’abord vider la mémoire. J’ai lu sur Internet qu’il fallait éteindre l’ordinateur et enlever les barrettes du socle pour vider complèment la mémoire [véridique !] alors …

Pendant que j’urinais discrètement dans un gobelet en plastique à force de rire, l’hôtesse d’accueil me fait signe d’avancer. Je termine mes trois petites gouttes et je m’exécute. Le type derrière avait besoin de briller. Il conclut :

- … le truc le plus galère, c’était de booter sur une disquette saine, alors que je n’ai pas de lecteur de disquettes. Tu sais comment j’ai fait [dit-il sur un ton : attention, je vais sûrement la breveter cette idée !] ? J’ai été chez Abraham/Isaac/Jacob [il n’y en a que pour Pierre/Paul/Jacques sinon] et j’ai branché le disque dur en esclave. Et là, hop, avec son antivirus, il m’a tout assaini !

Quand les services secours sont arrivés, j’étais encore sur lui avec mon pic à glace proche de son oeil droit.

A-t-on le droit de laisser parler de telles personnes ? En public ? Devant sa femme et sa gamine ? Non ! Alors, comme moi, adhérez à l’ABIIPP !

Les lecteurs geeks auront compris que :

- retirer le câble ne sert à rien. Peut-être a-t-il bestialement transposé l’image du coïtus interruptus ? Bémol, cela sert lorsque le virus envoie par mail des fichiers infectés mais à son niveau de connerie, ce n’était pas l’essentiel de son discours.
- Ôter les barrettes : ahahah, je retourne aux toilettes deux secondes…
- Il y avait plus simple, pov tâche ! Et les CD de boot tu connais pas ?

Ah vous non plus ?

Ubi possum acquirere umbraculum in adversus soli radios?
Le 29/03/2006 - 21:51

Certains jours sont pires que d’autres.

Rappelez-vous, le jour de la visite du président chinois en France. Les bouchons dans tout Paris, tout l’argent du contribuable investi pour teinter notre dame de fer (pas Thatcher, la Tour Eiffel !) de la couleur du col du livre de Mao.

Ou le jour de l’accident de Lady Di. Toutes ces fleurs sur le pont de l’Alma, ces jeunes en larme dans une procession sans fin.
Ou de la mort de Mitterand.
Ou Le Pen au second tour des élections présidentielles.

Certains jours sont pires que d’autres. Peut-être que pour vous, demain, sera un jour pire qu’un autre.

Parce que moi je me barre quatre jours au Maroc.

[j’ai posté un article pour ce week-end, histoire d’entretenir la forme. Promis je ramène photos, anecdotes et chameaux dès mon retour dimanche soir]

PS : pour les gros ignares qui puent la vinasse, qui ne se lavent pas pendant des jours et qui n’ont pas traduit d’eux-mêmes le titre : “Où puis-je acheter de la crème solaire ?”

C’est Jérôme !!!
Le 28/03/2006 - 23:30

(Je dédicace ce post à Abs. Je ne sais pas pourquoi mais lorsque j’ai imaginé cette histoire, je l’ai collée immédiatement dans le rôle…)

- Chérie, va t’occuper de Paul, il a des devoirs de maths.
- Oh écoute Jean-Hubert [le mari de Abs, on passe sa jalousie comme on peut], je n’ai pas le temps, je fais des raviolis là…
- Mais Ursulla [le vrai prénom de Abs], il a des devoirs ! Et moi les maths j’y comprends rien !

Ursulla touille le contenu de la casserole en soupirant.

- Ecoute JH, pour le moment je fais à manger.

Jean-Hubert se lève vivement, s’approche, l’enlace par la taille et lui murmure à l’oreille :

- Ursulla, je m’occupe des raviolis. Va aider Paul je t’en prie, il a besoin de toi.

Ursulla, les yeux humides parce qu’elle se névrose pour un rien, l’embrasse et répond :

- Tu sais que je t’aime toi ? Mais je ne sais pas si je pourrai l’aider. Les maths, j’ai un peu perdu l’habitude. J’ai peur de ne pas assumer mon rôle de mère et…
- Allons, ne fais pas semblant. Tu as fait de longues études à l’université, ne me fais pas croire que tu ne saurais…
- Ben si, justement ! le coupe-t-elle, cassante. Je ne crois pas que je saurai.

