Les femmes peuvent parler 3 minutes sans s'arrêter
Ca dťgťnŤre…
Le 24/06/2007 - 22:43

Ils m’ont rendu mon permis : je vous laisse découvrir avec horreur la tête que je me paie.

J’ai l’impression qu’à chaque nouveau permis, j’ai une tête qui dégénère.

Ci-joint.

Ca me rappelle l’image classique de l’évolution du singe vers l’homme, sauf que moi c’est à l’envers.

J’ai peur que la prochaine fois que je récupère mon permis (ardok), j’aurai cette tête-là…

Le temple de la rťflexion
Le 19/06/2007 - 10:24

A la télévision, on nous abreuve d’idées préconçues et de préjugés. Idée : jouez avec vos enfants pour en trouver dix en une minute.

Pour ma part, j’ai toujours cru que les moines du Tibet avaient l’exclusivité de la méditation, de l’introspection et de la lévitation, retirés dans leur temple sur la montagne, depuis que j’ai vu “L’enfant du Tibet” avec Eddie Murphy à quinze ans. On a les films qu’on peut, hein.

Et puis, en grossissant mûrissant, j’ai découvert que le temple de la réflexion était plus proche de nous qu’on ne voudrait nous le faire croire.

Premier réflexe scatologique, j’ai immédiatement pensé aux toilettes. Et puis, à la réflexion (vous voyez que ça marche), j’ai compris que chaque endroit dans lequel on était isolé, physiquement et mentalement, pouvait servir à nos desseins spirituels : les toilettes, la salle de bain, une chambre noire, une île déserte…

Sauf que, pour en profiter, il faut posséder des toilettes que votre femme ne peut atteindre en maugréant derrière la porte, invariablement : “tu n’as pas encore fini ?”. Et une douche que votre femme ne peut atteindre en maugréant derrière la porte, invariablement : “mais c’est pas vrai, t’as pas encore fini ?”. Pour la chambre noire, il faut tirer ses photographies soi-même et pour l’île déserte, il faut se faire tirer par un photographe.

Difficile alors de trouver l’endroit idéal où clapoterait notre cervelle, baignée de calme et de sérénité, isolée du monde matériel et de ses soucis mesquins. J’exclue évidemment la province, on ne va pas se geler les miches chez des cons de provinciaux juste pour réfléchir sur la condition humaine. Zeeeeen, zeeeen.

Et pourtant, cet endroit de rêve je l’ai trouvé. Il existe, pas que notre fantasme collectif, pas au fin fond de notre coeur, non. A deux minutes de Paris : à la préfecture de Nanterre.

Pour initier la séance de méditation, appuyez sur le bouton. Vous dégotez un ticket numéroté, disons le 623 (c’est le numéro de ticket que je viens effectivement de tirer, j’écris depuis la préfecture en ce moment. Merci les forfaits 3G illimités - ça c’est pour faire raler les collègues). Pur réflexe matérialiste, vous comparez votre numéro à la loterie qui s’affiche sur le panneau en bois : génial, vous n’êtes qu’à 26 numéros du gros lot.

Jusqu’au moment fatidique où votre numéro s’affichera sur l’annonceur insonorisé (encore un mécanisme de vicieux : on est obligé de garder les yeux sur le panneau en permanence), entrez en hibernation ! En effet, personne ne s’occupe de vous, ne vous renseigne, ne vous regarde, ne vous considère. Vous n’êtes rien en ce bas monde, moins que de la viande sur une chaise, juste un numéro sur un méchant papier.

Profitez de ce moment intime pour penser à la misère humaine, à écrire sur votre blog et à renouer avec votre haine enfouie du fonctionnaire.

Et après 1h20 d’attente, après avoir récupéré votre papier adoré (mon permis le cas échéant), pleurez. De vraies larmes de joie, lâchez-vous. Et parlez, parlez à quiconque dans la rue pour vous re-familiariser avec le monde réel, le monde de la matière et de la chair fraîche.

Et rejetez ces idées vaines et basses du grand bras d’honneur en quittant les lieux : ce serait vraiment indigne de votre séance de réflexion. Et c’est puni par la loi, les cons.

