Parfois je retiens ma respiration pendant 111 secondes.
Questionnaire Proust Proust
Le 15/05/2006 - 14:17

(La chtouille a Ă©tĂ© refilĂ©e par Abs. Je reprends ton idĂ©e de citer l’auteur d’abord d’ailleurs…)

Le principal trait de mon caractĂšre.
Zinedine Zidane a dit : le trait’z est gay
Byalpel a dit : c’est quand mĂȘme affligeant de rĂ©sumer un humain par un “principal trait de caractĂšre”. Bon, maisà n’en retenir qu’un, j’essaie d’imaginer mes petits-enfants,à qui mes enfants diront sĂ»rement : “vous ne vous rappelez pas bien votre grand-pĂšre David, vous Ă©tiez trop jeune… Ah, il Ă©tait trĂšs…”. Et là je pense que je dirais : drĂŽle.

La qualitĂ© que j’apprĂ©cie chez un homme.
Ma voisine de droite, nymphomane, a dit : qu’il ressembleà mon voisin de gauche…
Byalpel a dit : qu’il ne sorte pas du lot en Ă©crasant les autres. C’est une rĂ©action typiquement masculine, je trouve.

La qualitĂ© que j’apprĂ©cie chez une femme.
Byalpel a dit : qu’elle ressembleà Maureen Dor.
David a dit : la douceur surtout. Et qu’elle me fasse rire. Et si elle a du cash plein le compte en banque, c’est tout bĂ©nĂ©f’

Ce que j’apprĂ©cie le plus chez mes amis.
Paris Hilton a dit : c’est qu’ils m’aiment pour mon intelligence
Byalpel a dit : c’est qu’ils savent qui je suis vraiment sous ma fine carapace. En fait, c’est malheureuxà dire mais ce n’est pas vrai… N’ont-ils pas envie de creuser, n’ai-je pas envie de me livrer, je n’en sais rien. Ce que j’apprĂ©cie le plus chez mes amis, c’est qu’ils gardent encore des dĂ©lires d’enfant.

Mon principal défaut.
Adolphe Hitler a dit : doux rĂȘveur
Byalpel a dit : encore un PRINCIPAL dĂ©faut ? Comme disent mes copains, “j’aime tout gĂ©rer”. Mon ancien patron m’avait lancĂ© une phrase du mĂȘme genreà la figure il y a six ans environ : “tu as l’impression que tout t’est dĂ»”.

Mon occupation préférée.
Ma gardienne a dit : ben, faut bien repacher lĂ© linche de la voichine du quatrrriĂšme, et aprrrĂšs faut faire le mĂ©nache chez la voichine du prremier, et aprrrĂšs les escaliers, les ascensours… Ca m’occupe, c’est pas chĂȘnant…
Byalpel a dit : pas le sexe, non. Pas le blog non plus. J’aime crĂ©er. Inventer. Innover. Que cela reste dans ma tĂȘte, ou discutĂ© avec ma femme, ou diffusĂ© ici, c’est mon occupation prĂ©fĂ©rĂ©e.

Mon rĂȘve de bonheur.
Enrico Macias a dit : que nous soyons tous frĂšres dans l’amour et l’amitiĂ©
Byalpel a dit : (qu’Enrico Macias n’ouvre sa gueule que pour chanter). Vivre en Israel, des minots qui courent, et pas forcĂ©ment que les miens, dans la maison ensoleillĂ©e, un boulotà mi-temps rĂ©munĂ©rĂ© en full time job, ma femme sur un rocking-chair prĂšs de moi, et moi avec mon nouvel ordi pentium VII qui tue.

Quel serait mon plus grand malheur ?
Gustav MĂ€hler a dit : mon deuxiĂšme fils, 1m87
Byalpel a dit : de subir plus d’un grand malheur. Sinon, de maniĂšre concrĂšte et au choix : d’ĂȘtre paralysĂ© comme un lĂ©gume, de devoir dĂ©signer un de mes enfants pour une mort certaine et de gagner 100 millions d’eurosà la cagnotte nationale.

Ce que je voudrais ĂȘtre.
Zéro Janvier a dit : un artiiiiiiiiiiiiiiiiiiste !
Byalpel a dit : encore plus moi-mĂȘme. Et moins gros, please.

Le pays oĂč je dĂ©sirerais vivre.
Le Hamas a dit :à la place de là oĂč Byalpel (et d’autres comme lui) aimeraient bien vivre
Byalpel a dit : Ben je l’ai dĂ©jà dit donc j’ai niquĂ© le suspense. Sur le principe de toutes façons, il me faut les trĂ©pidations d’une grande ville (genre Paris) mais avec du soleil, bon sang de bonsoir ! Vous avez vu ce temps en ce moment, Mme Dos Santos (c’est ma gardienne) ?

