Parfois je retiens ma respiration pendant 141 secondes.
La vie c’est nul
Le 21/03/2006 - 00:29

Je suis un nul. Un mauvais. Un naze.

J’ai envie de me ronger les ongles jusqu’aux coudes, de me calfeutrer dans mon lit et de m’enfourner trois paquets de Pim’s orange jusqu’à en avoir envie de vomir.

Il y a des jours où je ne sais pas où je suis. Où je ne sais pas où me mettre. Où je ne sais pas ce que je fais ici.

Peu de choses me rendent triste ou m’affectent directement. Je veux dire, comme tout le monde je suis sensible aux choses émouvantes, et je prends douloureusement certaines nouvelles particulièrement éprouvantes. Mais la plupart du temps, je conserve un moral enjoué. Le verre plein plutôt que le verre vide.

Ce qui me rend vraiment triste, et un lecteur assidu ou passager y verra au choix de l’arrogance, de la bêtise ou de la psychopathie, ce qui me rend vraiment triste c’est de ne pas comprendre. D’être à côté de la plaque.

Séquelles de mon enfance scolaire probablement, durant laquelle mes professeurs m’ont toujours tellement encensé que j’ai longtemps crû être le Messie. Ou son bras-droit. Après un long et pénible travail sur moi-même, j’ai appris à maîtriser mon pédantisme ou mon égocentrisme pour en rire et m’en moquer.

Mais ne pas comprendre, c’est dur pour moi. Ne pas comprendre, c’est me plonger la tête dans les cabinets comme dans The Big Lebowski. C’est m’exhiber tout nu sur la place publique alors que tout le monde me pointe du doigt en riant. C’est me faire engueuler par la gardienne lorsque je traverse le corridor qu’elle vient de laver.

Dans mon boulot, parce que c’est de cela qu’il s’agit, c’est encore pire. Mon métier consiste à conseiller des clients. Parce qu’on n’a pas la science dans une théière, on s’écoute les uns les autres, et parfois certains parlent plus forts que d’autres, parce qu’ils sont plus compétents, plus doués, plus expérimentés.

J’écoute, j’essaie de comprendre, de capter, de piger, d’interpréter, de m’intéresser. Mais lorsque j’écoute un discours qui ne me semble pas correct, que dois-je croire ? Quand j’en discute avec d’autres collègues qui sont du même avis que moi, mais dont la voix ne porte pas en interne, que dois-je croire ? Quand j’essaie de parler, m’opposer, diriger, orienter certains discours mais que personne ne suit, que dois-je croire ?

Certains pensent détenir la vérité vraie, alors que j’ai toujours cru que la vérité était forcément multiple, nuancée, paradoxalement floue. Non, me dit-on. Sors de la caverne, petit platonicien préhistorique.

Pourtant, certains collègues me tapent dans le dos, mais ce ne sont que des collègues. Pourtant, certains clients me congratulent, mais ce ne sont que des clients. Mais rien ne me réconforte.

“Quand on est con c’est pour la vie” se moquait-on dans la cour de récréation. Je suis peut-être con, pour la vie.

Quand on est adulte, on n’a pas mûri tant qu’on n’a pas fait le deuil de sa cour de récréation. Que je croyais.

Pourtant les preuves sont accablantes.

Je suis un nul. Un mauvais. Un naze.

8čme heure : mauvaise nouvelle
Le 19/03/2006 - 18:05

Je le disais en commentaire, je le redis ici : cette semaine va être triste et sérieuse.

Pour vous habituer en douceur, voici déjà une première mauvaise nouvelle.

Dans la saison 5 de 24 heures, au 8ème épisode, cette :boom: de Kim Bauer revient.

On a instauré des jours de deuil pour moins que ça.

Gone, baby, gone
Le 19/03/2006 - 16:47

Le dernier du genre : Patrick et Angie.

J’avoue avoir été très déçu. Moins drôle que les précédents, un deus ex machina aux 2/3 du livre qui fausse totalement les pistes et les indices, et enfin des personnages moins travaillés, plus flous.

Shit.

L’informatique : religion d’amour et paix
Le 18/03/2006 - 01:01

[Ceci est une histoire vraie, seuls les noms sont modifiés]

Il y a des jours où on aimerait arrêter le temps.

