
Delanoé, j’ai une meilleure idée pour vider Paris de ses voitures ! Faut appliquer le code de la route à la lettre !
(j’suis pas prêt, j’suis pas prêt)

Delanoé, j’ai une meilleure idée pour vider Paris de ses voitures ! Faut appliquer le code de la route à la lettre !
(j’suis pas prêt, j’suis pas prêt)
Rien de tel qu’un bon titre accrocheur.
Ca va, vous ? Bonnes fêtes de Noël ? Des beaux cadeaux par milliers et tout et tout ?
Certains le savent déjà, je fête Noël comme vous faites le tour de votre salon à cloche-pied en jetant du poivre par dessus votre épaule droite. C’est-à-dire en cas de dépression nerveuse très sévère.
Et pourtant, c’est aujourd’hui la journée des cadeaux. De l’amour. De la famille. D’Enrico Macias. Alors je vais me farcir la chaîne des 7 mercenaires, inoculée conjointement par Huguette, Abs, et je ne sais plus qui encore qui m’aime ou alors me déteste assez pour se foutre de ma gueule.
Si la suite ne vous intéresse pas, déjà qu’elle ne m’intéresse pas à moi, une info intéressante : j’ai eu mal au ventre pendant 10 jours, tout le monde a cru à un ulcère sauf moi. Et ben, vous savez quoi j’avais raison : rien de tel qu’une bonne purge pour fluidifier le trafic.
Bonne semaine au ralenti !
Ceci est une histoire vraie. Courte mais vraie. Si elle ne vous plaît pas, je vous raconte une blague juste après.
La Comtesse de Narvallon qui vécut au milieu du 17ème siècle était fort belle et fort courtisée. Dans les salons ou lors de soirées mondaines, cette femme aux formes pulpeuses et à l’esprit vif attirait le regard de tout gentilhomme hormonalement équilibré.
Cette femme issue de la noblesse traditionnelle cachait néanmoins un secret, transmis jusqu’à nous grâce à sa biographie officielle. Ce lourd et ténébreux secret, cette obscure tare qu’elle conservait dissimulée aux yeux de ses prétendants jusqu’à sa mort, aurait constitué une menace directe envers sa splendeur, sa perfection et son rang si elle venait à être découverte.
Car toute bonnasse qu’était la Comtesse, elle ne pouvait s’empêcher de lâcher des perlouses. De tuer des petits chatons. De lancer des missiles chimiques. De péter quoi. Madame la Comtesse de Narvallon était pétomane.
Quelle honte pour son élégance et sa famille ! Tomber en disgrâce auprès de ses courtisans à cause d’un estomac instable et d’un muscle trop lâche, quelle ironie.
Pourtant, et vous vous en doutez, ce secret n’a jamais été ébruité (contrairement peut-être aux pets de l’autre Miss France à vapeur). Pour une raison évidente : les nobles recevaient une éducation parfaite depuis leur plus jeune âge. Lors, en proie à une crise de ventilation passagère, les nobliaux et bourgeois dont le transit était facilité par une alimentation saine et variée émettaient de doux et soyeux pétous garantis sans odeur. Du Febrèze en suppositoire.
Aussi miraculeux que cela puisse paraître, la Comtesse de Narvallon lâchait des perles d’une intensité de 15 sur l’échelle de mon uc, mais inodorants. Sans effluve fétide ni parfum méphitique. Juste par son appartenance à cette caste privilégiée.
Moralité : bon vent ne saurait sentir
Si vous n’êtes abasourdi ou déçu, vous pouvez toujours essayer avec cette blagounette (merci ma belle-mère) :
“C’est Monsieur Rozenblum qui va chez le médeçon [piètre imitation de l’accent yiddish. Lisez plutôt à haute voix en imitant l’accent. Si vous ne savez pas à quoi ça ressemble, imitez l’accent albanais]. Le médecin l’ausculte brièvement, et lui rédige une ordonnance :
- Allez chez le pharmacien en bas de la rue, il vous donnera les cachets qu’il vous faut
- Merci Docteur Rozenstein !
Monsieur Rozenblum se rend à la pharmacie, tend son ordonnance. Le pharmacien s’exécute poliment et lui donne ses cachets dans un petit sac en papier.
- Aurevoir Monsieur Rozenblum, dit le pharmacien
- Aurevoir Monsieur Rozenberg répond Monsieur Rozenblum
Quelques minutes plus tard, le médecin descend en ville faire ses consultations et découvre Monsieur Rozenblum sur le pont, en train de jeter ses cachets dans la rivière.
- Monsieur Rozenblum, que faites-vous ?