Jean-Hubert sait qu’elle est au bord de l’explosion. La casserole sur le feu également. D’un geste machinal, il remue le magma juteux, inspire et murmure doucement, en lui caressant la base des cheveux :

- Ursulla, tu te rappelles lorsque tu étais en première année ?
- Oui répond-elle, posément. Et continue de me caresser les cheveux, j’adore ! [pas besoin d’être dans la peau de Abs, hein. Toutes les filles adorent. Enfin, je veux dire je peux comprendre que toutes les filles adorent. En tout cas, ma femme adore… Je m’enfonce hein ?]
- Tu te rappelles le nombre d’heures que tu passais à réviser tes cours de maths et physique avec Louis ?
- Oh, Louis, ça fait longtemps !
- Ben oui, et tu te rappelles le temps que vous passiez à réviser, comprendre, chercher, faire des exercices, et …
- Bien sûr, je m’en rappelle. J’étais forte à l’époque, tu as raison. Je bossais beaucoup, c’était assez dense cette partie de ma vie. Un concentré d’études.

Jean-Hubert la retourne doucement et lui confie dans un souffle, le sourire aux lèvres et ses mains dans les siennes :

- Et donc tu vois, tu n’as pas de raison de douter : tu es largement capable d’aider notre fils pour son devoir.

Ursulla, les yeux humides parce qu’elle a un coeur en or et une sensibilité aussi aiguisée que les couteaux de cuisine qui trônent près de l’évier, l’étreint avec frénésie, se dégage pour le fixer dans les yeux en inclinant la tête, arbore ce sourire taquin qui avait conquis son coeur et celui de tant de garçons au lycée et dit :

- Toi tu sais parler aux femmes. Merci de me donner confiance en moi au quotidien. Je t’aimerai toujours, dans la prairie ou la tempête et … (et blablabla et blablabla).

Moralité : études denses avec Louis, là t’es sure d’aider Paul !

[Les jeunes, on clique pour comprendre]

Unesco 1 - Byalpel 2
Le 28/03/2006 - 12:47

En préambule, je tiens à préciser que ce billet sera culturellement orienté, autrement dit il ne “parlera” pas à tout le monde. Ce n’est pas tant lié à l’ouverture d’esprit qui te caractérise, ami(e) lecteur(e), mais plutôt à des attachements traditionnels qu’il est difficile de retranscrire par écrit (du moins pour moi).

Hier soir, se tenait la soirée annuelle d’une association d’entraide aux enfants (et par extension aux adultes) israéliens qui vivent sous le seuil de pauvreté. Le quotidien de Méir Panim (le nom de l’association, qui signifie “éclairer le visage”) est de préparer des milliers de repas par jour pour ces personnes en difficulté.

Chaque année, une soirée est organisée pour récolter des fonds pour faire fonctionner l’association, composée entièrement de bénévoles en Israël mais également dans toutes les “filiales” de la diaspora, et notamment la France, dont la présidente est la mère de mon copain Tony (que vous avez déjà pu écouter/voir ici).

L’année dernière par exemple, c’était le spectacle de Dany Boon. Cette année, le thème était moins grand public : deux chanteurs israéliens revisitaient les chants du rabbin Shlomo Carlebach, accompagnés par l’orchestre philharmonique de la République Tchèque (35 musiciens en live) et dirigés par le chef d’orchestre mondialement connu (sauf de moi) M. Yaffé. Les noms des chanteurs ne parleront qu’à quelques-uns d’entre vous/nous : Avi Tolédano (mon père écoutait ses disques quand j’avais 6 ans, assis en tailleur sur la moquette du salon) et Avraham Fried.

Avraham Fried, c’est un type avec une voix et un entrain formidables qui est le plus connu des chanteurs hassidiques. C’est-à-dire qu’il a une longue barbe de patriarche, une kippa sur la tête et qu’il prononce Oye Oye Oye toutes les quatres phrases de ses chansons. Et d’une humilité époustouflante. A ma connaissance, il y a peu de mariages juifs [typiques] dans lesquels on ne danse pas sur une de ses chansons. J’avoue chanter à tue-tête ses “tubes” dans ma voiture (en alternant avec George Michael, un barbu d’un autre style).

Enfin, Shlomo Carlebach, c’est “le rabbin à la guitare” ou “le rabbin chantant” comme ils l’appelaient à l’époque. C’est le premier rabbin qui a démocratisé, il y a une trentaine d’années, la musique liturgique juive. Très connu dans le monde ashkénaze (et par voie de conséquence aux Etats-Unis), il est rarement évoqué dans les communautés sépharades (pourtant mon père était carrément fan. Il était enchanté de venir hier soir). Pour ma part, j’ai découvert et j’aime. C’est pas du Jonasz dans le genre complainte mais j’aime.

