Les femmes peuvent parler 40 minutes sans s'arrêter
Après l’heure c’est plus l’heure
Le 30/07/2006 - 21:31

C’est l’été, réécoutons le best of des années 80


C’est l’été, c’est les tubes, certes. Mais c’est également le temps du grand débat de l’été (jingle !).

Un ancien proverbe celte disait : “on connaît la valeur d’un homme à la valeur qu’il donne à sa femme”. Je me demande si je ne l’ai pas inventé d’ailleurs, mais il est tellement banal que ça ne pourrait provenir que de l’inspiration par un ancien proverbe.

Alors prenons plutôt exemple sur cette magnifique mais archi-connue citation de Victor Hugo (elle est tellement connue que je ne vous ferai pas l’affront de l’écrire ici).

Bon, alors descendons de niveau, et prenons ma citation à moi, tant pis : “on reconnaît un homme à la façon dont il porte sa montre au poignet”.

Interlude. Je rappelle juste les règles d’un débat, on n’est pas obligé d’être entièrement de bonne foi. Fin de l’interlude.

Donc, je considère que les mecs qui portent leur montre au poignet trop serrée de manière que, lorsqu’ils balancent le bras de haut en bas, ou qu’ils pivotent celui-ci de droite à gauche, ou en diagonale, ou en long et en large, ou qu’ils l’agitent violemment pour se débarrasser de quelque parasite volant, ladite montre ne bouge pas d’un poil sur leur avant-bras velu.

Oui, parce qu’un type qui n’a pas un bras velu est insignifiant sur cette terre (dixit Emile Zola).

Et un type qui serre trop sa montre à son poignet est un pisse-froid, un calculateur, un masochiste, un raté, un désoeuvré, un fieffé coquin et autres appellations contrôlées.

Car une montre doit se porter légèrement décollée du poignet, pour flottiller oui flottiller oui, pour affirmer l’élégance, la classe et la distinction d’un homme, un vrai.

Venons-en aux fêtes, parce que tes élucubrations d’alcoolique artiste post-moderne, …

Oui c’est vrai. Le vrai débat : je ne comprends pas pourquoi une montre mécanique peut coûter infiniment plus cher et représenter le summum de la classe mondiale (dont M. Abitbol est le représentant officiel, en tant “qu’homme le plus classe du monde” -celui qui comprend, comprend) alors qu’elle perd cinq minutes par semaine au chrono.

Sans déconner, je passe toujours pour le réac’ de service mais quand même : une montre à quartz donne l’heure juste pendant 1249 ans pour peu que la pile soit enrichie à l’uranium. Pourquoi encenser encore et encore ces mécanismes barbares ?

La montre que mes beaux-parents m’ont offert lors du Henné (la cérémonie orientale du mariage, dans laquelle le garçon reçoit traditionnellement une belle montre et la fille reçoit quatre ans de salaire, une hypothèque de villa à Cannes et sept paires de chaussures, minimum Gucci) est superbe : marque authentique, design élégant, bracelet en crocodile (si les crocodiles possèdent une carapace dans la même matière que mon bracelet, ils muent tous les ans), remontée automatique par micro-mouvements… Nan, la classe hein. Ils ne se sont pas foutus de ma gueule.

Mais, régulièrement, je dois anticiper mes rendez-vous de 4 à 10 minutes par semaine, parce que cette foutue montre à 12 000 € n’est pas fichue de se cadencer à un rythme régulier !!

Alors, je le dis sans détour, et sans chercher midi à quatorze heures : vive les montres à quartz, et à bas les montres mécaniques !

La parole est à vous (rappel des règles : aucune remarque anti-suisse ne sera tolérée sur ce blog, sans justification du médecin et mot des parents).

La femme, l’avenir de l’homme
Le 27/07/2006 - 22:58

Enfin un sujet d’intérêt général sur ce blog. Spéciale dédicace à toutes les femmes qui lisent ce blog, elles se reconnaîtront.

Lorsque l’Eternel créa la Terre, le Ciel, les étoiles, l’eau, (bon j’abrège les six jours), les moustiques, l’Homme et enfin la Femme, Il ne pouvait supposer à l’époque que ces deux dernières créatures engendreraient un vrai bazar sur cette belle boule bleue.