Chewing Bom !
Le 13/06/2007 - 13:59

Les terroristes, qu’on le veuille ou non, sont des méchants.

Je reprends une définition connue : les terroristes s’attaquent systématiquement à des civils. Rien que ça, ça sent la lâcheté plutôt que le courage, l’agression plutôt que la résistance, le désir de mort plutôt que le désir de vie.

Pourtant, les terroristes se ressemblent sur un point et, grâce au Ciel et au producteur de la série 24 heures (que le nom de Jack Bauer soit loué sur 10 générations), il est très facile de les identifier par ce motif récurrent : ils usent des technologies dernier cri pour faire passer un sale quart d’heure aux gentils. Et un quart d’heure par épisode d’une heure, ça fait carrément chier, on a vraiment envie que Jack Bauer les étrangle avec son PDA.

Valises nucléaires, bombes artisanales mais quand même, lance-roquettes dissimulé dans un sucre d’orge : tous les terroristes emploient, à de viles fins, des méthodes et des outils révolutionnaires. Autrement dit, le coût d’entrée à l’école des terroristes n’est vraiment pas donné, et si M. Sarkozy s’emploie à élever les frais de scolarité à l’Université, assistera-t-on de notre vivant au déclin de cette discipline de pointe ? (Amen).

C’était sans compter sur l’aide humaniste de mécènes reconnus, dont le plus célèbre, Ah Mama dîne avec le Diable, fier de ses couleurs comme un supporter parisien, entretient et soutient bon nombre d’apprentis-sorciers de la planète. Dans les milieux autorisés, on se laisse dire que cet homme s’emploierait à développer l’arme nucléaire, pour la déconne.

L’arme nucléaire les amis, ça c’est du sérieux, ça c’est du lourd. Ca pourrait déclencher la troisième guerre mondiale, ca pourrait tous nous anéantir d’un coup de bouton “sans bouger les oreilles”, ça pourrait nous ramener des milliers d’années en arrière. Et pourtant…

Pourtant, l’arme ultime, je l’ai découverte hier soir en rentrant chez moi. Un génie inconnu, que je maudis amoureusement, a découvert l’attentat parfait. Pas de traces, pas de bavures, pas de dommages collatéraux et pas de preuves. La panacée du crime, le parangon du vice.

Alors que je rentrais chez moi mécaniquement, par les quais de Seine, sur mon fidèle destrier noir 125 cm3, toutes voiles dehors et toutes manettes tournées, les cheveux dans le casque mais les dents dans le vent, qu’aperçois-je au loin ? Un feu rouge. Rien d’extraordinaire pour toi ami(e) lecteur(e) qu’un feu rouge sur les quais de Seine (encore que, as usual, je l’enfoncerais bien dans un orifice dilatable d’un célèbre maire parisien mais ça lui ferait probablement trop plaisir) mais, pour un repris de justesse justice, feu rouge rime avec “freine putain sinon ta vie sera un enfer”.

Donc je freine, donc je m’arrête. Habitude oblige, je m’incline un tantinet (un tantinet = 2 degrés) vers la droite afin de déposer ma béquille organique sur le bitume, c’est-à-dire mon pied droit. Et là, stupeur : ma semelle reste collée au plancher du scoot. Je tire, je rage, je peste : rien à faire. Et l’engin qui poursuit son inclinaison mortelle. Il me reste trois secondes avant la chute (un tantinet c’est déjà beaucoup finalement) et ma chaussure ne bouge pas d’un pouce, malgré mes efforts répétés.

Réflexe de mâle, je crie “la putain d’sa mèèèèère” avant de m’affaler sur le tarmac. Deuxième réflexe de mâle, j’appelle la mienne (de mère, pas de putain). Entre temps, mon pied s’est libéré et je prends le temps de faire l’état des dégâts : aucun, si ce n’est ma fierté et mon langage châtié.

Et bien croyez-le ou non, le type qui m’avait eu, c’était MacGyver, pas un vulgaire agent du MI6 ou un quelconque terroriste surentraîné. Le type qui m’avait eu avait collé un chewing-gum sur le plancher de mon scoot.

Je ne peux pas vous dire quelles armes seront utilisées pour la troisième guerre mondiale, mais je peux vous dire que la quatrième se fera avec des lances et des pierres.” - Albert Einstein.