- Je vais vous expliquer Docteur. Je viens vous voir, je vous donne de l’argent, vous me faites une ordonnance : c’est normal, il faut bien que vous viviez. Ensuite je vais voir le pharmacien, je lui donne une ordonnance, je lui donne de l’argent, il me donne des cachets : c’est normal, il faut bien qu’il vive. Ensuite je viens sur le pont et je jette ces satanés cachets : c’est normal, il faut bien que je vive…
…
Mouais, c’est beaucoup plus drôle avec l’accent yiddish qu’albanais en fait.
Samedi c’était le 16 décembre 2006. Donc mon anniversaire, je fêtais mes 32 ans.
J’aurais pu vous en vouloir à vie, ami(e)s lecteur(e)s, d’avoir oublié de me le souhaiter et ainsi faire perdurer cette tradition constantinoise du tu-m’as-pas-appelé-on-est-fâché-à-vie. Mais non, mon coeur d’or aura raison de ma susceptibilité.
Et certains d’entre vous ont été adorables, et je tiens à les remercier ici : Chipie (qui m’a même envoyé une photo d’elle), Béret-vert (dans un commentaire du précédent article, ce qui aurait du vous mettre la puce à l’oreille) et Caelle qui m’a expédié une copie d’un bouquin qu’elle a écrit (ça c’est du cadeau personnalisé !). Le reste vous pouvez aller crever.
32 ans, et un mot qui revient régulièrement : vieux. Vieux. Tu es vieux maintenant. Pfff, même pas vrai.
Le grand philosophe et humoriste Tomer Sisley déclarait “on devient vieux lorsque la langue sort pour attraper les aliments”. Je pense que c’est largement réducteur.
Je pense que tu deviens vieux quand tu ne comprends plus (ou que tu refuses de comprendre) le langage des jeunes. Le piercing, le jean taille basse et les tournantes improvisées.
Je pense que tu deviens vieux quand des filles que tu pourrais encore draguer sans craindre la justice t’appellent “monsieur”. Ca ça craint grave sa mère.
Je pense que tu deviens vieux quand les gens te proposent une place dans le métro. Ouais tu parles, le parisien vaut mieux l’avoir en journal.
Je pense que tu deviens vieux quand le bruit et l’agitation t’agacent pour un rien. Que tu es capable de monter chez le voisin parce qu’il danse la polka avec ses talons à l’heure de la sieste.
Je pense que tu deviens vieux quand tu deviens frileux, au sens propre et figuré. Un Damart pour le torse et plus de pistes rouges sans moniteur.
Mais surtout je pense que tu deviens vieux quand tu commences à réaliser la valeur de ceux que tu aimes et de ceux qui t’aiment. Valeur optimiste (je me rends compte de ce qu’elle m’apporte) et pessimiste (je me rends compte de ce que je perds si elle disparaît).
Lorsque j’avais presque 18 ans, je sortais avec une fille qui avait perdu son père deux ou trois ans plus tôt. Vous savez ce que c’est, dans les disputes on n’est pas toujours obligé d’être de bonne foi. En bout de course, elle m’avait asséné cette phrase terrible “de toutes façons je suis plus mûre que toi, après ce que j’ai vécu”. Et moi de rétorquer “tu n’es pas plus mûre, tu es plus sensible”. Du haut de ma connerie adolescente. Qui prétendait évaluer la douleur de cette fille comme on pèse ses patates au marché.
En fait je pense que j’aurais pu dire “tu es juste plus vieille, malgré tes deux ans de moins que moi”.
J’ai eu du mal à être vieux tout au long de ma vie. J’ai souvent eu du mal à évaluer la valeur optimiste et pessimiste des gens qui m’entouraient. Je m’en suis voulu longtemps. Etait-ce de l’insensibilité ? Ou juste un “attardement” ? Resterais-je un gamin toute ma vie ?
Puis je me suis marié, les choses m’ont paru plus évidentes, naturellement. La valeur de personnes qui me sont chères m’a semblé éclatante, palpable. Peut-être que je suis vraiment devenu vieux ces derniers temps.
…
Ah la la, il n’y a plus de respect mon bon monsieur : personne pour souhaiter un bon anniversaire à un p’tit vieux, vous vous rendez compte ?
Le titre de cet article sera plus évocateur à ceux d’entre vous qui ne participent pas à la goypride : lors des fêtes de Hannouca, le jeu traditionnel est la toupie. Contextuel donc.
Que le Saint béni soit-Il octroie une longue vie à MA femme, et qu’Il lui offre cette chance incomparable de la passer auprès de moi encore très longtemps.
Je le pense et je le dis.
C’est vraiment une chance de vivre auprès de moi jusqu’à la fin de ses jours.
Non vraiment j’aime ma femme de tout mon coeur, et j’espère sincèrement passer ma vie auprès d’elle encore longtemps.
