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Kyro m’en chie
Le 31/08/2006 - 14:25

La dernière fois que j’étais au casino, en train de dilapider les quelques 11 500€ de mon salaire mensuel (je sais ce n’est pas énorme mais on ne peut pas tous être vendeurs de jeans au sentier) sur la table de stud poker, je n’étais pas concentré, je n’étais pas au jeu.

Un strabisme conjoncturel : un oeil sur mes cartes, un autre sur le décolleté de ma voisine les résultats de la roulette, à quelques mètres de là. Pour les pauvres et les communistes qui me lisent et qui ne sont jamais entré dans un casino sauf pour soulager une envie pressante, je précise que la plupart des casinos possèdent un historique des dernières sorties (une quinzaine de numéros) à ce jeu de hasard.

J’ai toujours adoré les suites de chiffres. Lors de tests psychométriques, c’était la partie que je préférais. Et j’étais même capable de trouver plusieurs solutions à un même problème, élaborant des algorithmes dignes des autistes les plus atteints.

Petite parenthèse artistique : si vous n’avez pas encore vu le film “Pi”, foncez l’emprunter, le louer ou l’acheter, c’est un chef d’oeuvre artistique.

Ce qui est prévisible, ce sont les séquences qui ont un sens. 1 3 5 7 9… On devine aisément qu’il s’agit ici d’une suite décrivant le solde de mon compte en banque en Suisse. Si la prédiction de ces séquences est amusante, la prédiction de séances chaotiques (sans sens apparent) est un délice. Et c’est le jeu auquel je m’attèle à chaque fois que je suis dans un casino, en face des résultats de la roulette.

Le plus grand succès de toute ma vie fut probablement ce soir où j’ai prédit cinq ou six fois de suite le numéro gagnant. A haute voix. Devant une salle comble. Véridique. Mais ce n’est pas réellement la prédiction avérée qui a impressionné, c’est la méthode de prédiction qui a littéralement séduit l’assistance.

Exemple : étaient sortis les chiffres 2, 16 et 4, dans cet ordre. Moi, à voix haute de décréter : “c’est le 8 qui sort !” (2, 4, 8, 16 : les puissances de deux). Et le 8 sort. Yeux tournés vers moi, ébahis. Un type dans l’assistance : “ah mais le 32 aurait pu sortir !”. Et moi de répondre : “Impossible, les puissances de deux des numéros sortis dans cet ordre, successivement ajoutés puis soustraits donnent 3 (1 + 4 - 2), et deux puissance trois égal huit”.

Bon c’était un super bluff mais l’effet était là.

Depuis j’ai inventé des trucs énormes : moyenne géométrique des trois derniers chiffres en retranchant le quatrième, comptage du nombre de sièges autour de la table multiplié par le nombre de femmes, demander un chiffre à un inconnu et prendre la moyenne avec les deux dernières sorties, le tout modulo 36. Et quand ça sort, même les croupiers restent bouche bée. Et les femmes se jettent sur moi et mes jetons.

C’est quand même bien foutu le casino, ça n’a marché qu’une dizaine de fois sur un très grand nombre de coups : je ne suis jamais sorti enrichi de mes expériences. Sauf…

Sauf si, imaginez que j’ai ce fluide magique en moi que je dois travailler pour prédire, prévoir, anticiper le futur. Qui sait ? Et vous-mêmes l’avez vous ? Etes-vous porteur du gêne de la voyance ultime, de la madamesoleillite ?

Nous allons bien voir ce que vous saurez prédire aujourd’hui. Vous pouvez vous aider de n’importe quoi dans ce texte, afin d’effectuer votre démonstration (facultatif). Evidemment, il faudrait un événement vérifiable à court-terme (le premier qui prédit un tsunami sur Paris a perdu) mais assez rocambolesque (pas que votre chat malade ne va rien manger ce soir) pour vérifier vos assertions. D’autre part, l’événement peut se produire dans votre pays, histoire de contredire le proverbe “nul n’est pro-fêtes dans son pays”.

