Par arrêté judiciaire, ce blog doit verser 54 195 $ de dédommagement aux stars photographiées sans autorisation
Le digne vice de sa mčre
Le 30/03/2007 - 17:58

En réalité je vous le dis, ce qui est agréable à lire chez les autres, ce sont leurs histoires personnelles, leurs joies et leurs peines, leurs angoisses et leurs doutes. Et les anecdotes fleuries qui parsèment la roseraie de leur vie, avec ses couleurs vives et ses épines naturelles.

Il est 19h43, nous sommes vendredi. Le chabbat, jour consacrĂ© chez les youpins mais surtout chez moi qui passe de sacrĂ©es semaines au boulot en ce moment, on se repose. Lorsqu’on ne passe pas ces 25h chez les parents (ou les beaux-parents), il est de bon ton voire obligatoire voire je me fâche Ă  vie si tu ne le fais pas et j’appelle tata Rachel qu’elle t’invite pas au mariage de sa nièce, de s’appeler pour se souhaiter un “bon chabbat” ou “chabbat chalom”. C’est comme “bon appĂ©tit” mais vu tout ce que l’on va ingurgiter, ce serait plutĂ´t “t’as prĂ©parĂ© les Rennie ?”

Je viens d’avoir ma mère au tĂ©lĂ©phone. Hormis les banalitĂ©s d’usage (comment vas-tu ? Et Papa ? Vous mangez quoi ce soir ? Tu peux me prĂŞter 30 000€ pour m’acheter une voiture ? Dis donc, ils ont plus de sang chrĂ©tien pour les galettes de Pâques au magasin etc), ma gĂ©nitrice me confie qu’elle n’a pas eu le temps d’aller voir mon blog cette semaine. Surmenage, avec la fĂŞte qui approche en plus tu sais mon fils je vieillis un jour tu me trouveras raide par terre. Oui maman je sais maman.

La fĂŞte c’est Pâques (Pessah). Qui commence lundi soir prochain. Deux soirs pleins de famille Ă  ras bord (deux soirs Ă  22 personnes, on se croirait Ă  un mariage des activistes de la GoyPride), alors que ces salops d’israĂ©liens ne fĂŞtent qu’un seul soir, mais c’est une longue histoire.

Ma mère, donc, me confie qu’elle n’a pas eu le temps d’aller voir mon blog mais que, incidemment, elle avait rĂ©ellement cru Ă  mon histoire de star dans le mĂ©tro (ici), dans laquelle j’expliquais qu’une fan m’avait dĂ©masquĂ© en plein mĂ©tro dans Paris.

Avec ma mère je peux me permettre, j’ai rapidement dĂ©mystifiĂ©. Mais non maman tu sais, je blaguais c’Ă©tait juste histoire de me gonfler l’Ă©go Ă  coups de clavier. Lorsque j’Ă©tais petit je manquais d’amour donc maintenant je compense par une personnalitĂ© extravertie. Et en te disant ça, je dĂ©sire inconsciemment que tu m’aimes plus parce que je te montre que je suis un fin psychologue.

Et là, elle me lâche :

- Ah bon ? Mais moi j’Ă©tais toute fière, je disais Ă  toutes mes patientes : vous avez vu mon fils, il a Ă©tĂ© reconnu par une blogueuse dans le mĂ©tro !

Bon sang c’est pas demain qu’on arrĂŞtera les clichĂ©s sur les mères juives.

Chabbat chalom donc, c’est l’heure.

Des sous, du riz et des hommes
Le 28/03/2007 - 22:23

Faut-il avoir peur des Chinois ?

Mais commençons par le commencement.
Comme moi, ami(e) lecteur(e), vous connaissez pertinemment la différence entre un Chinois, un Japonais, un Coréen, un Vietnamien, un Cambodgien, un Laotien, un Sri Lankais et un Thaïlandais. Hormis le fait qu’ils ne partagent pas la même culture, la même langue, la même histoire, la même cuisine, la même religion, la même physionomie, le même régime politique et le même régime économique, ils sont exactement pareils : ce sont des asiatiques !