(Petit aphorisme horrible, que j’inventais chez notre chère Huguette récemment : “dans un couple, mourir c’est comme ronfler. Pour ne pas souffrir, mieux vaut commencer en premier”. Cassage d’ambiance hein…)
Si vous êtes un habitué de ce blog, ou que vous avez simplement un sens aigu et affiné de la psychologie, vous vous doutez qu’il y anguille sous roche, voire baleine sous gravillon.
En effet. En effet.
J’avais prévu de vous faire un petit film ultra rigolo comme à mon habitude (si vous êtes un habitué de ce blog ou que vous avez un sens aigu et affiné de la psychologie de la susceptibilité, tiens salut abs, vous acquiescerez) et pour cette fois uniquement, j’avais besoin de ma douce, ma moitié, ma tendre épouse.
J’avais besoin qu’elle énonce un texte tellement simple qu’un débutant de la StarAc’ aurait pu prétendre au Molière de la meilleure interprétation en le formulant. J’avais besoin qu’elle filme un mouvement sur quelques mètres, action d’une facilité tellement déconcertante qu’elle éclabousserait de pureté technique les plus grands travellings de Claude Lelouche ou de Sergio Leone.
Par décence. Par humilité. Par une recherche permanente de médiation et d’aboutissement dans le couple. Par un besoin constant et dynamique de paix des races du ménage et d’amour conjugal. Par peur d’assujettir mon dos à un canapé rigide pendant plusieurs nuits. Et par peur de représailles de ma famille et belle-famille. Je ne vous présenterai pas le film qui a été réalisé (et je ne préciserai ni le nombre de prises de cinéma, ni le nombre de prises de bec). Je vous laisse le soin de passer à la Fnac ou chez Virgin le commander pour Noël.
(et là, vous faites OOoohhhhhhhhhh…..)
MAIS. Car il y a toujours un MAIS comme disait ma grand-mère :
- Mon fils, mange mes mets !
- Mais mémé !!??
- Y’a pas de mais mémé mange mes mets non mais !
MAIS comme je suis généreux, opulent (j’ai pas dit GROS) et que il y a quand même de quoi se foutre de sa gueule se marrer un coup, je vous ai concocté le Director’s Cut du film Byalpel’s dort.
Si vous êtes producteur de cinéma (ou mannequin aussi, je prends) (après relecture, ma femme dit qu’on ne prend pas), vous avez mes coordonnées. NOS coordonnées pardon.
PS : ce texte a été testé et approuvé par MA femme qui vous interdit de vous moquer (mais au moins vous, vous dormirez dans un lit au chaud)
En cette joyeuse période électorale, permettez-moi ce virulent propagandisme.

Le slogan : “une fois élu, vous pourrez toujours vous brosser !“
Goy Pride : manifestation mondiale organisée chaque année par des Goys souhaitant affirmer dignement leur fierté de ne pas être juif. Cette expression a (probablement) été inventée par Tant-Bourrin, sur ce blog. Rendons-lui hommage mais n’envoyez pas d’argent, s’il vous plaît un peu de décence pour les artistes.
Lors de la goypride, les manifestants sont souvent habillés de manière folklorique : pas de papillotes, pas de chapeau noir, pas de redingote.
L’an dernier, Nicolas Sarkozy a même décidé de créer une “rupture” en appelant à la kasherisation des banlieues.
Choisis ton camp camarade.
Finalement, les avantages d’être goy sont bien maigres… Ô combien je comprends votre besoin de manifester. D’ailleurs, je vais même faire un geste : je vous fais les banderoles pour pas cher.
Info de dernière minute : quatre extrémistes juifs ont failli faire foirer la goy pride de cette année. Voir ici.
Urgences tranquilles, la nouvelle série qui va tuer sur TF1, dont je relate ici quelques bribes du scénario pour l’épisode pilote.
James Desmond - Woody Harrelson
Carrie Desmond - Jennifer Anniston
Dr Steven Bleinburg - George Clooney
Leonard Bernstein (on va le déterrer, m’en fous !)
1. Fondu enchaîné sur la face externe de l’hôpital, de jour.
Voix off James : “Excusez-moi docteur…”
2. Le couloir du deuxième étage. En arrière-plan, une chambre de malade entrouverte. Plan américain sur le docteur qui se retourne face à James et Carrie.
- Dr Bleinburg (pressé) : ah, Monsieur Desmond !
- James : bonjour Docteur. Vous connaissez ma femme, Carrie (il la désigne négligemment)
Le docteur la courtise du regard.
