Les terroristes, qu’on le veuille ou non, sont des méchants.
Je reprends une définition connue : les terroristes s’attaquent systématiquement à des civils. Rien que ça, ça sent la lâcheté plutôt que le courage, l’agression plutôt que la résistance, le désir de mort plutôt que le désir de vie.
Pourtant, les terroristes se ressemblent sur un point et, grâce au Ciel et au producteur de la série 24 heures (que le nom de Jack Bauer soit loué sur 10 générations), il est très facile de les identifier par ce motif récurrent : ils usent des technologies dernier cri pour faire passer un sale quart d’heure aux gentils. Et un quart d’heure par épisode d’une heure, ça fait carrément chier, on a vraiment envie que Jack Bauer les étrangle avec son PDA.
Valises nucléaires, bombes artisanales mais quand même, lance-roquettes dissimulé dans un sucre d’orge : tous les terroristes emploient, à de viles fins, des méthodes et des outils révolutionnaires. Autrement dit, le coût d’entrée à l’école des terroristes n’est vraiment pas donné, et si M. Sarkozy s’emploie à élever les frais de scolarité à l’Université, assistera-t-on de notre vivant au déclin de cette discipline de pointe ? (Amen).
C’était sans compter sur l’aide humaniste de mécènes reconnus, dont le plus célèbre, Ah Mama dîne avec le Diable, fier de ses couleurs comme un supporter parisien, entretient et soutient bon nombre d’apprentis-sorciers de la planète. Dans les milieux autorisés, on se laisse dire que cet homme s’emploierait à développer l’arme nucléaire, pour la déconne.
L’arme nucléaire les amis, ça c’est du sérieux, ça c’est du lourd. Ca pourrait déclencher la troisième guerre mondiale, ca pourrait tous nous anéantir d’un coup de bouton “sans bouger les oreilles”, ça pourrait nous ramener des milliers d’années en arrière. Et pourtant…
Pourtant, l’arme ultime, je l’ai découverte hier soir en rentrant chez moi. Un génie inconnu, que je maudis amoureusement, a découvert l’attentat parfait. Pas de traces, pas de bavures, pas de dommages collatéraux et pas de preuves. La panacée du crime, le parangon du vice.
Alors que je rentrais chez moi mécaniquement, par les quais de Seine, sur mon fidèle destrier noir 125 cm3, toutes voiles dehors et toutes manettes tournées, les cheveux dans le casque mais les dents dans le vent, qu’aperçois-je au loin ? Un feu rouge. Rien d’extraordinaire pour toi ami(e) lecteur(e) qu’un feu rouge sur les quais de Seine (encore que, as usual, je l’enfoncerais bien dans un orifice dilatable d’un célèbre maire parisien mais ça lui ferait probablement trop plaisir) mais, pour un repris de justesse justice, feu rouge rime avec “freine putain sinon ta vie sera un enfer”.
Donc je freine, donc je m’arrête. Habitude oblige, je m’incline un tantinet (un tantinet = 2 degrés) vers la droite afin de déposer ma béquille organique sur le bitume, c’est-à-dire mon pied droit. Et là, stupeur : ma semelle reste collée au plancher du scoot. Je tire, je rage, je peste : rien à faire. Et l’engin qui poursuit son inclinaison mortelle. Il me reste trois secondes avant la chute (un tantinet c’est déjà beaucoup finalement) et ma chaussure ne bouge pas d’un pouce, malgré mes efforts répétés.
Réflexe de mâle, je crie “la putain d’sa mèèèèère” avant de m’affaler sur le tarmac. Deuxième réflexe de mâle, j’appelle la mienne (de mère, pas de putain). Entre temps, mon pied s’est libéré et je prends le temps de faire l’état des dégâts : aucun, si ce n’est ma fierté et mon langage châtié.
Et bien croyez-le ou non, le type qui m’avait eu, c’était MacGyver, pas un vulgaire agent du MI6 ou un quelconque terroriste surentraîné. Le type qui m’avait eu avait collé un chewing-gum sur le plancher de mon scoot.
“Je ne peux pas vous dire quelles armes seront utilisées pour la troisième guerre mondiale, mais je peux vous dire que la quatrième se fera avec des lances et des pierres.” - Albert Einstein.
Et des chewing-gums Albert, des chewing-gums.











muah ha ha. Je note l’anecdote, je suis sure que ça va me servir ^ ^
Ah, le terrible moment où tu sens que ca y est, tu vas te manger le trottoir, et que tout semble se dérouler au ralenti…
C’est vraiment cruel…
A mon avis faudrait mettre Jacques LeMaraicher sur le coup… non? C’est le jack bauer à la française, si jamais vous aviez oublié
http://virgules.over-blog.com/article-2604049.html
Mais mais….ON A TENTE D’ASSASSINER BYBYOU!!!!
N’empeche que c’est hyper pervers comme idee, je trouve.
Mais la note est top!
“Ah Mama dîne avec le Diable”
)))))
C’est vraiment un cas où t’ shooter q:^) !
Tu sais que “Et des chewing-gums, Albert” ça pourrait faire un très bon Bukowski : ))
Et merde ! Quand je pense qu’on m’a vendu ça pour du plastic !
ah, c’était donc ça le mini séisme enregistré avant hier soir à paris ?
On fait depuis peu un excellent chewing gum noir ; ça se pose sur le siège ; c’est invisible. Résultat : tu ne tombes pas, mais tu restes collé par les kalwa. Il faut attendre que ça gèle pour se détacher ou carrément sortir de son pantalon pour descendre et rentrer chez soi.
C’est marrant, mais quand on jouera au tennis ensemble, tu vas avoir le meme sentiment…tu vas reste colle!
Rahh le sale gag !!!
En tout cas annecdote fort bien racontée… merci pour ce premier rire de la matinée
Mouarf ! la rikolade du matin, pas chagrin !
Et c’est pourquoi j’ai une moto plutôt qu’un scooter ! Avant qu’on me colle un chewing gum au plancher… Ceci dit on pourrait me coller à l’accélérateur… Ou au siège, comme il dit Yves. M’enfin bon ça ça fait pas tombi…
J’en reviens pas ! Tu scoutes toujours à ton âge ? Prêt?
Bon sang j’étais sûr que je vous avais déjà répondu, mais nan. L’alsa meurt me guette.
Je précise un truc quand même, parce qu’hier deux mecs de mon bureau se sont poilés en me voyant arriver : “ah ah gros con t’es tombé de ton scoot”.
Je précise donc : ceci n’est pas vrai. L’idée m’est venue parce qu’effectivement, un connard avait collé son chewing gum sous mon pied mais c’est pas ces 12,1 centiNewton qui vont arrêter les poteaux qui me servent de jambe.
Nan mais attends.
je le crois pas que des mecs de ton bureau OSENT te dire gros con.
Tu n’as qu’a faire un proces a Hollywood. Ca nous vengera de l’inverse.