J'ai essayé, impossible de lever plus de 159 kg tout seul
Taxons plus pour payer moins
Le 24/10/2007 - 18:24

Taxons plus pour payer moins, tu ne rêves pas, lecteur incrédule mais à qui on ne la fait pas. Surtout si tu as voté à gauche aux élections récentes qui ont rappelé, s’il en était besoin, que la France est une immense vache à lait, et que ça ne peut aller que de mal en pis.

Si le jeu de mot t’échappe, ami communiste ou adolescent, je te conseille la lecture de “Calembour pour les maires” (à ne pas confondre avec “camembert pour les lourds”), excellent ouvrage avec des beaux dessins. Et en plus c’est écrit gros.

Taxer plus pour payer moins relève du paradoxe, évidemment. Pour qui n’était pas présent aux Rubans de Mobius 2006, parce que marxiste ou boutonneux, je rappelle en toute humilité que j’ai été nommé “Paradoxe de platine à titre post-thunes” (puisque j’ai payé après avoir reçu le prix) par des membres du jury tout aussi éminents que Xavier Bertrand pour le travail, ma mère pour la famille et Manu Katché à la batterie.

En effet, chers électeurs, je propose de taxer une partie de la population française, sur des critères définis très précisément pour éviter les abus, afin que d’autres concitoyens plus honnêtes soient soulagés, en contrepartie, d’une part de leur contribution civique.

Ainsi, par exemple :

  • Ceux qui prennent l’ascenseur pour monter au premier ou au deuxième étage. Tu raques 10€ si t’es ni handicapé, ni vieux, ni enceinte. Et 20€ sur tu arrêtes l’ascenseur pour descendre depuis le premier ou le deuxième étage.
  • Les responsables des publicités qui tutoient les chalands : “n’écoute que toi”, “écoute ta soif”, “crois en toi”, et autres idioties débilisantes.
  • Les mères qui frappent leur enfant dans le supermarché.
  • Ceux qui te niquent la fin du film à haute voix.
  • Ceux qui invoquent le principe du “vous imaginez si tout le monde faisait comme vous ?”. Connard, c’est parce que personne ne fait comme moi que je peux me permettre de le faire !!! Alors laisse-moi griller la queue pour Space Mountain, et ferme-la.
  • Ceux qui oublient les anniversaires des copains, 10€. De leur copain d’enfance, 20€. De leur femme, c’est toléré mais c’est limite. De leurs enfants, 1500€. Par année de l’enfant.
  • Ceux qui ne respectent pas la queue aux attractions Disney.
  • Ceux qui reniflent dans le bus ou le métro, 10€. Ceux qui reniflent par grandes inspirations nasales, 20€. Et 50€ s’ils avalent.
  • Les femmes qui ne me regardent pas dans la rue (une lubie, ok)
  • Les femmes qui me regardent dans la rue (une lubie de ma femme)
  • Ceux qui t’envoient des mails avec des présentations powerpoint pas drôles qui pèsent plus de 5 Mo et qui datent des années 85
  • Ceux qui ne cèdent pas leurs places aux personnes âgées ou enceintes dans le bus. Plutôt qu’une taxe je propose un traitement homéopathique et dégénérescent. La StarAc’ en boucle oui pourquoi pas.
  • Ceux qui exposent leur livre philosophique du moment bien en évidence sur leur bureau. Pour que tous les collègues sachent bien que ce névropathe bouquine dans le métro des insanités comme “Socrate contre BHL : deux gros zéros”.

Ca c’est pour commencer. Ensuite on peut imaginer des avancées sociales et civiques spectaculaires, comme taxer :

  • ceux qui ne sont pas circoncis
  • ceux qui ne sont pas français
  • ceux qui n’ont pas voté comme moi
  • ceux qui ne sont pas d’accord avec moi

Du coup, elle me fait un peu peur ma réforme. Oui, finalement, elle m’hallucine : c’est l’halluuuuu-euh finaaaale-euh.

(si ce dernier trait d’esprit te déçoit ami(e) lecteur(e), tu peux toujours te plaindre au parti, du moment que tu viens pas me casser les miennes)

Pot d’âne
Le 12/09/2007 - 18:59

Finalement, le hasard existe-t-il ?