La soirée se tenait à l’Unesco. Alors que j’accablais cette organisation récemment, j’ai repris confiance en l’humanité en apprenant que la superbe salle de conférences avait été prêtée gracieusement.

Tant mieux : Unesco 1 - Byalpel 1

A l’entracte toutefois, j’ai avisé monsieur l’ambassadeur israélien auprès de l’Unesco au sujet du fameux poster ahébraïque. Bien qu’il ne fut pas au courant, il ne semblait pas étonné. Et, désabusé, de répondre : “vous savez, ça ne m’étonne pas, l’Unesco est une organisation pas très claire”.

Bien fait : Unesco 1 - Byalpel 2

J’ai rarement les cheveux qui se hérissent et les larmes qui montent, mais admirer de mes yeux et de mes oreilles un orchestre classique fait partie de ces rares moments de bonheur pur. En coulisse, j’ai même sympathisé avec un violoniste qui a demandé à recevoir les photos par mail. Enfin je crois, il parlait dans une langue balkane barbare et m’a montré l’appareil photo puis le mail sur sa carte. Version 21ème siècle de Tarzan…

Les photos de la soirée sont dans un album à part : vous pouvez les consulter ici.

Si vous voulez vraiment écouter ce que peut donner un concert hassidique, n’écoutez pas ce qui suit (c’est mal enregistré et ce n’est pas le morceau le plus parlant). Je le diffuse ici pour la postérité only (au cas où vous écoutez quand même, c’est lent à démarrer mais ça accélère au premier tiers).


Enfin, comme tout événément dont Israel est un thème en arrière-plan, la soirée s’achève sur l’hymne national israélien, la tikva (l’espoir). Interprétée par la plus belle voix française et je le pense sincèrement, c’est pas parce que … que … : Daniel Levi.

La vidéo est là (on ne le voit presque pas, je n’avais pas payé assez cher pour être juste devant). Nos amis lecteurs les plus simplistes penseront “communautarisme”, les plus sémites objecteront “ça fait du bien dis donc”.


Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye Oye.

Terrorisme populaire
Le 26/03/2006 - 22:38




Comme quoi on peut faire des montages vidéos avec une webcam et 15 minutes de temps…

I had a dream
Le 26/03/2006 - 09:58

Quel cauchemar !

Je me suis réveillé ce matin avec la gorge serrée et le coeur qui palpite. Je n’aurais jamais dû boire du café avant de dormir.

Je rentre à pied chez ma grand-mère à Sarcelles. Cut.

Je me retrouve dans son petit appartement, j’appelle mais personne ne répond. Je revois les napperons de dentelle sur les fauteuils, les boîtes de gâteau en fer dans la cuisine. Pas de doute, je suis chez elle. Et puis la porte de la cave, dans la maison-même. Une grande porte en fonte rouillée, cachée par un rideau de velours vert. Irrésistiblement, je suis attiré par elle.

J’ouvre, j’appelle, j’entends des sons étouffés. J’active un néon frêle et pâle, je descends l’escalier raide qui mène au sous-sol. Cut.

Des policiers en civil maintiennent contre les murs des fous furieux et des forcenés qui luttent en vociférant des insultes, tout en laissant passer des journalistes, ou des badauds, difficile de me rappeler. Ces cinglés portent une sorte de poing américain, avec de larges épines implantées (un peu comme Freddy, ou Wolverine) et essaient de griffer les passants avec cet ergot de métal. Une voix, impossible à localiser, m’explique : ces fous agressent des familles dans leur maison en les lacérant jusqu’à la mort. Leurs pointes ont été trempées dans du sang contaminé : parfois, pour le plaisir, ils égratignent des jeunes dans la rue pour leur inoculer le sida.

Je continue ma route en rasant les murs. Je ne sais plus ce que je fais là. Un des agresseurs, les cheveux longs, les dents jaunes et mal rasé me dévisage bizarrement. Je fuis son regard. Comme si je m’y attendais, il rugit et se jette sur moi. Je l’évite de justesse mais il me laboure la main de son appendice en fer. Je ressens la douleur dans tout mon corps. Vite, du désinfectant, de l’alcool, de l’eau de javel !

