Une fois, j'ai eu 20 en maths.
16 blogs
Le 28/04/2006 - 15:00

Peut-être certains d’entre vous, ami(e)s lecteur(e)s, ont récemment assisté à la projection cinématographique du film “16 blocs” dont Bruce Willis est le héros.

Pour ma part, je ne manque jamais un film avec Bruce Willis, puisque je m’identifie immédiatement à cette masse de muscle, ce sourire inégalable et ce crâne rasé qui rend jaloux tous les skinheads de nos facs d’antan.

L’affiche française est sobre, je l’affiche ici pour mémoire.

La première fois que j’ai aperçu l’affiche sur nos charmants panneaux publicitaires du périphérique, j’avais lu “16 blogs”. 16 blogs, Bruce Willis, je ne voyais pas trop le rapport. La preuve d’ailleurs, il n’y en avait pas. Et mon opticien, non content de me fourguer une nouvelle paire de lunettes à 1400€, de renchérir : “vous avez bien fait de venir me voir : pour votre lourdeur je ne peux rien faire, mais les yeux c’est mon métier (la vérité)”.

Toutes choses étant égales par ailleurs (je pourrais arracher, sans sourciller un instant, muni d’une pince à épiler, les ongles des pieds des imbéciles qui prononcent cette phrase), l’idée avait germé dans mon cerveau. 16 blogs. Bruce Willis. Bruce Willis. 16 blogs.

Banco : j’ai réalisé cette affiche.

Les décors sont de moi (rappelez-vous ici), le beau gosse qui court, c’est… moi. Le beau gosse qui se prend pour Bruce Willis, c’est… encore moi.

J’ai profité pour faire de la pub pour 16 blogs, il me semble en avoir oublié quelques-uns. Ne vous formalisez pas : après une heure de travail je n’avais pas envie de tout recommencer… (Et puis je ne suis pas payé pour faire ça, alors du calme).

On clique si on veut profiter de l’affiche en grand format.

La politique de l’autre cruche
Le 26/04/2006 - 20:39

Si vous espériez lire un article pro ou anti Sarkozy, vous allez être déçus.

En effet, aujourd’hui, je m’en vais vous dévoiler une technique antique, issue des méthodes de camouflage des indiens Jivaro, elles-mêmes inspirées des mouvements sublimement félins du lynx des neiges dont le nom latin vous est familier : le paressatus malignanus.

Pourquoi dévoilerais-je un tel secret à des lecteurs ingrats comme vous (qui ne paient pas leur abonnement s’entend) ?

Ne cherchez pas trop loin : maintenant que j’ai commencé, je ne vais pas interrompre mon article… Ca m’apprendra à être trop bavard tiens…

Imaginez un instant la situation.

C’est dimanche, il est dix heures. Le soleil est au rendez-vous.

Votre femme vous a prévenu : dès qu’elle rentre du marché, vous allez au musée visiter les dernières sculptures de l’artiste tchèque à la mode, Mévatlavé Kraspek [(c) Les Nuls], parce que vous lui avez promis, parce que la dernière fois que vous l’avez traînée au match Dijon - Créteil elle a accepté pour vous faire plaisir, et parce que on est mariés on fait les choses à deux.

Vous êtes encore au lit, vous entendez les pas qui s’éloignent sur le parquet.

Ok, ok ne crie pas, ok. A tout à l’heure, prends tes clés. Ah oui, pense à ramener des fenouils du Bengale et des clémentines à grosse peau ! Non, je n’ai pas dit vieille peau, j’ai dit à grosse peau. Mais non je n’ai pas dit que t’es grosse, j’ai dit A GROSSE PEAU !

A peine la porte claquée, vous rejetez violemment les couvertures en arrière, vous éjectez tel un ressort comprimé par le poids des ans, vous vous précipitez sur votre maîtresse, cachée dans le placard posée sur le bureau : votre ordinateur chéri et adoré.

Deux heures passent en quelques minutes ; si si c’est possible, c’est Einstein qui l’a démontré. Et de toutes façons, même si la théorie est fausse, le retour inopiné de votre femme indique que vous allez vous prendre une raclée puisque vous êtes encore en caleçon, pas lavé, pas rasé, pas mangé.

La technique antique vient à votre rescousse, sous plusieurs formes.

Technique n°1 : faire le mort.

Vous battez le record du monde de saut en longueur pour vous jeter dans votre lit depuis le meuble informatique, et vous vous recroquevillez dans un position foetale. Bouche ouverte, respiration retenue (il faut se forcer un peu, vous devez être crédible).