Ce matin, aux toilettes, je tombe sur cette définition triviale aux mots croisés : “charge de baudet” en quatre lettres.

Ce soir, et pour deux jours, c’est le nouvel an des feujs.

Et je n’arrête pas de bosser comme un âne et ce, pour un bon nombre de jours dorénavant.

Alors, destin ou coïncidence ?

En tout cas, je vous souhaite à tous, comme à moi visiblement, une excellente et heureuse ânée !

(que ceux qui défilent à la goypride ne se sentent pas exclus. Comme on dit chez les ch’tis : “toute bénédiction est bonne à prendre, du moment qu’il y a de la bière !”)

Note : ne pas confondre la Pâque juive, durant laquelle on se tape des litres de sang d’enfant chrétien avec le nouvel an des feujs, Roch Hachana, durant lequel on complote contre l’humanité en se répartissant les richesses.

Note 2 : à tous les potes musulmans, un bon ramadan qui commence ces jours-ci.

Tain rien que de l’écrire, ça me donne une de ces faims…

Histoire d’eaux
Le 31/08/2007 - 18:09

Ma soeur, d’une intelligence pratique et d’une créativité aux insultes frisant l’insanité, m’envoie ce doux mail hier matin. Je le reproduis tel quel, je trouve l’histoire hilarante dans son intégralité.

Info contextuelle : ma soeur a de la fièvre depuis quelques jours. Je veux dire, en plus de son état déjà fébrile.

hey Doune

a 3 heures du matin, les yeux au plafond et le thermometre dans le derriere, j’ai pensé a un super article genre de blog
oui je sais t’as pas envie de lire mais t’es obligé

“La serveuse au traumat”

“Je n’en reviens pas d’être ici, dans cet univers tout blanc et aseptisé. Moi qui est toujours grandi au grand air…
Je ne peux m’empecher d’appréhender l’opération.
Voila que l’on vient me chercher, on me lave presque avec sympathie, et puis ca y est, je les vois, les instruments scintillant sous le néon, tous plus tranchants les uns que les autres. Je ne dois pas y penser ! De toutes facons dans quelques minutes je ne sentirai plus rien.
Deja j’ai l’impression de ne plus sentir mes membres inferieurs, comme ces magiciens que l’on découpe en rondelles.
Ah quelle sensation ennivrante que ce liquide qui se repand et améne la serenité, je peux fermer les yeux.”

“Allez les enfants A table ! En entrée, tomate à la vinaigrette !!”

Oui je sais pas pourquoi ces 10 derniers jours je suis obsédée hopitaux…

Plus étonnant toutefois, j’avais pensé il y a longtemps à une histoire du même acabit mais je n’avais jamais osé la publier. Je profite du ridicule de ma soeurette adorée pour me lancer.

YEeeeahaaaaaaah ! Je vooole !! Ah ça, ils avaient raison, la Terre vu d’aussi haut c’est magnifique.
C’est fou on voit tout : les champs de maïs sont verts, les champs de luzerne sont… oh purée ce vent, il me déporte. Jusqu’où il m’emmène ? Je ne vais tout de même pas me prendre le clocher sur le toit ??
Ah cette vitesse ! C’est grisant, j’en suis toute humide ! 3000 mètres de descente à 1g, c’est pas tout le monde qui peut se le permettre…
Sauf que… Mais c’est qui toutes ces folles autour de moi ? C’est un saut en groupe ou quoi ? Hey ! Hey ! Ca va ? C’est de la folie cette chute hein ? On s’éclat…

[PLOC !]

Enfin, coïncidence ou signe du destin, une dernière histoire d’eaux chez Arpenteur cette semaine. Paraît qu’aujourd’hui c’est le Blog Day.

Alors mon message à tous les blogueurs de la planète : allez vous faire enc chabbat chalom !

Tête et chevilles
Le 24/07/2007 - 15:13

Vous savez, ami(e) lecteur(e), je ne vous en veux pas d’être médiocre.

Il y eut une époque durant laquelle, je l’avoue avec un sourire compatissant et une larmichette au coin du regard sur mes années folles de jeunesse pendant lesquelles j’avais beaucoup plus de souffle pour lire une phrase aussi longue d’un seul trait, il y eut une époque durant laquelle j’ai longtemps cru que j’étais le Messie.