J’ai peur, je sue, je cours, je panique, je me rue dans les escaliers. Ma grand-mère est là, je la supplie de me trouver un antiseptique ou de l’alcool, mais elle feint de ne pas avoir compris. Je panique. Je hurle de rage. Je soulève des boîtes, écarte des rideaux, éjecte des tiroirs… Rien ! Elle me regarde étonnée, elle n’a plus toute sa tête. Puis elle accepte de chercher ce maudit flacon, mais elle doit descendre à la cave. Elle ouvre la porte et descend. Je la supplie de ne pas descendre, mes larmes commencent à couler, mais elle m’assure qu’elle n’en a pas pour longtemps.

Cut.

Je découvre le stratagème des fous de la cave. Ils passent dans les maisons et assassinent les résidents. Puis, pêchant dans les cartes de visite, les carnets d’adresse et les clés de voiture (je n’ai pas compris pourquoi), ils obtiennent de nouvelles cibles, pour décimer des familles ou des groupes d’amis. Par pur plaisir, par folie.

Je suis toujours chez ma grand-mère, j’ai la main qui tremble, ma grand-mère n’est pas revenue, je vais être contaminé. Je m’adosse sur le dossier rembourré d’une chaise, je pleure, je laisse pendre ma tête le long de mon corps.

Et je me découvre une griffe en fer attachée sur la main gauche. Cut.

Je rentre à pied chez ma grand-mère à Saint-Denis.

Ce sera ma treizième grand-mère ce mois-ci.

Byalpelphonie (suite)
Le 24/03/2006 - 09:14

En fouillant dans mes cartons, j’ai finalement retrouvé l’interview de la jolie jeune fille israélienne.

Le voici en exclusivité. De mémoire, elle n’avait pas voulu traduire pour tester mes connaissances en hébreu. Elle va être surprise (si elle lit ce blog bien sûr, c’était il y a si longtemps il n’y a aucune raison qu’elle se souvienne de ce concert…)

Ronith bat Avigaïl Z. (Israel)



L’hébreu en phonétique, c’est bof. Vous m’excuserez.
Byalpel, il est si mignon, c’est un homme bon et tellement rigolo ! Tout simplement, c’est l’homme de mes rêves. Et quand je l’entends il me rappelle Michel Jonasz, et je l’aime presque autant que Michel Jonasz. Je pense même qu’il est plus grand que Michel Jonasz. C’est simplement le plus grand de tous.

Un truc que je n’ai pas compris, c’est pourquoi cite-t-elle ce minable de Jonasz autant de fois ? Comprends pas.

Je n’ai pas traduit bien entendu les éléments à caractère raciste du message, je pense qu’elle gardera ça sur sa conscience un long moment encore.

Que mes services et Yaelz soit loués !

Le festival de la Byalpelphonie
Le 23/03/2006 - 20:55

Je n’ai pas la télévision.

L’autre soir pourtant, j’ai regardé par hasard l’émission “Questions pour un champion”, spéciale francophonie (ne vous demandez pas comment, des miracles comme ça il s’en passe tous les jours autour de vous).

Demi-finale : un israélien contre une marocaine. Il gagne.
Finale : l’israélien contre une tunisienne. Il gagne.

Bon, jusque là, du classique, je n’en aurais pas douté [ça va, ça va, on peut rigoler].

Dans ce jeu, chaque pays était fier de son candidat mais tout le monde était fair-play.

Cela m’a rappelé une époque où je me produisais au profit de la francophonie. En sortant de mon concert (67 000 personnes, de tous les pays du monde), des fans du public ont été interviewés. Dans toutes les langues, pour le coup.

J’ai récupéré les bandes audio de chez mon imprésario de l’époque (nous nous sommes séparés depuis qu’il s’occupe de Gad Elmaleh) et je vous les diffuse en exclusivité.

J’ai traduit pour les ignares qui ne sont pas polyglottes.

Jane Dabeul You (Etats-Unis)



Oh Byalpel! I adore what he does, he is so cute! And so really brilliant! I definitely love his blog! I’ve read so much blogs around but his is the best. I want to kiss this mofo, dude!
Oh Byalpel, j’adore ce qu’il fait, il est si mignon. Et tellement brillant ! J’adore définitivement son blog ! J’ai lu tellement de blog autour mais le sien est le meilleur. Je veux embrasser cet enculé de sa mère, mec

Georgette (France)



Ah Byalpel! J’adore ce qu’il fait il est vraiment fort! Il est vraiment génial! Bravo!