Voici donc la mienne de prophétie : “André Dussolier meurt avant le 31 décembre 2006″. Ca me ferait vraiment chier mais c’est le destin, mektoub, c’est écrit dans ce texte.

Allez, à vous.

Tiens, comme par hasard, qu’est-ce que je retrouve dans mon immatroscope du jour ?

“Byalpel, ne lance pas surtout ton bizness avec le Credit Lyonnais, c’est de la merde !”

Les axes du bien
Le 28/08/2006 - 01:02

C’est la fin de l’été, c’est toujours le best of des années 80, spéciale dédicace à Abs, l’amoureuse des belles chansons du lobby


Il y a longtemps déjà, nous discutions ensemble, à la bonne franquette, du service marketing des produits Axe.

La semaine dernière, par le plus grand des hasards et des malheurs réunis (comme quoi, le proverbe est faux), j’étais dans ma douche les cheveux et le visage enfouis sous la mousse du shampooing à l’extrême onction d’amande douce, tatonnant vers le mur à la recherche de mon savon pour le corps.

Mon savon pour le corps, que ce soit clair, n’est pas un vulgaire savon de Monoprix. C’est le must, le top, le best of comme on dit en espagnol. Hippoallergénique (contre les allergies au cheval, j’ai jamais compris, c’est un truc pour les comanches ou quoi ?), sans alcool (au cas où on conduit après), lait hydratant, masque triple-action peau mixte (oh oui c’est bon encore), gommage et toilette intime (au cas où vous voudriez prendre votre douche sans vos partenaires du rugby).

Et là, comble de malheur, non seulement Marseille faisait 0 - 0 contre Sedan, mais le précieux flacon qui contenait mon elixir de douche était vide, épuisé, à sec, niet, wallou, queud. C’est la femme de ménage qui m’a transporté aux urgences, lorsque je me suis évanoui. A poil, oui, bande de vicelards.

Tout récemment donc, j’ai entrepris de ne plus dépendre d’une décoction préparée par une sorcier andaloux (Roger Cavaillès) et de passer voir du côté de chez Swan la plèbe ce qui se faisait de mieux.

Bluffé. J’ai été bluffé. Ah sans déconner, ils ne rigolent pas chez Axe : 7 parfums pour 7 fonctionnalités différentes, que je vous laisse découvrir en image (en cliquant ça aide pour les myopes).

Ah faut pas me chauffer moi, oh là ! J’ai pris les sept illico dans mon caddie et une fois rentré, j’ai mélangé le tout dans une bassine avec un fouet électrique. A l’aide d’un entonnoir, j’ai rempli mon précieux flacon et depuis deux semaines, j’ai tous les chats de la ville qui me courent après.

Nan mais réfléchissons un instant : ils ne se foutent pas de notre gueule, là, Monsieur et Madame Axe ont un fils ils l’appellent Sébon de Pétaydansonbain ? Un gel douche pour les boutonneux, un pour les déprimés, un pour les mous, un pour les rachitiques…

Manquerait plus qu’ils nous en fassent un à l’uranium enrichi. Ah non j’suis con, ils ne le font qu’en Iran. Ca s’appelle l’Axe du mal.

Ramon
Le 25/08/2006 - 20:09

En regardant derrière moi, par-delà le marbre de mes murs et les innombrables tableaux de maître suspendus, je me remémore des époques révolues durant lesquelles j’ai été un fieffé coquin.

Ultime acolyte de mes conneries, depuis plus de quinze ans maintenant, mon copain Ramon. Nous nous sommes rencontrés en classe de première, à la manière d’un film américain : moi bon élève fayot au premier rang, lui cancre grande gueule derrière. Pourtant, nous nous sommes rapprochés en classe de terminale puisque nous étions assis à côté, rentrions ensemble tous les soirs par le même RER qui nous ramenait dans notre banlieue grise, à faire rire les mornes voyageurs à moitié endormis.

Si Ramon a une répartie du tonnerre, il n’en reste parfois pas moins naïf et, je dois l’avouer, j’ai souvent pris (et je prends encore) plaisir à le taquiner en le faisant passer pour le dindon de la farce.