Et des chewing-gums Albert, des chewing-gums.

Plouf plouf
Le 20/05/2007 - 23:55

Salut Byalpel,

Tu ne me vois jamais commenter, donc tu ne me connais pas.
Je lis régulièrement ton blog, je me marre pas mal j’avoue mais depuis deux semaines, plus rien.
J’espère qu’il ne t’est rien arrivé, et surtout pas “le coup de la panne”.

Comme les autres, j’ai payé une cotisation virtuelle, ne m’oblige pas à appeler les huissiers, virtuels tout autant.

A bientôt, et au boulot !

Jean-Pierre

Tu sais, Jean-Pierre (ce n’est pas ton vrai pseudo mais je trouve que Jean-Pierre comme pseudo c’est trop la classe), tu sais Jean-Pierre, ton email m’a ravi.

D’autant plus que j’étais allité lorsque j’ai lu ton courrier, du coup j’ai été ravi au lit.

D’abord parce que tu es le seul à avoir pris de mes nouvelles durant cette pause forcée (je travaille plus pour gagner plus), et surtout parce que tu es pour moi un nouveau lecteur déclaré, ce qui nous fait 11 en tout en comptant ma femme et ma fille à naître (qui comptent pour deux, donc).

Ne t’inquiète pas, ô doux lecteur, je n’ai pas de “panne” ni d’impuissance à écrire. Juste un manque de temps et le cercle vicieux contribuant, manque de motivation par manque de temps par manque de motivation par manque de temps.

Alors, pour toi, Jean-Pierre, je vais écrire un article qui me tient à coeur depuis mes 11 ans. Et en exclusivité pour le web, je vais enfin enfin déjouer les moments de honte et de malaise dans les cours de collège (et lycée pour les attardés).

Voici un tableau qui résume, selon le type de comptine cruche, le ou la participant(e) désignée par le meneur de jeu.
Je m’explique.

Quand vous deviez désigner le “chat” (pour le chat perché) ou “la victime” (pour la chasse à l’homme, j’étais à Sarcelles au collège), vous vous placiez en rond et vous entonniez “une vache qui pisse dans un tonneau … mais comme la reine et le roi … ce sera TOI … au bout de trois un deux trois”. Et hop ! Un chat (ou un martyr) était désigné.

Liste des chansons répertoriées (si t’en vois d’autres Jean-Pierre, n’hésite pas à les refiler à l’humanité entière pour 35€ !)

  • Une vache qui pisse dans un tonneau, c’est rigolo mais c’est salaud
  • Je fais de la purée pour mes petits cochons. Pour un, pour deux, pour trois, …, pour huit, pour neuf, boeuf !
  • Une poule sur un mur, qui picote du pain dur, picoti, picota, trois petits tours et puis s’en va.
  • Plouf, plouf, ce sera toi le chat au bout de trois, un deux trois
  • Pique une allumette, feu ! (ne fait rire que ma grand-mère)

Variantes (cumulables) à rajouter en fin de comptine , pour modifier un choix malheureux : ainsi, désigner le Musclor du lycée comme victime de chasse à l’homme donne tout son sens à l’expression “à double tranchant”…

  • Mais comme la reine et le roi ne le veulent pas, ça ne sera pas toi au bout de trois, un deux, trois
  • C’est toi !

Evidemment, on joue hors triche, effet miroir réfléchissant, effet poubelle, effet cadenas magique ou “1-2-3-terre je ne joue plus” sinon ça nous pète tout rationalisme bon sang !

Alors, en horizontal, la comptine. En vertical, le nombre de joueurs. Dans la case idoine, le joueur désigné pour la comptine originale, puis pour la première variante, puis pour la seconde variante et enfin pour les deux variantes cumulées.
On commence toujours à compter par le joueur 2.