La couleur que je préfÚre.
Shtroumpf Grognon a dit : moi j’aime pas le bleu
Byalpel a dit : ben la couleur de quoi ? Des yeux ? Vert. De mes chemises ? Bleu (consultant oblige). Du sang ? Rouge clair (si le sang est foncĂ©, c’est pas bon signe). Des pommes ? Rouge foncĂ© (si la pomme est claire, c’est que c’est une Golden).

La fleur que j’aime.
Ma femme et ma belle-mÚre ont dit : les orchidées !
Byalpel a dit : (me gavent ces orchidĂ©es). Les fleurs c’est pour les gonzesses. Je prĂ©fĂšre les fromages. Et dans les fromages, le chĂšvre. Sinon, le Lys.

L’oiseau que je prĂ©fĂšre.
Michel Fugain a dit : sans prĂ©fĂ©rence, du moment que tu fais comme lui (l’oiseau, pas Michel Fugain)
Byalpel a dit : Le fromage de chĂšvre. Bah, sinon, qu’est-ce que j’en aià foutre des oiseaux… J’sais pas moi : l’ara qui rit ?

Mes auteurs favoris en prose.
Abs et Yaelz ont dit : Albert Cohen
Byalpel a dit : Albert Cohen aussi (lobby ou pas lobby ?). Et Isaac Asimov, James Morrow, Jean-Michel Truong, … J’ai eu ma pĂ©riode Stephen King plus jeune, c’est passĂ©.

Mes poÚtes préférés.
Zavatta a dit : Le poĂšte-poĂȘĂȘĂȘĂȘt !
Byalpel a dit : Eluard. Mais bon, si on a le droit de mettre des auteurs de chanson (on a le droit ?), je dirais Ă©videmment Jonasz. C’est pas le plus fort du monde, mais c’est celui que j’aime.

Mes héros dans la fiction.
Ma grand-mĂšre a dit : Iron Man, Banania
Byalpel a dit : le gritche (rien que le nom me fait triper), Actarus (rien que le nom me fait triper), David Palmer (le prĂ©sident Noir dans 24h, et plus prĂ©cisĂ©ment sa voix française) et R. Daneel Olivaw (fans d’Asimov, bonjour).

Mes héroïnes favorites dans la fiction.
Tous les mecs sĂ©rieux ont dit : Claire Chazal, Maureen Dor dans n’importe quel rĂŽle, Penelope Cruz en mini-jupe, AmĂ©lie Poulain
Byalpel a dit : je suis un mec sĂ©rieux, donc idem. Rajouter Natalie Portman dans le film “Garden State” et ça doit ĂȘtre bon.

Mes compositeurs préférés.
Jean-Pierre Lecoutre a dit : ma femme, Georgette Lecoutre.
Byalpel a dit : compositeur, c’est la musique uniquement hein ? Alors Sinclair, Jonasz, M, et Vivaldi. Et j’aime beaucoup la musique de la sĂ©rie “Monk, saison 2″.

Mes peintres favoris.
Le bourgeois de la rue d’en face a dit : ça dĂ©pend, ça se revend combien ?
Byalpel a dit : la peinture me donne la nausĂ©e. Je n’y comprends rien de rien de rien. Alors la BD plutĂŽt : Gotlib et Greg (Achille Talon). Je n’y connais rienà la BD non plus remarque. Mais dans ce cas, il n’y a pas que moi.

Mes héros dans la vie réelle.
Toutes les gonzesses ont dit : Brad Pitt
Byalpel a dit : “Quel est l’homme intelligent ? Celui qui apprend de tout homme” (Maximes des pĂšres). Tout le monde est potentiellement mon hĂ©ros, sur une durĂ©e plus ou moins longue. Mes collĂšgues, mes amis, les blogueurs, les rabbins qui m’ont ouvert l’esprit, les individus anonymes dans la rue qui aident les petites vieillesà traverser…

Mes hĂ©roĂŻnes dans l’Histoire.
La majorité des grands dirigeants / penseurs / célébrités juifs ont dit : ma mÚre
Byalpel a dit : ma mĂšre. Et puis aussi la femme qui vient d’Ă©crire un bouquin sur les tournantes dans les citĂ©s, toutes les femmes prĂ©sidentes ou premier ministre, celles qui ont plus de 7 enfants sans prendre de prozac.

Mes noms favoris.
Ma banquiĂšre a dit : Un prĂȘt ? NOOOOOOOOON ! (c’est vraiment son non favori).
Byalpel a dit : chiotte, ma femme et moi ne sommes pas d’accord pour les noms des enfants. Moi j’aime Boaz (les plus bibliques d’entre vous comprendront), Logan (les plus X-Men d’entre vous comprendront), Joshua (mais en anglais, parce qu’en français, JosuĂ© c’est bof), et Dominique Galouzeau (ou Jean-Edern) histoire d’avoir de la marge dans le ridicule…

Ce que je déteste par-dessus tout.
Marine Le Pen a dit : qu’on me prenne pour une vraie blonde.
Byalpel a dit : “par-dessus tout”, il n’y a rien. Je suis prĂȘtà tout accepter, je ne dĂ©teste rien par-dessus tout. Sinon, je supporte mal la mauvaise foi crĂ©tine (des imbĂ©ciles heureux quoi), les gens qui se plaignent en permanence et le fait de ne pas comprendre, dĂ»à mes limitations.