Votre femme déboule dans la chambre. Première réaction : la panique. Normal. Si votre femme ne panique pas en vous découvrant mort, c’est qu’elle ne vous aime pas, je suis formel.

Elle crie, à la limite de l’hystérie : “Georges ? GEORGES ?”. Vous, vous restez muet. Surtout ne réagissez pas !

Deuxième réaction : elle ne veut pas y croire. Normal. Si votre femme veut y croire, c’est qu’elle est vraiment conne naïve.

Elle ricane : “Allez Georges, elle est bonne ta blague, lève-toi maintenant !”. Le mort ! Vous êtes mort, et les morts ne rient pas ni ne bougent un cil. Et ils n’ont pas de compassion pour leur femme à moitié affolée.

Troisième réaction : elle s’approche, pour vous remuer et infirmer la première ou la seconde de ses réactions impulsives.

Elle vous secoue : “Georges, tu m’entends ? Georges ?”.

Là, il faut être bon comédien : tout se joue ici. Vous devez être très surpris, presque apeuré, et sursauter. “Hein ? Quoi ? Oh purée tu m’as fait peur !”. Enchaîner avec un regard dans le vide, scruter les décors du genre “où suis-je ?”, regarder votre femme d’un air semi-hébété, semi-amoureux du genre “tu sais que tu es magnifique au réveil, toi ?!”.

Puis, comme si vous repreniez vos esprits, en inspirant et en fronçant les yeux : “purée je me suis rendormi, j’ai mal dormi cette nuit, je ne sais pas ce que j’ai en ce moment…”.

Réaction de votre femme immédiate : elle s’enquiert de votre état. Normal. Si elle ne s’enquiert pas, etc…

Puis, et c’est là que vous aurez gagné, elle dira à coup sûr : “Chéri, si t’es vraiment pas bien, on peut y aller la semaine prochaine à l’expo. Ainsi, on reste tous les deux en amoureux pour le week-end !”.

Vous avez gagné une semaine, un atermoiement qui vous permet d’appréhender la seconde technique de camouflage, que je présenterai une prochaine fois (si ma femme me laisse encore utiliser l’ordinateur après cet article).

Les 12 explorateurs se sont gourrés
Le 25/04/2006 - 21:49

Rappel pour ceux qui ne pratiquent pas la Bible couramment.

12 explorateurs furent envoyés en terre de Canaan lorsque les Hébreux étaient dans le désert. 10 d’entre eux revinrent en dénigrant la future terre d’Israel et le peuple s’en plaignit. Pour cette raison, les Hébreux de cette génération furent condamnés à mourir dans le désert, après un exil forcé de quarante années. Les 10 explorateurs rebelles également.

Israel est un magnifique pays.

Je ne dis pas cela par peur d’errer quarante ans à Sarcelles, ni par sentimentalisme (enfin un peu peut-être). C’est réellement un beau pays. La rencontre de la société occidentale moderne avec l’histoire de l’Orient. Un peu comme en Inde par exemple, où les buildings high-tech côtoient des maisons en pierre ou en bois.

Si vraiment vous devez mourir dans un ou deux ans, ne trépassez pas sans avoir visité ce pays, et évidemment Jérusalem.

Ce qui est dangereux dans les bus en Israel, ce ne sont pas les terroristes, ce sont les conducteurs. En Israel, le plus débutant des conducteurs de bus peut battre à plate couture le champion toute catégorie de la RATP, même s’il est coaché par Prost ou Schumacher. Pourtant, j’ai souvent pris le bus, mais j’ai toujours aussi peur…

Dans le bus encore, par exemple, il n’y a pas de plan des stations. Ni une voix douce et guillerette qui annonce la station suivante. Donc, quand tu vas voir tonton Maurice qui habite dans une bourgade perdue, t’as intérêt à demander aux voyageurs si “c’est la bonne station pour tonton Maurice ?” sinon tu te retrouves illico à Gaza…

Remarque, ils sont adorables les voyageurs des bus. D’abord, j’ai rarement vu des “tricheurs”. Certains rentrent au fond du bus, mais paient quand même leur ticket, en demandant au voyageur devant lui de passer la monnaie au chauffeur (et ainsi de suite de proche en proche). Et quand je vous dis que les chauffeurs sont dangereux, je l’affirme. Tu crois qu’ils s’arrêtent pour prendre l’argent, compter, délivrer un ticket et rendre la monnaie ? Tu plaisantes ou quoi ?