  1 2 3 4 5 6 7
 Une vache qui pisse…
Là vous êtes un idiot…
2 2 1 1
1 1 3 3
2 1 4 3
5 5 1 1
3 6 5 1
 Je fais de la purée…
3 3 2 2
1 1 3 3
2 1 4 3
5 5 1 1
3 6 5 1
 Une poule sur un mur…
2 2 1 1
2 2 4 4
2 1 4 3
5 5 1 1
3 6 5 1
 Plouf, plouf…
1 1 3 3
2 2 4 4
1 5 3 2
4 4 6 6
2 5 4 7
 Pique une allumette…
Ici aussi…
1
2
1
4
4
4


Comprendre : à 4 joueurs, selon la première comptine, le joueur 1 sort toujours même après que le roi et la reine l’excommunient. Et avec la seconde variante, ou tout combiné, c’est le joueur 3 qui s’en prend plein la gueule.

Ne me remercie pas Jean-Pierre, c’était mon dernier message de la semaine. Oui, voilà, mon dernier mot Jean-Pierre.

Double soirťe ťlectorale
Le 03/05/2007 - 04:32

Je n’ai pas la télé et quand bien même, je ne la regarderais jamais, par choix : l’indigence des programmes et la passivité, la rupture de dialogue social qu’elle entraîne me suffisent pour rayer naturellement “la bouche d’égoût dans mon salon” de mon paysage audiovisuel comme ils disent.

Du coup, je me sentais protégé, dégagé de mes obligations de discussions inutiles et inintéressantes à la machine à café avec mes collègues de bureau.

“Dégagé oui, indifférent non” clamait Pierre dans un de ses sketchs dans lequel il se voyait bien en haut de l’affiche lui aussi, à la présidence de la République.

Indifférent non : je me suis donc débrouillé pour écouter le débat d’idées entre Mme Royal et M. Sarkozy. En reniant le match de demi-finale de Coupe d’Europe (ou UEFA ou de la ligue j’y comprends encore rien) et la Nouvelle Star sur la 6 (ou la 3 ?), émission pour laquelle il FAUT voter pour un autre Pierre, moins célèbre mais tout aussi percutant.

“Je connais ce Pierre” serait terriblement présomptueux de ma part mais il se trouve que j’ai assisté à nombre de ses concerts à l’époque à laquelle il chantait avec la chorale We Are One au Divan du Monde.

Ami(e) lecteur(e) du monde, TU DOIS ALLER ECOUTER CETTE CHORALE. Ils sont bons, ils sont généreux, ils sont musicalement géniaux et je parie qu’il existe des tonnes de graines de star qui se cachent dans les rangs de ces amateurs de chanson gospelienne.

Et puis j’ai passé des jours de vacances avec lui, son frère, ses enfants (je déconne les filles) et je vais probablement le revoir au mariage d’un de ses meilleurs potes dans dix jours.

Le jury de cette émission à la con de Nouvelle Star avait jugé Pierre trop impersonnel, sans style, sans feeling. Je vous laisse juge, ami(e) lecteur(e), avec cette vidéo en exclusivité qui date de 5 ans (février 2002).

Le type qui crie “Allez Pierre” au début et à la fin, c’est moi. Celui qui dédicace la chanson à Julie, c’est mon pote Eric (autre grand fan de Pierre).


Quand je disais qu’il s’agissait d’une double soirée électorale, je pesais mes mots.

Je vous propose un jeu très orienté mais je m’en fous c’est mon blog : parmi ces 4 sons, saurez-vous reconnaître celui qui évoque le discours de Ségolène Royal ?





Le mardi c’est gentil
Le 24/04/2007 - 09:12

Je ne suis pas versatile, instable ou capricieux. Juste que j’ai mes humeurs, comme toute femme qui se respecte.

Sauf que je ne suis pas chiant à me plaindre pour rien.

Aujourd’hui pourtant, je suis d’humeur gaie, sereine, zen. Le verre à moitié plein.

D’abord, la grossesse de ma femme se précise. Elle devient notre grossesse, je me sens déjà père, en train d’acheter la nouvelle PS3 ou de faire goûter l’harissa à ma fille de 3 mois. Plus sérieusement, je me sens le maillon de la chaîne, avec toute la responsabilité que cela implique.

Alors, coup de blues, ce matin, j’ai écouté cette chanson, que les fans et les nostalgiques apprécieront. Elle est issue d’un album de Sol en Si, et les paroles sont simples mais belles.