Et les asiatiques, ce sont avant tout des étrangers.

Donc sournois et fourbes, à guetter notre fille et notre compagne dans les champs pour labourer, Jean-Claude (triple jeu de mot).

Ces prémices étant acquis, que reste-t-il à ce peuple de prêts-à-tout, de moins que rien, chez qui on délocalise et qui s’implantent chez nous, au nez et à la barbe de nos camarades et frères français d’Alcatel-Lucent ? Certes, ils ont pour eux la bravitude mais est-ce suffisant pour que nous les aimions comme on aime nos étrangers maghrébins, africains ou portugais ? Ou indiens ? Ou italiens ? Ou anglais ? Bordel mais on n’est plus en France ou quoi ?

Cultivés comme vous êtes, chers lecteurs de Minute (si, si, vous avez acquiescé avec un sourire narquois à mon questionnement précédent, alors que ce n’était que pure figure de rhétorique), vous avez lu le fameux bouquin de M. Peyreffite, “quand la Chine s’éveillera”.

M. Peyrefitte, dont l’accoutrement vert à paillettes de notre Académie Française mondiale a récemment inspiré le costume des elfes dans le Seigneur des Anneaux, développe dans ce bouquin des tas de concepts et d’idées sur la Chine et tout et tout, mais moi je ne l’ai pas lu, c’est vous les cultivés. Et je voulais savoir si vous l’avez trouvé bien ou pas, personnellement j’ai cité ce mec histoire de crâner un coup.

Pour revenir à la question qui me tenait à coeur, faut-il avoir peur des Chinois, vu que ça y est en France on n’a plus peur des Arabes sauf à la télé dans 24h saison 6 mais ce sont des américains c’est normal heureusement qu’on a Zidane hein ma ptite dame vous reprendrez 3 tranches de dinde avec ça ?

Faut-il avoir peur des Chinois ? Je dirais, après cette longue mais palpitante analyse qui fait mon charme, que les Chinois c’est comme la moutarde. Tant qu’elle vous pique pas le nez ou votre portefeuille, je ne sais pas comment je vais m’en sortir de cette phrase alambiquée tiens je la finirai un autre jour.

Pour terminer sur une note positive, les Chinois ont inventé les aphorismes et les phrases transcendentales hypra hype lors des soirées chez l’ambassadeur. Lao Tseu, Mao Tsé Toung et l’autre con de Fucius, tous ont laissé dans l’histoire des slogans dignes des meilleurs publicitaires de notre pays (tu vas voir qu’ils vous nous piquer ça aussi).

Ma préférée est issue de cette anecdote peu connue de nos chères têtes blondes : Confucius était coincé dans un pli de la montagne, au Tibet, par une tempête de neige cataclysmique alors qu’il prêchait la bonne parole aux moines gelés. Dans la grotte qui l’abritait, il demanda à l’occupant velu de téléphoner à sa femme pour la prévenir qu’il rentrerait tard. Car il avait marché dans la grotte de l’abominable homme des neiges, dit le Yéti.

Ce dernier ne comprenant pas (il n’est pas asiatique), Confucius essaya de lui expliquer ce qu’il désirait par des gestes simples, en accompagnant ses mimiques de cette citation qui est rentrée dans l’Histoire : “Yéti téléphone maison”.

Euthanasions dans la joie
Le 23/03/2007 - 13:38

L’euthanasie est un sujet d’actualité, mais finalement vieux comme la mort. Très complexe à envisager en quelques lignes, hormis un témoignage personnel quelconque (que je n’ai pas à vous offrir), le sujet ne saurait être abordé sur ce modeste mais génial quand même blog.

La quasi-totalité des religions, du moins la mienne, considère l’euthanasie d’un mauvais oeil. Accrochée à l’idée que “tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir” et légitimement convaincue qu’ôter la vie d’un humain par un humain reste un sacrilège.

Amis non-croyants salops on aura votre peau, ne vous bornez pas à l’idée que religion=dépassé. Cette précaution d’anticiper les droits de vie et de mort sur un autre être humain mérite et méritera encore notre attention.