Tenez, par exemple. Lorsque je l’appelle en journée et qu’il est en réunion. Je l’entends chuchoter :

- Attends je ne peux pas trop te parler je suis en réunion…
- Ok, d’accord, mais c’est bon pour le déj de ce midi ?
- Oui, ok
- Et Ramon, au fait ?
- Vite, tout le monde m’entend là…

Et là, je hurle de toutes mes forces dans le téléphone à m’en décoller la plèvre, pour être sûr que tous ses chefs en réunion l’entendent à travers l’écouteur :

- RAMON TU VAS TOUS LES NIQUER !

Et j’adore alors écouter le silence qui suit. Et imaginer la tête qu’il tire, vous voyez ?

Autre exemple du même genre : il y a longtemps, je lui envoie un mail avec une pièce jointe. Manque de bol, elle contenait un virus, le mail n’arrivera jamais. Alors j’insiste, je lui renvoie le mail. Idem, le mail n’arrive pas. Je recommence trois ou quatre fois, parce que je ne comprends pas (réflexe d’informaticien).

L’administratrice système (celle qui surveille un peu le bazar informatique dans l’entreprise), excédée devant mon acharnement, envoie un mail à Ramon lui précisant que je lui envoyais des virus et qu’il devait m’informer d’arrêter d’envoyer ce mail.

Il m’appelle et me dit :

- Patricia, mon administratrice, m’a dit que tu m’envoies un mail avec un virus, il ne passe pas
- Ah, mince, bon tant pis. Mais, attends un peu… Elle voit le mail que je t’envoie s’il y a un virus ?
- Ben oui, elle a accès à tous les mails en principe. Mais non NON NON, ne fais pas ç… !

Trop tard, j’avais raccroché et je composais déjà mon mail, avec le virus en fichier attaché :

“Chère Patricia, Ramon est amoureux de vous et s’il ne vous pas encore proposé la botte, c’est uniquement par pudeur post-adolescente. Soyez sure, pourtant, que ses hormones le pressent de vous faire la cour afin que, mutuellement, vous puissiez enfin mêler vie personnelle et professionnelle en toute symbiose”.

Je déconne évidemment. Je n’ai jamais écrit cette prose, plutôt quelque chose du genre “Ramon veut te niquer ma grosse“. C’est seulement qu’avec le temps, j’enjolive…

L’histoire ne dit pas ce que Patricia a répondu à Ramon. Et quelle importance, après tout ?

Dernière anecdote, sur la mère de Ramon. Sa mère, qu’elle soit bénie pour sa gentillesse et sa bonne humeur permanentes, est la seule femme au monde ou du moins, de la Seine Saint-Denis, à te couper la parole quand tu appelles pour parler à son fils. Elle le faisait tout le temps et nous d’en rire encore. Nous avons même immortalisé ces instants de notre adolescence à l’aide de mon copain Manu.


En témoigne également cette photo, prise dans le Sud d’Israel (nous mimons un téléphone).

Ah Ramon, mon pote ! Tu restes toujours mon fwewe, mon fwewe de wace après toutes ces années où je me suis moqué de toi…

Et c’est pas fini mon grand, c’est pas fini !

Journée de la mégalomanie
Le 22/08/2006 - 18:16

Aujourd’hui, c’est un grand jour pour nous amis blogueurs.

D’abord, parce que c’est la journée de la mégalomanie. Enfin une journée où les blogueurs et les blogueuses pourront s’en donner à coeur-joie à ne parler que d’eux-mêmes. Sans scrupules s’entend.

Ensuite, parce c’est le grand retour des chaînes de blog, à la mode chez les ados de moins de 30 ans. Hé oui, à la fin de ce billet, il faudra que toi aussi, blogueur, blogueuse, tu fasses ta journée de la mégalomanie devant tes adeptes lecteurs.

J’avais pensé initialement mettre une photo de moi où je suis… comment dire… pas super beau. Pas hyper beau lique. Pas méga vachement beau qui tue sa mère purée j’ai jamais vu un mec aussi beau. Non, une photo où j’étais beau tout court.