Alors, balancé par ces notes si douces, j’ai considéré d’un oeil agréable le fait que ce site reprenne intégralement un de mes anciens articles à son compte, sans me citer ni indiquer l’origine du texte. Comme si mon jus de cerveau servait de libation sur l’autel des blogueurs.

Après tout, il s’agit plus d’un honneur pour moi que d’un coup de Jarnac, avouons-le. Qui aurait cru qu’un jour on me reconnaîtrait dans le métro, on chanterait mes chansons dans les écoles primaires et un jeune blogueur boutonneux copierait mon texte, sans foi ni loi ?

D’après vous, lecteur(e) affable s’il en est, devrais-je les avertir de leur méfait, en les gratifiant toutefois d’une tape amicale et paternaliste sur l’épaule ? Ou savourerai-je ma relative sortie de l’anonymat en silence, à couvert, égoïstement (mais avec vous bien sûr) ?

Ardok
Le 12/04/2007 - 20:57

Etre superstitieux confine implacablement √† la psychopathie. Le moindre mal, pour la plupart d’entre nous, c’est le cercle vicieux dans lequel on se retrouve encha√ģn√© rapidement : si je ne suis pas superstitieux, il va m’arriver malheur.

Toutes les traditions plan√©taires (pour donner un sens tr√®s large √† mon propos) comportent des superstitions. M√™me la science, le croirez-vous. Certaines se balaient d’un geste de la main, d’autres font quand m√™me vachement flipper. Si croiser un chat noir me donne plut√īt l’envie de le d√©couper √† la scie circulaire, il y a peu de chances pour que vous me voyiez transpercer une poup√©e vaudou √† mon effigie.

Une des superstitions les plus ancr√©es dans la plupart des cultures, c’est la peur d’attirer la mort en l’invoquant. Pas comme des satanistes √† qui on devrait botter singuli√®rement le derri√®re (ou mieux, leur enfoncer une fois pour toutes le suppo. de Satan), mais juste en √©voquant l’id√©e que la mort pourrait nous toucher, √† court ou moyen terme.

Alors que c’est notre lot √† tous, bordel je ne veux pas mourir, pas maintenant, jamais, je veux vivre aupr√®s de mes enfants et petits-enfants, la mort c’est nul pur√©e quand on y pense.

Pourtant, j’adore effleurer la mort, juste par la pens√©e et quelquefois oralement, pour lui prouver que je ne la crains pas. J’ai commenc√© timidement, lorsque j’avais une grippe carabin√©e, par expliquer √† mon m√©decin (ma m√®re) : “docteur/maman, je n’en peux plus de renifler, je crois que je vais mourir”.

Et invariablement, comme on le pronon√ßait probablement chez ses anc√™tres, ma m√®re m’offre cette r√©ponse absconse et volcanique : ARDOK !

Ardok (la prononciation exacte est difficile, je transcris de l’arabe franc√©is√© plusieurs fois je pense) signifie, dans l’esprit : “que le Ciel nous prot√®ge”. Ou √©quivalent.

Alors, bien s√Ľr, lorsque je continuais √† taquiner la mort devant ma famille “j’ai d√©val√© la piste de ski √† fond je croyais que j’allais mourir” ou “le type est pass√© √† 30cm de ma figure, je croyais que j’allais mourir”, √ßa ne rate pas : Ardok. Tellement na√Įvement dr√īle que l’expression s’est transmise √† ma belle-famille (prochain d√©fi : √† mon bureau).

Pour préparer donc ma famille (ou ceux qui ardokisent à tout va) à ce qui va suivre, je commencerai par une belle série de 5.

Ardok Ardok Ardok Ardok Ardok.

Tout le monde a toujours r√™v√© (au sens propre et figur√©) d’assister √† ses fun√©railles. Mais, difficile d’avouer ce tel d√©sir d’existence hormis √† son psy et √† quelques drogu√©s √©gar√©s sur un canap√© miteux dans un squat du 18√®me. Mais le blog a tout permis, m√™me ce fantasme le plus fou : je vais faire ici mon √©loge fun√®bre et vous, ami(s) lecteur(e)s, vous me pleurerez. Avec pl√©thore de gentillesses en ma faveur et foison de chafouineries hypocrites mais si douces √† entendre ici-bas (dans la tombe).

