Vite. Je profite que mon mari dort pour vous écrires, ami(e)s lecteur(e)s.
Aidez-moi. Je n’en peux plus. Je n’en dors plus. Il est devenu insupportable. IN-SUP-POR-TABLE. Depuis cette singulière journée de Roch Hachana (le nouvel an des feujs comme il l’écrit), le jeudi 13 septembre 2007.
Il faut que je vous raconte. Lui ne le peut pas : d’abord et principalement à cause du syndrôme Pierre et le loup. Mais je soupçonne également autre chose de bien plus exécrable.
Jeudi dernier, une jolie jeune femme lui sourit à distance. Il s’approche, la discussion s’engage. Quant à moi, persuadée qu’il s’agissait d’une de ses anciennes amies, je m’immisce dans la conversation.
Et l’improbable, l’incroyable, l’inénarrable s’est produit : une fan avait reconnu “le célèbre blogueur Byby” (je la cite) en pleine rue, en pleine journée, en plein dans le mille. Yeux verts pétillants dissimulés sous des lunettes de soleil Gucci, un petit ensemble Zara de la collection été 2003-2004 et des chaussures Eram marron en cuir retourné, pour sûr elle avait la classe ; j’en aurais presque été jalouse si elle n’avait pas arboré pas cette faute de goût évidente : le collier de perles H&M à 7,99€.
Je le sais parfaitement, mon mari ça paraît gros mais cela s’est véridiquement déroulé sous mes yeux. Elle portait réellement le collier de perles H&M à 7,99€. Et surtout, elle avait prononcé celui-dont-on-doit-taire-le-nom-en-public : Byby.
Depuis ce jour, ma vie est un calvaire, mes journées un enfer, mes nuits un supplice. Depuis ce jour, quelque chose a changé dans son attitude, de manière imperceptible pour vous autres, humains ordinaires (mince, voilà que je mimétise) mais cette façon de nous toiser, ma fille et moi, cette propension à utiliser la première personne du pluriel pour se désigner, ce ton de condescendance quand il s’adresse à ses collègues deviennent difficiles à supporter au quotidien.
Evidemment, j’ai essayé de le raisonner : mais enfin Marcel (oui dans l’intimité je l’appelle Marcel, en hommage à celui qui “me fend le coeur”), sois réaliste. Elle a sûrement été payée par un mécène, ton patron ou Marcel Bellivaut. Une fan qui te reconnaît dans la rue, ça n’arrive que dans tes articles.
Niet. Il prétend être le messie du blog.
Assurément, j’ai essayé de le menacer : mais enfin Mahmoud (oui quand je le menace, j’en réfère au colporteur d’insanités perse) tu veux que j’arrête de te nourrir ?
Walou. Il persiste et signe. Des autographes imaginaires.
Aidez-moi. Pitié. Il perd la raison, son temps et mon argent. Vous autres, ses lecteur(e)s cotisants, avez peut-être en réserve des idées que je n’aurais pas encore explorées. S’il vous plaît, expliquez-lui que cette aventure si rocambolesque soit-elle ne justifie pas son adhésion à “Top bloggers magazine” ou sa candidature à poser nu pour “les Dieux du Blog”.
Et soyez sympas : quitte à le sermonner, demandez-lui de mettre ses chaussettes sales dans le bac à linge avant de dormir bordel.