Cependant, que le Ciel soit béni, que le Seigneur soit loué par Paul Prédault, que l’Eternel soit glorifié oh happy days oh happy days oh do you feel jesus in your heart ooohhoh ohhhoohhhh ohhhhohhhh allez Paris-SG, il existe des exceptions notifiées dans le chapitre 13 alinéa 28 de la Bible.

En effet, il est légal voire recommandé d’euthanasier 5 personnes les années impaires non bissextiles commençant un premier janvier, selon les vangiles de Saint Kant. Et on ne va pas se priver, tiens. Je vais même transformer cette chance de pouvoir dégommer 5 gusses en chaîne de blogs, histoire de vous défouler un coup en fin de semaine.

Alors, au top 5 de mon euthanasie pour le bien de l’humanité, je choisis arbitrairement :

Guy Bedos

Sans déconner il ne fait plus rire personne, hormis quelques aigris et branlouillards cyniques anarchico-politiques. Allez hop Guy, sois tu te la fermes en passant tes soirées au coin du feu dans une maison de campagne insonorisée, soit scouic.

Madonna

Sans scrupules. Non mais vous l’avez vue pavaner sur les pubs H&M dans le métro, la vieille ? Retapée, liftée, arrangée, maquillée et retouchée par Photoshop, elle ne donne plus envie à personne celle qui autrefois lançait sa culotte dans la tête enfarinée de notre actuel président de la République. Alors pas de pitié, c’est autorisé par la Bible, Madonna, vierge ou pas, adios.

Raymond Barre

Une image vaut quasiment mille mots d’après le dernier sondage IPSOS (983 précisément), l’explication la plus claire vous est fournie par Maester.

Jean-Luc V.

Jean-Luc V., c’est mon client.

Cher Jean-Luc, je te préviens. Soit c’est à l’hôpital que tu te fais injecter la substance létale par une infirmière qui ne porte rien sous sa blouse, histoire d’alimenter un de tes derniers fantasmes, soit c’est moi qui te balances du 33ème étage à coups de tatannes in the face.

C’est vrai que tu n’as pas encore atteint l’âge de la retraite, encore moins celui de l’euthanasie. Mais puisque c’est permis, je ne vais pas me gêner. Et comme dans “Le crime de l’Orient-Express”, je crains que l’on retrouve plusieurs traces de souliers sur ton visage, s’il est encore reconnaissable après une aussi fulgurante mais exquise chute.

Dominique Rocheteau

Mais bon sang de bonsoir, quand Domenech va-t-il se décider à arrêter de faire jouer les grands-pères ?? Il est dépassé Rocheteau enfin ! On ne va jamais la gagner cette Coupe du Monde !!
Et où sont passés les Fontaine, Kopa, Mimoun ? Et “Maître Jacques” Anquetil, il s’est fait contrôler pour dopage ou il attend le prochain tour d’Europe pour revenir ??

Woaw, je me fais vieux dis donc. Je me demande si je vais pas m’inscrire sur ma liste pour l’année prochaine.

(et je refile la chaîne à ta soeur).

Dura lex dans tes fex
Le 19/03/2007 - 07:07

Ceux d’entre vous qui ont suivi mes péripéties facétieuses avec la sainte justice de notre pays verseront probablement une petite larmichette en parcourant rapidement les deux scans suivants (les moins crétins et les plus myopes d’entre vous cliquent pour agrandir).

Byalpel 1 - Etat mère 0.

Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, j’ai enfin une date pour passer mon code.

Il existe certains phénomènes humains qu’une logique déterminée et rationnelle ne peut invariablement appréhender : la loi de Murphy, l’épanchement avide des coiffeurs ou des gardiennes d’immeubles, et la volonté farouche de pas dévoiler la date à laquelle on passe son code, sinon ça porte malheur c’est bien connu.

Pour prouver au monde entier que je n’y crois pas un seul instant (je parle du code, le reste c’est aussi tangible que l’ouverture de la Mer Rouge), je vais dévoiler ici-même la date et l’heure à laquelle je repasse l’examen théorique du permis de conduire.