- Dr Bleinburg : non, mais je suis enchanté madame (sourire à la Clooney à faire défaillir dans les chaumières)
- Carrie (sourire angélique, battage de paupières) : moi également docteur (regard qui dit arrache-moi-mes-vêtements-dans-la-salle-de-garde)
- James : docteur je reviens vous voir parce que j’ai un souci avec…
- Dr Bleinburg (il l’interrompt. Pendant toute la conversation, il le regardera avec condescendance en jetant régulièrement un oeil vers le décolleté de sa femme) : Je sais pourquoi vous revenez M. Desmond. Comme chaque semaine, vous revenez sans cesse parce que vous avez peur, que vous avez encore mal, que depuis votre opération vous souffrez, que vous hésitez toujours à…
- James : parfaitement docteur, mais là…
- Dr Bleinburg : … prendre des risques parce qu’on ne sait jamais si la plaie peut se réouvrir, que si…
- James : oui c’est vrai mais je…
- Dr Bleinburg : … vous ne mangez plus beaucoup c’est sûrement à cause de l’opération qui a mal tourné etc etc. La seule…
- James : je sais docteur je sais mais…
- Dr Bleinburg : … différence c’est qu’aujourd’hui vous amenez votre charmante femme en renfort (clin d’oeil appuyé + sourire clooneysque + bref aperçu des formes potelées sous la chemise de madame + léger sentiment de gonflage au niveau du zizi).
- James : docteur je sais bien ce que vous voulez dire mais là…
Gros plan sur Carrie
- Carrie : James, laisse parler le docteur enfin, ne l’interromps pas à tout bout d’champ ! (regard admiratif vers le docteur=mâle viril + bave qui coule + touchage discret de tétés + bougeage de cheveux sensuel genre pub pour les dentifrices)
Retour au plan américain, plus serré sur James et Carrie
- James (monte un tout petit peu le ton) : ok mais j’ai quand même besoin de dire que j’ai un souci, vous voyez ?
- Dr Bleinburg : nous savons, James, que vous avez un souci mais n’est-ce pas toujours le même, finalement, chaque semaine ? (bave aux commissures + regard et sourire clooneysque à dévaliser des petites vieilles + mains dans le pantalon + mimiques du corps très évocatrices)
- James : non docteur je vous assure cette fois c’est plus grave, c’est au sujet de ma femme.
Gros plan sur Carrie
- Carrie (étonnée à fond) : Moiiiiiii ? (yeux brillants, désillusion du mari qui comprend rien et passion fugace pour docteur=gorille-mais-qui-me-comprend-en-tant-que-femme + regards en yeux de biche + rehaussage ambigu du soutien-gorge + imploration des sourcils)
Gros plan sur James
- James (un peu tendu du slip) : OUI TOI ! Il était temps qu’on en parle à notre docteur non ? Tu dois te faire soigner, il est grand temps !
Gros plan sur Beinburg
- Dr Bleinburg : mais de quoi souffre-t-elle exactement ? (yeux revolver + regard qui tue + tirer la première + georges clooney qui dit “what else ?”)
Retour au plan américain initial
- Carrie : oui hein ? de quoi ? (elle remonte ses bas langoureusement + regard de braise vers le docteur=la pub nescafé)
Long gros plan sur James. Silence de 3 secondes
- James (calme) : ben, tes hémorroïdes chérie !
Gros plan sur Beinburg, les yeux en soucoupe (et le pantalon dégonflé)
Cut.
Finalement, les séries télévisées comme ça, c’est que des amours et du sexe déguisés sous des faux-semblants de dialogue médico-légaux à la noix. Va pas me faire croire que tu vas à l’hôpital pour te faire enlever un grain de beauté et que t’aperçois George Clooney, t’as pas envie de l’embrasser goulûment pour vérifier s’il boit vraiment du Nespresso (what else ?).
Ils vont nous les moudre fendre couper tisser briser avec la fin d’année qui approche : les best-of des 180 dernières années, triées par ordre alphabétique et dans le sens inverse des aiguilles de sapin près de la cheminée.
Parce que vous avez tous été collaboratifs cette année (96% d’entre vous paient leur cotisation), je suis en mesure de vous offrir ce merveilleux cadeau de Noel/Hanoucca/prime de fin d’année/empoisonné, normalement en vente dans les brigades anti-criminalité bacs dès la semaine prochaine.
En avant-première donc, Byalpel chez les choristes. L’intégralité sera reversée à Leatitia Halliday (qui, si elle m’entend, peut venir régler les derniers détails chez moi mardi soir ma femme n’est pas là).
Evidemment, qui dit choristes a perdu dit dédicace à leur plus grand fan, matthieu.
Montez le son !
Note : j’en voudrai éternellement à ma mère de ne pas m’avoir fait naître Noir. Enfin, Noir comme Stevie Wonder, Quincy Jones ou le policier martiniquais courageux du fameux match. We are the world quoi.