Une fois, j'ai eu 18 en maths.
Une histoire du côté de l’Ouest
Le 09/01/2006 - 18:24

L’année dernière, c’était la fin de l’année. Certains offrent des cadeaux pour Noël, d’autres pour Hannouca, d’autres offrent des cadeaux toute l’année et d’autres encore préfèrent économiser pour se vautrer dans la fange et la luxure.

Parce que l’année dernière, et pas tout à fait à la fin de l’année, j’avais offert un lecteur DVD/DivX à mes parents, je cherchais un DVD original à leur offrir.

Dieudonné ? Michael Youn ? L’amant ? Mmmhh, peut-être… trop original disons.

Alors un classique ! Quelque chose qui puisse leur faire plaisir et qu’on aura le loisir de revoir plusieurs fois. L’intégrale de Lino Ventura ? Bonne idée, je vais me la prendre pour moi tiens. Autant en emporte le vent ? Bah, trop classique pour le coup. La compil de Byalpel ? N’existe pas -encore- en DVD.

Paradoxalement, c’est la Vierge qui est venue à mon secours. Comme ça, inopinément, au beau milieu des rayons (de Virgin donc) trônait le DVD collector (collector = plus cher avec des gadgets inutiles) de West Side Story. Et en super promo en plus.

West Side Story !

Le film que j’ai vu, écouté, chanté mille fois quand j’étais jeune (il y a encore un an) ! Le film le plus oscarisé de la planète (enfin je crois, je ne suis plus à jour sur les cérémonies hystéro-hypocrites télévisuelles depuis Goldorak), au box-office pendant tellement longtemps pour l’époque qu’à la nôtre, cela correspondrait à une présence dans les salles de ciné pendant… mille ans ?

D’habitude, ce qui est gênant dans les grands “vieux” films, ce sont les décalages avec notre réalité (mentalité et moeurs), l’évolution des techniques cinématographiques (prises de vues, effets spéciaux) et la manière d’aborder certains sujets (scénarios à la Tarentino, dossiers “sensibles” ou “coup de gueule” etc.).

L’adjectif qualificatif gênant précise ma pensée : ce n’est pas un supplice de regarder mais j’aurai l’impression, au générique de fin, d’avoir perdu mon temps. Je sais, je sais, je vais me faire engueuler par les vieux cons, dont je fais partie désormais (pas nécessairement à cause de mon âge, mais de certaines de mes réactions frileuses, que je vous détaillerai sûrement un jour de blues), mais je dois l’admettre, les vieux films avec leurs grosses ficelles ne me font plus d’effet. Testostérone pelliculaire (utile pour la trique cinématographique) réduite au minimum.

West Side Story est l’exception. Quel que soit l’angle d’attaque, ce film est en béton.

La musique de Léonard Bernstein est un chef d’oeuvre. Qui n’a pas fredonné les airs inoubliables, presque aliénants de “I want to live in America“, hormis1 Amahazkjeniahadane et ses acolytes ?

Les chorégraphies n’ont rien à envier (et pourquoi auraient-elle à le faire en outre ?1) à celles de Kamel Ouali. Agressives mais pas violentes, sensuelles mais pas érotiques, harmonisées mais pas déstructurées, elles restent pour moi un modèle de sobriété délurée. Les puristes excuseront la figure de style : les voyous des bandes sont toujours habillés correctement (pas de jean qui pendouille ou de marcel troué), ils sont toujours bien rasés, les confrontations sont purement artistiques : la violence est pudiquement suggérée par le rythme accéléré de la musique de fond, les types se battent avec les poings et l’évocation d’un couteau est accueillie avec fascination.

Et puis les filles… A part Natalie Wood que j’ai fatalement envie de cueillir par la tignasse pour la fracasser contre le bord du trottoir façon American History X, les femmes sont belles, vivantes, dynamiques. Pas besoin de top model ou de femme fatale. On s’attache aux personnages mais on ne vas pas jusqu’à les vénérer. Voire fantasmer sur eux. Sauf bien sûr Natalie Wood que je défoncerais bien à coup de tessons de bouteille. Je ne sais pas pourquoi, je vous assure, mais tous les passages dans lesquels elle apparaît déclenchent en moi une bouffée d’angoisse, un réchauffement de la planète, une gastro carabinée parce que c’est dans l’air du temps. Et des toilettes du coup.