Le fait militaire que j’admire le plus.
Saddam Hussein a dit : bouh-ouh-ouh…
Byalpel a dit : le raid d’Entebbe, tiens.

La rĂ©forme que j’estime le plus.
Proust a dĂ» se dire : bordel, mais c’est quoi cette question ?
Byalpel a dit : pareil que Proust (pour une fois) ! Toute rĂ©forme qui concernera l’Ă©cole et l’Ă©ducation. Sur le fond, le vrai fond.

Le don de la nature que je voudrais avoir.
Elephant Man a dit : avoir une vraie trompe, au moins…
Byalpel a dit : parler aux animaux, pouvoir me concentrer super fort et super vite, deviner 6 numéros sur 7 au loto.

Comment j’aimerais mourir.
Un connard de terroriste a dit : explosé puis entouré de 70 vierges
Byalpel a dit : (entourĂ© de 70 vierges dans le rĂ©el, ça me plait bien). J’aimerais mourir de vieillesse (> 134 ans), vite et en pleine possession de mes moyens. Et surtout aprĂšs ma femme et mes parents, pour ne pas leur imposer cette douleur.

État prĂ©sent de mon esprit
Un adepte du spiritisme a dit : ça dĂ©pend… Esprit, es-tu là ?
Byalpel a dit : là je suis en rĂ©union d’Ă©quipe projet (à 25 personnes), donc j’essaie d’Ă©crire sans me faire pĂ©cho par le directeur du programme…

Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence.
Un arbitreà Rolland-Garros a dit : les fautes de pied
Byalpel a dit : les fautes de frappe (mais il ne faut pas en abuser non plus). Et puis toutes les fautes involontaires, les fautes de débutant, les fautes par ignorance. Et les erreurs de manipulation des APN (les fautes aux numériques).

Ma devise.
Tony Blair a dit : sĂ»rement pas l’euro.
Byalpel a dit : le verre plein plutĂŽt que le verre vide.

Qui va se faire une joie de revivre ce questionnaire ?
Toi, ami lecteur qui a un blog, tu as dit : pitié, pas moi !
Byalpel a dit : pas de pitiĂ©. D’habitude je ne dĂ©nonce personne mais là, on va se la jouer chacal. Sont dĂ©noncĂ©s Yves (si tu veux jouer), Ray-Dacteur et L’Artiste AssoiffĂ©.

PS : eh oui, je ne l’ai pas faite celle-là : Jacques a dit : levez la main droite !

On Iran tous au paradis…
Le 13/05/2006 - 22:45

Elle circule sur le net en ce moment, la lettre d’Ahmanidjkejlqskhffad à Bush pour lui proposer de raison garder, et d’attendre les beaux jours pour attaquer.

Elle est écrite en arabe, je compte sur votre bilinguisme naturel pour traduire.

La CIA (et Jack Bauer) ont tenté de décrypter un message sous-jacent. Vous qui avez bossé au Mossad, l’avez-vous trouvé ?

L’image est aux dimensions réelles, inutile de cliquer pour agrandir…

Bon vent !
Le 12/05/2006 - 17:16

J’inaugure aujourd’hui une nouvelle catégorie (scientifisme) : contrairement à procrastin qui explique très bien la vraie science, je m’engage ici à vous divulguer des expériences scientifiques officieuses, que j’ai menées tout seul comme un grand, tel un Fresnel des temps modernes.

Avez-vous remarqué qu’il y a de plus en plus de “courants d’air” dans les villes, depuis quelques temps ? Des rafales de vent, même en été, ébouriffent ma chevelure ou menacent ma moto en plein Paris.

L’inspecteur B. Commebibi a enquêté pour vous (jingle !).

Muni d’un spectroscope à cavité cylindrique de type 2, et parcourant aléatoirement (en double aveugle, avec deux cannes blanches) les rues de Paris, j’ai analysé le sillage massique des vents dans la Capitale.


Le spectroscope utilisé (il n’existait plus en bleu)

Après analyse approfondie, et de manière étonnante, j’ai découvert ceci :


Résultats vent-piriques pour une voie large sans bus


Résultats vent-piriques pour une voie large avec voie de bus

Dans les deux cas, évidemment, ont été utilisés :

- un filtre en peigne de classe B (n=1000)
- contorsion testiculaire (YUV=255, 11, 99)
- polymorphisme instantané (pour chromographie)

Oui, et vous l’auriez parié : depuis que notre Maire a rajouté des voies de bus dans Paris, toute la capitale subit des vents cataclysmiques (j’exagère à peine).
Pourquoi ? Comment cela fonctionne-t-il ? Pourquoi le sort s’acharne-t-il sur nous ?

L’inspecteur B. Commebibi a enquêté pour vous (jingle !).