Ne riez pas, crétins et morues, ne riez pas. Mon corps galbé, mes yeux clairs, mon intelligence hors du commun, et la richesse de ma famille m’avaient alimenté en égocentrisme et mégalomanie à doses de cheval. Un dopage au nombrilisme. Mon monde n’était que miroirs et ne tournait qu’autour de moi.

Hautes études scientifiques, femmes qui se jettent sur moi dans la rue, guérison des lépreux dans le métro : tout semblait indiquer que le monde serait enfin délivré du Mal, du ticket de loto qu’on gagne jamais et des coups de téléphone à huit heures le dimanche matin. Et par ma main tendue et mon bras puissant.

Puis j’ai grandi, j’ai pris des claques un peu partout, du gras un peu partout également, et j’ai dû admettre, à mon grand dam (mais probablement au dam de l’humanité toute entière parce que sans déconner je suis un super bon Messie tant pis pour vous), que j’étais un simple quidam, un moins que rien, un péquenot, une fiente de calamar au fond de l’Océan Pacifique (ça m’fait quelque chose de magique).

La suite vous la connaissez ou presque : j’ai ouvert un blog connu mondialement à Sarcelles, j’ai rencontré ou couché avec la plupart de mes lecteur(e)s, pour preuve qu’ils ne sont pas si nombreux et j’ai décidé de perdre hmmhmm kilos dès que ma fille daignera sortir du ventre de sa génitrice.

Et puis, miracle, une lectrice occasionnelle m’a sorti de ma torpeur et de l’anonymat relatif dans lequel je sombrais :

Monsieur,

Votre blog c’est tellement trop de la balouze que je m’en vais le lire illico à la Radio Suisse Romande, trois jours de suite qui plus est.

Amoureusement à la folie,

Brigitte

Alors, les gueux, vous pouvez crever dans l’indifférence certaine du monde libre, plongés que vous êtes dans votre insignifiance astronomique et votre platitude à en renverser les rouleaux compresseurs.

Vous pourrez écouter mes textes messianiques les 25, 26 et 27 juillet sur le lien de l’émission à la RSR (diffusion de 14h à 15h).

(PS : alors Blogbo dans la presse ou Arpenteur qui le vit tout naturellement, je me marre…)

Ma femme n’est pas une matheuse
Le 27/06/2007 - 12:38

Hypothèses


Toutes les unités de mesure sont en mètre sauf indication contraires.

Soit une pièce parallépipédique (L = 1.7, l = 1.3, H = 2.5) de coefficient d’aération CAE = 0.0001 (négligeable).
Soit un chauffe-eau disposé dans la pièce à mi-hauteur, représenté par un cylindre (R = 0.35, h1 = 1.6) de coefficient d’absorption CAB = 0.013 dans les conditions atmosphériques normales.
Soit un trône de toilettes en porcelaine blanche (valeur de liquéfaction VL = 3.56 mol/l) approximé par un cône (r = 0.30, h2 = 0.5) posé au sol, au centre de la pièce.
Soit un sol en carrelage (coefficient de diffraction considéré comme nul) dont la capacité absorbante à chaud est négative la nuit (CAC = -45.89 tb/g/l).

Soit un homme beau et intelligent et gros imposant (taille = 1.75, poids = 65 en arrondissant un peu). On supposera les frictions négligeables dans cet exercice. Les vêtements ne sont également pas pris en compte, la situation évoquée étant le matin au réveil.

Enfin, soit un désodorisant cylindrique (Rd = 0.04, h3 = 0.23) de pression interne 8 atmosphères muni d’un gicleur opto-senso-tamère de force millimétrée (F = 12 N). On supposera, pour simplifier, que la bombe de désodorisant est pleine de gaz à base de H10Na3Cl2O6Mn++ (du sent bon) de variabilité inférieure à 12% centigrades et de convergence fluidifiesque CF = 0,34 par unité de volume.

On considéra la pression sur le gicleur comme application directe des gaz parfaits (PV = nRT) avec un coefficient de lavage machine Gamma = 1.