La Bible raconte que la Femme fut maudite pour avoir donné à l’Homme une pomme à manger (deux thèses s’affrontent : c’est parce que manger entre les repas fait grossir ou bien parce qu’une femme qui donne une seule pomme à son mari pour manger n’est pas digne d’engendrer l’humanité). Elle fut donc maudite, et l’Eternel, dans sa divine colère proféra ces malédictions pour l’éternité :

  • Tu enfanteras dans la douleur.
  • Tu seras éprise de ton mari.
  • Tu ne feras pas caca.

Puis, pris de remords pour l’unique fois dans l’histoire de l’humanité (et surtout parce que faire caca, c’est parfois vraiment trop bon), le Seigneur revint sur sa parole et décréta :

  • Ok, bon, tu feras caca mais tu ne l’avoueras jamais aux hommes.

Et depuis, effectivement, les femmes font caca mais trouvent mille bonnes excuses pour dissimuler ce qui, à leurs yeux, constitue les affres de la bassesse humaine. Surtout cette position avilissante, encore que, elles font aussi pipi comme ça.

Pour approfondir le sujet, afin de démontrer scientifiquement cette affirmation (si certains doutaient encore de la Bible), Byalpel D. a enquêté pour vous.


Toute expérience scientifique doit être reproductible et démontrable, autrement elle perd immédiatement tout statut de preuve éventuelle. C’est pour cette raison que vous pouvez vous-même, oui vous-même néophyte de la science, essayer cette expérience chez vous pour peu que vous soyez équipé d’un micro, d’une femme (n’importe laquelle fera l’affaire mais si vous vivez avec, prenez une belle ça épatera vos copains) et de toilettes verrouillant de l’intérieur (sinon c’est de la triche).

J’ai surpris, à l’aide de mon magnétophone et de mes entrées dans la jet-set, mademoiselle Valérie Lamise, mannequin de 23 ans aux formes exquises, chercheuse au CNRS, qui sent bon l’abricot et l’amande douce et qui, ce qui ne gâche rien, est célibataire.

Ecoutez cette interview fort instructive (montez le son) :


Et encore, je vous ai épargné le “plouf !” final…

Et là, j’induis, j’intuite, je déduis, j’affirme ! Alors qu’il m’était physiquement impossible de pénétrer dans ces toilettes pour dames au sous-sol de cette boîte à la mode (hormis les soldes Gucci, rien ne peut rendre une femme plus hystérique que lorsqu’un homme enfonce à peine la porte des toilettes féminines), je clame haut et fort cette vérité physique :

Comment une femme peut-elle réaliser un prototype de fusée spatiale alors que, à la fois, dans le même temps, et en y consacrant toutes ses ressources mentales, elle lisait le dernier Gala où l’on aperçoit le petit chienchien de Johnny Haliday qui, au passage, vient d’obtenir sa troisième paire de lunettes Optic 2000 ?

C’est donc, et vous concéderez la finesse et l’élégance de la démonstration scientifique, le cheminement mental imparable : elle a donc menti. Et si elle a menti, c’est qu’elle a fait caca.

CQFD. Et toc.

La semaine prochaine, Byalpel D. vous emmènera dans une enquête palpitante et improbable : les hommes demandent-ils leur chemin en voiture ?

C’est l’été, encore du best of des années 80 (ça va vous faire tout drôle)


Hollow Blog - 1
Le 25/07/2006 - 22:28

C’est l’été, c’est Best of des années 80 !


Première tentative parnassienne.

(Click my friend, click !)

Dès que je répare mon ordinateur, je tente encore plus fort.

Remerciements spéciaux à ma femme que vous aurez tous reconnue dans le personnage de l’homme invisible. Elle a tellement minci, aussi…

Comme un fils
Le 24/07/2006 - 01:01


Ce blog, les assidus l’auront remarqué, traite rarement de politique intérieure, et peu souvent de politique internationale. La situation “au Proche-Orient” comme aiment à dire, du bout des doigts, les journalistes français, a rarement impacté les colonnes quasi-quotidiennes et si exquises de ce journal-ci.

Le décor de ce billet sera néanmoins, pour cette fois, en arrière-plan, la guerre que vivent les israéliens. Je n’ai pas dit Israël contre le Liban, ni les israéliens et les libanais, j’ai dit les israéliens tout court.

Voyez-vous, je me fous et me contrefous de l’unanimisme et du déchaînement médiatique français, dans la presse écrite, radiophonique ou télévisuelle, contre le pays de mes ancêtres. Enfin, pour dire vrai, je mens. J’enrage, je peste, je crie, j’insulte, je serre les poings et la mâchoire, à écouter notre Ministre des Affaires Etrangères proférer à la radio l’inanité suivante : “le Hezbollah réagit coup pour coup aux attaques israéliennes”, ou à suivre dix minutes de reportage sur la misère des ressortissants français escortés jusqu’à Chypre sans climatisation, sans une interview de famille française dont les enfants ou les parents résident en Israel.