Lorsque les véhicules sont confinés sur une ou plusieurs voies, et qu’il existe une voie libre non utilisée, l’air s’étend en priorité sur la voie libre.
Ceci est une extension d’un des principes de la thermodynamique : le chaud a naturellement tendance à devenir froid et pas l’inverse. C’est ce que l’on appelle un tube de Venturi-21, très utilisé pour la location d’appartements.

L’image ci-dessous, analysée grâce à un débimètre-laser calibré au CNRS par Aude Rétotou (en personne, hé oui), indique la présence de courants d’air sur une voie de bus libre. Remarquez comment la voie embouteillée contient peu de présence de molécules de vent.
Remarquez également comment ce sont toujours les 77 qui foutent la merde.

Ceci est encore plus visible lorsque la voie de bus passe sous un pont. Les plus voyageurs d’entre vous auront certainement reconnu la sortie d’autoroute A16 n°22.

Evidemment, de nombreux calculs annexes ont été nécessaires pour arriver à ce résultat. Je vous les fournis ici à titre indicatif (je n’ai aucune idée de ce que ça veut dire de toutes façons).

Et lorsque deux bus se croisent, ils projettent toute l’énergie cinétique emmagasinée vers l’extérieur, occasionnant ainsi un double courant d’air, appelé pompeusement dans le milieu des ventistes “refoulement du ionf”.

Je pense que les chiffres parlent d’eux-mêmes. Inutile d’approfondir encore, ce serait ennuyer l’audience.

Faites circuler cette information autour de vous, et faites progresser la science : s’il y a du vent dans Paris, c’est de la faute de Delanoé !

Ouvre-moi la porte, toi qui a la clé…
Le 11/05/2006 - 11:36

Tu connais la meilleure ? (Je te tutoie, ami lecteur, ne m’en veux pas, c’est mon éducation sarcelloise qui reprend le dessus).

Ecoute-ça, fiston :

Lorsque nous sommes rentrés de vacances il y a deux semaines, nous avons eu l’agréable surprise de constater que des petits filous (qu’à Sarcelles l’on nomme, un peu abusément certes, “enculés de leur race”) avaient tenté de pénétrer dans notre doux foyer pendant notre absence.

Grâce au Ciel, le verrou principal n’a pas cédé. Ces jeunes déliquants, de dépit, se sont probablement rabattus sur la petite vieille du deuxième pour lui piquer son sac dans l’ascenseur. Et mourir, fauchés par la justice divine et/ou un 35 tonnes qui passait par là.

Mais surtout grâce à mon assurance, et moyennant une franchise de 106€, je me suis vu rembourser l’intégralité du “remplacement à l’identique”, soit 1500€ environ. Le serrurier vient cet après-midi nous remettre ça d’équerre.

[By Jove, 1500€ la demi-journée, sans faire d’études. J’ai mal choisi mon métier, moi…]

Evidemment, mon pote (laisse couler ami lecteur, je te parle comme à un ami, un frère, un fils, au choix), tu te demandes si je vais te raconter ma vie encore longtemps sur un sujet aussi creux. C’est mal me connaître, mon salop (laisse couler j’te dis…).

Je me suis toujours méfié des serruriers : qu’est-ce qui me prouve qu’en installant ma nouvelle serrure, il ne conserve pas un double pour lui ? Ou qu’il m’installe une serrure avec une faille, un backdoor comme disent les jeunes, qu’il pourrait aisément crocheter un soir de blues ?

De toutes façons, j’ai toujours cru qu’il existe des complots manigancés par toutes les corporations, complots que tu ne soupçonnes même pas, con de lecteur.

  • Les garagistes : franchement, je suis persuadé que lorsqu’il a fait ma vidange, le garagiste a percé microscopiquement le carburateur pour qu’il fuit dans 126 jours (moyenne constatée sur l’ensemble des véhicules)
  • Les vendeurs par correspondance : les fils de l’appareil commandé sont soudés à la va-vite, pour rompre après le délai légal de sept jours de renonciation. Ce salopard de lecteur mp3 / brosse à dents électrique / routeur sans fil fonctionne à plein régime pendant six jours, et vingt-trois heures. Puis couic!
  • La Poste : alors là c’est évident. Ils ouvrent le courrier pour vérifier si ce que vous envoyez vaut la peine ou pas. Envoyez vos impôts, un CD à vos copains, une lettre d’amour enflammée dont vous n’avez pas gardé le double, vous pouvez être surs que la lettre est passée par Tombouctou avant d’arriver deux mois plus tard au destinataire. Lorsqu’elle arrive.
  • Et le réparateur de chaussures (que l’on nommait jadis le coordonnier) ? Qui te consolide le talon de la chaussure avec des clous qui ont la particularité exceptionnelle de disparaître au bout de quelques jours de marche ?