Et puis je me suis ravisé. C’est la journée de la mégalomanie, pas du narcissime égocentrique autocentriste. Et puis je ne suis pas assez bon en Photoshop.

Tiens, en parlant de mégalomane, savez-vous que j’ai eu 8 à mon épreuve d’histoire-géographie au baccalauréat parce que j’avais écrit que le général de Gaulle était “un mégalomane calculateur”. A force d’écouter la famille de ma mère lui cracher dessus, ça devait forcément déteindre… Je n’ai pas regardé ma copie mais, à mon avis, l’examinateur a du signer d’un “je vous ai compris” sanglant.

Bref, pour illustrer cette belle et ravissante journée de la mégalomanie, cette image de mon enfance cajôlée. On clique pour voir de plus près.

Comme il s’agit, je le précisais au début de cet article, d’une chaîne bloguesque dans toute sa splendeur, j’exige (oui on est mégalo ou on ne l’est pas) qu’un(e) des lecteur(e)s qui possède un blog se prenne sa journée de la mégalomanie, photo à l’appui. J’aurais pu désigner, j’aurais pu donner des noms, évidemment.

Mais la journée de la délation, c’est la semaine prochaine.

… et merci pour le poisson !
Le 19/08/2006 - 23:36

Ben voilà. La plupart d’entre vous revient de vacances. Une minorité de pauvres n’a pas bougé, une minorité de riches est en vacances permanentes.

Pour nous, c’est deux semaines bien méritées après cet été mi-figue (canicule), mi-raisin (temps de daube).

Si je vous dis où nous partons, j’aurai des syncopes sur la conscience. Et pendant les vacances, c’est pas très agréable (surtout avec la gastro que je me suis attrapée aujourd’hui). Je vous le dirai en revenant !

Evidemment, évidemment, j’ai écrit des articles en avance, un tous les trois jours environ. C’est comme le surgelé, c’est toujours moins bon que le frais mais à mon niveau de talent, vous ne devriez pas voir la différence.

Si je me reprends une fois dans ma vie à ressortir une phrase comme ça sur ce blog, je me coupe la main droite.

Voilà, j’ai du mal à vous quitter j’avoue, après tout ce que l’on a vécu ensemble (surtout toi la grande blonde Pascal), mais la gastro ne passe pas, j’ai un truc à terminer.

Comme d’habitude, les bijoux sont cachés dans le meuble à gauche de l’entrée, les bas de laine sont sous le paillasson, le code du coffre-fort avec le liquide est 3 4 4 2 (facile, c’est comme mon code de carte bleue que j’ai laissée à l’intérieur). Et s’il nous arrive un truc, le Ciel nous en préserve, je ne lègue rien à personne allez becqueter ailleurs bande de parasites visqueux !

Allez, hop, on nous jette de l’eau [cette tradition folklorique typiquement algérienne est surprenante : lorsque des personnes de la famille partent en vacances, on leur jette de l’eau pour qu’il ne leur arrive rien. Les constantinois, que le Seigneur les aide dans leur désarroi, font même des foulées dans cette eau pour imprimer les marques de leurs chaussures sur le sol. Faudrait que je me renseigne sur la raison exacte de cette superstition tiens…] et on vous embrasse.

Aaaah je ne résiste pas. C’est les îles grenadines.



Et merci pour le poisson : référence à ce grand auteur de SF (pas toi Saoulfifre) Douglas Adams.

Lettre au Mossad
Le 17/08/2006 - 17:47

De : Byalpel
Date : non divulguée
A : non divulgué

Madame, Monsieur,

Cela fait presque une année que vous m’espionnez régulièrement et journalièrement par le biais de mon blog. Les différentes identités des commentateurs, dont les adresses IP filtrées par mes soins remontent immédiatement à Israel, ont été percées à jour. J’aurais pourtant pensé que vous auriez pris plus de précautions, connaissant votre réputation d’excellence.