Enoncé du problème

A partir des données précédentes, quelle pression doit-on appliquer sur le gicleur du désodorisant pour que les toilettes sentent bon la vanille (ou l’océan, ou le grand air mais par pitié pas la lavande) après l’attaque à l’étron1 ?

Résolution

En appliquant la formule d’Edmond Cussay d’Upoulay, on obtient trivialement :

“Il suffit de presser une fois pendant 4 secondes.”

Seulement, MA femme qui ne comprend rien aux maths me rétorque :

“T’auras beau vider deux, trois, quatre, DIX bombes de désodorisant ça puera toujours autant mais c’est pas vrai c’est une infection mais qu’est-ce que t’as encore mangé à midi ? Du rat ou quoi ? T’as un égoût dans l’estomac ? Ah mais ferme-moi cette porte je vais vomir ou alors je vais déféquer2 chez les voisins ah si je t’avais pas épousé je n’en serais pas là et de toutes façons ta mère elle cuisine mal et …”

Alors la parité dans les sciences, prout.



1 : subtile isnt’ it ?
2 : les femmes disent déféquer, les hommes disent se repoudrer le nez

Ca dégénère…
Le 24/06/2007 - 22:43

Ils m’ont rendu mon permis : je vous laisse découvrir avec horreur la tête que je me paie.

J’ai l’impression qu’à chaque nouveau permis, j’ai une tête qui dégénère.

Ci-joint.

Ca me rappelle l’image classique de l’évolution du singe vers l’homme, sauf que moi c’est à l’envers.

J’ai peur que la prochaine fois que je récupère mon permis (ardok), j’aurai cette tête-là…

Le temple de la réflexion
Le 19/06/2007 - 10:24

A la télévision, on nous abreuve d’idées préconçues et de préjugés. Idée : jouez avec vos enfants pour en trouver dix en une minute.

Pour ma part, j’ai toujours cru que les moines du Tibet avaient l’exclusivité de la méditation, de l’introspection et de la lévitation, retirés dans leur temple sur la montagne, depuis que j’ai vu “L’enfant du Tibet” avec Eddie Murphy à quinze ans. On a les films qu’on peut, hein.

Et puis, en grossissant mûrissant, j’ai découvert que le temple de la réflexion était plus proche de nous qu’on ne voudrait nous le faire croire.

Premier réflexe scatologique, j’ai immédiatement pensé aux toilettes. Et puis, à la réflexion (vous voyez que ça marche), j’ai compris que chaque endroit dans lequel on était isolé, physiquement et mentalement, pouvait servir à nos desseins spirituels : les toilettes, la salle de bain, une chambre noire, une île déserte…

Sauf que, pour en profiter, il faut posséder des toilettes que votre femme ne peut atteindre en maugréant derrière la porte, invariablement : “tu n’as pas encore fini ?”. Et une douche que votre femme ne peut atteindre en maugréant derrière la porte, invariablement : “mais c’est pas vrai, t’as pas encore fini ?”. Pour la chambre noire, il faut tirer ses photographies soi-même et pour l’île déserte, il faut se faire tirer par un photographe.

Difficile alors de trouver l’endroit idéal où clapoterait notre cervelle, baignée de calme et de sérénité, isolée du monde matériel et de ses soucis mesquins. J’exclue évidemment la province, on ne va pas se geler les miches chez des cons de provinciaux juste pour réfléchir sur la condition humaine. Zeeeeen, zeeeen.

Et pourtant, cet endroit de rêve je l’ai trouvé. Il existe, pas que notre fantasme collectif, pas au fin fond de notre coeur, non. A deux minutes de Paris : à la préfecture de Nanterre.

Pour initier la séance de méditation, appuyez sur le bouton. Vous dégotez un ticket numéroté, disons le 623 (c’est le numéro de ticket que je viens effectivement de tirer, j’écris depuis la préfecture en ce moment. Merci les forfaits 3G illimités - ça c’est pour faire raler les collègues). Pur réflexe matérialiste, vous comparez votre numéro à la loterie qui s’affiche sur le panneau en bois : génial, vous n’êtes qu’à 26 numéros du gros lot.