Il s’agit du 14 avril 2007 à 12h30.

Les paris sont ouverts, je pense que je le serai aussi (tout vert) si je le rate après cette attente inespérée (plus de 8 mois en piéton).

Les documents ci-dessus ont prouvé qu’il existe une justice terrestre (lente mais juste). Le 14 avril prouvera-t-il qu’il y a une justice divine là-haut sur la montagne ?

Vous le saurez en priant pour moi chaque jour, et en versant une obole de 34€ à l’adresse suivante :

Sauvons Byalpel du piétonnisme
11 rue des acacias
97500 La Guadeloupe (34€ fois le nombre de lecteurs, je me barre illico en Guadeloupe)

Je vous laisse, j’ai un métro à prendre.

Enfin du sexe sur ce blog !
Le 14/03/2007 - 19:37

Connaissez-vous l’adresse d’une quincaillerie qui pourrait me fournir rapidement :

- un fusil à plomb
- 340m de fil barbelé
- des menottes
- un bracelet électronique (comme dans les prisons)
- un forfait de téléphone portable limité à 30h par mois
- et 7 burkas de couleur sombre

C’est une fille !

L’échographie l’a bien montré : notre byby sera une poupinette.

Je flippe, je l’avoue.

Comment ça marche les filles ? C’est de sexe féminin ?
Et puis elle va se faire draguer, embobiner, entourlouper, séduire, emmerder par des voyous.

Et quand je pense à comment j’ai été trop bon en drague plus jeune, je ne veux pas penser à ce que des cinglés boutonneux, difficilement plus habiles que moi certes, mais sait-on jamais (le Seigneur est trop bon), vont utiliser comme stratagèmes fumants ou fumeux pour l’approcher, la faire sourire et plus si affinités.

Je flippe.

Et puis elle va ruiner ma carte de crédit. Je suis sûr que les échographistes téléphonent immédiatement aux call-centers de Zara, H&M et Gucci lorsqu’elles diagnostiquent une fille, histoire de leur fournir “de la visibilité sur quarante ans”…

Et Free va nous désabonner : l’offre de téléphonie gratuite illimitée a ses limites. Et là, plus d’Internet, plus de blog.

Sans rire, ça fait peur. Comment je vais lui expliquer qu’il faut croiser les jambes quand elle porte une jupe une robe purée comment ça s’appelle déjà ? une jupe ? Et le positionnement moral : une fille c’est pas pareil qu’un garçon, comment je vais lui expliquer ça sans la brider ? (Seigneur, tu tiens ta revanche là)

En attendant, je suis vraiment vraiment heureux.

D’abord les filles ça adule leur père. Et puis on va pouvoir jouer à la Barbie, lui acheter des tas d’habits trop mignons (histoire de l’entraîner jeune déjà) et lui apprendre à brancher du câble Ethernet 10/100 sur un switch.

Suis-je bête, j’oubliais ! Dès 8 ans, les filles peuvent déjà desservir et faire la vaisselle. C’est toujours ça de pris !

Avec une olive*
Le 11/03/2007 - 14:19

On nous ment on nous spolie. Slogan de bon aloi mais de mauvaise augure en cette pĂ©riode troublĂ©e d’Ă©lections prĂ©sidentielles.

WikipĂ©dia lui-mĂŞme, censĂ© ĂŞtre le garant de la culture libre et collaborative pour tous, nous enduit d’erreur, nous plonge hardiment la caboche dans le goudron froid de l’ignorance crasse et nous maintient le ciboulot asphyxiĂ© sous des couches grasses de boue et d’obscurantisme par le biais de ses tentacules visqueux et virtuels.

J’exagère Ă  peine. Lisez rapidement cet article. Le ou les auteurs y donnent une dĂ©finition historique de la pizza, arguant que c’est un chef italien qui, en 1889, inventa la Pizza pour contenter la Reine Margherita. Et, folklore oblige, avait complĂ©tĂ© la cuisson de son pain de misère par du fromage, des tomates et du basilic frais afin de rĂ©unir les couleurs du drapeau de ces salops d’italiens qui nous sortent en coupe du monde une centaine d’annĂ©es plus tard.