Pour l’époque, le bisou sur le front de Tony à Maria aurait valu le carré blanc lors de la retransmission dans le téléviseur en bois familial, les jupons et les froufrous qui volent un avertissement du général De Gaulle avant la diffusion. Et pourtant, quelle sobriété, quelle finesse ! Inutile de montrer des femmes à demi nues pour susciter l’intérêt des mâles, dont je fais partie pour sûr, et déclencher des réactions chimiques que la morale bien-séante de l’époque réprouve.

UPDATED.
Par exemple, voir ici le clip érotico-latin de Shakira. C’est… un autre genre.

Et le reste ? Les artistes accomplis, les “gueules” de l’emploi, le contexte d’intégration des portoricains fraîchement immigrés2, les répliques cinglantes mais drôles, le respect (malgré tout) de l’autorité en place. Toute une époque qu’on a laissée derrière nous comme surannée, désuète, obsolète et plus, rangée, niaise, stupide, inaboutie.

C’est un très grand film, que je montrerai vraisemblablement à mes enfants. Parce qu’il ne sera jamais démodé. Jamais.

Bien sûr, le thème, ô combien éculé de sa mère, vend toujours autant : Roméo et Juliette, Tony et Mariiiiiia, l’israélienne avec le palestinien.

Avec un bémol. Dans les deux premiers cas, l’histoire a toujours été romancée, colorisée, nuancée et mise en musique (Roméo + Juliette, nouvelle version, est un chef-d’oeuvre artistique, même pour un vieux con). Dans le dernier, les évocations -journalistiques ou cinématographiques- sont toujours politisées, à peine teintées, délicatement aromatisées. Pourquoi ne pas “dédramatiser” [attention à la marche !] le conflit par ce biais ?

Pour finir, le DVD collector contenait un DVD supplémentaire avec des bonus à foison, la version orchestrale des musiques de Bernstein en CD audio, une affiche dédicacée (dans le genre “au marketing, la moquette est soyeuse” on ne fait pas mieux) et un livret d’une quarantaine de pages sur le film.

Tout compte fait, je crois que je vais le leur piquer, leur cadeau.



1 : Je vous ai déjà dit ce que disait mon père sur “hormis” ? Et sur “en outre” ?
2 : En voilà un joli modèle pour nos banlieues tiens… Au lieu de nous gaver avec des discours de miséreux à longueur de journée, une belle chorégraphie intégrant les jeunes de la cité des 4 000 et les jeunes étudiants de l’Université de Pasqua. La musique d’Obispo, sous la direction de Kamel Ouali. “C’est tellement simple, l’amour…”.

Les belles et les bêtes
Le 22/12/2005 - 00:08

Dilemne (t’inquiète maman, c’est pas très grave) : impossible de ne pas parler de King Kong que j’ai vu ce soir, mais il a déjà été commenté mille et une fois sur mille et un blog (depuis la version de 1843). Que faire ? Me la fermer ? Faire comme tout le monde ?

Que nenni. On va mixer un billet que je réservais pour Noël avec mon commentaire sur le film. Sous la bannière d’un titre de circonstance.

Plaçons le décor, et pour cela, il faut impérativement écouter le fichier audio ci-dessous (sinon 73,1% du billet tombe à l’eau, d’après l’IPSOS). Alors clique sur le bouton ami(e) lecteur(e), et poursuis ton parcours, jusqu’au bout s’entend.

Note : cette chanson interprétée par Youssou N’dour est le générique de Kirikou et la petite sorcière. Si vous écoutez le refrain une fois, vous avez la pêche pour la journée.


La jolie Marie, deux ans, se promène dans le zoo avec son papy. Elle découvre les animaux et elle est émerveillée devant tant de choses nouvelles. Elle crie “Papy, papy !” devant la girafe, devant l’éléphant, devant les singes…

Son grand-père, affectueux comme toujours, la tient à bout de bras pour qu’elle caresse de ses petits doigts boudinés de bébé les animaux qui ne sont pas dangereux. Du coup, Marie caresse les chevaux dans l’enclos. Elle caresse la marmotte dans sa cage. Et le petit lapin blanc. Et la petite souris grise.

Ils continuent leur petit bonhomme de chemin à travers le zoo. Marie a peur des ours et des tigres, même s’ils ne bougent pas beaucoup. Papy lui a expliqué que ce sont des animaux “sau-vages”. Et Marie a souri. Marie sourit toujours quand elle est contente. Et elle est toujours contente quand elle est avec son Papy.