Jusqu’au moment fatidique où votre numéro s’affichera sur l’annonceur insonorisé (encore un mécanisme de vicieux : on est obligé de garder les yeux sur le panneau en permanence), entrez en hibernation ! En effet, personne ne s’occupe de vous, ne vous renseigne, ne vous regarde, ne vous considère. Vous n’êtes rien en ce bas monde, moins que de la viande sur une chaise, juste un numéro sur un méchant papier.

Profitez de ce moment intime pour penser à la misère humaine, à écrire sur votre blog et à renouer avec votre haine enfouie du fonctionnaire.

Et après 1h20 d’attente, après avoir récupéré votre papier adoré (mon permis le cas échéant), pleurez. De vraies larmes de joie, lâchez-vous. Et parlez, parlez à quiconque dans la rue pour vous re-familiariser avec le monde réel, le monde de la matière et de la chair fraîche.

Et rejetez ces idées vaines et basses du grand bras d’honneur en quittant les lieux : ce serait vraiment indigne de votre séance de réflexion. Et c’est puni par la loi, les cons.

Chewing Bom !
Le 13/06/2007 - 13:59

Les terroristes, qu’on le veuille ou non, sont des méchants.

Je reprends une définition connue : les terroristes s’attaquent systématiquement à des civils. Rien que ça, ça sent la lâcheté plutôt que le courage, l’agression plutôt que la résistance, le désir de mort plutôt que le désir de vie.

Pourtant, les terroristes se ressemblent sur un point et, grâce au Ciel et au producteur de la série 24 heures (que le nom de Jack Bauer soit loué sur 10 générations), il est très facile de les identifier par ce motif récurrent : ils usent des technologies dernier cri pour faire passer un sale quart d’heure aux gentils. Et un quart d’heure par épisode d’une heure, ça fait carrément chier, on a vraiment envie que Jack Bauer les étrangle avec son PDA.

Valises nucléaires, bombes artisanales mais quand même, lance-roquettes dissimulé dans un sucre d’orge : tous les terroristes emploient, à de viles fins, des méthodes et des outils révolutionnaires. Autrement dit, le coût d’entrée à l’école des terroristes n’est vraiment pas donné, et si M. Sarkozy s’emploie à élever les frais de scolarité à l’Université, assistera-t-on de notre vivant au déclin de cette discipline de pointe ? (Amen).

C’était sans compter sur l’aide humaniste de mécènes reconnus, dont le plus célèbre, Ah Mama dîne avec le Diable, fier de ses couleurs comme un supporter parisien, entretient et soutient bon nombre d’apprentis-sorciers de la planète. Dans les milieux autorisés, on se laisse dire que cet homme s’emploierait à développer l’arme nucléaire, pour la déconne.

L’arme nucléaire les amis, ça c’est du sérieux, ça c’est du lourd. Ca pourrait déclencher la troisième guerre mondiale, ca pourrait tous nous anéantir d’un coup de bouton “sans bouger les oreilles”, ça pourrait nous ramener des milliers d’années en arrière. Et pourtant…

Pourtant, l’arme ultime, je l’ai découverte hier soir en rentrant chez moi. Un génie inconnu, que je maudis amoureusement, a découvert l’attentat parfait. Pas de traces, pas de bavures, pas de dommages collatéraux et pas de preuves. La panacée du crime, le parangon du vice.

Alors que je rentrais chez moi mécaniquement, par les quais de Seine, sur mon fidèle destrier noir 125 cm3, toutes voiles dehors et toutes manettes tournées, les cheveux dans le casque mais les dents dans le vent, qu’aperçois-je au loin ? Un feu rouge. Rien d’extraordinaire pour toi ami(e) lecteur(e) qu’un feu rouge sur les quais de Seine (encore que, as usual, je l’enfoncerais bien dans un orifice dilatable d’un célèbre maire parisien mais ça lui ferait probablement trop plaisir) mais, pour un repris de justesse justice, feu rouge rime avec “freine putain sinon ta vie sera un enfer”.

Donc je freine, donc je m’arrête. Habitude oblige, je m’incline un tantinet (un tantinet = 2 degrés) vers la droite afin de déposer ma béquille organique sur le bitume, c’est-à-dire mon pied droit. Et là, stupeur : ma semelle reste collée au plancher du scoot. Je tire, je rage, je peste : rien à faire. Et l’engin qui poursuit son inclinaison mortelle. Il me reste trois secondes avant la chute (un tantinet c’est déjà beaucoup finalement) et ma chaussure ne bouge pas d’un pouce, malgré mes efforts répétés.