Allons même plus loin, et déjouons les complots “invisibles” :

  • Les dates de péremption : TOUS les produits alimentaires ont une date de péremption. Pourquoi ? Parce que tous les fabricants sont obligés de rajouter une dose infinitésimale de bactéries à déclenchement lent dans la nourriture. Le salopard qui a bréveté cette invention est milliardaire…
  • Les stylos à bille : vous achetez, de votre argent gagné à la sueur de votre front et de celui de votre femme (sauf si votre femme fait le trottoir, dans ce cas, ce n’est pas le front), un stylo à bille. Vous le chouchoutez, vous signez vos gros contrats avec, vous en parlez à tous vos amis. Et que se passe-t-il au bout de quelques semaines ? Il n’a plus d’encre, et vous devez vous en séparer comme un vulgaire stylo. N’y a-t-il pas complot de Bic, Stypen et consors, pour nous faire acheter d’autres stylos, qui certes ressembleront étrangement à votre stylo chéri, mais qui ne le remplaceront jamais vraiment ?
  • Les ascenseurs : là je vous renvoie à cet article qui a déjà fait légende dans le monde très fermé des OTIStes…
  • La bonne nourriture : vous avez remarqué que tout ce qui est bon fait grossir ? Un gâteau au chocolat ? Hop, des hanches ! Une poignée de cacahuètes salées ? Hop, du bide ! Un bon couscous boulette tunisien ? Hop, de partout ! Alors que 2kg de céleri ou de brocolis, vous êtes à l’abri… Alors je pose la question : qui est derrière ce complot mondial, hein ? Qui ? Que je le sucre ?!
  • Et tiens, bonne transition, le complot juif : là, pas besoin de preuves, il suffit de regarder autour de vous. Les serruriers, les garagistes, les vendeurs par correspondance, les facteurs, les cordonniers… Toutes ces corporations regroupent le plus grand nombre d’israélites au mètre cube, c’est bien connu (enfin, c’est ce que m’a dit Dieudonné)

Demain, mon grand, je te parlerai de mes longues journées dans la chambre capitonnée de ce joli hôpital du 14ème arrondissement de Paris.

La vie n’est pas une autoroute
Le 09/05/2006 - 22:58

Récemment, une amie blogueuse me/nous confiait le départ de son père, emporté par cette satanée maladie à pinces.

J’avais été ému, malgré les distances géographiques, affectives ou familiales qui nous séparent, du contraste entre tout l’amour et l’affection qu’elle lui portait et qu’elle confessait sur son blog, et ce départ précipité, discret, volé.

Hier, Patie est morte.

Patie était une amie intime de mes parents; j’ai grandi autour de sa famille, j’ai d’innombrables souvenirs incrustés dans le crâne de mon enfance passée dans sa maison, je revois encore très régulièrement ses enfants lors de fêtes à la synagogue ou d’événements privés.

Patie avait des qualités et des défauts, comme tout le monde. Mais Patie était constamment souriante, avenante, accueillante. C’est peut-être ce que tous, des amis, de la famille, des personnalités présentes lors de la levée du corps, ont dû se remémorer en pleurant.

Lors de la veillée mortuaire, la salle était pleine, comble. Les gens pleuraient. Même mon père, même ma mère, qui ne sont pas du genre. Même le rabbin qui m’a élevé et enseigné l’étude du Talmud pleurait à chaudes larmes, parce que leurs familles étaient très proches. C’était une veillée très dure à vivre.

Enfin, à ce qu’on m’en a dit : je n’étais pas présent, je jouais à la XBOX avec mes amis intimes à Berck, dans le Pas de Calais. Je n’ai appris la mort de Patie qu’à mon retour, lundi soir. Quel affreuse ironie du sort, n’est-ce pas ? Moi et mes amis en train de jouer à des jeux vidéos comme des gamins, mes parents et leurs amis en train de pleurer sur le corps d’un être cher.

“La vie n’est pas une autoroute”, pensais-je à haute voix récemment. On est tellement peu en sécurité sur ces routes sineuses en altitude, à rouler à cent à l’heure. Même en étant le meilleur conducteur au monde, nous ne sommes pas à l’abri d’un éboulement ou d’une fracture imprévisible de la route.

Patie est morte d’un cancer, à 50 ans. Un éboulement de merde.

Lorsque mes grands-parents sont morts (les deux paternels, mon grand-père maternel), je n’ai pas pleuré. J’étais ému, mais la mort par vieillesse me semblait arbitrairement “normale”, faisant partie du processus nominal de la vie.

Si cet arrachement soudain me semble particulièrement douloureux, c’est parce qu’il semble injuste, dégueulasse, pourri. Puisqu’en deux ans à peine, une personne en pleine possession de ses moyens intellectuels et physiques transite d’une salle de classe à un cimetière en passant par tous les stades immondes des traitements thérapeutiques à haute dose, des comas récupérés de justesse, des pertes de mémoire et de moyens, jusqu’à la perte de la vie.