Toujours prêts à rendre service d’ailleurs ces voyageurs. Une anecdote typiquement représentative des israéliens, que nous racontait l’historien Alain Michel, en classe de seconde :

Il était assis dans le bus qui se rendait à Tel-Aviv. Il décide d’ouvrir une canette de Coca et à l’époque, la canette s’ouvrait à l’aide d’une gâchette jetable. Manque de bol, il casse la gâchette, sans ouvrir la canette… Il tente, il essaie, il s’acharne… Impossible.

Du coup, le type assis à côté lui dit : “laisse-moi faire, je vais t’aider”. Il tente, il essaie, il s’acharne. En vain.
Alors c’est le type derrière qui s’en mêle. En vain. La femme au fond du bus lui propose son aide. En vain.

Tout le bus y est passé, même le chauffeur ! Et personne n’a réussi à l’ouvrir…

Moralité (je cite Alain Michel) : tout le monde a bon coeur pour aider l’autre dans l’adversité (Yaelz me faisait remarquer que c’était aussi typique de la grande gueule des israéliens). C’est pas faux non plus.

Je ne décrirai pas mon voyage, cela me prendrait trop de temps. Je laisse un album photo ici, ceux qui ont le temps ou vivent de leurs rentes peuvent toujours cliquer…

Quand je reviens en France, j’ai toujours le blues quelques jours. Du pays, des copains, de la famille, du soleil… A chaque fois que je vais en Israel, je remplis le vase avec de grands verres d’eau.

Jusqu’au jour où, malgré les conseils des explorateurs, il y aura une goutte d’eau pour faire déborder ce vase et me faire habiter là-bas. Et on n’en est pas loin.

UPDATED.
A la demande d’Alain (et d’autres), les photos sont disponibles chez cet emmerdeur de Flickr (je ne supporte pas qu’on me flique). Il faut cliquer ici.
Mittal, Arcelor et moi
Le 24/04/2006 - 21:39

En attendant demain qui est un grand jour (c’est mardi), je vous propose un interlude.

J’ai rencontré l’homme de fer à l’aéroport, au dioutifri.

Je l’ai croisé au rayon whisky et cigarettes (comme de par hasard). Visiblement c’est lui qui tient le stand et à mon avis, il se fait des c… en or !

Message du Mossad
Le 22/04/2006 - 22:37

Sam et Laury, Tony et Galit, Byalpel vous adressent des voeux subtils depuis Jerusalem.


Pour ceux qui ne parlent pas le langage des mains mal formées, je vous propose une explication en image.


A lundi !

Idée folle n°14
Le 18/04/2006 - 18:55

[Rappel : je ne lirai vos réponses que dans 10 jours]

Rappel : toutes ces idées sont copyright (you have the right to copy).

Idée n°14 : Le Balayettomatic

Une envie pressante. La grosse commission. Vous foncez aux premières toilettes libres, vous poussez la porte et là, vision d’horreur. Dans la cuvette, sont incrustées ça et là de magnifiques traces de freinage, d’un véhicule format 15 tonnes.

Bien entendu, vous maculez le tout d’un vomis propre et sans bavure, pour montrer votre mécontentement et votre écoeurement. Surtout votre écoeurement en fait.

Autre situation : vous avez trouvé des toilettes propres (chez vous par exemple). Une fois Mike Tyson libéré (poésie, que ne ferais-je pour toi !), et tout ce qu’il faut faire effectué (poésie, en tous cas, je ne décrirai pas cette étape), vous tirez la chaînette. Malheur ! Il reste des séquelles larmoyantes couleur rouille (tourista) à chataîn très foncé (constipation).

Impossible d’utiliser la balayette blanche en plastique et plonger ses mains dedans, sinon vous remettez le coup du vomis. Pour ma part d’ailleurs, je ne défèque plus depuis trois ans : je vais me faire opérer tous les mois de l’intestin pour me faire retirer tout ce que je conserve précieusement.

La Balayettomatic est faite pour vous !

En effet, il s’agit d’un petit robot motorisé qui se coince sous la lunette des WC. Armé d’un bras javellisant et d’une coupe terminaison en brosse, la Balayettomatic effectue un lavage en profondeur après chaque passage.

Du coup, les toilettes sont toujours propres, vous gardez votre vomis pour vous, et économisez l’argent de la Sécurité Sociale en supprimant les opérations chirurgicales mensuelles.

V2 : si vous restez assis, le nettoyage en profondeur peut être réellement en profondeur…

Merci qui ?

L’ascenseur social
Le 15/04/2006 - 23:36

[Rappel : je ne lirai vos réponses que dans 10 jours]

Les lecteurs assidus connaissent pertinemment ma passion psychotique pour les ascenseurs.
Ainsi, récemment, j’ai pris cette photo dans la tour EDF de la Défense (Paris).