Réflexe de mâle, je crie “la putain d’sa mèèèèère” avant de m’affaler sur le tarmac. Deuxième réflexe de mâle, j’appelle la mienne (de mère, pas de putain). Entre temps, mon pied s’est libéré et je prends le temps de faire l’état des dégâts : aucun, si ce n’est ma fierté et mon langage châtié.

Et bien croyez-le ou non, le type qui m’avait eu, c’était MacGyver, pas un vulgaire agent du MI6 ou un quelconque terroriste surentraîné. Le type qui m’avait eu avait collé un chewing-gum sur le plancher de mon scoot.

Je ne peux pas vous dire quelles armes seront utilisées pour la troisième guerre mondiale, mais je peux vous dire que la quatrième se fera avec des lances et des pierres.” - Albert Einstein.

Et des chewing-gums Albert, des chewing-gums.

Plouf plouf
Le 20/05/2007 - 23:55

Salut Byalpel,

Tu ne me vois jamais commenter, donc tu ne me connais pas.
Je lis régulièrement ton blog, je me marre pas mal j’avoue mais depuis deux semaines, plus rien.
J’espère qu’il ne t’est rien arrivé, et surtout pas “le coup de la panne”.

Comme les autres, j’ai payé une cotisation virtuelle, ne m’oblige pas à appeler les huissiers, virtuels tout autant.

A bientôt, et au boulot !

Jean-Pierre

Tu sais, Jean-Pierre (ce n’est pas ton vrai pseudo mais je trouve que Jean-Pierre comme pseudo c’est trop la classe), tu sais Jean-Pierre, ton email m’a ravi.

D’autant plus que j’étais allité lorsque j’ai lu ton courrier, du coup j’ai été ravi au lit.

D’abord parce que tu es le seul à avoir pris de mes nouvelles durant cette pause forcée (je travaille plus pour gagner plus), et surtout parce que tu es pour moi un nouveau lecteur déclaré, ce qui nous fait 11 en tout en comptant ma femme et ma fille à naître (qui comptent pour deux, donc).

Ne t’inquiète pas, ô doux lecteur, je n’ai pas de “panne” ni d’impuissance à écrire. Juste un manque de temps et le cercle vicieux contribuant, manque de motivation par manque de temps par manque de motivation par manque de temps.

Alors, pour toi, Jean-Pierre, je vais écrire un article qui me tient à coeur depuis mes 11 ans. Et en exclusivité pour le web, je vais enfin enfin déjouer les moments de honte et de malaise dans les cours de collège (et lycée pour les attardés).

Voici un tableau qui résume, selon le type de comptine cruche, le ou la participant(e) désignée par le meneur de jeu.
Je m’explique.

Quand vous deviez désigner le “chat” (pour le chat perché) ou “la victime” (pour la chasse à l’homme, j’étais à Sarcelles au collège), vous vous placiez en rond et vous entonniez “une vache qui pisse dans un tonneau … mais comme la reine et le roi … ce sera TOI … au bout de trois un deux trois”. Et hop ! Un chat (ou un martyr) était désigné.

Liste des chansons répertoriées (si t’en vois d’autres Jean-Pierre, n’hésite pas à les refiler à l’humanité entière pour 35€ !)

  • Une vache qui pisse dans un tonneau, c’est rigolo mais c’est salaud
  • Je fais de la purée pour mes petits cochons. Pour un, pour deux, pour trois, …, pour huit, pour neuf, boeuf !
  • Une poule sur un mur, qui picote du pain dur, picoti, picota, trois petits tours et puis s’en va.
  • Plouf, plouf, ce sera toi le chat au bout de trois, un deux trois
  • Pique une allumette, feu ! (ne fait rire que ma grand-mère)

Variantes (cumulables) à rajouter en fin de comptine , pour modifier un choix malheureux : ainsi, désigner le Musclor du lycée comme victime de chasse à l’homme donne tout son sens à l’expression “à double tranchant”…

  • Mais comme la reine et le roi ne le veulent pas, ça ne sera pas toi au bout de trois, un deux, trois
  • C’est toi !