Je fulmine, mais au fond de moi, c’est vrai, je m’en contrefous.

Je me contrefous aussi de votre éventuelle réaction, ami(e) lecteur(e), réflexe conditionné d’humanisme trouble, mielleux et boursouflé occidental, qui consiste à apposer immédiatement à “1800 roquettes sont tombées sur le Nord d’Israël en une semaine, tuant une vingtaine de personnes” un commentaire des plus inconsistants et des plus imbéciles comme “oui mais, les libanais / palestiniens souffrent aussi”.

Je me contrefous donc de ces commentaires, que les libanais / palestiniens souffrent aussi (je le sais, mais on n’est pas dans une analyse journalistique du Figaro ici), et je me contrefous encore plus que “la guerre c’est moche, pourquoi ne pas s’aimer tous ensemble autour d’une bonne pizza quatre fromages sans olives” ?

Nous, les français, ne connaissons pas la guerre. Nous avons vu des films, lu des bouquins, rencontré des vieillards sur les Champs-Elysées le 14 juillet, mais nous ne connaissons pas la guerre.

Et à moins que l’Allemagne balance 1800 Scuds sur Strasboug la semaine de la rentrée scolaire, je doute qu’un seul parmi nous puisse avoir la facilité de fournir des pistes tactiques et stratégiques au pouvoir exécutif de notre pays d’une part, ni avoir le courage d’endosser l’habit militaire pour affronter le sang, la sueur, la douleur et la mort d’autre part.

Par contre, je peux vous raconter des choses bien plus terribles. Bien plus terribles que tout ce que vous avez pu lire, voir ou entendre sur les guerres. De loin. Bien plus terribles parce que je les vis, ici et maintenant.

Par exemple, que mon copain intime, mon frère, mon pote-des-400-coups depuis l’enfance, ma havrouta, mon pote John m’appelle pour m’annoncer qu’il est réquisitionné comme réserviste dès dimanche, alors qu’il vient d’avoir une petite fille il y a moins de six mois.
Par exemple, que mon copain Sam, qui vient également d’avoir un petit garçon il y a cinq mois, est réquisitionné comme réserviste à Gaza. Alors que sa femme était rentrée à Paris pour rendre visite à ses Parents.
Par exemple, que mon père, apprenant pour John, a dû s’asseoir, le regard dans le vide, les yeux troubles.
Par exemple, les pleurs des mères et des pères de mes copains qui apprennent, depuis la France, l’enrôlement de leurs enfants de 20 ans pour une offensive terrestre au Liban Sud.
Par exemple, des juifs de tous les horizons réunis pour marmonner à voix basse des prières pour leur fils, leur frère, leur neveu, leur voisin, leur ami, ou même l’inconnu qui iront se battre pour la liberté et l’existence de leur terre.

Au téléphone, mon copain Tony (il a fait quelques apparitions ici, tout comme Sam et John) m’a dit : “tu sais, ça me fait tout drôle, c’est ma première guerre ici”. Comme si, fatalement, inexorablement, nous (et je dis bien nous) devions passer par là, comme passent les saisons avec plus ou moins de régularité.

Moi aussi, c’est ma première guerre. D’ici, au chaud (et c’est le cas de le dire). Mais entendre John m’annoncer qu’il partait à la guerre, j’avais l’impression que c’est mon fils que j’envoyais. La gorge étranglée, le coeur qui cogne, les larmes aux yeux.

D.ieu vous bénisse les gars. On pense à vous.



Vous avez le droit de ne pas être d’accord, vous avez le droit de commenter. Vous avez même le droit d’être choqué, de “ne plus jamais revenir sur ce blog sioniste”, ou d’arrêter votre abonnement en milieu d’année. Juste, je vous en supplie, juste une chose : évitez-moi les lourdeurs historiques approximatives. On est sur un blog, par sur ces forums aux odeurs antisémites qui polluent sur le site du Monde ou de l’Express.

Les aventures du Capitaine Alatriste
Le 24/07/2006 - 00:01

Je viens de terminer le quatrième tome de cette fresque de la Grande Espagne dépeinte par Reverte.
C’est sublime et réellement envoûtant.