Ils nous doivent plus que la lumière, qu’ils disent. Je ne suis pas sûr qu’on leur ait demandé autant.
Décidément, ils ne savent plus comment animer nos longues attentes dans les cabines…

Pourtant, le thème d’aujourd’hui est bien plus sérieux puisqu’il s’agit d’un appareil plus virtuel mais tout aussi fatal : l’ascenseur social.

Alors que je trouve excellente l’idée qu’un présentateur Noir soit en tête de pont sur TF1 pour les actualités (de toutes façons, même si j’étais raciste, je n’ai pas la télé alors pour vous dire si je me fous de l’apparence du présentateur…), je trouve assez incroyable que les laboratoires pharmaceutiques s’en mettent plein les poches pour favoriser la discrimination positive.

En effet, certains laboratoires ont breveté une pommade qui permet aux jeunes issus de milieux défavorisés ou sujets à discrimination d’intégrer en toute impunité les grandes écoles qui ont fait le renom de notre beau pays à l’étranger.

Observez cette photo :

Trouvez-vous normal que n’importe quel banlieusard non-karcherisé puisse, en s’appliquant matin et soir une giclée de pommade sur son délicat visage boutonneux, pénétrer au sein de la plus grande école de commerce de France ?

D’autant plus que cette pommade est remboursée par la Sécurité Sociale !?

Hé oh je rigole hein. L’ascenseur social c’est top. La diversité c’est cool. La mixité des populations dirigeantes, c’est top zen. Si la pommade HEC pouvait effectuer réaliser ces miracles, je dirais alors : vivement le sirop ENA ou le Spray Centrale ! Histoire de colorer un peu plus notre belle France “d’en haut” !

PS : les gélules du parti socialiste je connaissais déjà remarque, c’était du cyanure…
FN : et là, c’était curare…

Le jeu des dix conséquences
Le 13/04/2006 - 20:17

[Rappel : je ne lirai vos réponses que dans 10 jours]

J’ai lu deux fois de suite un bouquin très intéressant, intitulé : “Maximisez vos idées” de Brice Chalamelle.

Ce bouquin permet, de manière ludique (des cartes de “sept familles” sont fournies), d’étendre les idées parfois fermées que l’on a sur un projet, quel qu’il soit. Les exemples sont variés (comment dire non à ses collègues, comment monter un projet technologique, comment changer de profession etc.).

Le sujet du billet n’est pas de faire l’apologie de ce bouquin, vous n’avez qu’à l’emprunter en bibliothèque (ce que j’ai fait).

Pour reprendre les jeux pendant mon absence, je vais reprendre une idée qui est évoquée dans son livre que je trouve parfaite pour animer les longs voyages en voiture avec les enfants de plus de 8 ans : le jeu des dix conséquences.

Afin de développer au maximum les idées, l’auteur préconise de chercher dix conséquences à une hypothèse donnée. Plus l’hypothèse est absurde, plus le jeu est drôle mais complexe (l’exemple donné était : “et si nous avions les yeux dans les paumes de la main ?”). Le chiffre dix n’est pas magique, il est lié aux dix commandements c’est un nombre élevé pour forcer la réflexion.

Alors, ami(e) lecteur(e), toi n’as pas les yeux sur les paumes, mais le coeur sur la main et de l’eau dans le cerveau, relèveras-tu le défi ?

Trouve le maximum de conséquences à cette hypothèse : “Si le gris rendait aveugle”.

A ceux qui sont secs (ou des gens bons, ou des sales amis, ça y va les jeux de mots aujourd’hui), je propose cette hypothèse de secours : “Si les tiroirs s’ouvraient en poussant”.

Evidemment, les premiers seront les derniers seront les plus avantagés…

Ma nichtana ?
Le 12/04/2006 - 20:31

A ne pas confondre avec Acheumeuneu du petit lion publicitaire sur Antenne 2.

Ma nichtana, c’est de l’hébreu (pour beaucoup de monde). C’est pourtant une symbolique multi-millénaire dans le judaïsme.

J’explique. La phrase complète est la suivante : “ma nichtana halayla hazé mikol haleylot ?“.

Là, vous avez envie de répondre “ben il est sept heures moins quart” ou “je ne sais pas, je ne suis pas du coin”. La traduction est pourtant simple : “en quoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits ?”. Simple mais ésotérique, n’est-il pas ?

Cette phrase est prononcée depuis des millénaires dans tous les foyers juifs le soir de Pessah, la pâque juive. Cette fête porte en elle une quantité indénombrables de symboles, de rituels, de traditions… et de folklore. Pessah est célébré pendant une semaine en souvenir de la sortie d’Egypte et la fin de l’esclavage des Hébreux.