En passant dans une allée, son grand-père lui propose une glace, qu’elle accepte en sautant de joie. Il lui tend le cornet et elle se met à lécher doucement.

Le temps qu’il se retourne pour payer à la vendeuse, la petite Marie s’est penchée pour caresser un petit animal en liberté.

- Marie ! gronde le grand-père. Marie, enfin ! Ce n’est pas un animal ça ! C’est de la caca ! C’est caca ça, allez viens on va te laver les mains.
- Huh Papy ?
- Oui, c’est caca ! Tu as caressé du caca. Allez viens avec papy, on va laver les mains.

Moralité (mais où va-t-il chercher tout ça) : Marie a caressé de la merde.

Spéciale dédicace à tous ses fans, et normalement si vous avez lancé l’audio et que vous ne lisez pas trop vite, tout s’éclaire.

King-Kong

Ca m’a fait le même effet qu’au MOMA (musée d’art moderne à NY) : on s’ennuie très vite mais on y voit des choses époustouflantes.

Soyons clairs, le scénario fait peine à voir, les acteurs… ah les acteurs. Naomi Watts, l’actrice principale, comment la décrire… C’est une Nicole Kidman inachevée, avec un air ahuri tout au long du film. Les autres acteurs sont inutiles, c’est le gorille qui compte.

Sincèrement, je crois n’avoir jamais vu d’effets spéciaux aussi magnifiques. Le gorille est tellement réaliste : les yeux, la bouche, les mouvements… D’une précision d’horloger. Les scènes avec les dinosaures, les combats, l’intégration avec le décor et les acteurs : tout est superbe.

A chaque fois que je vois ce genre de film, j’essaie de m’imaginer un type du milieu du 20e siècle (qui connaît donc le cinéma) à qui l’on projetterait le film. Nous, nous sommes gavés d’effets spéciaux. Mais lui ? Est-ce qu’il croirait que ce qu’il voit est une réalité, sans trucage ?

Dans le(s) premier(s King Kong, il est évident que non. Mais dans celui-ci, je parie un billet (pas de l’argent, un post sur ce blog. Faut pas charrier non plus) qu’il y croit.

Je reviens sur Naomi Watts. Le truc qui m’a donné envie de filer des coups de pompe dans le siège devant moi, c’est : une femme du monde qui se fait enlever par un gorille qui la transbahute dans tous les sens dans la jungle ou en haut de l’Empire State Building et qui ne crie jamais ou qui n’a pas le moindre vertige. Même pas un petit : “Doux Jésus, putain c’est haut !”. Moi je flippe de sauter du plongeoir de 5 mètres et l’autre guignole est à 32 408 mètres au sommet de la tour, sur une surface aussi ténue que mon plongeoir, et elle lève les bras au ciel pour dire bonjour aux avions.

Enfin, je ne veux pas vous tuer tout le suspense du film, il vaut vraiment le coup pour les effets spéciaux. Si ça ne vous a jamais fait triper, un bon Derrick fera l’affaire.

Mais dans tout ça je me demande qui est la plus “bête” des deux : l’autre acrobate blonde qui voltige sans sourciller ou le singe humanisé qui affiche sa tristesse…

Jérôme Commandeur
Le 21/12/2005 - 00:18

Amis parisiens bonsoir !

Ma femme et moi-même adorons sortir au théâtre et surtout au café-théâtre en semaine, voir toute cette plèbe amassée autour d’un artiste cabochard. Et puis nous adorons découvrir des comiques qui montent, qui montent comme la bêbête de la chanson.

Ce soir, Jérôme Commandeur, à la petite Scène. La salle est aussi petite que ma salle de bains sans le jacuzzi mais bondée comme mon jacuzzi. L’ambiance est chaleureuse et détendue (ils offrent les bombecs et de l’eau minérale).

Le spectacle est carrément drôle, plein d’improvisations et de fous rires non contrôlés. Je pense qu’on le reverra l’année prochaine à la télévision parce qu’il a un vrai talent de comédien.

Je recommande très vivement pour ceux qui veulent rigoler pendant plus d’une heure, c’est à 20h dans le 19e arrondissement et c’est jusqu’au 31 décembre.

Les places à prendre chez BilletReduc.

PS : c’est aussi là-bas que nous avons découvert “Tiens, voilà deux boudins !”, une pièce drôle et paysanne, avec du vrai boudin dedans.