Dramatique. Du rĂ©visionnisme Ă  l’Ă©tat pur. Faurisson tu es un risible.

Il Ă©tait temps, sur un BNG comme le mien (Blog Non Gouvernmental) que la vĂ©ritĂ© se fisse jour, qu’elle transperce les volutes du mensonge et de l’hypocrisie Ă©tatique dans laquelle on nous maintient encore en 2007, surtout chez ces salops d’italiens qui ont encore battu Lyon en coupe de la ligue (ou Ă©quivalent je n’y comprends toujours rien).

L’histoire de la Pizza a commencĂ©, accrochez-vous, en 1965. A Paris-mĂŞme. HĂ© ouais. Ecoutez plutĂ´t :

Pierre du Trumont, 36 ans, chĂ´meur venait de rompre avec sa compagne, Gina Totti Materazzi (la salope donc). Agriculteur de profession, mais honnĂŞte et intègre, Pierre dĂ©cida de monter Ă  la capitale pour s’enfoncer dans sa dĂ©pression naissante. Il emporta son baluchon, composĂ© d’un pain sec, d’un fromage fait maison, de quelques tomates presque mures, d’une pousse de basilic, et d’un sac de farine tamisĂ©e. Et les quelque 290 000 francs d’Ă©conomie acquis grâce Ă  la vente illicite de pavot Ă  toute la rĂ©gion.

Fier et tĂŞtu, Pierre affichait son opiniâtretĂ© dans tout ce qu’il entreprenait. Et dès qu’il posa le pied Ă  la Gare de Lyon, il se dirigea immĂ©diatement au commissariat le plus proche. En effet, les contrĂ´leurs lui expliquèrent brièvement l’intĂ©rĂŞt d’acheter son billet avant de voyager, mais il avait prĂ©fĂ©rĂ© s’en tenir Ă  “sales parigots !”, imprĂ©cation enseignĂ©e par son père sur son lit de mort pour chasser les mauvais esprits.

Une fois repu de son pain sec et de la raclée infligée par les policiers, Pierre échafauda un plan. Sa vengeance serait terrible. Ils le paieraient cher, très cher, ces sales parigots.

L’histoire ne raconte pas comment il y arriva, mais il Ă©tablit un business model tout Ă  fait crĂ©dible sur cette base : faire cuire l’ensemble de son baluchon pour en faire un plat reconnu internationalement ne prenait pas plus de dix minutes, pouvait rapporter 100 fois l’investissement de base, et on pourrait mĂŞme commander depuis chez soi cette spĂ©cialitĂ© en moins de trente minutes. Les parisiens allaient payer !

C’est vrai quoi, ça coĂ»te que dalle vingt grammes de fromage, trente gramme de farine, dix grammes de tomate pelĂ©e et une feuille de basilic. Bordel quand on voit le prix qu’on paie dans un restaurant, ça fait frĂ©mir. Mais ça Ă©vite de manger chez la belle-mère et ça ça n’a pas de prix, c’est vrai.

La suite de l’Histoire, vous la connaissez : Pierre dĂ©pose le brevet du plat le plus rentable du monde, les italiens pĂ©nètrent chez lui et lui volent la recette, rebaptisent son oeuvre “pizza”, réécrivent l’Histoire et gagnent la Coupe du Monde en 2006.

Et c’est Zinedine Zidane, neveu de Pierre du Trumont par sa femme qui, par son acte hĂ©roĂŻque, parvint Ă  laver l’honneur de son sang, de sa patrie, de son peuple.

VoilĂ  Wikipedia. VoilĂ  ce qu’il aurait fallu Ă©crire sur l’histoire de la pizza sans contorsionner l’Histoire. VoilĂ  ce qu’il aurait fallu affirmer haut et fort pour garder toute dignitĂ©. Mais non, vous avez failli, trahi, trompĂ©.

D’ailleurs, Wikipedia… C’est pas italien comme nom ça ?



* référence au sketch de Laspalès & Chevallier. Les connaisseurs connaîtront.