Le cowboy du train
Le 20/07/2006 - 21:25

Dans le train qui me ramène à ma ville natale, un petit bourg dans l’Aveyron, magnifique ville classée au patrimoine historique français, tellement protégée qu’on ne peut y accéder qu’en calèche, j’ai posé ma tête contre la vitre en plexiglas renforcé et j’ai fermé les yeux.

Pendant que je somnolais, mon esprit fouillait dans mon cerveau à peine conscient des bribes du passé à disséquer pendant ce morne trajet estival. Ne jamais appuyer sa tête contre les vitres du train, c’est sale. Ca, c’est ma mère. Elle est morte quand j’avais treize ans d’une piqûre d’abeille qui s’est infectée. Le médecin a dit à mon père qu’elle était gravement allergique et qu’elle aurait dû être transportée à l’hôpital d’urgence. Mon père a haussé les épaules. Je n’ai jamais su si c’était par fatalisme poussé à l’extrême, ou parce qu’il était sérieusement dérangé du ciboulot. Je ne l’ai pas revu depuis neuf ans. Depuis le jour où il m’a couru derrière, armé d’un rateau.

Piiiiinnnnn-hoooonnn !

La vitre a tremblé, ma tête a cogné. Un train à grande vitesse vient de nous dépasser dans l’autre sens, le curieux effet Doppler a transformé un klaxon amical en une effrayante sirène à deux voix. Je me suis éveillé de ma torpeur.

La fille sur le siège d’à côté feuillette un magazine. Sa robe en lin est légèrement décolletée, assez pour que je puisse parfois lorgner à l’intérieur sans qu’elle s’en aperçoive.

Les souvenirs remontent encore progressivement. Mon père m’a toujours traité de bon à rien. De fainéant. D’idiot, de feignasse, de crétin, d’ignorant, d’imbécile, de moins que rien et j’en passe. Mon père a toujours dit que je n’arriverai à rien, que je ne plairai à personne, qu’aucune fille ne voudrait “d’un bon à rien chétif avec un duvet d’adolescent attardé”.

Je regarde désormais ma voisine. Sourire de courtoisie. Le sourire numéro 3, celui qui plaît tant. Elle répond à mon sourire avec un petit rire gêné et se cache furtivement les yeux.

Je ne suis peut-être qu’un attardé espèce de salop mais si on m’appelle le cowboy du train c’est qu’il y a une raison. Si je suis passé dans plusieurs émissions de télévision, c’est qu’il y a une raison. Tu m’entends espèce de salop de dégénéré, je viens assister à ton enterrement aujourd’hui parce que malgré toutes les enclumes que tu as balancées sur mon âme pendant autant d’années, tu as tenu à m’inclure dans ton testament pour me léguer l’intégralité de tes biens - tu parles ! une baraque délabrée, tes petites économies sur un livret, et deux ou trois chevaux dont la valeur marchande se résume à l’acier des fers aux sabots.

Je suis célèbre et toi tu n’es rien. C’est toi le bon à rien, l’ignare, l’inconnu, l’inexistant. Je viens à ton enterrement pour écouter le prêtre radoter ses sottises sur ta vie ô combien respectable, tes soi-disant amis de comptoir pleurer le départ de l’homme généreux qui offrait des tournées pendant les matchs de foot et du maire pour qui tu étais bien plus qu’un voisin : un ami, un frère.

S’ils savaient ! S’ils savaient que tu n’étais qu’un monstre de fer dans un costume de tweed, qu’un séducteur de voisinage, qu’un pitre aux dents longues et acérées, et à la langue pendante.

Le cowboy du train qu’ils m’appellent à la télé. Parce que je séduis les femmes et que je les pends avec mon lasso dans les toilettes, après leur avoit fait l’amour. Elles ont eu confiance en moi, comme ma charmante voisine au décolleté plongeant qui se confie maintenant, avec un sourire enjôleur. Elles ont espéré assouvir un fantasme avec un inconnu chétif, ou simplement pousser leur curiosité jusqu’au bout. Et puis, trahies, elles souffrent d’une lente agonie, privées d’air, à demi-nues, avec un regard horrifié, que les photographes des magazines à sensation mitrailleront à l’arrivée en gare.

Merci papa, d’avoir fait éclore en moi le démon qui sommeillait, d’avoir ouvert les vannes de mon inconscient, d’avoir court-circuité les neurones auxquels s’accrochent les gens normaux.