- Bonjour, Valérie Radisson
- Enchanté, David Alia

Bon sang, je n’ai jamais vu une femme aussi belle.

- Je voulais vous rencontrer pour résoudre avec vous plusieurs points techniques …

Il faut que je me concentre sur ce que je dis

- … parce que le scénario d’une base 100% XML me semble le plus indiqué dans le cadre de ce projet.

Elle est sublime. Il faut que j’arrête de la regarder, elle va me prendre pour un fou. Mais elle est sublime, vraiment. D’origine mauritienne probablement. Des yeux en amande, de longs cils, un regard perçant. Une bouche parfaite, et ce sourire enjôleur, elle a tout cette femme et …

- Bien sûr, mais j’aimerais d’abord comprendre pourquoi une base relationnelle SQL Server classique ne peut pas convenir
- Ce n’est pas que ça ne convient pas, c’est que la commande dans ce cas particulier ne nécessite pas de relations matérialisées et que…

Des mains fines, des mouvements graciles, des ongles parfaitement manucurés. Je craque.

- la commande étant autoportante et de structure évolutive, on la voit plutôt comme un document autonome.
- Ah d’accord, mais au niveau performances ?

Un corps galbé, des cheveux raides ramenés en arrière, et avec ce regard pétillant, elle a tout pour elle cette femme. Il faut que je me concentre je n’écoute même plus ce qu’elle dit. Mais qu’est-ce qu’elle fait dans l’informatique technique ?

- Effectivement, je pense qu’un POC s’impose pour valider les performances. Sachant que Google s’appuie sur ce …

Tiens je n’avais pas remarqué sa fossette …

- … type de bases de données réparties sur du grid computing, on est à même de penser qu’on peut atteindre des performances largement acceptables. Il suffit de correctement …

Il faut que je la regarde dans les yeux. Allez, ne fais pas ton timide, elle ne te fera pas confiance sinon !

- … indexer les champs du XSD et on devrait s’en sortir. Et puis c’est vous l’experte d’après ce qu’on m’a dit.

Gagné, elle rit. T’es trop fort, mon pote. N’en fais pas trop. Gagne sa confiance, et admire-la si tu veux, mais n’en fais pas trop.

- Oh, experte peut-être pas, mais bon ces points me vont parfaitement et …

Regarde le petit regard gêné qu’elle arbore maintenant, t’es un séducteur mon grand. Et de ce type de fille, chapeau. On en tomberait amoureux au premier regard. Je n’ai jamais vu autant de qualités rassemblées dans une seule femme1. J’aimerais arrêter le temps et la regarder parler encore des heures.

- … si on peut valider la performance rapidement, je pense que…

J’adore sa voix douce, elle a tout pour elle cette fille. C’est incroyable. Merde, qu’est-ce que … Oh non, pitié non !

- … l’on pourra choisir …

noooon !

- … la meilleure implémentation à …

noooooooooooon !

PRROUUUUUUUT !

- et… euh…

.

.

.

Il y a des jours où on aimerait arrêter le temps. Et l’aérophagie.

[Ceci est une histoire vraie, sauf que le pet n’a pas été sonore, encore heureux. Le côté dithyrambique de la description est utile au billet uniquement, Valérie R. n’est pas aussi jolie que je veux bien le laisser croire. Par contre, Natalie Portman, en haut, si. La retouche d’image est copyright Byalpel]



1 : mais si : MA femme !

Ô Marie (-pervenche) pleine de grâce !
Le 17/03/2006 - 01:01

Rouler à Paris est un calvaire (merci qui ?).

Mais il y a pire : stationner à Paris.

Je pense que pour loger tous les véhicules parisiens sur des places autorisées, il faudrait diviser la taille des voitures par 35,2 ou déplacer Paris en Australie. Et après vérification, Renault n’est pas prêt de faire de modifications sur son dernier modèle et les australiens sont trop protectionnistes.

