Une fois, j'ai eu 7 en maths.
Le mardi c’est gentil
Le 24/04/2007 - 09:12

Je ne suis pas versatile, instable ou capricieux. Juste que j’ai mes humeurs, comme toute femme qui se respecte.

Sauf que je ne suis pas chiant à me plaindre pour rien.

Aujourd’hui pourtant, je suis d’humeur gaie, sereine, zen. Le verre à moitié plein.

D’abord, la grossesse de ma femme se précise. Elle devient notre grossesse, je me sens déjà père, en train d’acheter la nouvelle PS3 ou de faire goûter l’harissa à ma fille de 3 mois. Plus sérieusement, je me sens le maillon de la chaîne, avec toute la responsabilité que cela implique.

Alors, coup de blues, ce matin, j’ai écouté cette chanson, que les fans et les nostalgiques apprécieront. Elle est issue d’un album de Sol en Si, et les paroles sont simples mais belles.

Alors, balancé par ces notes si douces, j’ai considéré d’un oeil agréable le fait que ce site reprenne intégralement un de mes anciens articles à son compte, sans me citer ni indiquer l’origine du texte. Comme si mon jus de cerveau servait de libation sur l’autel des blogueurs.

Après tout, il s’agit plus d’un honneur pour moi que d’un coup de Jarnac, avouons-le. Qui aurait cru qu’un jour on me reconnaîtrait dans le métro, on chanterait mes chansons dans les écoles primaires et un jeune blogueur boutonneux copierait mon texte, sans foi ni loi ?

D’après vous, lecteur(e) affable s’il en est, devrais-je les avertir de leur méfait, en les gratifiant toutefois d’une tape amicale et paternaliste sur l’épaule ? Ou savourerai-je ma relative sortie de l’anonymat en silence, à couvert, égoïstement (mais avec vous bien sûr) ?

Quille est qui ?
Le 18/04/2007 - 18:00

En attendant Godot, Sarko et ma prochaine vidéo ô seigneur le tout rime en harmonie, un petit jeu pour séduire les foules. Populiste, moi ?

Chez ces salopiauds de Blogbo, on est souvent comblé de joie et de bonheur par des textes incisifs, drôles ou émouvants. Galopins qu’ils sont, ils aiment jouer avec leur public et une de leur fantaisie, ce sont les charades à tiroir.

Des trucs d’intellos, laissez tomber, ce n’est pas pour vous qui arpentez ce site régulièrement. C’est vrai quoi, ça frise le kamoulox leurs devinettes :

Mon premier est un chenapan,
Mon second fait marche arrière sur l’autoroute,
Mon troisième tire les poules par la queue,
Mon tout est une écrivaine française.

Solution : Anna Gavalda.

Incompréhensible je vous dis. Et en plus on ne dit pas une écrivaine mais une femme qui se prend pour un écrivain.

Avec plus de poésie et de lucidité, je vous propose un jeu équivalent ou presque, aussi drôle ou presque, aussi tordu ou presque, la catégorie de ce post en attestant.

Il s’agit de deviner quels acteur(e)s se cachent dans les historiettes rocambolesques ci-dessous. Si personne ne joue, ne trouve de solutions ou n’est amusé, je m’en fous hein c’est pas vous qui payez le loyer et l’essence !

Un exemple pour aider les moins doués, les enfants de 6 ans et les extrémistes de gauche.

Le paysan avait deux juments, une petite et une grande, auxquelles il n’avait pas donné de nom. Chaque jour, il chevauchait l’une d’entre elles en criant “hue, petite !” ou “allez, grande !” selon le cas. Et parfois il inversait. Parfois.

Là c’était facile, c’était “Hue, grande !”.