Ah Seigneur, Byalpel était notre ami, notre frère, notre soutien. Il était si gentil, si gai, si heureux de vivre. Tous ses proches ici le pleurent, surtout son banquier et le patron du restaurant de pizzas du coin.

Toujours g√©n√©reux, jamais en col√®re, propre sur lui, Byalpel a √©t√© l’arch√©type de l’humain sur cette terre et nous ne le pleurerons jamais assez. Jamais.
Et… ah Maman qu’est-ce que tu fais l√† ? Quoi, moi ? Rien ! J’enregistre juste un truc pour d√©conner et… Nan maman ne t’inqui√®te pas, juste une b√™tise pour mon blog.. Mais bien s√Ľr que je parle de toi tout le temps sur mon blog… Mais bien s√Ľr que je pense aussi tout le temps √† toi mais non tu ne vas pas mourir enfin… Ardok !

Des sous, du riz et des hommes
Le 28/03/2007 - 22:23

Faut-il avoir peur des Chinois ?

Mais commençons par le commencement.
Comme moi, ami(e) lecteur(e), vous connaissez pertinemment la différence entre un Chinois, un Japonais, un Coréen, un Vietnamien, un Cambodgien, un Laotien, un Sri Lankais et un Thaïlandais. Hormis le fait qu’ils ne partagent pas la même culture, la même langue, la même histoire, la même cuisine, la même religion, la même physionomie, le même régime politique et le même régime économique, ils sont exactement pareils : ce sont des asiatiques !

Et les asiatiques, ce sont avant tout des étrangers.

Donc sournois et fourbes, à guetter notre fille et notre compagne dans les champs pour labourer, Jean-Claude (triple jeu de mot).

Ces prémices étant acquis, que reste-t-il à ce peuple de prêts-à-tout, de moins que rien, chez qui on délocalise et qui s’implantent chez nous, au nez et à la barbe de nos camarades et frères français d’Alcatel-Lucent ? Certes, ils ont pour eux la bravitude mais est-ce suffisant pour que nous les aimions comme on aime nos étrangers maghrébins, africains ou portugais ? Ou indiens ? Ou italiens ? Ou anglais ? Bordel mais on n’est plus en France ou quoi ?

Cultivés comme vous êtes, chers lecteurs de Minute (si, si, vous avez acquiescé avec un sourire narquois à mon questionnement précédent, alors que ce n’était que pure figure de rhétorique), vous avez lu le fameux bouquin de M. Peyreffite, “quand la Chine s’éveillera”.

M. Peyrefitte, dont l’accoutrement vert à paillettes de notre Académie Française mondiale a récemment inspiré le costume des elfes dans le Seigneur des Anneaux, développe dans ce bouquin des tas de concepts et d’idées sur la Chine et tout et tout, mais moi je ne l’ai pas lu, c’est vous les cultivés. Et je voulais savoir si vous l’avez trouvé bien ou pas, personnellement j’ai cité ce mec histoire de crâner un coup.

Pour revenir à la question qui me tenait à coeur, faut-il avoir peur des Chinois, vu que ça y est en France on n’a plus peur des Arabes sauf à la télé dans 24h saison 6 mais ce sont des américains c’est normal heureusement qu’on a Zidane hein ma ptite dame vous reprendrez 3 tranches de dinde avec ça ?

Faut-il avoir peur des Chinois ? Je dirais, après cette longue mais palpitante analyse qui fait mon charme, que les Chinois c’est comme la moutarde. Tant qu’elle vous pique pas le nez ou votre portefeuille, je ne sais pas comment je vais m’en sortir de cette phrase alambiquée tiens je la finirai un autre jour.

Pour terminer sur une note positive, les Chinois ont inventé les aphorismes et les phrases transcendentales hypra hype lors des soirées chez l’ambassadeur. Lao Tseu, Mao Tsé Toung et l’autre con de Fucius, tous ont laissé dans l’histoire des slogans dignes des meilleurs publicitaires de notre pays (tu vas voir qu’ils vous nous piquer ça aussi).

