Une fois, j'ai eu 16 en maths.
Tête et chevilles
Le 24/07/2007 - 15:13

Vous savez, ami(e) lecteur(e), je ne vous en veux pas d’être médiocre.

Il y eut une époque durant laquelle, je l’avoue avec un sourire compatissant et une larmichette au coin du regard sur mes années folles de jeunesse pendant lesquelles j’avais beaucoup plus de souffle pour lire une phrase aussi longue d’un seul trait, il y eut une époque durant laquelle j’ai longtemps cru que j’étais le Messie.

Ne riez pas, crétins et morues, ne riez pas. Mon corps galbé, mes yeux clairs, mon intelligence hors du commun, et la richesse de ma famille m’avaient alimenté en égocentrisme et mégalomanie à doses de cheval. Un dopage au nombrilisme. Mon monde n’était que miroirs et ne tournait qu’autour de moi.

Hautes études scientifiques, femmes qui se jettent sur moi dans la rue, guérison des lépreux dans le métro : tout semblait indiquer que le monde serait enfin délivré du Mal, du ticket de loto qu’on gagne jamais et des coups de téléphone à huit heures le dimanche matin. Et par ma main tendue et mon bras puissant.

Puis j’ai grandi, j’ai pris des claques un peu partout, du gras un peu partout également, et j’ai dû admettre, à mon grand dam (mais probablement au dam de l’humanité toute entière parce que sans déconner je suis un super bon Messie tant pis pour vous), que j’étais un simple quidam, un moins que rien, un péquenot, une fiente de calamar au fond de l’Océan Pacifique (ça m’fait quelque chose de magique).

La suite vous la connaissez ou presque : j’ai ouvert un blog connu mondialement à Sarcelles, j’ai rencontré ou couché avec la plupart de mes lecteur(e)s, pour preuve qu’ils ne sont pas si nombreux et j’ai décidé de perdre hmmhmm kilos dès que ma fille daignera sortir du ventre de sa génitrice.

Et puis, miracle, une lectrice occasionnelle m’a sorti de ma torpeur et de l’anonymat relatif dans lequel je sombrais :

Monsieur,

Votre blog c’est tellement trop de la balouze que je m’en vais le lire illico à la Radio Suisse Romande, trois jours de suite qui plus est.

Amoureusement à la folie,

Brigitte

Alors, les gueux, vous pouvez crever dans l’indifférence certaine du monde libre, plongés que vous êtes dans votre insignifiance astronomique et votre platitude à en renverser les rouleaux compresseurs.

Vous pourrez écouter mes textes messianiques les 25, 26 et 27 juillet sur le lien de l’émission à la RSR (diffusion de 14h à 15h).

(PS : alors Blogbo dans la presse ou Arpenteur qui le vit tout naturellement, je me marre…)

Problème de pots / peaux
Le 18/07/2007 - 15:35

(ça faisait bien longtemps ce type d’article tiens. En prévision des jours à venir plus difficiles…)

Salut Nadia,

Je t’écrit cette lettre parce que je n’ose pas partagé mes sentimants de visut avec toi. Je me sens trop peureuse, trop sansible et toi, tu as toujours été celle ki est sure d’elle, confiante et maître de soie.

Nadia, tu sais qu’t'es ma meilleure amie et que ça fais au moins un an qu’on est toujours ensemble sur les quatre sans coups, que tu dors chez moi et que je dors chez toi, et que t’es première sur ma liste msn.

On a partagé les mêmes mecs, même si le plus souvent, ils sont accrots a crocs dingues de toi parce que tu es la plus belle de nous deux, je dois l’avoué. Lol.

Depuis que tu sort avec AbdelKerim, nos rapports ont changer puisque moi je suis sortie avec Eric, tu sais le grand, mignon avec des cheveux frisés et des yeux clair on dirait le ciel bleu de l’horizon un soir d’été. On se voit pas trop toute les deux en ce momant mais c’est pas grave on reste super bonnes copines quand même, même si l’autre grosse de Valérie elle arrête pas de me tourné autour je la supporte pas elle pue mais tu gardes ça pour toi hein.

Mais tu vois, la dernière fois qu’on s’ait vu (ou qu’on s’aient vu, j’ai toujours du mal avec le subjonctif mdr), j’ai senti qu’Eric te regardait plus souvent avec un regard trop bizarre, trop étrange tu vois ? Et après il m’a confié qu’il en craquait pour toi, j’ai failli m’évanouir telment il m’a trop fait de la neup.