Pourtant, au risque de choquer, je ne considère pas ce départ comme injuste. Je le trouve même naturel, comme la métaphore de l’autoroute et de la route sinueuse de montagne. Ontologiquement, la mort est à apprivoiser (ou à envisager comme un aboutissement, dans les religions monothéistes). C’est la douleur qui nous paraît insupportable, insurmontable, inutile.

Et cette douleur me terrorise, je dois l’avouer. Pas celle qui concerne ma propre mort, mais plutôt celle des gens que j’aime profondément. Saoulfifre disait dans un commentaire récemment : le pire étant de perdre un enfant (que D.ieu nous en préserve, ami lecteur, que D.ieu nous en préserve).

Patie est morte hier, et ce qu’on retiendra d’elle assez longtemps pour la faire vivre en nous, c’est son sourire et sa bienveillance permanents.

Lorsque je mourrai, je voudrai qu’on évoque ma mémoire pour d’aussi belles qualités que celles que possédait Patie. Il n’est jamais trop tard pour se choisir une route, un éboulement est si vite arrivé.

Endymion - L’éveil d’Endymion
Le 09/05/2006 - 16:49

Sur les conseils de Tristan, j’ai poursuivi la lecture de Hypérion et la Chute d’Hypérion.
Deux fois 700 pages, mais ça valait le coup (dommage que le dernier tome soit si descriptif, pour un roman de SF cela n’apporte pas grand chose…).

Les idées développées sont très intéressantes et le suspense bien mené.

Ce que j’ai retenu, quand même :

- même dans 1000 ans, où la résurrection est assistée par ordinateur et où les voyages supraluminiques seront monnaie courante, Simmons voit encore les grandes religions ou courants religieux subsister.
- “le langage des morts et des vivants” et par extension, le Vide Qui Lie sont des idées souvent reprises dans le judaïsme kabbalistique (je développerai pour ceux que ça intéresse)
- Il est toujours aussi difficile d’écrire des romans de SF sans assumer d’énormes incohérences ou incongruités…
- Enée, Celle Qui Enseigne, ne peut être incarnée QUE par Natalie Portman.

Ce qui m’étonne, c’est que j’ai mis un temps fou pour le(s) terminer, j’en ai même honte.

T’es pas tout seul !
Le 04/05/2006 - 23:33

[ça faisait longtemps, et c’est pour fêter le retour des beaux jours et de TB, le champion du tirage violent de cheveu]

- Ah on est bien autour du feu, dit Anne-Sophie, en se blotissant dans l’épaule accueillante de Stéphane.
- C’est vrai, qui aurait cru qu’on passerait une aussi belle soirée sur la plage tous ensemble ?

Barbara avait lancé cette phrase aux quatre couples d’amis qu’elle avait conviés à cette soirée improvisée, sur la plage de Biarritz, par pure figure de rhétorique. C’était effectivement une belle soirée, la nuit était claire et chaude, la mer apaisée et le repas savoureux.

A la bonne franquette, chacun avait apporté de quoi concocter un merveilleux petit pique-nique nocturne. C’était d’ailleurs la devise de cette petite fiesta estivale : “chacun partage ce qu’il amène”. Tout le monde goûtait et faisait goûter les mille et une saveurs des cuisines d’ici et de l’autre côté des continents.

Côté boisson, on n’était pas en reste puisque Fred et Carole avaient ramené deux packs de bière, un whisky 12 ans d’âge et une vodka-melon glacée, conservée dans la glacière. Pour Anne-Soph’ et Stéphane, c’était plutôt du vin rouge, mais du bon : trois bouteilles de Château Laroze 2000, un Saint-Julien 2001 et, “pour tester”, un Hecula 2003 espagnol, dont des amis communs avaient fait l’acquisition le week-end dernier et qu’ils qualifiaient de délice.

Barbara et Aziz, les organisateurs, c’était champagne : 4 bouteilles de Piper-Heidsick enveloppées dans des sacs plastiques emplis de glaçons.

Quant à Jeff et Déborah, c’était liqueur. Ils avaient prévenu : “Nous, on adore la liqueur ; on va vous faire découvrir, vous allez vous gaver !”.

Lorsqu’ils sortirent leur unique bouteille de liqueur de mûre, le silence tomba sur l’assistance, Fred cessa de gratter sa guitare maladroitement et des regards interrogateurs se tournèrent vers les deux convives. La température semblait avoir chuté de plusieurs degrés en quelques instants.

Déborah bredouilla quelque chose, Jeff baissa les yeux et murmura : “désolé, nous n’avions pas prévu de partager notre liqueur avec autant de monde…”

Fred soupira : “quel brêle, celui-là !”

Moralité : en effet, quel brêle : quand on n’a que la mûre, à offrir en partage….



Et puis Jeff, t’es pas tout seul !

La drague selon Yahoo!
Le 02/05/2006 - 22:05

L’article original est ici.

