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Le 20/12/2006 - 18:58

Ceci est une histoire vraie. Courte mais vraie. Si elle ne vous plaît pas, je vous raconte une blague juste après.

La Comtesse de Narvallon qui vécut au milieu du 17ème siècle était fort belle et fort courtisée. Dans les salons ou lors de soirées mondaines, cette femme aux formes pulpeuses et à l’esprit vif attirait le regard de tout gentilhomme hormonalement équilibré.

Cette femme issue de la noblesse traditionnelle cachait néanmoins un secret, transmis jusqu’à nous grâce à sa biographie officielle. Ce lourd et ténébreux secret, cette obscure tare qu’elle conservait dissimulée aux yeux de ses prétendants jusqu’à sa mort, aurait constitué une menace directe envers sa splendeur, sa perfection et son rang si elle venait à être découverte.

Car toute bonnasse qu’était la Comtesse, elle ne pouvait s’empêcher de lâcher des perlouses. De tuer des petits chatons. De lancer des missiles chimiques. De péter quoi. Madame la Comtesse de Narvallon était pétomane.

Quelle honte pour son élégance et sa famille ! Tomber en disgrâce auprès de ses courtisans à cause d’un estomac instable et d’un muscle trop lâche, quelle ironie.

Pourtant, et vous vous en doutez, ce secret n’a jamais été ébruité (contrairement peut-être aux pets de l’autre Miss France à vapeur). Pour une raison évidente : les nobles recevaient une éducation parfaite depuis leur plus jeune âge. Lors, en proie à une crise de ventilation passagère, les nobliaux et bourgeois dont le transit était facilité par une alimentation saine et variée émettaient de doux et soyeux pétous garantis sans odeur. Du Febrèze en suppositoire.

Aussi miraculeux que cela puisse paraître, la Comtesse de Narvallon lâchait des perles d’une intensité de 15 sur l’échelle de mon uc, mais inodorants. Sans effluve fétide ni parfum méphitique. Juste par son appartenance à cette caste privilégiée.

Moralité : bon vent ne saurait sentir

Si vous n’êtes abasourdi ou déçu, vous pouvez toujours essayer avec cette blagounette (merci ma belle-mère) :

“C’est Monsieur Rozenblum qui va chez le médeçon [piètre imitation de l’accent yiddish. Lisez plutôt à haute voix en imitant l’accent. Si vous ne savez pas à quoi ça ressemble, imitez l’accent albanais]. Le médecin l’ausculte brièvement, et lui rédige une ordonnance :

- Allez chez le pharmacien en bas de la rue, il vous donnera les cachets qu’il vous faut
- Merci Docteur Rozenstein !

Monsieur Rozenblum se rend à la pharmacie, tend son ordonnance. Le pharmacien s’exécute poliment et lui donne ses cachets dans un petit sac en papier.

- Aurevoir Monsieur Rozenblum, dit le pharmacien
- Aurevoir Monsieur Rozenberg répond Monsieur Rozenblum

Quelques minutes plus tard, le médecin descend en ville faire ses consultations et découvre Monsieur Rozenblum sur le pont, en train de jeter ses cachets dans la rivière.

- Monsieur Rozenblum, que faites-vous ?
- Je vais vous expliquer Docteur. Je viens vous voir, je vous donne de l’argent, vous me faites une ordonnance : c’est normal, il faut bien que vous viviez. Ensuite je vais voir le pharmacien, je lui donne une ordonnance, je lui donne de l’argent, il me donne des cachets : c’est normal, il faut bien qu’il vive. Ensuite je viens sur le pont et je jette ces satanés cachets : c’est normal, il faut bien que je vive…

Mouais, c’est beaucoup plus drôle avec l’accent yiddish qu’albanais en fait.

23 commentaires

  1. 1
    simon b nous dit :

    waw ! je suis le premier commentaire
    ce jour restera gravé dans la mémoire à tout jamais !!

  2. 2
    Tant-Bourrin nous dit :

    Ah ah ah ! Il est trop con ce Byby (© Ab6) ! :D

    (ce commentaire est beaucoup plus drĂŽle avec l’accent guatĂ©maltĂšque)

  3. 3
    manou nous dit :

    Byby, je ne voudrais pas bouziller ton histoire mais je pĂšte du Febreze depuis un bon moment. Simplement les gens me remarque moins. Alors je suis bien obligĂ©e de manger ce qu’il faut pour que ça sente.
    Sans compter que l’odeur d’un pet puant sous la couette est un moment de bonheur unique ; )

  4. 4
    Yves nous dit :

    Pour bien prouver que ce blog est un blog culturel, quelques vers d'’Edmond HĂ©raud Ă  l’encontre des inconditionnels dont NapolĂ©on disposait au Parlement:
    ” Si l’Empereur fait un pet,
    Geoffroy dirait qu’il sent la rose
    Et le SĂ©nat aspirerait…
    A l’honneur de prouver la chose.”