Il y avait aussi la solution de déplacer Paris à Londres, on aurait eu finalement le droit à notre “Paris 2012″…

Il y a bien longtemps, alors que j’avais déposé négligemment ma voiture sur une place autorisée mais que je n’avais pas assez d’argent pour payer le stationnement pour la journée, et étant persuadé qu’une pervenche avisée ne renâclerait pas plus d’un centième de seconde à m’infliger l’expéditif procès verbal de 11€, j’ai eu une idée. J’ai écrit ce petit texte que j’ai déposé en évidence sur mon pare-brise :

Madame, Monsieur,

Je suis mal garé, c’est évident et je mérite amplement la contravention que vous êtes en train de rédiger.

Mais puisque j’imagine que votre métier n’est pas toujours rose (les intempéries, les engueulades d’automobilistes contrariés, la répétitivité…), j’aurais la présomption d’égayer deux minutes de votre journée par ce petit texte que j’ai écrit spécialement pour vous.

Cela ne vous coûte rien de le lire, voire de le commenter, je vous assure que tout auteur a besoin d’encouragement.

Je me lance.

“Il était une fois un homme, intelligent et beau, dont on disait qu’il était spécialement original mais souvent tête en l’air. Ainsi, le jour de son mariage, il avait oublié l’alliance chez sa maîtresse. Le jour de sa remise de diplôme, il avait remercié publiquement son meilleur ami qui l’avait laissé tricher. Le jour de son entretien d’embauche, il avait oublié de fermer sa braguette.

Et aujourd’hui il a récidivé : il s’est garé sur une place mais a oublié de mettre le ticket en évidence.

Un jour, de dépit ou de peine, il oubliera de se réveiller un matin et toute cette malchance sera terminée. Mais le monde entier se posera la question : comment ai-je contribué à sa fin si tragique et comment aurais-je pu la lui éviter ?

Oui, comment ?”

A votre avis, la contractuelle m’a-t-elle verbalisé ? A-t-elle laissé un commentaire et si oui, lequel (autre que : j’espère qu’il n’oubliera pas de payer son PV) ?

Banque oh !
Le 16/03/2006 - 01:40

Coïncidence ? Yaelz nous parlait dans son post de ses difficultés à ouvrir un compte en banque après moult déménagements. C’est à peu près la même galère lorsqu’on veut transférer tous ses comptes d’une banque à une autre.

Aucun être humain sensé ne transfère ses comptes, sauf s’il est sociopathe ou qu’il rachète son crédit d’appartement à un taux imbattable dans une autre banque et que celle-ci l’oblige à transférer ses salaires.

Le docteur, lors du jugement, ayant déclaré que ma sociopathie n’était pas totalement avérée, c’est plutôt dans la deuxième partie de la proposition précédente qu’il va falloir se pencher.

J’ai l’impression de demander la nationalité américaine tellement c’est compliqué de tout transférer, les virements automatiques, les prélèvements automatiques, les demandes de chéquier, de carte bleue platinum gold réserve illimitée à débit annuel, les PEA, les PEL, les [plein d’acronymes incompréhensibles], et tous les avantages qu’on avait avant (découvert maximum 5 800 €, prêt de Porsche en cas de panne de la mienne, droit de cuissage etc.)

Enfin, on va s’en sortir. On n’a pas survécu aux dix plaies d’Egypte, ouvert la Mer Rouge, traversé le désert pour ne pas affronter le transfert de compte.

Comme tous les changements rendent nostalgiques à notre âge, et en souvenir de ce bon vieux temps passé au Crédit Lyonnais (je migre vers la plèbe : Banque P… Pop.. purée j’arrive toujours pas à le dire, Pop.. Populaire voilà je fonce me laver la bouche), voici mon historique des virements effectués depuis la dernière fois.

Comme d’habitude, je tente de plus en plus le diable, sauf que ma femme s’y est mise et joue le jeu avec moi.

Lors du transfert, je pense que ma nouvelle conseillère va avoir accès à ce genre de relevés. Pour le coup, je suis persuadé qu’elle croira que je suis sociopathe.

Pas trčs “franco” tout ça…
Le 15/03/2006 - 01:00

Dans les petites classes, la gentille maîtresse nous faisait réciter des poésies. Prévert, Daudet, NTM (j’étais dans le neuf-trois)… Et surtout l’inévitable zoophile Jean de la Fontaine.