Et puis, les choses ont été tout à coup claires dans mon esprit : peut-être était-ce un message de votre part pour que je vous contacte sans attirer l’attention. J’ai eu du mal à y croire, mais les preuves s’accumulent : la guerre avec le Hezbollah, le robinet de ma cuisine qui fuit en permanence sans possibilité de réparer sans l’aide d’un plombier (employé par vous, j’imagine), des textos prétendument signés par ma femme dont le contenu est on ne peut plus clair “T OU ?” afin de me pister…

Bref, je ne dévoilerai pas dans cette lettre les innombrables petits détails qui ne m’ont pas échappé, comme vous le souhaitiez sûrement, afin de tester mes capacités d’adaptation et de survie en milieu urbain, au sein de mon propre pays. Vous teniez à vérifier que j’étais réellement aussi rusé qu’un renard.

Est-il nécessaire que j’évoque ici les innombrables qualités qui feront de moi un espion exemplaire, digne d’aider votre pays, que dis-je, notre pays afin qu’il puisse assurer sa sécurité et sa pérennité pour les temps à venir ? Je suppose que oui, cela est nécessaire, au cas où vous devriez convaincre votre chef non divulgué s’il doutait encore.

D’abord, je parle couramment le français. Presque couramment l’hébreu (j’ai encore du mal sur l’imparfait du subjonctif mais je m’y attèle la semaine prochaine). Et presque couramment l’anglais, mais avec l’accent mi-Arafat, mi-Bourghiba.

Ensuite, j’ai un physique plus ou moins neutre, qui passerait partout en infiltration. Plus ou moins neutre signifie que je suis quand même beau, malgré mon gros nez.

Enfin, et de manière non exhaustive, on peut citer les éléments suivants : j’ai mon brevet de sauveteur en natation, j’ai déjà effectué un saut en parachute et une ascension en mongolfière, j’ai réussi à installer un Mac sur mon PC, ma femme fait le meilleur couscous-boulettes de la côte ouest de Paris (78 inclus), et j’ai lu plein de bouquins sur Eli Cohen(*) sauf qu’il y a peu de chances que je laisse pousser ma moustache comme lui.

Dans l’attente d’une réponse positive de votre part et d’une date de début de mission, veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mon affection la plus sincère et la plus profonde.

Byalpel alias Le Top In d’Hambourg

PS : si cette lettre tombait entre d’autres mains, veuillez considérer ceci comme une plaisanterie mal foutue.



(*) : Espion israélien qui avait infiltré le gouvernement syrien dans les années 60-70

Ca c’est vraiment elle !
Le 15/08/2006 - 23:19

Ah mes amis, quel court/long week-end mémorable !

Nous nous sommes décidés tardivement mais ce fut une bonne idée de se détendre quelques jours avant… les grandes vacances. Une sorte de préparation mentale et physique.

Ce week-end fut en effet très sportif : vélo, vélo, vélo, char à voile, vélo, fitness sur des machines diaboliques, vélo, piscine, vélo, tennis, vélo, mots croisés, vélo, casino (où nous avons perdu l’équivalent du PIB du Sénégal), sieste, vélo, relations charnelles, vélo, mini-golf. Et j’ai dû oublier d’autres activités, dont le vélo (vous en ai-je parlé ?).

Le mini-golf est un rituel sacré chez les Byalpel. A chaque fois que nous sommes hors des frontières de la capitale, certes nous prions pour que les aborigènes ne nous dévorent pas, mais surtout nous nous mettons en quête d’un gentil bouseux propriétaire d’un mini-golf. Le mini-golf, cette subtile invention entre le golf pour adultes et les exercices pour handicapés mentaux nous permet, à ma femme et à moi-même, de nous départager sur le véritable sportif du couple. Sportif signifie, le cas échéant, le meilleur en tout.

C’est pour cette raison que nous mettons toujours un enjeu : d’ordinaire, le perdant offre un cadeau à l’autre (tu parles, c’est moi qui ramène l’argent elle est pas folle la guêpe). Cette fois-ci, pour corser un peu le jeu, j’avais exigé que le perdant se prenne une bonne gifle.

Histoire de rajouter à l’opprobre de la défaite l’humiliation physique.