Ma préférée est issue de cette anecdote peu connue de nos chères têtes blondes : Confucius était coincé dans un pli de la montagne, au Tibet, par une tempête de neige cataclysmique alors qu’il prêchait la bonne parole aux moines gelés. Dans la grotte qui l’abritait, il demanda à l’occupant velu de téléphoner à sa femme pour la prévenir qu’il rentrerait tard. Car il avait marché dans la grotte de l’abominable homme des neiges, dit le Yéti.

Ce dernier ne comprenant pas (il n’est pas asiatique), Confucius essaya de lui expliquer ce qu’il désirait par des gestes simples, en accompagnant ses mimiques de cette citation qui est rentrée dans l’Histoire : “Yéti téléphone maison”.

Avec une olive*
Le 11/03/2007 - 14:19

On nous ment on nous spolie. Slogan de bon aloi mais de mauvaise augure en cette p√©riode troubl√©e d’√©lections pr√©sidentielles.

Wikip√©dia lui-m√™me, cens√© √™tre le garant de la culture libre et collaborative pour tous, nous enduit d’erreur, nous plonge hardiment la caboche dans le goudron froid de l’ignorance crasse et nous maintient le ciboulot asphyxi√© sous des couches grasses de boue et d’obscurantisme par le biais de ses tentacules visqueux et virtuels.

J’exag√®re √† peine. Lisez rapidement cet article. Le ou les auteurs y donnent une d√©finition historique de la pizza, arguant que c’est un chef italien qui, en 1889, inventa la Pizza pour contenter la Reine Margherita. Et, folklore oblige, avait compl√©t√© la cuisson de son pain de mis√®re par du fromage, des tomates et du basilic frais afin de r√©unir les couleurs du drapeau de ces salops d’italiens qui nous sortent en coupe du monde une centaine d’ann√©es plus tard.

Dramatique. Du r√©visionnisme √† l’√©tat pur. Faurisson tu es un risible.

Il √©tait temps, sur un BNG comme le mien (Blog Non Gouvernmental) que la v√©rit√© se fisse jour, qu’elle transperce les volutes du mensonge et de l’hypocrisie √©tatique dans laquelle on nous maintient encore en 2007, surtout chez ces salops d’italiens qui ont encore battu Lyon en coupe de la ligue (ou √©quivalent je n’y comprends toujours rien).

L’histoire de la Pizza a commenc√©, accrochez-vous, en 1965. A Paris-m√™me. H√© ouais. Ecoutez plut√īt :

Pierre du Trumont, 36 ans, ch√īmeur venait de rompre avec sa compagne, Gina Totti Materazzi (la salope donc). Agriculteur de profession, mais honn√™te et int√®gre, Pierre d√©cida de monter √† la capitale pour s’enfoncer dans sa d√©pression naissante. Il emporta son baluchon, compos√© d’un pain sec, d’un fromage fait maison, de quelques tomates presque mures, d’une pousse de basilic, et d’un sac de farine tamis√©e. Et les quelque 290 000 francs d’√©conomie acquis gr√Ęce √† la vente illicite de pavot √† toute la r√©gion.

Fier et t√™tu, Pierre affichait son opini√Ętret√© dans tout ce qu’il entreprenait. Et d√®s qu’il posa le pied √† la Gare de Lyon, il se dirigea imm√©diatement au commissariat le plus proche. En effet, les contr√īleurs lui expliqu√®rent bri√®vement l’int√©r√™t d’acheter son billet avant de voyager, mais il avait pr√©f√©r√© s’en tenir √† “sales parigots !”, impr√©cation enseign√©e par son p√®re sur son lit de mort pour chasser les mauvais esprits.

Une fois repu de son pain sec et de la raclée infligée par les policiers, Pierre échafauda un plan. Sa vengeance serait terrible. Ils le paieraient cher, très cher, ces sales parigots.

L’histoire ne raconte pas comment il y arriva, mais il √©tablit un business model tout √† fait cr√©dible sur cette base : faire cuire l’ensemble de son baluchon pour en faire un plat reconnu internationalement ne prenait pas plus de dix minutes, pouvait rapporter 100 fois l’investissement de base, et on pourrait m√™me commander depuis chez soi cette sp√©cialit√© en moins de trente minutes. Les parisiens allaient payer !