Solution des mots croisés du numéro précédent : cliquer ici.

Alias saison 19 épisode 37
Le 12/12/2005 - 19:08

Connaissez-vous Alias ? La série la plus hystérique et la plus ridicule du monde des agents secrets. On en demanderait presque à Jack Bauer (de 24H Chrono) de venir descendre Jennifer Gardner pour que la diffusion s’arrête.

Mais non, à chaque saison, elle ressuscite.

J’en avais déjà causé un peu sur ce billet, et j’en reparle aujourd’hui de manière plus concrète : les outils que les agents secrets utilisent sont hilarants. Une bombe nucléaire cachée dans un sac à main, un scan biométrique de l’iris à 100 m de distance, et surtout, les fameux trifouillages informatiques qui, en moins de 8 secondes et au clavier uniquement, permettent de reconnaître un espion malfaisant caché dans un stade de football enfoui par les fumigènes.

Pour que vous aussi, ami lecteur (tu remarqueras, ami lecteur, que parfois je te tutoie et parfois je te vouvoie. C’est tout, il n’y a pas de chute), ne restiez pas ignorant toute votre vie, nous allons dévoiler ici le mécanisme du trifouillage d’Alias.

Non, non, vous me remercierez après. Ramassez votre langue, rentrez les yeux et observez.

Le planton : “Chef, chef ! Voici l’image obtenue dans la boîte de nuit par les caméras de surveillance des toilettes. Notre indic nous indique qu’il y a une indication1 codée dans cette photo !”.
Le chef : “Ok, amène ça à Fofo au service info, il me faut l’info1 !”

cut.

Fofo : “Ok c’est parti. Je vais vous montrer ce qu’on peut faire avec l’argent des contribuables.”

- Je scannerise à rayons ultra-brite X29 pour ne perdre aucune info de l’image. J’appuie sur T, O, CTRL-F.

- Effectivement on ne voit rien. Maintenant je passe le filtre anti-buée à diffraction progressive. On aura une image moins floue. J’appuie sur V, V, K, CTRL-T.

- Facile. Maintenant la compression thermico-lunaire de Gauss. Facteur 1,5. J’appuie sur P, S, G, E, N, C, CTRL-U.

- Et hop ! Plus de couleur, je savais que j’étais la meilleure. Réduction de trame et suppression de la demi-teinte par application d’un filtre en peigne de profondeur 1000. J’appuie sur R. Oui c’est tout.

- Bon, là ça se corse, il ne faut pas tout faire sauter1. Corrélation maximale Bloomberg, conjuguée à un rayon Alpha-Sarasse de niveau 3. J’appuie sur toutes les touches, sauf X.

- Mmmh, c’est pas bon ça. Je vais repasser en niveau 2, et rajouter une synchronisation post-linéaire de phase à endomètre macrobiotique. J’appuie sur le bouton rouge.

- Et voilà, on y est presque ! Ensuite je prends Photoshop et je remets la couleur. J’appuie sur Pomme-M.

Voilà, lecteur vous savez tout. Vous savez maintenant décoder les images comme dans Alias et crâner dans les salons.

Le planton : “Chef, chef ! Et le message codé ?”
Le chef : “Oh crédiou, j’ai failli l’oublier cong !”

L’avez-vous trouvé tout seul ami lecteur ? Non ?

Je vous aide : symétrie horizontale et recentrage dynamique à polymérisation haute température (touches T, F, 1, CTRL-ALT-SUPPR).

Et pour finir, reconnaissance de patterns par comparaisons successives sur un filtre de Bloub et Rihill (touche ta voisine pour voir).

Et voilà.

Le planton : “Chef, chef ! Et le truand il est où ?”
Le chef : “à l’Elysée, imbécile1 !”



1 : parce qu’ils font aussi de l’humour dans Alias

Les teufeurs : Tonino S. et sa femme, Stephane K. et sa femme, Ramon et sa femme (et sa ptite chouchoute Lara), Franck B. sans sa femme, Remy B. et sa femme, Byalpel et sa femme.

Le conte de mon mirage
Le 24/11/2005 - 15:33

Hier soir, c’était la soirée “filles” chez moi. Evidemment, je n’étais pas convié (doux euphémisme pour “casse-toi et laisse nous causer Zara, Brad Pitt et Starac”).