Ai-je besoin, à ce stade de votre lecture ami(e) lecteur(e), de préciser qui a été le gagnant de ces deux parties endiablées ? Non, ce serait faire insulte à votre intelligence et ombre à mon parcours sans faute.

Une seule âme, dans la ville où nous avions élu résidence, a protesté ce jour-là. Devinerez-vous qui est cette charmante personne ? Très belle, très intelligente, très drôle, mais alors de très mauvaise foi ?

Contestation singulière de tous les points validés, décrémentation unilatérale des points de l’adversaire, pleurs, ronchonnements, menaces de faire la tête, petits bisous, “steuplé allez steuplé laisse-moi gagner”. Tout y est passé.

Byalpel, l’auteur magnanime mais intègre, n’a pas lâché prise. Et lui a foutu une bonne taloche à cette tricheuse.

Maintenant j’attends mon cadeau (à ce stade de la lecture ami(e) lecteur(e), je continue d’écrire sur le canapé où j’ai élu résidence pour les trois prochaines nuits).

Il faut rendre assez tard ce qui appartient à César (c’est ça l’usure, les mecs, de père en fils !), ma femme a un don pour la chanson. Vous aviez déjà tous apprécié cette folle et aigre-douce version de “Ring my bell”, intitulée “Tu peux sonner ma cloche” interprétée avec brio par la plus séduisante des femmes du monde : Pamela Anderson Terry Hatcher MA femme.

(Toujours sur le canapé, ça n’a pas marché).

Récidive lors de notre voyage, lors d’une promenade nocturne. Je vous laisse découvrir cette interprétation qui, si elle ne figurera pas dans les annales musicales de ce siècle, restera gravée dans ma mémoire à jamais (c’est bon là, je peux revenir ? Non ?). Alors restera gravée à jamais dans la mémoire de mon disque dur.

(Toujours pas, là ?)

Vous allez voir qu’elle ne cédera pas. Ca, c’est vraiment elle.


Giwt - l’intégrale
Le 13/08/2006 - 01:25

Pour ceux qui ont aimé et commencé les deux premières planches de Giwt, l’héroïne de l’étang moderne, voici en exclusivité sur ce blog, l’intégrale de la saison 1.

Pour des raisons de budget, Jack Bauer n’a pas été retenu lors du casting.

En cliquant sur le lien ci-dessous vous aurez accès à un fichier zip contenant les pages de la BD complète. Histoire de lire sur la plage pendant ce court week-end. Ah oui, je ne vous ai pas dit, on se casse en week-end ma femme et moi, dilapider notre argent et financer les régions pauvres de notre belle France.

Quelques remarques techniques :

- le Mac sur le PC c’est génial, mais c’est lent. Très lent. Parfois j’ai le temps de partir en week-end avec ma femme qu’il n’a pas fini d’afficher une image.
- Dessiner j’adore. La BD que vous allez lire m’a pris une quinzaine de minutes. J’adore mais je suis trop nul. Angoulême, c’est pas pour tout de suite.
- J’espère quand même que Twigos va reconnaître son maître, je donne des cours de dessin le mardi soir bénévolement.
- Ma femme fait un gâteau aux pommes vraiment délicieux. Si vous passez, venez en goûter à la maison. Il n’y a pas de rapport, c’est pour parler.

Bonne lecture. Et bonnes vacances les pauvres.

Cliquer ici pour télécharger les histoires de Giwt et vous fendre la poire à coups de hache.

The windmill of your mind
Le 09/08/2006 - 23:54

Today, this is a story in english. Bad english because i’m not très fort in english and surtout, the majority of my lector(e)s cannot read english courammely. Ou courammently, it is a traître faux ami.

It’s not a tube of the années 80, but it is se marrie bien with the title and the theme.
And it’s a wonderful reprise of the tube of Michel Legrand.


Once upon a time (il était une fois), in 2035, very far far from now, the animals are able to speak like us, the humains. Not only they can speak, but they also make barbecues on the plage the samedi après-midi, they trompent their wife with other espèces of animals, they kill, they fument du shit… Bref, they become like human beings, except that they are animals normaux.