    Et une de Frédéric Dard, tiens !
    “Les enfants c’est comme les pets, on supporte surtout les siens”

  5. 5
    Byalpel nous dit :

    Elle est bonne, et en plus elle est bonne !

  6. 6
    antenor nous dit :

    je suis pĂ©tĂ© de rire… je peux le dire ça ? tu ne l’as pas senti venir celle lĂ , ou bien ?

  7. 7
    Saoul Fifre nous dit :

    Le plus marrant, c’est que dans ma vraie vie, ça se passe exactement comme ça !! Je n’ose pas dĂ©sobĂ©ir au docteur donc j’achĂšte les mĂ©dicaments, mais je ne les prends jamais, alors, ils trainent… Margotte fait pareil…

    Bon j’exige que ton prochain message d’accueil me dise “Rozenfifre, c’est pas terrible comme pseudo, ça, tu t’es pas pĂ©tĂ© les neurones…”

  8. 8
    Salomé nous dit :

    Ca me fait aussi penser Ă  cette phrase que j’entendais petite :

    P’tite tĂȘte, gros cul, quand tu pĂ©tes on ne te vois plus ;-)

  9. 9
    Freefounette nous dit :

    La comtesse de Narvallon, ça fait la connasse de tervallon !
    Oui, je fais des contrepets dĂ©biles ! Et qui sentent mĂȘme po ! Et alors ?
    zib !

  10. 10
    Byalpel nous dit :

    Et personne n’a lu Guerre et Pets ?

  11. 11
    ab6 nous dit :

    y a TB qui m’a piquĂ© mon commentaire :)

  12. 12
    Yves nous dit :

    Allez, une autre citation, de Tant-Bourrin (de mémoire):
    “Il avait reçu une excellente Ă©ducation : jamais le moindre pet sans s’ĂȘtre excusĂ© du prĂ©cĂ©dent”.

  13. 13
    Saoul Fifre nous dit :

    Yves, je m’en voudrais que tu prennes ma remarque comme un dĂ©nigrement de mon copain Tant Bourrin, ou comme une preuve d’orgueil de ma part, mais ta citation EST DE MOI, BORDEL !!!

  14. 14
    Yves nous dit :

    Saoul Fifre > C’est donc toi l’auteur. Comment ai-je pu Ă  ce point me tromper de prose, et de fumet ?

  15. 15
    Pascal nous dit :

    Une comtesse qui elimine les chatons d’un pet, ne peut pas etre foncierement mauvaise…
    Et ta blague en braille, ca dit quoi?

  16. 16
    Byalpel nous dit :

    Yael ou Alain ne sont pas encore arrivĂ©s jusqu’ici, ils vous auraient parlĂ© du mouvement israĂ©lien d’extrĂȘme-gauche : Le pet maintenant (Chalom Akhchav). Tant pis…

    Pascal > en braille ca en met plein la vue. Mais la version la plus drĂŽle est certainement en morse (tu t’en prends plein les dents).

    Un festival aujourd’hui tiens.

  17. 17

    Le pet maintenant :) ) Vas-y Byby traite moi de gauchiste pendant que t’y es.
    Sinon, mentionner dans une seule et meme note nos chers freres ashkenazes et les pets dans le monde, c’est pas des manieres ca Byby.

  18. 18
    arpenteur nous dit :

    Je pense que Rozenblum a dĂ» jeter ses cachets contre l’aĂ©rophagie non?
    Encore un qui pĂšte plus haut que son cul et se croit plus malin qu’un mĂ©decin?

    A propos de ça… jetez un oeil Ă  cette dĂ©couverte d’un blogueur suisse (pas moi, un bien, www.lavomisse.com :

    http://www.directories.ch/pagesblanches/base.aspx?language=fr&do=search&origin=dir&searchtype=adr_simple&name=p%E9teur&geo=vevey

  19. 19
    Yves nous dit :

    Arpenteur > :-) ))) Des trucs comme ça, ça ne peut pas s’inventer.

  20. 20
    Badibuh nous dit :

    Avec l’accent mexicain c’est poilant aussi.

  21. 21
    matthieu nous dit :

    Arpenteur > Le pauvre, en plus, il est pas en liste rouge !
    Sinon, je trouve que cette comtesse a eu une triste vie… Elle a pas fait grand-chose… Que du vent

  22. 22
    Byalpel nous dit :

    Madame la comtesse > ouais mais ma femme bosse chez Rotschild !

    Arpenteur > “eau et gaz Ă  tous les Ă©tages” chantait notre serge…

    Yves > j’ai plus la photo mais j’avais pris la photo de la plaque du Docteur Condome, spĂ©cialiste en stĂ©rilitĂ© :)

    Badibuh > c’est vrai mais rozenblum s’appelle alors aye aye caramba pĂ©pito

    Matthieu > Ta blague est retombée comme un soufflet !

  23. 23
    leblase nous dit :

    Je m’en fous moi, parce que je pĂšte dans la soie