C’est l’été, réécoutons le best of des années 80
C’est l’été, c’est les tubes, certes. Mais c’est également le temps du grand débat de l’été (jingle !).
Un ancien proverbe celte disait : “on connaît la valeur d’un homme à la valeur qu’il donne à sa femme”. Je me demande si je ne l’ai pas inventé d’ailleurs, mais il est tellement banal que ça ne pourrait provenir que de l’inspiration par un ancien proverbe.
Alors prenons plutôt exemple sur cette magnifique mais archi-connue citation de Victor Hugo (elle est tellement connue que je ne vous ferai pas l’affront de l’écrire ici).
Bon, alors descendons de niveau, et prenons ma citation à moi, tant pis : “on reconnaît un homme à la façon dont il porte sa montre au poignet”.
Interlude. Je rappelle juste les règles d’un débat, on n’est pas obligé d’être entièrement de bonne foi. Fin de l’interlude.
Donc, je considère que les mecs qui portent leur montre au poignet trop serrée de manière que, lorsqu’ils balancent le bras de haut en bas, ou qu’ils pivotent celui-ci de droite à gauche, ou en diagonale, ou en long et en large, ou qu’ils l’agitent violemment pour se débarrasser de quelque parasite volant, ladite montre ne bouge pas d’un poil sur leur avant-bras velu.
Oui, parce qu’un type qui n’a pas un bras velu est insignifiant sur cette terre (dixit Emile Zola).
Et un type qui serre trop sa montre à son poignet est un pisse-froid, un calculateur, un masochiste, un raté, un désoeuvré, un fieffé coquin et autres appellations contrôlées.
Car une montre doit se porter légèrement décollée du poignet, pour flottiller oui flottiller oui, pour affirmer l’élégance, la classe et la distinction d’un homme, un vrai.
Venons-en aux fêtes, parce que tes élucubrations d’alcoolique artiste post-moderne, …
Oui c’est vrai. Le vrai débat : je ne comprends pas pourquoi une montre mécanique peut coûter infiniment plus cher et représenter le summum de la classe mondiale (dont M. Abitbol est le représentant officiel, en tant “qu’homme le plus classe du monde” -celui qui comprend, comprend) alors qu’elle perd cinq minutes par semaine au chrono.
Sans déconner, je passe toujours pour le réac’ de service mais quand même : une montre à quartz donne l’heure juste pendant 1249 ans pour peu que la pile soit enrichie à l’uranium. Pourquoi encenser encore et encore ces mécanismes barbares ?
La montre que mes beaux-parents m’ont offert lors du Henné (la cérémonie orientale du mariage, dans laquelle le garçon reçoit traditionnellement une belle montre et la fille reçoit quatre ans de salaire, une hypothèque de villa à Cannes et sept paires de chaussures, minimum Gucci) est superbe : marque authentique, design élégant, bracelet en crocodile (si les crocodiles possèdent une carapace dans la même matière que mon bracelet, ils muent tous les ans), remontée automatique par micro-mouvements… Nan, la classe hein. Ils ne se sont pas foutus de ma gueule.
Mais, régulièrement, je dois anticiper mes rendez-vous de 4 à 10 minutes par semaine, parce que cette foutue montre à 12 000 € n’est pas fichue de se cadencer à un rythme régulier !!
Alors, je le dis sans détour, et sans chercher midi à quatorze heures : vive les montres à quartz, et à bas les montres mécaniques !
La parole est à vous (rappel des règles : aucune remarque anti-suisse ne sera tolérée sur ce blog, sans justification du médecin et mot des parents).