Des ptits trous
Le 05/03/2007 - 21:02

(je n’ai rien Ă©crit depuis 10 jours. Ma vie en ce moment c’est mĂ©tro BOULOT dodo. Vivement le baby, ça me fera mĂ©tro BOULOT caca)

Je jure que ceci est une histoire vraie. Incroyable mais vraie, pour parodier l’ancien bourreau d’enfants Jacques Martin.

8h40. Je suis dans le mĂ©tro ligne 1, pour me rendre Ă  mon bureau chĂ©ri, sur les Champs-ElysĂ©es. Oui car si je suis riche, c’est aussi parce que ma boĂ®te est riche. Pourtant mon boss n’est pas juif. Comme quoi, il en faut.

Champs-ElysĂ©es ClĂ©menceau annonce la voix mĂ©lodieuse de l’autre folle enregistrĂ©e. En face de moi, une jolie jeune fille au regard vif. D’origine asiatique. Cheveux raides bruns, yeux bleus pĂ©tillants, un corps passable (non je dĂ©conne) un corps normal. Constitutif d’une fille quoi.

Je la regarde distraitement, je l’aperçois rire sous cape en me fixant. Quid, je m’interroge : soit j’ai du dentifrice au coin de la lèvre et elle se fout de ma gueule, soit c’est encore une cinglĂ©e (j’attire Ă©normĂ©ment les cinglĂ©es, “qui se ressemble s’assemble” confiait Lorie Ă  son pouf), soit c’est la femme de Superman (rĂ©fĂ©rence Ă  la cape).

Et lĂ , contre toute attente, elle s’approche de moi et elle me dit, je jure que c’est vrai : “excusez-moi, vous n’avez pas un blog ?”

Je reste interloqué au troisième degré. Ca doit se voir car les badauds alentour me dévisagent.

- Euh pardon ? hasardé-je à tout hasard
- Oui, vous n’Ă©crivez pas rĂ©gulièrement sur un blog ?
- Euh… si mais euh… rĂ©pliquai-je avec cet humour et cette rĂ©partie qui rendent ma compagnie tellement agrĂ©able. Les badauds exhibent un rictus explicite. Je suis couleur pivoine.

- Et vous ne vous appelez pas Byalpel ?

Pang. Elle l’a dit. Mes jambes flageolent, mes coucougnettes se rĂ©trecissent comme des cookies, mon regard est hagard (du Nord donc).

- Euh, oui.. Enfin ce n’est pas mon vrai nom vous savez… Mais comment… ?

Je ne finis pas ma phrase, mimant avec les mains et le visage mon interrogation subite. Je me surprends Ă  penser Ă  la lourdeur et Ă  la platitude de mes rĂ©ponses, je passe de pivoine Ă  poireau. Moi qui, d’ordinaire aurait renchĂ©ri par un sulfureux “bien sĂ»r poulette c’est moi” ou encore un paternaliste “appelle moi byby ma ptite“, je me retrouvais Ă  jouer Ă  Marcel Marceau devant un public hontophage et une jeune fan inconnue.

- Ben, je vous lis rĂ©gulièrement… Et d’ailleurs fĂ©licitations, vous allez ĂŞtre papa…

Elle a un sourire magnifique, blanc, lumineux. Je passe en alerte rouge, c’est-Ă -dire que je repasse du poireau au pourpre clignotant.

Franklin-Roosevelt rappelle la voix digitale, probablement par indulgence pour mon inconfort.

- Oui, merci beaucoup… Je suis dĂ©solĂ© je dois descendre ici mais… laissez un message si vous voulez… Merci encore… A bientĂ´t. Merci hein, merci…

Et la double porte de se refermer derrière moi et mes courbettes, laissant filer cette jeune fille radieuse sous mon regard ébahi, transi.

J’ai vĂ©cu la consĂ©cration ultime du bloggeur. Je peux maintenant me faire Ă©craser par une rame de mĂ©tro, j’ai trans-existĂ© le temps d’une station et demi.

Merci Ă  toi jeune et belle inconnue !