Oh purée j’ai honte. Allez on y va (c’est bien plus tordu encore) :

Historiette 1

Je m’appelle Cécile et j’ai 18 ans. Entre les deux, mon coeur balance comme on dit : Daniel est beau, grand et fort, et il est intelligent. Mais pas très riche, et peu d’ambition. Alors que Quentin est moins beau, moins grand, moins fort certes, mais il est courageux, dynamique, combattant. Toutes mes copines me le disent pourtant : laisse faire le temps, tu verras, Daniel sera mieux pour toi. Je pense que je vais les écouter finalement, Daniel est le mieux pour moi.

Je donne la première réponse, car on m’indique que le niveau est haut, est haut, on rentre du boulot.
Ici, c’est évidemment : Daniel prévaut.

Historiette 2

Enfin, Sarkozy a été élu. Et comme le prévoyaient certains, la France est devenue une vraie dictature des riches sur les pauvres. Dès le départ, les syndicats ont été éparpillés puis éliminés. Le droit de grève a été interdit, et une rentabilité par personne a été instaurée. Du coup, afin de dissocier les populations, des “rouelles” ont été imposées. Depuis, les pauvres arborent un écusson rouge, orné de la lettre R comme “Raté” tandis que les riches accrochent un écusson vert, orné de la lettre G comme “Gentilhomme”. La France tremble !

Toujours aussi simple : le riche arbore un G.

Historiette 3

Peu de personnes le savent, hormis vous ami(e)s lecteur(e)s, mais le rédacteur de ce blog est un imitateur magistral. Dans toutes les soirées auxquelles il est convié, cela se termine invariablement par des imitations variées : hommes politiques, acteurs, chanteurs, célébrités… Et je pense que je peux l’avouer maintenant : je suis le meilleur imitateur du monde. Qui pourrait me battre ?

Le meilleur pour la fin : qui me bat à singer ?

Historiette 4

J’adore la France, ses régions, son climat, sa verdure. Et après en avoir fait le tour, j’ai le sentiment que le Berry est certainement la région la plus romantique et la plus pittoresque… Bourges, le Val de Creuse et Saint Arnand, des villes que l’on n’oubliera jamais lorsqu’on y a passé des vacances. J’en suis tout mélancolique tiens…

Ha le Berry… !! (Bravo Chipie)

Réponses… bientôt.

Ardok
Le 12/04/2007 - 20:57

Etre superstitieux confine implacablement à la psychopathie. Le moindre mal, pour la plupart d’entre nous, c’est le cercle vicieux dans lequel on se retrouve enchaîné rapidement : si je ne suis pas superstitieux, il va m’arriver malheur.

Toutes les traditions planétaires (pour donner un sens très large à mon propos) comportent des superstitions. Même la science, le croirez-vous. Certaines se balaient d’un geste de la main, d’autres font quand même vachement flipper. Si croiser un chat noir me donne plutôt l’envie de le découper à la scie circulaire, il y a peu de chances pour que vous me voyiez transpercer une poupée vaudou à mon effigie.

Une des superstitions les plus ancrées dans la plupart des cultures, c’est la peur d’attirer la mort en l’invoquant. Pas comme des satanistes à qui on devrait botter singulièrement le derrière (ou mieux, leur enfoncer une fois pour toutes le suppo. de Satan), mais juste en évoquant l’idée que la mort pourrait nous toucher, à court ou moyen terme.

Alors que c’est notre lot à tous, bordel je ne veux pas mourir, pas maintenant, jamais, je veux vivre auprès de mes enfants et petits-enfants, la mort c’est nul purée quand on y pense.

Pourtant, j’adore effleurer la mort, juste par la pensée et quelquefois oralement, pour lui prouver que je ne la crains pas. J’ai commencé timidement, lorsque j’avais une grippe carabinée, par expliquer à mon médecin (ma mère) : “docteur/maman, je n’en peux plus de renifler, je crois que je vais mourir”.

Et invariablement, comme on le prononçait probablement chez ses ancêtres, ma mère m’offre cette réponse absconse et volcanique : ARDOK !

