On nous ment on nous spolie. Slogan de bon aloi mais de mauvaise augure en cette période troublée d’élections présidentielles.
Wikipédia lui-même, censé être le garant de la culture libre et collaborative pour tous, nous enduit d’erreur, nous plonge hardiment la caboche dans le goudron froid de l’ignorance crasse et nous maintient le ciboulot asphyxié sous des couches grasses de boue et d’obscurantisme par le biais de ses tentacules visqueux et virtuels.
J’exagère à peine. Lisez rapidement cet article. Le ou les auteurs y donnent une définition historique de la pizza, arguant que c’est un chef italien qui, en 1889, inventa la Pizza pour contenter la Reine Margherita. Et, folklore oblige, avait complété la cuisson de son pain de misère par du fromage, des tomates et du basilic frais afin de réunir les couleurs du drapeau de ces salops d’italiens qui nous sortent en coupe du monde une centaine d’années plus tard.
Dramatique. Du révisionnisme à l’état pur. Faurisson tu es un risible.
Il était temps, sur un BNG comme le mien (Blog Non Gouvernmental) que la vérité se fisse jour, qu’elle transperce les volutes du mensonge et de l’hypocrisie étatique dans laquelle on nous maintient encore en 2007, surtout chez ces salops d’italiens qui ont encore battu Lyon en coupe de la ligue (ou équivalent je n’y comprends toujours rien).
L’histoire de la Pizza a commencé, accrochez-vous, en 1965. A Paris-même. Hé ouais. Ecoutez plutôt :
Pierre du Trumont, 36 ans, chômeur venait de rompre avec sa compagne, Gina Totti Materazzi (la salope donc). Agriculteur de profession, mais honnête et intègre, Pierre décida de monter à la capitale pour s’enfoncer dans sa dépression naissante. Il emporta son baluchon, composé d’un pain sec, d’un fromage fait maison, de quelques tomates presque mures, d’une pousse de basilic, et d’un sac de farine tamisée. Et les quelque 290 000 francs d’économie acquis grâce à la vente illicite de pavot à toute la région.
Fier et têtu, Pierre affichait son opiniâtreté dans tout ce qu’il entreprenait. Et dès qu’il posa le pied à la Gare de Lyon, il se dirigea immédiatement au commissariat le plus proche. En effet, les contrôleurs lui expliquèrent brièvement l’intérêt d’acheter son billet avant de voyager, mais il avait préféré s’en tenir à “sales parigots !”, imprécation enseignée par son père sur son lit de mort pour chasser les mauvais esprits.
Une fois repu de son pain sec et de la raclée infligée par les policiers, Pierre échafauda un plan. Sa vengeance serait terrible. Ils le paieraient cher, très cher, ces sales parigots.
L’histoire ne raconte pas comment il y arriva, mais il établit un business model tout à fait crédible sur cette base : faire cuire l’ensemble de son baluchon pour en faire un plat reconnu internationalement ne prenait pas plus de dix minutes, pouvait rapporter 100 fois l’investissement de base, et on pourrait même commander depuis chez soi cette spécialité en moins de trente minutes. Les parisiens allaient payer !
C’est vrai quoi, ça coûte que dalle vingt grammes de fromage, trente gramme de farine, dix grammes de tomate pelée et une feuille de basilic. Bordel quand on voit le prix qu’on paie dans un restaurant, ça fait frémir. Mais ça évite de manger chez la belle-mère et ça ça n’a pas de prix, c’est vrai.
La suite de l’Histoire, vous la connaissez : Pierre dépose le brevet du plat le plus rentable du monde, les italiens pénètrent chez lui et lui volent la recette, rebaptisent son oeuvre “pizza”, réécrivent l’Histoire et gagnent la Coupe du Monde en 2006.
Et c’est Zinedine Zidane, neveu de Pierre du Trumont par sa femme qui, par son acte héroïque, parvint à laver l’honneur de son sang, de sa patrie, de son peuple.
Voilà Wikipedia. Voilà ce qu’il aurait fallu écrire sur l’histoire de la pizza sans contorsionner l’Histoire. Voilà ce qu’il aurait fallu affirmer haut et fort pour garder toute dignité. Mais non, vous avez failli, trahi, trompé.
D’ailleurs, Wikipedia… C’est pas italien comme nom ça ?
* référence au sketch de Laspalès & Chevallier. Les connaisseurs connaîtront.