Evidemment, on joue hors triche, effet miroir réfléchissant, effet poubelle, effet cadenas magique ou “1-2-3-terre je ne joue plus” sinon ça nous pète tout rationalisme bon sang !

Alors, en horizontal, la comptine. En vertical, le nombre de joueurs. Dans la case idoine, le joueur désigné pour la comptine originale, puis pour la première variante, puis pour la seconde variante et enfin pour les deux variantes cumulées.
On commence toujours à compter par le joueur 2.


  1 2 3 4 5 6 7
 Une vache qui pisse…
Là vous êtes un idiot…
2 2 1 1
1 1 3 3
2 1 4 3
5 5 1 1
3 6 5 1
 Je fais de la purée…
3 3 2 2
1 1 3 3
2 1 4 3
5 5 1 1
3 6 5 1
 Une poule sur un mur…
2 2 1 1
2 2 4 4
2 1 4 3
5 5 1 1
3 6 5 1
 Plouf, plouf…
1 1 3 3
2 2 4 4
1 5 3 2
4 4 6 6
2 5 4 7
 Pique une allumette…
Ici aussi…
1
2
1
4
4
4


Comprendre : à 4 joueurs, selon la première comptine, le joueur 1 sort toujours même après que le roi et la reine l’excommunient. Et avec la seconde variante, ou tout combiné, c’est le joueur 3 qui s’en prend plein la gueule.

Ne me remercie pas Jean-Pierre, c’était mon dernier message de la semaine. Oui, voilà, mon dernier mot Jean-Pierre.

Double soirée électorale
Le 03/05/2007 - 04:32

Je n’ai pas la télé et quand bien même, je ne la regarderais jamais, par choix : l’indigence des programmes et la passivité, la rupture de dialogue social qu’elle entraîne me suffisent pour rayer naturellement “la bouche d’égoût dans mon salon” de mon paysage audiovisuel comme ils disent.

Du coup, je me sentais protégé, dégagé de mes obligations de discussions inutiles et inintéressantes à la machine à café avec mes collègues de bureau.

“Dégagé oui, indifférent non” clamait Pierre dans un de ses sketchs dans lequel il se voyait bien en haut de l’affiche lui aussi, à la présidence de la République.

Indifférent non : je me suis donc débrouillé pour écouter le débat d’idées entre Mme Royal et M. Sarkozy. En reniant le match de demi-finale de Coupe d’Europe (ou UEFA ou de la ligue j’y comprends encore rien) et la Nouvelle Star sur la 6 (ou la 3 ?), émission pour laquelle il FAUT voter pour un autre Pierre, moins célèbre mais tout aussi percutant.

“Je connais ce Pierre” serait terriblement présomptueux de ma part mais il se trouve que j’ai assisté à nombre de ses concerts à l’époque à laquelle il chantait avec la chorale We Are One au Divan du Monde.

Ami(e) lecteur(e) du monde, TU DOIS ALLER ECOUTER CETTE CHORALE. Ils sont bons, ils sont généreux, ils sont musicalement géniaux et je parie qu’il existe des tonnes de graines de star qui se cachent dans les rangs de ces amateurs de chanson gospelienne.

Et puis j’ai passé des jours de vacances avec lui, son frère, ses enfants (je déconne les filles) et je vais probablement le revoir au mariage d’un de ses meilleurs potes dans dix jours.

Le jury de cette émission à la con de Nouvelle Star avait jugé Pierre trop impersonnel, sans style, sans feeling. Je vous laisse juge, ami(e) lecteur(e), avec cette vidéo en exclusivité qui date de 5 ans (février 2002).

Le type qui crie “Allez Pierre” au début et à la fin, c’est moi. Celui qui dédicace la chanson à Julie, c’est mon pote Eric (autre grand fan de Pierre).


Quand je disais qu’il s’agissait d’une double soirée électorale, je pesais mes mots.

Je vous propose un jeu très orienté mais je m’en fous c’est mon blog : parmi ces 4 sons, saurez-vous reconnaître celui qui évoque le discours de Ségolène Royal ?