Lorsque j’ouvre mon navigateur Internet à l’adresse de Yahoo France, histoire de vérifier les actualités (De Villepin est-il mort ? Combien d’arbres ont poussé en Australie cette année ? Quel est le prochain film de Johnny Depp ? De Villepin est-il mort ? Etc), le portail du moteur de recherche me propose toujours des liens annexes.

J’avais fait le pas en cliquant sur un article à propos de l’approximative chanteuse de rap Diam’s (c’était ). Si vous aimez les paroles travaillées au couteau, je vous conseille la lecture des paroles de son dernier tube (merci Manu de l’info) : “Confession nocturne“. Elle, elle est carrément sur le flex.

Aujourd’hui, Yahoo m’a proposé ce lien : “Cinq règles d’or pour draguer sur Internet”.

Le lecteur naïf s’étonnera, du fait de ma probité intellectuelle et maritale, que je cliquasse sur ce lien. Que ce lecteur naïf en soit béni, et remercié car la candeur est souvent la qualité qui émane de mon lectorat réduit.

Pourtant, c’est uniquement pour apporter ma pierre à l’orifice [je brevète illico cette expression] que je me suis jeté sur le lien. En effet, mon passé glorifiant de dragueur invertébré m’a laissé quelques séquelles meilleures pratiques comme on dit dans le monde du consulting, que je voulais faire partager au monde entier avant de mourir.

Oui car je vais mourir un jour, ami lecteur. J’ai beau essayer de me persuader du contraire, seuls le Messie ou un miraculeux vice de fabrication me permettront d’échapper à cette saloperie qu’est la mort.

Bigre, il fait froid ici tout à coup.

Donc, comment draguer sur Internet. Je clique, je lis, je constate.

D’abord rien de nouveau : le mécanisme s’adresse aux mecs uniquement. Les filles ne draguent pas c’est bien connu, elles mettent des strings rouges en boîte de nuit uniquement (à ce qu’on m’a dit).

Ensuite, le mécanisme s’adresse aux mecs, mais aux mecs bien lourds et pas créatifs pour un sou.


1. Maîtriser l’art de l’accroche
Les plus lourdingues se bornent à pianoter : “ASV ?” (Age Situation Ville ?). Bonjour le romantisme ! Avec un peu d’imagination, concentrez vous sur les pseudos, c’est la seule information dont vous disposez au départ. “Sweetflower” ou “SuperCendrillon” ont certainement plus d’esprit que “JF775″ ou “CaroCaro”. Soyez léger, approchez-les avec humour en formulant une petite remarque sur leur patronyme. Dites à “Sweetflower” que son parfum vous enivre et à “SuperCendrillon” que vous avez justement trouvé une pantoufle abandonnée. Si vous la faites sourire, comment ne pourrait-elle pas s’intéresser à vous ?

Parce que ce coup-là, on ne le leur aura pas fait 244 791 fois, vu le nombre de chacals qui traînent sur les sites de rencontre… Ca l’originalité, bonjour !

Le conseil du pro : entamez la discussion en la prenant à contre-pied. Pour SweetFlower : “Pas mal, Rewol Fteews comme jeu de mots suédois !”. Pour SuperCendrillon : “Ca c’est vraiment un pseudo dignes des trois petites super-cochonnes non ?”

2. Éveiller la curiosité
L’objectif étant d’attirer son attention, il convient de distiller les infos vous concernant avec parcimonie. Il est donc inutile de vous précipiter en suggérant un échange de photo ou un allumage de la webcam. Ne donnez surtout pas l’impression d’être affamé, sachez plutôt faire durer le plaisir de la “rencontre” pour stimuler son impatience et sa curiosité ! Vous devez bannir au départ toute connotation sexuelle trop explicite.

Là, le psy, il a mérité son salaire. Les femmes, comme les chats, sont curieuses et insatiables. Enfin, je crois. Donc, parler de sexe dès le début alors que vous n’avez que ça en tête, comme le suggère la dernière phrase de l’article, c’est pas bien. Mieux vaut-il faire des allusions.

Le conseil du pro : en douceur, allez-y en douceur. Maîtrisez le sens de la métaphore et dites : “l’alchimie c’est toute ma vie : transformer un corps de plomb pour révéler un coeur d’or”. L’or, allusion aux bijoux (teasing grossier mais qui marche). Le plomb, allusion à la rigidité du hmm-hmm.

3. Bavarder en restant subtil
La subtilité est une règle d’or dans la conversation. A éviter d’urgence, les questions du type : “Que cherches tu ici ?” ou “T’as un mec ?”. Soyez astucieux et obtenez des réponses en discutant l’air de rien. Au lieu de demander brutalement “Tu es mariée ?”, prenez des détours et demandez-lui son signe astrologique qui, bien évidemment, sera en accord parfait avec le vôtre ! Parlez un peu de vous et vous l’amènerez à vous parler d’elle. Restez courtois et surtout sincère, ce sera une excellente façon de vous démarquer de la plupart des mâles qui entrent maladroitement en contact avec elle.