Kurt Birkenstein Kindermicht (Allemagne)



Byalpel ist wirklich eine wunderbare Person. Sein blog ist vollkommen, ich empfehle es sehr. Danke!
Byalpel est vraiment une personne formidable. Son blog est parfait, je le recommande vivement. Merci!

Twig (Portugal) [Tiens donc, je n’avais pas fait le lien à l’époque]



Byalpel? É o meu sonho! De o gosto, penso à ele todos os dias! Seu blog é excepcional. É genial!
Byalpel ? C’est mon rêve! Je l’aime, je pense à lui tous les jours! Son blog est exceptionnel. Il est génial!

Maria del costa del sol (Espagne)



Byalpel está loco pero adoro eso. Es un modelo para mi, y su blog es demasiado divertido. Realmente. Adiós! un besote!
Byalpel est fou mais j’adore ça. C’est un modèle pour moi, et son blog est trop drôle. Vraiment. A bientôt! Bisou !

Andreatou Nosferati (Grèce)



Byalpel ????? ??? ??? ???. ??? ????????? ??????????
Byalpel est toute ma vie. Je le pense vraiment.

Talia Ramazotti (Italie)



Se dovessi prendere in considerazione soltanto uno, direi Byalpel! È bello, intelligente e divertente, ha tutto per lui!
Si je ne devais en retenir qu’un, je dirais Byalpel! Il est beau, intelligent et drôle, il a tout pour lui!

Comme le nom de cette femme m’intriguait, j’ai demandé à son mari de me dire ce qu’il pensait et il m’a répondu ça.


Ce salopard en a fait une chanson !

Note : aucune israélienne dans la foule. Si seulement une israélienne pouvait me dire des trucs comme ça en hébreu pour ma collection. Ah la la, où pourrais-je trouver une telle israélienne qui parle hébreu, qui lirait mon blog, qui a un micro (et des cornichons) et qui pourrait me dire ça…

Si c’est pas un appel du clavier ça, je veux bien m’appeler Andreatou Nosferati.



Vous aurez remarqué que la plupart de mes fans ont l’air handicapé. Normal, j’ai utilisé Loquendo TTS. C’est pas encore au point…

Ah… laide !
Le 22/03/2006 - 22:32

Pour terminer cette semaine de blues/chiantise et pour effectuer une subtile transition vers le retour de la blague en pleine forme, voici, en quatre actes, des situations plus ou moins tragiques.

Tout le monde a des ennuis


L’appel de phare (allégorie)

Tout le monde a des ennuis, et appelle à l’aide


Ne pas faire de vieux os (allégorie)

Le suicide, façon Bio

J’ai découvert une façon exceptionnellement naturelle de se suicider : tombez malade (genre mistralose aigüe avec complications au niveau de la gorge qui pique et du nez qui coule), prenez votre scooter un soir de pluie et de froid nordique, fermez votre casque. Et maintenant toussez !

En quelques centièmes de seconde, votre visière est recouverte de buée, vous pouvez dorénavant mourir à 70 km/h contre un embouteillage parisien.

(oui, ouin c’est du vécu, j’en suis à ma septième résurrection !)

Le retour du fil de l’eau

Pour rompre avec les bonnes traditions, je vais reprendre mon rythme de publication de billets quand ça me chante plutôt que tous les soirs. J’avais suivi la trace du célèbre et fameux Blogborygmes (qu’on ne présente plus) mais j’ai désiré m’affranchir de cette contrainte (de publier tous les soirs, pas d’arrêter de lire TB & SF, que le Seigneur leur prête une longue vie) tout récemment.

Ce n’est pas du tout que je cale au niveau inspiration (j’ai 37 sujets en réserve, en cas de “trous”), ni que je manque spécialement de temps. Mais je regrette un peu l’époque où je postais par instinct, sur l’instant. Ecrire plusieurs articles à la suite me permet d’optimiser mon temps, certes, mais c’est tellement agréable de rédiger comme l’huile : sans pression.

En pratique, je pense qu’on arrivera globalement à nos 7 articles par semaine (au niveau cotisation, cela ne change rien pour vous, ceux qui ont payé hein, suivez mon regard) donc séchez vos larmes et recousez vos veines.

D’ailleurs, celui de demain soir est déjà écrit. Et je peux vous d’ores et déjà vous annoncer le titre : le festival de la Byalpelphonie (on est mégalomane ou on ne l’est pas).