Je me lève et j’accompagne la petite Valérie, 19 ans, dans la cabine exigüe au fond du wagon. Elle est carrément bien roulée. Je sens qu’on va bien s’amuser, elle et moi.

Merci papa. Je viens à ton enterrement pour te dire que je t’aime.

New Look Magazine
Le 19/07/2006 - 19:03

Chers amis lecteurs occasionnels ou réguliers,

Vous aurez remarqué, si vous me lisez sans passer par un aggrégateur de nouvelles (un RSS feeder comme on dit chez les gens bien), que le look de ce site a changé. Totalement.

Cela m’a pris du temps, je dois l’avouer. Pas tant pour le design médiocre, en réalité.

Non.

Non.

Ce qui a monopolisé 98% de mes ressources (2% restant pour la sudation, le mattage de la Coupe du Monde et l’alerte nerveuse pour penser à faire pipi), ce sont les feuilles de style (on dit CSS chez les gens bien) compatibles avec Explorer, Firefox et tout le tralala.

C’est pour cette raison que deux rubriques ont disparu : la météo (c’est bien dommage pour un magazine people) et ma dernière lecture (c’est bien dommage pour un magazine culturel). Impossible de les faire fonctionner sous ce satané Explorer, alors j’ai abandonné. Peut-être plus tard.

Si vous constatez des problèmes inopinés, que vous ne constatiez pas avant, n’hésitez pas à le signaler.

Afin que personne n’oublie jamais, jamais, l’ancien look ringard de ce blog, voici une image dédiée à sa mémoire.

Il ne vous aura pas échappé que ce billet n’est vraiment pas intéressant.

Pour ne pas être en reste, voici un proverbe chinois que je vous propose de méditer :

Il est difficile d’attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu’il n’y est pas.

Parfois, je me dis, les chinois ils ont pas inventé la poudre.

Le casino (dîne Zidane)
Le 17/07/2006 - 23:12

Chers amis pauvres !

Les politiciens vous flattent, vous cajôlent, vous caressent dans le sens du poil avant les élections mais se moquent complètement de vous une fois élus. Et même, soyons clairs, ils se fichent de vous en permanence. Mais ils jouent les hypocrites pour recueillir vos voix lorsqu’ils en ont besoin.

Sur ce blog, point de faux semblant : chers amis pauvres, lire ce billet va vous faire très mal, je vous conseille vivement de vous en écarter comme d’un serpent à sonnettes. Je comprends que votre curiosité soit piquée à ce stade de la lecture, mais ne vaut-il pas mieux que seule celle-ci soit piquée afin de conserver votre âme pure et naïve comme tous les pauvres des histoires pour enfants ?

Evidemment si vous préférez piquer une colère, un plongeon dans la piscine ou mon autoradio, le choix vous appartient mais vous aurez été prévenus : ce billet est arrogantement truffé de signes extérieurs de richesse, honteusement boursouflé de corne d’abondance en or massif et résolument socialo-marxisto-communisto-étranglatoire.

Ces jours de repos au Grau du Roy (près de Montpellier) nous ont abreuvés, ma femme et moi, de paix de l’âme, de cure de soleil et de gains au casino de Port-Camargue.

Après quatre heures de jeu endiablées, sur les tables de poker, de blackjack et de roulette de l’établissement extorqueur de fonds de mamies, nous sommes ressortis bien plus lourds qu’en entrant d’à peine quelques grammes : d’un poids équivalent à une dose hebdomadaire de coke. Et de la somme équivalente au prix de cette dernière : 420 euros en doux et soyeux billets.

Oui, 420 euros, quatre cent vingt euros, quatre deux zéro euros.

Ce que je vais en faire ne vous regarde évidemment pas. Pour vous donner juste un indice, je répondrais par une allégorie.

Imaginez que vous êtes cultivateur et que vous produisez, chaque jour que le Seigneur renouvelle, une tonne de blé. Et que vous trouvez, au détour d’une promenade au crépuscule, quelques épis de blé sauvages. Vous les regarderiez à peine, un léger sourire aux lèvres, en pensant à tout celui emmagasiné dans votre entrepôt de 2 000 m²…

Cela fixe-t-il déjà vos idées ? Bon. Imaginez maintenant que ce cultivateur produise dix tonnes par jour…

Pour terminer joyeusement cette note, et pour raviver le teint blême de nos amis pauvres qui ont dû lire malgré mes recommandations liminaires, une petite blagounette de circonstance (pour la raconter, il est nécessaire de se mordre la langue pour le texte du premier personnage. C’est encore plus drôle avec l’accent tunisien).