Déjà, une fille qui est mariée et qui est disponible sur un site de rencontres, je ne veux pas dire, mais ça fait mauvais genre… Ensuite, pour arriver à cette question en passant par le signe astrologique, il va falloir se lever tôt, même si votre potentiel créatif dépasse celui de l’inventeur du CPE.

Le conseil du pro : “les femmes belles aiment qu’on leur parle de leur intelligence, les femmes intelligentes qu’on leur parle de leur beauté” (merci Sacha). Tout est là. Si la fille vous répond sobrement : “ceci est flatteur, j’entretiens l’espoir que ceci ne relève point d’une flagornerie”, il faut impérativement répondre “waow, si votre ramage se rapporte à votre plumage, tu dois être sacrément bonnasse !”. Si la fille répond plutôt “lol, nan je mé L’oréal parce que je le vaux bien”, inutile de se prendre la tête, vous vous la taperez quoi que vous disiez…

Je vous laisse lire les deux derniers conseils gratuits. Pour ne pas vous gâcher tout le suspense.

Un dernier conseil utile de drague, issu de ma longue expérience : prévoyez les deux cas de figure pour votre première rencontre. Ainsi, louez une Audi TT pour deux heures, garez-là à 400 mètres du rendez-vous et marchez ou prenez-le bus jusqu’à l’endroit indiqué.

Si c’est une bombe, proposez-lui de la raccompagner dans votre petite voiture de ville garée à deux pas.
Si c’est un éclat d’obus, “pas de bol, j’suis en bus. A la prochaine, hein ?”

Un beau mec à poil !
Le 01/05/2006 - 19:11

Aujourd’hui, nous avons été à la Foire de Paris.

D’une part parce que nous habitons à 4 mètres d’une des portes d’entrée du Parc, et d’autre part parce que ma femme ne connaissait pas. Si j’ai l’air de me justifier, vous entendez parfaitement : je me justifie par avance aux questions ironiques des lecteurs “un 1er mai, à la Foire de Paris ? Tu t’prends pour Chirac ?”.

J’adore la Foire de Paris pour les conneries du concours Lépine, en réalité. Un épluche-légumes qui épluche, râpe, diffuse du mp3 et fait répondeur téléphonique, “le tout mesdames et messieurs, pour 30€ seulement”, j’achète ! Une horloge qui donne l’heure en binaire, j’achète ! Une cassette-vidéo en forme de DVD, j’achète ! Un gadget qui fait n’importe quoi, mais étiqueté gadget, j’achète !

Tout ça pour vous narrer cette anecdote, donc.

Il existe un stand où sont entassées toutes les bonnes femmes, belles et moins jeunes. Le stand “épilation personnelle”. Un petit appareil, pas cher la vérité, qui fait papa-maman et qui épile sans effort comme la cire des professionnelles et patati et patata.

Ma femme s’installe sur le siège en face de la vendeuse, près de deux autres demoiselles, pour écouter le discours ô combien horripilant (hi hi) des épilatrices de salon. J’écoutais d’une oreille distraite, puis j’entends prononcer mon prénom.

- Oui ? Qui me connaît ? C’est moi, j’ai des amis ! Oui, qui me parle ?

C’était la vendeuse.

- David, me dit-elle avec un sourire en coin, êtes-vous gentil avec votre femme ?
- Qui ? La ptite là ? Ah mais c’est pas ma femme !
- Bien sûr, je lui épluche ses légumes pour la ratatouille avec cet ~#^#@{% d’éplucheur à la con !, je lui achète des fleurs, je la…

Elle m’interrompt.

- Ok, alors donnez-moi votre bras !

J’hume, je soupèse, j’intuite. Il y a un complot là-dessous. Mais les regards se braquent sur moi, je n’allais pas me dégonfler.

- Tiens, le vlà mon bras ma grande. T’as déjà vu des muscles comme ça ?

Elle me colle immédiatement une bande hippo-allergénique (pour les canassons quoi), se retourne vers la foule en délire, crie Allah Ouakbar, et m’arrache violemment une touffe de poils. De mon bras droit.

Je vous jure que c’est vrai, j’ai même pris des photos (voir ci-dessous).

Même les grands hommes crient, lorsqu’ils sont pris par surprise. Même Hercule, même Napoléon, même Obélix. Pour ma part, un petit cri de fillette a suivi le violent acte de terrorisme.

Evidemment, la foule sourit. La professionnelle tente de me rassurer : “vous voyez ce qu’on endure pour vous tous les mois…” et ma femme a un regard compatissant. Je sauve l’honneur en ajoutant : “Merde, c’est plus symétrique avec mon bras gauche !”. Mais quand même, ça me picote et j’ai l’air con surtout.

En fin de compte :

- ma femme a acheté l’appareil
- la vendeuse m’a rendu mes poils sur la cire, me fournissant un article pour la journée
- mon bras repoussera dans un ou deux mois ont dit les docteurs

Mon bras déchiqueté

Le trophée de la vendeuse



Avec un titre comme ça, je vais en attirer des minettes !