La dette morale
Le 21/03/2006 - 23:32

Quand je disais que cette semaine n’était pas la semaine de la blague, je mentais un peu. Demain ça sera mieux sûrement, mais pas pour cette fois.

Préambule talmudique

Le jour de Kippour (ou “Jour du Grand Pardon” : quand j’entends cette appellation, j’ai envie de me couper les veines avec une boîte de conserve rouillée) est un jour particulièrement important dans la religion juive.

Même certains juifs non pratiquants (cela ne signifie pas qu’ils ne sont ni médecins, ni avocats, ni vendeurs en gros mais plutôt qu’ils regardent la religion de loin) viennent à la synagogue le jour de Kippour, pour les dernières minutes.

Si on dépasse le côté traditionnel et folklorique de ce jour, on retiendra une idée forte : la notion de pardon (d’où la traduction corrosive. Pour ma part, je traduirais plutôt par “le Jour de la Grande Introspection Qui Nous Fait Réfléchir En Nous-Mêmes Amen”).

Le Talmud précise que le pardon à deux dimensions : pour les erreurs commises envers D.ieu, et pour celles commises envers son prochain.

Les erreurs commises envers D.ieu symbolisent, grosso modo, “moi et ma conscience” : j’ai franchi certaines règles édictées, auxquelles j’adhère (ou pas). Ai-je assez d’humilité pour l’admettre ? A quel point ce changement a-t-il affecté ma croyance, ma foi, mes concepts, mon chemin ? [Si ceci ne vous parle pas, passez à la ligne du dessous, cela n’a pas d’importance].

Les erreurs commises envers le prochain mettent en exergue notre relation avec l’autre : en quoi ma façon de me comporter a-t-elle nui ou porté préjudice à l’autre ? L’autre qui est ma femme, ma famille, mes amis, mes collègues, la vieille dame dans la rue, le petit Africain qui peine à manger.

Et le Talmud de conclure : les fautes “verticales” sont naturellement pardonnées en cas de prise de conscience sincère, les fautes “horizontales” ne sont pardonnées que lorsque l’autre m’a officiellement et sincèrement répondu : “je te pardonne”.

Que doit-on en conclure (ah ben oui, le Talmud est verbeux) ?

Qu’il est impératif, régulièrement, de se poser des questions sur notre comportement vis-à-vis d’autrui pour en tirer des conséquences ? Là, rien de nouveau, merci les mecs. Mais plutôt et surtout, qu’il est primordial de se confronter à l’autre en lui demandant pardon. De formuler clairement et intelligiblement : “ce que j’ai fait ici est bête” ou “je t’ai calomnié, je suis désolé, j’ai été un imbécile”.

L’introspection c’est bien, mais cela ne nous confronte pas aux réalités. Formuler et énoncer ses erreurs à haute voix devant un humain qui de facto nous juge (un peu comme chez le psy) est essentiel.

Fin du préambule talmudique

Dans ma boîte, on parle de “dette technique” lorsqu’on veut évoquer le fait qu’à force de faire des programmes informatiques à la va-vite, on accumule la complexité et que, bien plus tard, lorsqu’on veut moderniser, on se retrouve avec des tas de fils graisseux enchevêtrés, difficilement démêlables. En gros quoi.

Je pense que cette notion est simplement transposable à celle de “dette morale”. A force de laisser s’accumuler des tensions, si minimes soient-elles, des non-dits, des rancoeurs, des choses qu’il aurait fallu dire mais que l’on n’a pas osé, ou tenté, ou eu la confiance de formuler, alors on fabrique cette dette morale, rapidement inextricable.

On retrouve cela dans notre boîte. On retrouve cela chez nos clients. On retrouve cela chez nos amis. On retrouve cela dans nos familles. On retrouve cela avec notre femme et nos enfants.

Alors qu’il suffirait d’un simple Kippour pour effacer cette dette morale.



Vous allez me dire : t’as quelque chose à te faire pardonner ? Ben non. Je me suis juste rendu compte que, dans les boîtes, on communique par mail et non de visu, on évite d’affronter et de dégoupiller certaines situations pour les laisser s’encrasser, se rouiller, voire s’envenimer. Alors j’ai étendu le concept. Est-ce que je parle de ma boîte ? Entre autres, oui, mais ce phénomène je le vois aussi chez mes clients. C’est juste que ça me ronge de voir combien l’humain peut être bête parfois…