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Le 09/05/2006 - 16:49

Sur les conseils de Tristan, j’ai poursuivi la lecture de Hypérion et la Chute d’Hypérion.
Deux fois 700 pages, mais ça valait le coup (dommage que le dernier tome soit si descriptif, pour un roman de SF cela n’apporte pas grand chose…).

Les idées développées sont très intéressantes et le suspense bien mené.

Ce que j’ai retenu, quand même :

- même dans 1000 ans, où la résurrection est assistée par ordinateur et où les voyages supraluminiques seront monnaie courante, Simmons voit encore les grandes religions ou courants religieux subsister.
- “le langage des morts et des vivants” et par extension, le Vide Qui Lie sont des idées souvent reprises dans le judaïsme kabbalistique (je développerai pour ceux que ça intéresse)
- Il est toujours aussi difficile d’écrire des romans de SF sans assumer d’énormes incohérences ou incongruités…
- Enée, Celle Qui Enseigne, ne peut être incarnée QUE par Natalie Portman.

Ce qui m’étonne, c’est que j’ai mis un temps fou pour le(s) terminer, j’en ai même honte.

18 commentaires

  1. 1
    yves nous dit :

    Et tu es revenu ? Pourquoi ?

  2. 2
    Tant-Bourrin nous dit :

    Mais est-ce que dans 1000 ans, ils vont ressuciter Lorie ? Parce que si c’est le cas, je prĂ©fère qu’on ne me ressucite pas, hein ! ;)

  3. 3
    Saoulfifre nous dit :

    Ne monte de kabbale contre personne, je te prie q:^)

  4. 4
    Twig nous dit :

    En fait, t’as lu Star Wars version intello, c’est ça?

  5. 5
    antenor nous dit :

    tu m’as l’air tout retournĂ©… allez c’est pas grave. mais promets moi de ne plus recommencer, jamais, hein ?

  6. 6
    procrastin nous dit :

    le langage des morts, ca doit pas trop dur à apprendre : la grammaire on en fait vite le tour, et le vocabulaire n’est pas très riche ;)

  7. 7
    Jean Drameille nous dit :

    Salut ;
    “Star Wars version intello” pour qualifier HypĂ©rion, c’est un peu comme mĂ©langer les torchons et les serviettes… Disons que chez Simmons, dĂ©couvre un univers aussi complexe que cohĂ©rent, c’est en effet un point commun avec Lucas. Mais au niveau de l’intrigue et de l’Ă©criture, rien à voir. Là ou Star Wars est “bĂŞtement” manichĂ©en, tout le cycled’HypĂ©rion est construit autour de sept personnages, les pèlerins, dont les rĂ©cits vont s’entrelacer de plus en plus Ă©troitement au fil des pages, au fil des tomes, jusqu’à former une trame narrative d’une rare densitĂ©. Personnellement, j’ai dĂ©vorĂ© le cycle en une quinzaine de jours. A recommander à celles et ceux qui apprĂ©cient les vastes fresques embrassant des univers entiers, sur des dĂ©cennies et des dĂ©cennies : Herbert, Asimov…

  8. 8
    Twig nous dit :

    >Jean Drameille : Euuuh je plaisantais, hein! :-)

  9. 9
    Byalpel nous dit :

    Yves >> Oh l’aut’ ! Ben je suis revenu, c’est chez moi je fais ce que je veux !

    TB >> Impossible, il faut un minimum de neurones (bah, on est méchant avec Lorie, après je vais me taper tout le fan-club, pendant 1000 ans !!)

    Saoulfifre >> C’Ă©tait à Cevezo, le cas Bâle !

    Twig >> Voilà, ils ont remplacĂ© le sabre laser par des citations de Platon…

    Antenor >> Promis, Maréchal, promis !

    Proc >> Ouais, ce qui est chiant c’est de disposer les lettres autour de la table…

    Jean Drameille >> Bienvenu ! La petite Twig est innocente, elle ne parle dĂ©jà pas bien français, elle a essayĂ© de faire de l’humour… Entièrement d’accord avec votre analyse, sauf sur la quinzaine de jours : j’ai Ă©tĂ© moins accroc que Fondation par exemple. Pourtant les ingrĂ©dients sont là, mais je ne sais pas. Asimov pour moi reste le maĂ®tre, comme Gotlib pour la BD (et le copain de Twig, sinon elle va nous faire un caca nerveux)

    Twig >> Ben encore heureux nan mais :-)

  10. 10
    Twig nous dit :

    >Byalpel:”…Asimov pour moi reste le maĂ®tre, comme Gotlib pour la BD (et le copain de Twig…” Tu viens d’acheter t’as tranquillitĂ© :-)

  11. 11
    Jean Drameille nous dit :

    > Twig : j’avais bien saisi la petite pointe d’humour…
    Pour en revenir à HypĂ©rion, je crois que la “difficultĂ©” tient paradoxalement à la densitĂ© du rĂ©cit. Faire une pause, c’est presque à coup sĂ»r prendre le risque de perdre le fil. Et les rĂ©fĂ©rences littĂ©raires - John Keats, pour ne pas le nommer - qui jalonnent le texte n’aident pas vraiment au dynamisme de la narration. Ce qui est très fort en revanche, c’est que ces rĂ©fĂ©rences ne sont pas “plaquĂ©es” dans le texte comme de banales citations, mais structurent, ordonnent le rĂ©cit, lui donnent sa cohĂ©rence. De sorte que les poèmes de Keats - dont l’oeuvre a Ă©tĂ© très fortement marquĂ©e par la mythologie grecque - forment la vĂ©ritable trame du rĂ©cit. Mais je suis d’accord avec Byalpel : quelle que soit la valeur indĂ©niable du cycle HypĂ©rion/Andymion, on n’y retrouve pas le souffle qui anime la saga “Fondation” d’Isaac Asimov.