C’est vrai quoi, √ßa co√Ľte que dalle vingt grammes de fromage, trente gramme de farine, dix grammes de tomate pel√©e et une feuille de basilic. Bordel quand on voit le prix qu’on paie dans un restaurant, √ßa fait fr√©mir. Mais √ßa √©vite de manger chez la belle-m√®re et √ßa √ßa n’a pas de prix, c’est vrai.

La suite de l’Histoire, vous la connaissez : Pierre d√©pose le brevet du plat le plus rentable du monde, les italiens p√©n√®trent chez lui et lui volent la recette, rebaptisent son oeuvre “pizza”, r√©√©crivent l’Histoire et gagnent la Coupe du Monde en 2006.

Et c’est Zinedine Zidane, neveu de Pierre du Trumont par sa femme qui, par son acte h√©ro√Įque, parvint √† laver l’honneur de son sang, de sa patrie, de son peuple.

Voil√† Wikipedia. Voil√† ce qu’il aurait fallu √©crire sur l’histoire de la pizza sans contorsionner l’Histoire. Voil√† ce qu’il aurait fallu affirmer haut et fort pour garder toute dignit√©. Mais non, vous avez failli, trahi, tromp√©.

D’ailleurs, Wikipedia… C’est pas italien comme nom √ßa ?



* r√©f√©rence au sketch de Laspal√®s & Chevallier. Les connaisseurs conna√ģtront.

Devant le mur de Jerusalem…
Le 12/02/2007 - 19:52

(c’est le titre d’une chanson de Jonasz)

Seigneur,

Je suis devant toi au pied du Mur, et pardonne déjà mon humour ravageur mais n’est-ce pas Toi qui m’en a divinement muni ?
Comme chaque jour, je vais réciter à voix haute ma prière pour Toi en espérant qu’elle te parviendra encore plus vite, depuis ton sanctuaire. Ca me rappelle une méga-blague d’ailleurs mais plus tard, Seigneur, plus tard.

Seigneur, je sais pertinemment que Tu es occupé par des causes tordues et malsaines : les guerres, les famines, les catastrophes naturelles, l’élection de Ségolène Royal etc… mais je T’en supplie humblement, écoute ma prière et accède à mes souhaits, même s’ils semblent aussi futiles que des patins à roulettes pour unijambistes.

C’est une vraie question n’empêche : comment les unijambistes font pour pousser sur leurs rollerblades ?

Alors, voici dans un ordre aléatoire, mes réquisitions :

  • Il faut IMPERATIVEMENT que le doubleur français de Bruce Willis ne meurt jamais
  • Peux-tu, dans Ta grande clémence, défigurer à vie l’enfant de femme dont les charmes se monnaient qui ne veut pas me rendre mon permis. Je propose, au choix mais à Ta disposition : lèpre purullente sur les parties intimes, syphilis choléra et sida des orifices nasals, carte du parti communiste etc.
  • Pourrais-Tu me filer la formule du Nutella qui fait pas grossir au fait ?
  • Il faudrait sérieusement penser à aider les unijambistes à faire du skateboard en leur évitant d’être ridicule…
  • Je sais que malgré Ta toute puissance, Tu ne pourras jamais ôter une miette de la susceptibilité innée des Constantinois. Pourrais-tu au moins te concentrer sur MA femme et sa famille ?
  • Seigneur, je T’en conjure, aide-moi à me venger des infidèles et des incroyants : que ceux qui me traitent de GROS soient brûlés vifs sur un bûcher comme à la bonne époque, ou alors que leur voiture si pourrie soit-elle fasse office d’exultoire à tes foudres célestes (Tu peux effectivement passer par les gangs du 9-3 si besoin).
  • Bon, comme d’habitude, je pourrais avoir les numéros de l’Euromillions de cette semaine ET PAS CEUX DE LA SEMAINE PASSEE COMME LA DERNIERE FOIS ?
  • Enfin Seigneur, et ce sera mon ultime requête pour la journée, pourrais-Tu enfin promouvoir ce blog au 20h sur TF1 ? Et infliger la gâle anale à ceux qui ne paient pas leur cotisation ?

Que Ton nom soit béni à tout jamais. Amen.

Et si Tu insistes Seigneur, je vous raconte la blague une prochaine fois.