Herbert is a little donkey (âne, pour les cancres). He (on dit plus it now) lives in the périphérie of Chicago, in a little bicoque he has bought for a bouchée of bread to an old hamster that wanted to see other things that his little cage à poules.

Herbert is married to a very beautiful brebis, Magnolia. They have two magnifique children la vérité, Kevin and Jennifer, both brekeys (a donkey and a brebis make a donbis or a brekey. Easy hmm ?).

Herbert works in a bank as a caissier. It is not very classe but that pays the loyer. You know what it is : life is life. Lala Lalala.

One day after a harassing journée of work, Herbert came back home with its marvelous auto, a Range Rover with 16 soupapes inside. He gares the auto in the garage, sifflote a little bit, open the door, says innocemment “Hello honey, I’m rentré !” while opening its courrier (factures, factures, publicité, pfff…).

And what does he see, with his eyes écarquillés ? His wife au lit with deux chats !

Yes, you are not dreaming. His little brebis au bon lait de Sanakis was doing des cochonneries with deux chats, very connus of the quartier. She bredouilles some incomprehensible words “oh my dear, it’s not what you think, they are the plombiers and… euh… there is du courrier by the way ?”.

The donkey does not not one not deux, runs upstairs and takes his lethal weapon 4 (the one with Jet Li) : it is a gun that does not kill with cartouches but with knifes (couteaux, si vous êtes a-futés). Indeed, the guns projette des lames effilées to dechicate the ennemies, like in chinese movies of the old days.

Then he runs downstairs, vise the deux chats that are terrorized, the caleçon on the genoux, and shot them with the lames in the face. Beng ! Beng ! The chats s’écroulent on the floor, the brebis cries all the larms of her corps, and the donkey se put at genoux and begins crying like a baby…

Morality : the donkey shot deux lames en chat

I know it’s faible the fin, but as they say in America, fu.. !

Hé hé I have updated with this other chanson, trop relevant for this blague ! We gonna se poiler the aminches !

Trisomique fier
Le 07/08/2006 - 16:57

Hier c’était dimanche.

Cela valait le coup de payer votre abonnement pour çe genre d’infos, n’est-ce pas ?

Hier c’était dimanche, un dimanche ensoleillé qui se termine invariablement par un jeu sur la pelouse d’un parc dans Paris ou ses environs.

Nos amis, Eric et Katy, nous ont gentiment proposé de tester la mongolfière que l’on peut apercevoir près des quais de Seine. Il y avait du risque, de l’aventure, de la matière à blog dans cette offre, évidemment que nous allions nous précipiter. Ce que nous n’avions pas prévu, c’est que nous devions payer notre place. Ah l’invitation empoisonnée ! Une fois en bas, je n’allais pas jouer le radin ; quand on pense que l’entrée coûte 12€ : un millième du prix de ma montre.

Du coup, j’ai pris une place pour moi uniquement, la montre de ma femme ne coûte que 75€.

Ami(e)s lecteur(e)s, certains d’entre vous m’ont déjà rencontré en chair et en os (surtout en chair). J’ai la chance de connaître certains d’entre vous en dehors du blog (boulot, famille, amis…). Mais pour tous ceux encore qui n’ont jamais eu l’occasion et la chance pardi ! la chance ! de me voir en vrai, d’admirer mes grosses joues, mon gros nez, mes superbes yeux verts et mon sourire à ensorceler les poupées vaudous, je profite des vacances pour enfin publier une vidéo exclusive de moi-même sur ce blog.

Cette interview a été réalisée avec la complicité entière de mon copain Eric, lors de notre voyage en mongolfière, au-dessus de la capitale.

Il y avait du vent, cela risque de vous crisser les oreilles parfois, l’ingénieur du son est un imbécile. Et quand je vois la tête que j’ai sur cette vidéo, je pense que le directeur de la photo devrait également être empalé sur des palmiers californiens.


PS : le lecteur(e) ne se formalisera pas sur le jeu de mot douteux de cet article, l’auteur lui-même possédant trois chromosomes 24 et deux clés de 12.