Le tennis initialement prévu ayant été annulé (à cause de gentils grévistes d’une société française encore privatisée et qui fait circuler des trains sur des rails à Paris et sa région) et les femmes hommes trucs du Bois de boulogne étant absent(e)s pour cause de chômage technique (ça caillait), il ne me restait plus que le cinéma, à 200 mètres de chez moi.

A une petite nuance près : il ne me restait plus que le cinéma certes, mais il fallait trouver un film qui n’intéresserait pas ma femme (les bons films ne valent que s’ils sont partagés à deux).

J’adore les films sur les avions de chasse (nan, sans déc) : c’est parti, je décolle pour Les chevaliers du ciel, avec Clovis Cornillac et Benoît Magimel (ça change de Tanguy et Laverdure).

Sur la remarque sensée de Tristan ici, je laisse mon iPod à la maison.

Première impression : le générique est exceptionnellement beau.
Et cette impression est maintenu tout au long du film : ça va vite, très vite. Il y a des plans caméra et des prises de vue hallucinantes (les caméras arrière en vol où l’on voit les tourbillons générés par les ailerons dans les nuages, les passages en supersonique).

Ok le scénario tient autant la route qu’une Classe A non patchée, mais les acteurs sont bons (j’adore Cornillac avec son air mi-méchant mi-dinette) et y’a de la blague et de la bonnasse. Un bon film, il mérite ses 3 étoiles sur Allociné.

De footballer à producteur : il a bien négocié sa fin de carrière Pirès.

Il est marrant de constater, de manière anecdotique, que le “méchant” du film s’appelle Aziz (mais qu’il est présenté comme un philosophe, on est en France tout de même). Dans la série “24 heures”, Aziz est aussi le “méchant” très méchant (on est aux Etats-Unis tout de même). Dans l’empire des loups, c’est encore Aziz le méchant. Ca sent pas le complot ça ?

[Exception faite du fameux “Aziz, light” du film Le 5ème élément. Mais vu qu’il ne réfléchit pas bien la lumière, Aziz n’est-il pas un méchant finalement ?]

Minuit trente, j’enfonce la clé dans la serrure, j’ouvre : tout est rangé, repassé, lavé, balayé, nettoyé. Autant une soirée “mecs” ressemble à un ouragan domestique (lorsqu’ils repartent, le salon ressemble à un tohu-bohu), autant une soirée “meufs” ressemble à la douce marée (lorsqu’elles repartent, tout est lisse et propre).

Comme disent les pilotes, je sens que ce soir, je vais me faire exploser en vol.

Tomer Sisley - Stand up
Le 18/11/2005 - 13:42


Hier soir, j’ai assisté à l’exxxcellent spectacle de Tomer Sisley. Pas un seul instant de répit, ça vanne à chaque phrase.
Ce qui m’a le plus plu, c’est l’artiste, très “humain” : naturel, simple, accessible (on a discuté “entre potes” à la sortie du show). Et le spectacle est à l’image du personnage.

Ca m’a fait du bien de me muscler aussi bien les zygomatiques. Je recommande très très vivement. Pour acheter les places pas cher, il suffit de passer par Webguichet.
 

La traditionnelle photo avec l’artiste (après Salomone, Jonasz, etc.)

Bilan de deux semaines de film
Le 06/11/2005 - 18:59

En deux semaines, nous avons essayé de rattrapper notre retard sur les films sortis en salle.

Mes commentaires :

  • Quatre frères : Très drôle. Rien à voir avec les critiques cinéma qui voulaient y voir une satire de la vie des Blacks aux Etats-Unis. A prendre comme ça vient, c’est très agréable.
  • Les frères Grimm : Bof. Très bof.
  • Les parrains : drôle mais peut mieux faire. Les dialogues auraient pu être encore plus cinglants. Le scénario est intéressant par contre.
  • Serenity : une des plus grosses daubes de l’année.
  • Noces funèbres : exceptionnel comme toujours. La caricature des personnages est parfaite, la musique est géniale. Je suis emphatique (pas gros)
  • A history of violence : la grosse déception. Un navet, plein de clichés, Ed Harris joue une dizaine de minutes, une prévisibilité digne des meilleurs téléphones… Bref, c’est tout naze.
  • Edy : Noiret, Berléand j’adore. Très bon scénario, acteurs qui tuent, quelques longueurs. Marion Cotillard joue exactement 2 minutes 12, et ne sert strictement à rien dans ce film. Merci le marketing !
  • La boîte noire : j’ai adoré !! Garcia est un acteur qui s’est révélé dans le tragique, le scénario est béton, les prises de vues et mouvements de caméra étourdissants (au sens littéral du terme, n’est-ce pas ma belle-mère ? :) ), l’intrigue oppressante (un peu dans le genre du Machiniste). Je recommande à fond !
  • Match Point : du très bon Woody Allen, mais inhabituel dans le style. L’engrenage est bien amené et Scarlett Johanson est carrément bonasse. Je recommande.
Une pièce à voir
Le 31/10/2005 - 00:43