A l’époque toutefois, la France était propre, pure, blanche (Seigneur, dites-moi que ce n’est pas moi qui ai écrit ces mots). Et les sonorités rondes des poésies de Frère Jean roucoulaient dans nos gosiers telles les chansons de Charles Trénet ou Maurice Chevalier.

Mais il a existé une époque sombre, noire, déchirante, durant laquelle nos parents et nos grands-parents ont martyrisé la langue de Molière, par leur dialecte informe et repoussant.

Prenons par exemple mon père, ce héros. Alors qu’il devait apprendre l’anglais dans les petites classes, en Tunisie, au Lycée Carnot et réciter ce micro-poème plein de charme et de tact, afin de parfaire son accent anglishe :

Oh Timothy Tim has ten pink toes and ten pink toes has Timothy Tim.
They go with him wherever he goes and wherever he goes they go with him

En exclusivité pour Byalpel TV Tunis, nous avons retrouvé cet enregistrement sonore. Retravaillé en Dolby Stereo Surround Mx Rasra 5 :


Consternant non ? [Pire, rappelez-vous la “bombe atomique” !]

Plus fort encore, cette vidéo [visiblement réalisée par “Eve Amar” que je ne connais pas mais dont le nom apparait dans la source du fichier vidéo] montrant un homme fort sympathique, écorchant tout bonnement une fable ô combien précieuse à nos yeux de Français pure souche (Seigneur, qu’est-ce qu’il m’arrive ?).


Luttons camarades, contre l’apauvrissement lingual de notre contrée ! Crions non aux barbarismes imposés par des emmerdateurs ! Libérons toute la puissance de notre si belle langue râpeuse à force de picoler, et tournons-là 7 fois dans la bouche pour pécho des gonzesses faire chuter les empêcheurs de causer la France correct’ment, comme les Hébreux firent tomber les murailles de Jéricho après 7 tours de trompette à la Nouvelle-Orléans.



Note aux hébraïcophiles (un jour je composerai mon propre dictionnaire) :

Comme c’était la fête de Pourim aujourd’hui, je voulais vous faire partager un message audio qui date de trois ou quatre ans, laissé par mon pote Tony à 7h30 du matin, à l’occasion de cette fête (comme par hasard). Et vous comprendrez, pour le coup, que le français, ce n’est pas son fort. Je crois même qu’en fait, vous ne comprendrez rien. Hamevine Yavine comme on dit (”celui qui comprend, comprend”, approximativement rendu par “à bon entendeur…”).


La paranoďa, ça s’apprend
Le 14/03/2006 - 01:00

C’est plus fort que moi.

Jeudi dernier, j’étais en mission chez mon client et nous étions en pleine réunion projet (”oui alors voilà-euh, cette semaine-euh, typiquement-euh, on a fait ça-euh, tout ça-euh...”) quand mon oeil s’arrête sur un poster accroché au mur d’en face.

C’était un poster de l’Unesco, paru en l’an 2000, intitulé “Alphabétisation”. Avec un très grand nombre de lettres et de symboles de toutes les langues en blanc sur fond noir.


Le poster original, disponible sur le site de l’Unesco

Dès ce moment, j’ai décroché. De la conversation, pas le poster. J’étais focalisé sur cette affiche, à chercher la petite bête. En l’occurrence, la petite bête était : quelle était la lettre hébraïque que le designer avait choisie pour illustrer la diversité du patrimoine culturel et linguistique humain.

- Et…euh… David-euh, t’en penses quoi-euh ?
- Hein ?
- De cette option-euh ?
- Option-euh ? Quelle option-euh ?

Je peinais tellement à trouver la lettre cachée que j’ai écourté la réunion pour analyser ce poster de plus près [Note à mon employeur : ceci n’est pas vrai].

C’est plus fort que moi : j’avais trouvé un super jeu pour mon blog, mais encore me fallait-il la photo de ce poster. Et l’arracher d’un seul coup n’était pas une possibilité à envisager dans l’immédiat sachant que l’employée de bureau auquel il appartenait se tenait juste derrière moi. Alors subrepticement, je l’ai fait : j’ai pris deux photos du poster, je les ai recollées et vous êtes prêts pour le jeu.

Voici un alphabet hébraïque, en couleur.

Voici le poster (il faut cliquer sur l’image pour voir le poster en très grand).