Un type rencontre son copain :

- Tu chais che qu’il m’est arrivé la dernière fois ? J’étchais au cazhino autour de la houlette, et che me dis : allez, dje djoue dix euros su’ le chept.
- Et alors ?
- Et alors, le chept il est chorti. 370 pièches.
- Incroyable ! Et t’as fait quoi alors ?
- Ben dj’ai tchout laiché sur le chept.
- Et alors ?
- Le chept, il est chortchi ! Une montchagne de pièches.
- Arrête ! Et t’as fait quoi après ?
- Ben dj’avais un gros paquet sur le chept. Dj’ai tchout tchout laiché sur le chept.
- Et ?
- Et le chept, il est encore chortchi.
- Attends mais c’est fou !! Et après ?
- Et après, y’a un tchype tout chérieux qui vient me voir et qui me djit : monchieu, d’après les chtatichtiques, ch’est impochible que le chept rechorte. Impochible ! Ch’est calculé par ordjinatcheur, vous devez djouer le huitch. Ch’est chur, impochible de che tromper.
- Et alors t’as fait quoi ?
- Ben dJ’ai djoué le huitch.
- Et ?
- Et… Ch’est le chept qui est chorti.
- Purée !!! Moi un mec comme ça, je lui aurais bouffé les couilles !
- Et qu’ech-que tchu crois que dj’ai dans la bouche ?

Avant / Après
Le 11/07/2006 - 22:31

Chers amis,

Le temps est enfin venu pour vous de participer à la gloire mondiale, planétaire et sarcelloise de ce blog.

En effet, vous avez le loisir de débrider votre créativité pour ce jeu totalement inédit, pour la modique somme de 50€ la vérité c’est pas cher sans obligation d’achat remboursement du timbre selon tarif lent en vigueur.

Ci-dessous, vous constaterez les effets du temps sur Apollon lui-même, l’Anthony Delon du blog, le Brad Pitt du site personnel, le Pierre Darroussin de la vanne en ligne : moi.

Le jeu est d’une simplicité navrante, qui défie ton intelligence ami(e) lecteur(e) : il faut trouver le slogan adapté pour cette campagne de publicité.

Evidemment, si on s’en tenait à cette règle peu contraignante, tu m’en tiendrais rigueur ami(e) lecteur(e). Poil au coeur.
Alors, je corse le jeu poil aux yeux.

Il est interdit d’utiliser des mécanismes comme “avant / après”, et encore moins les mots suivants (poil aux dents) :

  • Drogue
  • Moche, gros, laid et autres synonymes totalement inappropriés
  • Pedopsalmiste (déf : qui prend son pied à lire des Psaumes)

Le gagnant est, comme toujours, celui qui a gagné. Le prix du gagnant est aussi de 50€, il n’y a pas de tarif préférentiel, non mais oh ! Vous ne voulez pas que je vous paie non plus ? Poil au ?

Zapping
Le 10/07/2006 - 23:17

On a gagné ! On a gagné !

Quel week-end génial, on a enfin gagné cette coupe ! Et contre la Suisse qui plus est !

Amélie Mauresmo qui remporte la coupe de Wimbledon après avoir été menée 6-2 dans le premier set par la jeune Suissesse, c’est fantastique !

A ce sujet, on ne citera jamais assez ce grand auteur humoristique* qui a déclaré, un soir de blues :

Il existe deux sortes de femmes : les femmes qui ne touchent jamais le filet et les femmes LET.

* : c’est moi, hein.

On a gagné ! On a gagné !

Je supporte les bleus. Je supporte moins les cons.

Je me suis habillé de rouge, de bleu et de blanc. Mais on m’a dit que c’était de la provocation.

La prochaine fois je soutiendrai l’italie, ce sont les couleurs du drapeau palestinien.

On a gagné ! On a gagné !

Je m’appelle Zwali et j’ai douze ans. J’habite dans une petite bourgade dont le nom vous est probablement inconnu. Vous ne devez connaître que la principale ville de la région, que vous occidentaux nommez Darfour.

Mes parents ont été massacrés il y a deux ans. Ou il y a trois mois je ne sais plus. Je ne sais pas non plus la dernière fois où j’ai mangé un plat chaud. Un plat en fait.

Ce soir je vais mal dormir. Vous aussi, je sais.

Zidane a mis un coup de tête à un joueur italien.

On a gagné ! On a gagné !