D’après lui c’est quand tu parlais de tes histoires avec Abd, qu’il te frappait telment sur les fesses qu’elles étaient toutes rouges et il m’a dit qu’il aimait trop ça le mec c’est un gros pervers je dis pas ça pour toi mais sans déc ça m’a trop vénère le coup des fesses tout ça parce que t’as un bout d’fesses qu’est irrité on dirait que ça y est.

Alors maintenant j’suis trop dans la louse parce que Eric est raide acro dingue de toi et moi je reste chez moi comme une pauvre fille.

Alors, si tu pouvais lui parlé pour lui dire que tu veux pas de lui ou que tu fais soigné tes irritations des fesses LOL PTDR ça m’aiderait trop tu vois…

Merci bcp et à bientôt sur msn.

Signé : ta meilleur amie Lucie.

Moralité : Eric t’aime, fait chier !

(Pleure pas Lucie, la solution est )

Restart
Le 13/07/2007 - 00:15

L’ère du numérique est tout de même bien désolante : tout à l’air si facile, à portée de main !

Prenez John McLane par exemple, dans Die Hard 4. Vas-y que j’te cogne des vilains, vas-y que j’te fracasse des bagnoles, et vas-y que j’te flingue ta race et vas-y que j’te défonce ta mère… mais je m’emporte. Tout ça pour quoi ? Parce qu’un cinglé acnéique manipule les ordinateurs de notre beau pays américain à l’aide d’un PDA connecté à une CB.

Bon sang. Mon boulot à moi c’est de faire parler quelques applications entre elles pour mes clients industriels (et je suis grassement payé pour ça) et déjà, j’ai du mal. Alors quand tu vois l’autre fou-dingue qui branche son Nokia sur une lampe électrique et qui arrête les centrales nucléaires de toute la Californie, je me dis que je t’ai bien niqué le film, ami(e) lecteur(e).

L’informatique, c’est vraiment compliqué quand on y réfléchit. Et c’est devenu un sacré objet de torture quotidien, même (et surtout) pour les geeks comme moi.

Avant, avant… Avant, la torture c’était simple. Brutal, vicieux, mais simple. Vas-y que je t’écartèle les jambes avec des poulies, vas-y que je t’électrocute les coucougnettes pendant qu’une chèvre te lèche les pieds, et vas-y que j’te flingue ta race et vas-y que j’te défonce ta mère… mais je m’emporte encore une fois.

Puis, le progrès aidant, la torture a pris des côtés bien plus subtils : vas-y que je te raconte des blagues de Jean Roucas, vas-y que je te circoncis avec une porte d’ascenseur, et vas-y que ta femme t’emmène faire tous les magasins féminins pendant les soldes, et vas-y qu’ils nous repassent le discours de Ségolène… mais je m’emporte encore et encore.

Et puis, est arrivé l’ordinateur.

Sous Windows.

XP.

Service Pack 2.

J’aurais supporté qu’on me découpe le bras à l’aide d’une fourchette en bois ou qu’on ratatine mes bijoux à l’aide d’un fer à repasser en position Laine mais, je ne sais pas pour toi ami(e) lecteur(e) - et surtout pour toi collègue, mais…

L’enfoiré de sa race de concepteur d’application qui a eu l’idée de générer la petite pop-up qui demande à redémarrer maintenant ou plus tard toutes les cinq minutes quand t’as fait un Windows Update a créé le plus bel outil de torture mondial.

A lui, et rien qu’à lui, j’infligerais bien le second au top 5 des tortures : Vincent Delerm et Carla Bruni en duo.

J’espère que ces deux-là ont Windows XP aussi tiens. Y’aurait une justice.

Télépoints qui croyait prendre
Le 06/07/2007 - 02:10

Internet chez moi c’est comme Mathilde : il est revenu.

Du coup, je reprends des couleurs, deux fois des pâtes et mon clavier pour écrire.

Alors j’ai testé pour vous le nouveau service offert par le Ministère de l’Intérieur : Télépoints. Il indique le nombre de points restants sur votre permis.

Sur le mien je le sais déjà je viens de le récupérer ! Et pour conclure en beauté cet épisode (noir) de ma vie, une expérience ô combien troublante.