Avez-vous retrouvé quelle lettre de l’alphabet est dans le poster ? Non ? Cherchez bien. Toujours pas ?

Allez je vous aide : moi non plus je n’ai pas trouvé.

Quand on sait que le designer recherchait la plus grande diversité visuelle, j’ai du mal à admettre qu’aucune lettre hébraïque ne soit affichée sur ce poster.

Quand on sait que le mot alphabet dérive du “aleph bet” (cf. image ci-dessus), j’ai du mal à admettre qu’aucune lettre hébraïque ne soit affichée sur ce poster.

Quand on sait que la racine de la plupart de nos langues est l’hébreu, j’ai du mal à admettre qu’aucune lettre hébraïque ne soit affichée sur ce poster.

Quand on sait qu’au moins une lettre de toutes les langues de la terre est présente sur l’image, j’ai du mal à admettre qu’aucune lettre hébraïque ne soit affichée sur ce poster.

Quand on sait que l’Unesco est une organisation internationale apolitique, j’ai du mal à admettre qu’aucune lettre hébraïque ne soit affichée sur ce poster.

Quand on sait qu’il n’y aucune raison logique et valable pour “oublier” l’hébreu sur cette affiche, j’ai du mal à admettre qu’aucune lettre hébraïque ne soit affichée sur ce poster.

C’est plus fort que moi.



Pour ceux que cela concerne : joyeuses fêtes de Pourim !

Damien’s day
Le 12/03/2006 - 00:25

J’ai peur.

Vous avez peur.

Le monde a peur.

Car le jour de l’apocalypse approche.

Priez, mes frères et mes soeurs, ohhohoohoohh ce sera la torpeu-eeuuurr !

Le jour du jugement dernier, le jour du Satan, le jour du début de la fin est arrivé : le six juin de cette année.

Il n’aura Ă©chappĂ©à aucun d’entre vous que cette dateà marquer d’une pierre noire dans l’histoire de l’humanitĂ© s’Ă©crit, en chiffres arabes, sous cette forme : 6/6/6.

Le chiffre du Malin.

Tremblez ! Confinez-vous ! Avalez du Prozac coupĂ©à l’Aldol ! Coupez-vous les vertèbres ! Rongez-vous les poils !

Parce que nul n’est prophète en son pays, je prĂ©dis d’ores et dĂ©jà cinq catastrophes majeures dans le monde entier (autre que la France, donc) pour ce jour fatidique et ultime de la vie de l’Homme (ces catastrophes sont Ă©videmment cumulables) :

  • La femme du prĂ©sident albanien gilflera le premier ministre anglais, lors d’une soirĂ©e officielle. La troisième guerre mondiale Ă©clatera illico. L’albanie sera fustigĂ©e par tous les mĂ©dias : “l’Alba a tort !”
  • La fille de Josette, la coiffeuse de l’angle de la rue Victor Hugo et Albert Cohenà Salonique, gagneraà l’Euromillions la somme record de 2 587 millions d’euros, enterrant d’emblĂ©e les sommes promises par l’U.E. aux pays africains. Ces derniers, rĂ©voltĂ©s, dĂ©cident d’envahir la principautĂ© de Monaco (après tirage au sort devant huissier).
  • Un chercheur vĂ©nĂ©zuelien dĂ©couvre une mĂ©thode unique pour crĂ©er de la cocaĂŻneà partir d’hamburgers McDo’. Le monde entier est rĂ©duità l’Ă©tat vĂ©gĂ©tatif en quelques heures.
  • Après la dĂ©couverte d’eau sur un satellite de VĂ©nus, les chercheurs amĂ©ricains dĂ©couvrent une nouvelle vie extraterrestre. De son cĂ´tĂ©, George W. Bush oublie de tirer la chasse après la grosse commission agricole. De colère, les extraterrestres balancent une tornade pour nettoyer ce merdier.
  • Le prix des sandwichs en bas de mon bureau va encore augmenter.

Hurlez ! Criez ! TrĂ©pignez ! Flippez votre mère ! Rien n’y fera, nous y passerons tous. Sauf, si vous suivez quelques conseils pratiques, que je vous dĂ©voilerai prochainement contre un virement bancaire,à titre prĂ©ventif Ă©videmment, d’une somme forfaitaire nĂ©gligeable (”la vie n’a pas de prix” dit-on).