Quand on sait que ce rituel est célébré depuis plus de trois mille ans, et ressassé chaque jour dans les prières fixées par les rabbins, on se demande pourquoi la France (ou le monde entier) a attendu aussi longtemps pour instaurer la journée commémorant la fin de l’esclavage moderne…

C’est durant cette fête que l’on mange la galette, vous savez “le pain azyme”. Pendant sept jours, les intestins en prennent pour leur grade et les toilettes ne sont pas fières… Et parce qu’on ne mange que de la galette (du pain non levé), on doit également se débarrasser de tout levain ou pâte dans sa maison. C’est pour cela que les familles s’affolent dans un ménage herculéen peu de temps avant la fête…

D’ailleurs, le saviez-vous ? L’expression “le ménage de printemps” provient de cette coutume (la fête de Pessah est également appelée “la fête du printemps”).

Pessah se fête exclusivement (ou presque) en famille : les tontons, les tatas, les grands-cousins, mémé Georgette qui pique, papy René qu’entend plus rien, tous se réunissent pour célébrer ensemble le rituel du soir de la fête.

Lors de ce rituel, ce sont les enfants qui s’étonnent et chantent “ma nichtana”. Cet étonnement est feint, évidemment, on les brieffe un peu avant pour ne pas perdre de temps et se vautrer sur des plats dont l’odeur et l’aspect réjouieraient les sangliers. Mais il ouvre la discussion, pour raconter de manière allusive ou détaillée, l’histoire d’un peuple asservi, opprimé puis libéré.

La symbolique profonde de la fête est bien plus intéressante mais je ne la détaillerai pas ici (c’est long et puis ça n’apporte rien au lecteur). Juste pour la mentionner : la domination de son orgueil et de son arrogance. Tout un programme hein ?

Ce soir (parce que c’est ce soir, ah oui je ne vous l’avais pas dit), j’irai célébrer la fête sans mes parents, pour la première fois de ma vie (j’ai grandi hé ouais) : je suis chez mes beaux-parents, donc rites constantinois. J’espère qu’ils n’ont pas de traditions bizarres du genre “sauter à cloche-pied autour de la table avec la salière sur la tête” ou “boire un verre de vin mélangé avec des lacets de chaussures”…

Si ce texte n’a parlé à aucun d’entre vous (d’autant plus que je l’écris en 4 minutes chrono, vu le temps qu’il me reste pour boucler mes documents à remettre au client), je peux vous conseiller deux animations hilarantes. Sur le thème de la fête.

La première en rap, la seconde en disco.

Le soir de Pessah, on dit aussi, comme chaque année, “l’an prochain à Jérusalem”. Ca a marché pour moi, dimanche matin je m’envole vers la Terre Sainte.

Moralité : pas de blog avant le 24 avril (quoique, j’ai bien dû écrire quelques articles par-ci par-là pour vous nourrir pendant mon absence). Et si je trouve un ordinateur sur place, j’essaierai d’écrire… une carte postale.

Le Tumaléssou
Le 11/04/2006 - 23:17

Ce matin, en pleine réunion chez mon client, mon téléphone portable sonne. Numéro masqué.

Trois possibilités : ma femme qui veut absolument que je réponde (pas folle la guêpe), un huissier qui veut absolument que je réponde (pour me foutre le bourdon) ou Zorro.

Je décroche discrètement dans un coin de la pièce : perdu ! C’est un éditeur de logiciels qui veut vendre, par tous les moyens, sa solution à mon client. Je me suggère mentalement de prendre mon mal en patience, de le laisser parler quelques minutes et de raccrocher. C’est ce que je décide de faire d’ailleurs.

Re-perdu ! Cet imbécile heureux ne me “lâche pas la grappe” pour plagier sans vergogne le père adoptif de Julie la cochonne. Et il parle, et il parle, et il parle. Sans que je puisse placer un mot, sauf les habituelles onomatopées qui vont bien “hmm hmm”, “hmm” voire “tout à fait”.

M’est venue à l’esprit l’idée que ceci pourrait se reproduire, alors j’ai créé le Tumaléssou. Le Tumaléssou (si t’es djeunz, t’as tilté tout de suite), c’est l’outil qu’il te faut pour laisser parler un imbécile pendant des heures sans te fatiguer.

Je vais breveter l’idée, j’en ai déjà fait un disque. Clique sur le gros bouton jaune si t’es cap.

Note : le tumaléssou s’applique aussi aux discussions avec votre mère, votre belle-mère, votre grand-mère, un vendeur de cuisine etc…