Ce soir j’ai été voir, en guise de cadeau d’anniversaire de ma femme offert par nos amis (merci les Nataf), cette pièce intitulée : “5 minutes de plaisir et 30 ans d’emmerdes“.

On rit beaucoup, les acteurs sont très bons et la pièce est rythmée du début jusqu’à la fin. Parfois, on a l’impression que les acteurs improvisent tellement ils jouent rapidement et répondent du loto tac au tac.

Je leur fais donc de la pub.

Kiss kiss bang bang glou glou !
Le 20/09/2005 - 11:12

Un régal : Kiss kiss bang bang.
Du polar noir, cru, désinvolte, cynique. C’est sûr que les dialogues c’est pas du Audiard (et alors ? on s’en fout !) mais le scénar est bon (une petite longueur aux 2/3 quand même) et l’acteur principal est exceptionnel !

D’ailleurs c’est lui qui interprète le générique de fin (on dirait du Sting).

Je recommande.

”The fourty four hundred”
Le 13/09/2005 - 19:13

Amis lecteurs, la plupart d’entre vous a vécu l’époque Dallas, époque où l’on attendait impatiemment le jour de diffusion de l’épisode suivant, où l’on était persuadé que tous les texans vendaient du pétrole et se saoulaient invariablement, où l’on pensait, pour mal citer Desproges, que JR était l’abréviation de Jules Renard.

Puis vint 24 heures.
Cette fois, le suspense est à son comble, les invraisemblances aussi. Mais l’idée fait mouche et pour ma part, j’ai été accroc, jusqu’à la fin de la saison 3, aux phrases typiques de la série :

  • Je veux un rapport complet sur…
  • Je sais à quel point c’est dur pour vous…
  • Bien monsieur le président
  • Il faut mettre toutes les unités de X sur le coup
  • Ok, on reste en contact
  • Nous avons toutes les raisons de croire que…

Ce qui me plaisait, c’était le manque de complaisance de certaines scènes (la mort de la femme de Jack en fin de première saison, Jack tue son chef de sang-froid dans la saison 3 etc.). Ce qui me plaisait moins, c’était le manque de vraisemblance de certaines autres (Jack meurt et revit dans la saison 2, Michelle -la femme de Tony- est la seule à être immunisée contre le virus dans la saison 3 etc.).

Puis vint Alias, une version édulcorée pour minettes en manque de sensations (pardon chérie). C’est du 24 heures encore moins vraisemblant (toute la famille est espionne internationale : père agent double, mère agent triple, fille agent semi-double, demi-soeur pruneau d’agent…), des sentimentalités et des pudibonderies agaçantes (pire que cette :boom: de Kim Bauer, c’est pour dire !) et bien sûr des accessoires déco-technologiques qui ne peuvent contenter que les filles (nous les mecs, les geeks, avons toujours tendance à chercher les raisons pour lesquelles physiquement le lecteur d’empreintes vocales en forme de collier ne peut fonctionner en pleine foule. Les filles ont plutôt tendance à trouver que la couleur du collier n’est pas assortie…).
Berk.

Puis vint… les 4400.

Voilà LA série qui me botte en ce moment. Le pitch : 4400 personnes ont disparu à des époques différentes, sans le moindre rapport entre elles a priori. Elles sont toutes “renvoyées sur terre” un même soir et se découvrent progressivement des pouvoirs (pas comme les X-men, mais plutôt télépathie, prophéties etc.). Leur gourou crée un centre dédié aux 4400 parce qu’il sait qu’ils ont été renvoyés du futur pour sauver l’humanité.

La saison 1 ne contient que 6 épisodes, la saison 2 en contient douze ! L’intrigue est bien menée et pour une fois, pas (trop) de gnognotte pour gonzesses. En plus, le générique est coowwl.

Je recommande.

[Quand j’ai écrit ça, j’écoutais : L’insurrection de Madagascar - 1947 - Rendez-vous avec X (36:09)]