Note : le titre en rĂ©fĂ©renceà LA trilogie “Damien - La MalĂ©diction”

Le 13, ça porte bonheur
Le 12/03/2006 - 00:13

Depuis vendredi après-midi, je suis dans cette formidable ville qu’est Marseille et ce, jusqu’à lundi matin très tôt.

Si vous vous demandez, “mais alors, comment a-t-il posté hier soir et encore ce soir et probablement demain soir ?”, vous êtes naïfs mais dans votre droit.

Je vais vous livrer un grand secret de ce blog maintenant (en différé, donc, vu que je n’ai pas accès au web jusqu’à lundi).

J’écris la plupart de mes articles à l’avance.

En effet, j’essaie de rentabiliser les “trous” (dans mon boulot, en attendant Godot ma femme, dans le train etc.) pour produire le maximum en peu de temps. Et je complète parfois plus tard, s’il me manque des images ou des liens. Mais l’essentiel de la semaine est la plupart du temps rédigé en deux séances. Pour optimiser et passer du temps avec ceux que j’aime (mon ordi, ma femme).

Ca casse le mythe, n’est-ce pas ?

Ensuite, il y a les impondérables (Abs qui me refile une chaîne en dernière minute ou l’actualité qui se déchaîne en dernière minute) et les “temps longs” (les oeuvres musicales, les animations, les dessins complexes) que vous avez pu apercevoir ici déjà. Pour ceux qui paient, s’entend.

Enfin, un peu de temps au fil de l’eau est consacré à répondre à vos âneries commentaires. Je vous le dis tout de suite : j’adore vos commentaires. Et ce n’est pas de la lèche.

Fin.

Ce soir (enfin pas vraiment ce soir, mais ce samedi soir qui arrive vu que nous sommes jeudi en ce moment. Enfin, pas “en ce moment” de votre moment à vous, mon “en ce moment” de mon moment à moi. Aspirine, vite), je mange avec une star.

Une star internationale dans la périphérie de Marseille, et sur la blogosphère entière. J’ai nommé Saoulfifre.

Il y aura des jaloux, je le sais. J’entends déjà les garçons : “oh l’autre, et nous ?”. J’entends déjà les filles : “quelle chance, il va voir son corps sculpté par le vélo !”.

Même Tant-Bourrin sera tout pâle (Tant-Bourrin et Saoulfifre ne se connaissent pas, ils se sont dragués uniquement par Meetic pour le moment) d’apprendre que le menu de ce soir était “brochettes-frites”, en compagnie de son coblogueur.

Comme je ne peux connaître à l’avance mes émotions lors de cette soirée mythique (hi hi), je me laisse les deux choix, que je raturerai une fois de retour.

Ah quelle super soirée, c’était vraiment bien !
Quel gros lourd ce mec, il m’a gonflé !

C’était émouvant quand il m’a raconté le passage avec sa chèvre qui accouchait.
J’ai rien compris à ces histoires de paysans…

Il a vraiment le même sens de l’humour que sur son blog, il est fort, très fort !
J’ai rien compris quand il parlait, avec son accent du sud trop prononcé alors j’ai fait semblant de rire…

Il m’a ramené un petit cadeau de sa production personnelle de cannabis, si c’est pas gentil ça ?
Il m’a ramené un petit cadeau de sa production personnelle de fumier, si c’est pas cinglé ça ?

On dit qu’il est alcoolique : pas du tout, il n’a bu que du Coca-Light !
On dit qu’il est alcoolique : c’est un euphémisme, le restaurant a dû emprunter du vin chez le chinois d’à-côté !

Et il a tout payé, quelle classe ! Merci Saouf’ !
Il s’est barré plus tôt que prévu, quel kif ! Merci Saouf’ !

Enfin, scoop : j’ai réussi à placer un micro-espion dans sa fourgonnette : voici les élans sauvages du Saouf’ dans les embouteillages provençaux. Un régal.


Note : commentez, commentez, je lirai tout ça après-demain (enfin, on s’est compris). Attention, si vous changez de pseudo, il faudra que je modère (feature par défaut de mon blog) et votre commentaire ne sera pas affiché avant mon retour…