Ardok (la prononciation exacte est difficile, je transcris de l’arabe francéisé plusieurs fois je pense) signifie, dans l’esprit : “que le Ciel nous protège”. Ou équivalent.

Alors, bien sûr, lorsque je continuais à taquiner la mort devant ma famille “j’ai dévalé la piste de ski à fond je croyais que j’allais mourir” ou “le type est passé à 30cm de ma figure, je croyais que j’allais mourir”, ça ne rate pas : Ardok. Tellement naïvement drôle que l’expression s’est transmise à ma belle-famille (prochain défi : à mon bureau).

Pour préparer donc ma famille (ou ceux qui ardokisent à tout va) à ce qui va suivre, je commencerai par une belle série de 5.

Ardok Ardok Ardok Ardok Ardok.

Tout le monde a toujours rêvé (au sens propre et figuré) d’assister à ses funérailles. Mais, difficile d’avouer ce tel désir d’existence hormis à son psy et à quelques drogués égarés sur un canapé miteux dans un squat du 18ème. Mais le blog a tout permis, même ce fantasme le plus fou : je vais faire ici mon éloge funèbre et vous, ami(s) lecteur(e)s, vous me pleurerez. Avec pléthore de gentillesses en ma faveur et foison de chafouineries hypocrites mais si douces à entendre ici-bas (dans la tombe).

Ah Seigneur, Byalpel était notre ami, notre frère, notre soutien. Il était si gentil, si gai, si heureux de vivre. Tous ses proches ici le pleurent, surtout son banquier et le patron du restaurant de pizzas du coin.

Toujours généreux, jamais en colère, propre sur lui, Byalpel a été l’archétype de l’humain sur cette terre et nous ne le pleurerons jamais assez. Jamais.
Et… ah Maman qu’est-ce que tu fais là ? Quoi, moi ? Rien ! J’enregistre juste un truc pour déconner et… Nan maman ne t’inquiète pas, juste une bêtise pour mon blog.. Mais bien sûr que je parle de toi tout le temps sur mon blog… Mais bien sûr que je pense aussi tout le temps à toi mais non tu ne vas pas mourir enfin… Ardok !

Papi passe au vert*
Le 06/04/2007 - 20:16

* Bonnes fêtes de Pâques en anglais

Je suis profondément troublé. Nous sommes profondément troublés. Ma femme et moi.

Il nous faut trouver un prénom à notre petite fille.

Evidemment, nous avons épuré les sites étymologiques, les sites fédérateurs, les sites générateurs aléatoires de prénom mais rien n’y fait, nous avons du mal à trouver LE prénom qui tchue.

Parce qu’un prénom qui TCHUE pas ça handicape dans la vie. Imagine tu t’appelles Josette ou Claudine, hein, tu vois.

Ma tante s’appelle Josette.

Mais, miracle, gloria hallelouya, le showbiz nous sauvera. En effet, les nouvelles starlettes pullulent désormais sur nos écrans, petits et grands, il suffit de piocher au hasard dans les plus originaux.

Alors, pour l’instant nous avons recensé ceux-là, les plus connus :

  • Deidre (Hall)
  • Drew (Barrymore)
  • Reese (Wintherspoon)
  • Beyoncé (Knowles)
  • Gwyneth (mais pas trop)
  • Condoleeza (Rice) : celui-là, j’en ris encore
  • Cameron (Diaz)
  • Uma (Thurman)
  • Ursulla (Andresssssssss)
  • Britney (Spears)
  • Angelina (Jolie)
  • Kirsten (Dunst)

Il y avait aussi Sharon Stone mais mon copain vient d’appeler sa fille Sharon. Trop tard.

Les juifs sépharades ont la tradition de transmettre (en deuxième prénom souvent) le prénom du grand-père / de la grand-mère à leurs enfants.

Du coup, la petite, elle s’appelle Sharon Monique. Ca casse le mythe hein.

Alors, je cherche, je cherche…