    Timothy Leary, le “prophète psychĂ©dĂ©lique”, a inventĂ© et popularisĂ© un slogan qui rĂ©sume assez bien ce que l’on peut trouver dans la lecture de ces grandes sagas de Science Fiction : « Turn on, tune in, drop out ». Autrement dit, en prenant quelques libertĂ©s avec la traduction, branchez-vous, mettez-vous en phase, laissez vous porter. HĂ©las, de telles oeuvres magistrales capables de faire lâcher prise au lecteur sur des centaines et des centaines de pages se font rares (c’est d’ailleurs ce qui fait leur prix).

    Ah si, j’ai dĂ©vorĂ© cet hiver la trilogie de Kim Stanley Robinson “Mars la rouge - Mars la verte - Mars la bleue”, qui retrace sur plusieurs gĂ©nĂ©rations la colonisation de Mars, son exploration, la naissance des premiers foyers de peuplement et leur dĂ©veloppement, l’administration de plus en plus dĂ©licate de la planĂŞte, les luttes de pouvoirs entre factions rivales, les relations avec le berceau terrien… Le “cycle de Mars” est portĂ© par une narration croisĂ©e très bien menĂ©e, multipliant les angles et les points de vue, le premier personnage Ă©tant fianlement la planète elle mĂŞme, dont on suit captivĂ© - ou effarĂ© - la transformation accĂ©lĂ©rĂ©e sous la main de l’homme (que sont quelques dizaines de dĂ©cennies à l’Ă©chelle gĂ©ologique ?). D’autant que Kim Stanley Robinson revendique son appartenace à un courant de la SF que l’on peut qualifier “d’ultra rĂ©aliste” : il lui a fallu 17 ans pour mener à terme ce cycle, en Ă©troite collaboration avec les chercheurs de la NASA. Astrophysique, biologie molĂ©culaire, clonage, Ă©conomie, sociologie, Ă©cologie : tous ces grands thèmes sont Ă©tayĂ©s par une solide recherche documentaire et mis en scène à travers les diffĂ©rents personnages qui sont tous des scientifiques de haut vol, d’ailleurs recrutĂ©s pour leurs grandes compĂ©tences dans chacun de ces domaines. Bref, je recommande chaudement. Quelqu’un parmi vous l’a-t-il lu ?

  12. 12
    Byalpel nous dit :

    Jean >> AAaaaaaah, merci mille fois pour ce genre d’infos ! Le prochain bouquin que je prends à la bibliothèque, c’est celui-là ! En tout cas tu en parles vraiment bien, j’espère que le livre sera à la hauteur ! :-)

  13. 13
    Jean Drameille nous dit :

    Tu me diras ce que tu en as pensĂ©. Mais à moins que tu ne sois allergique à la science, il y a peu de chances pour que la trilogie te dĂ©plaise. Toutefois, autant te prĂ©venir : attends toi à ingurgiter quelques centaines de pages sur le climat martien, les cratères martiens, la gĂ©ologie martienne, la vĂ©gĂ©tation martienne (eh oui…)… En espĂ©rant que tu ne finisses pas par voire rouge ! ;-)

  14. 14
    Byalpel nous dit :

    Jean >> J’adore la science. Je vais me rĂ©galer !

  15. 15
    tristan nous dit :

    Bravo Byalpel d’avoir fini ce bouquin ! Tu as droit à une traitement poulsen gratuit.
    Les Cantos HypĂ©rion, c’est ma saga prĂ©fĂ©rĂ©e (d’ailleurs je suis en train de la relire), je l’aime plus encore que Fondation… car il y a un cĂ´tĂ© moins SF. L’auteur mĂ©lange pleins de styles littĂ©raires diffĂ©rents. Et puis les hĂ©ros ont suffisamment de dĂ©fauts pour en devenir aimables ! :)
    J’ai Mars la Rouge depuis 2 ans à la maison, mais je ne l’ai pas encore commencĂ©. ;)
    Par contre, il y a une autre saga dans le genre HypĂ©rion qui est sympa c’est “L’aube de la nuit” de Peter F. Hamilton. Encore un nom à coucher dehors, et je vous parle mĂŞme pas des couvertures des livres.
    Faudrait vraiment lancer ce business de couvre-livre pour cacher ces horreurs.
    D’accord sur Nathalie Portman… mais elle est un peu trop vieille non ? Je doute de toutes les manières qu’un producteur se lance dans l’aventure… attendez un peu, on est en train d’Ă©crire le jeu vidĂ©o ! :)

  16. 16
    Byalpel nous dit :

    Tristan >> “L’aube de la nuit”, jamais je ne l’aurais empruntĂ© à la bibliothèque celui-là avec un nom cucu comme ça…
    Ok pour le biz des couvre-livres, t’amènes les graphismes, j’amène le tissu :)
    Sinon, puisqu’on reparle du livre, j’ai tout de suite identifiĂ© le colonel Fedhman Kassad (orthographe à vĂ©rifier) avec le “Guile” de Street Fighter (http://www.1up-games.com/snes/streetfighter2/streetfighter202.gif), surtout à cause des combats qu’il raconte dans Les Cantos…

    Va comprendre Charles…

  17. 17
    tristan nous dit :

    Oui c’est un peu bizarre l’identification avec Guile…
    Alors que Brawne Lamia, est vraiment comme Blanka par contre ! :-)
    “L’aube de la nuit”, c’est le nom de la saga… le premier tome est “Rupture dans le rĂ©el”… c’est plus vendeur non ?

  18. 18
    Byalpel nous dit :

    Graaave :-)