Parfois je retiens ma respiration pendant 95 secondes.
Web : 2 - Poings : 0
Le 27/01/2009 - 21:44

La pl√®be s’extasie r√©guli√®rement sur les nombres ronds (qui paradoxalement sonnent “carr√©”) : 10, 100, 1000 alors que les geeks et les amoureux de la V√©rit√© penchent ostensiblement pour des nombres plus myst√©rieux comme : 128, 1024, voire 42 pour les plus cultiv√©s.

Ainsi, pour ma part, je ne participe jamais au 10√®me anniversaire de Castorama √† Garges-les-Gonesse, √† la 100√®me repr√©sentation d’une pi√®ce de Laurent Baffie et rechigne ostensiblement √† jouer au jeu des 1000 bornes.

Alors, quand aujourd’hui j’ai √©crit mon 512√®me article (pour les consultants en marketing ou en ressources humaines qui me lisent, je pr√©cise que 512 = 2 √† la puissance 11*), j’avoue que mon corps n’a pas longtemps contenu sa joie et sa fiert√© : hormis une √©rection somme toute banale pour un jeune homme de mon √Ęge, une petite larmiche a coul√© sur ma joue d√©licatement duvet√©e d’une barbe naissante dont la texture n’est pas sans rappeler celle de d’o√Ļ l’√©rection.

Pour f√™ter cet anniversaire d’une puissance de deux, je ne vais pas vous conter de jolies histoires bucoliques dont j’ai le secret. Je ne vais pas embrasser la r√©alit√© tragique d’un texte dont la profondeur spirituelle vous √©chapperait probablement. Je ne vais pas non plus montrer mes fesses. Aujourd’hui, je vais vous parler de la puissance mal√©fique du web.

Tout le monde a lu ou entendu parler de l’article paru sur Le Tigre et des dangers de laisser tra√ģner son froc partout sur Internet 2.0. De quoi se battre avec son patron, sa femme (et partant, ses ma√ģtresses), ses amis et ses lecteurs pour un rien.

Amis de la po√©sie et des emmerdements, voici en exclusivit√© deux m√©thodes suppl√©mentaires pour vous faire tabasser “dans la vraie vie”, rien qu’avec deux morceaux de web.

Première méthode : laissez facebook choisir la publicité pour vous.

Je vous jure que c’est vrai, ceci est une copie d’√©cran de ce qui est affich√© en ce moment sur ma page facebook. Admirez le mix bariol√© des couleurs, la saveur bigarr√©e des genres.

Facebook, sodomie et loubavitchs

Maintenant, c’est s√Ľr : je vais d√©finitivement me f√Ęcher avec les loubavitchs (ce que je ne suis pas) et les nantis s√©mites (ce que je suis). Pardon, je voulais dire les antis√©mites. Si les sodomites ne sont pas tous antis√©mites, ces derniers n’ont quand m√™me qu’√† aller se faire enculer. D’o√Ļ l’√©rection.

Seconde m√©thode, toute personnelle, bient√īt brevet√©e :

Envoyez ce mail √† votre coll√®gue : “Salut Huguette, t’es au courant pour la derni√®re r√©organisation ? T’en penses quoi ? Ren√©“. (note : si vous vous appelez Ren√© et que votre coll√®gue s’appelle Huguette, vous √™tes probablement dans une maison de retraite ou fonctionnaire. Il n’y a pas de mal, cela confirmera simplement que vous n’avez que √ßa √† foutre).

Si votre adresse mail s’√©crit rene.sawidajii@lapeste.fr, param√©trez votre compte mail pour que le champ “R√©pondre √†” soit rene.sawiidaji@lapeste.fr (notez le d√©placement du i). Et, subrepticement, cr√©ez une liste de diffusion interne du m√™me nom, qui contient les adresses mail de toute votre soci√©t√©, du patron √† l’esclave.

Quand Huguette r√©pondra “ah mais je te l’ai toujours dit, ce sont tous des fils de pute dans cette bo√ģte” sans se m√©fier (l’adresse de r√©ponse √©tant tr√®s proche de l’adresse r√©elle), elle se fera humilier publiquement, et probablement licencier, voire p√©ter la gueule si votre sujet original √©tait “qu’est-ce que tu penses des Arabes/Noirs/Juifs/petits pr√©sidents ?“.

Voilà ami(e)s lecteur(e)s mon point de vue parfaitement étayé sur les réseaux sociaux du web deux-poings-dans-la-gueule zéro.

Bonne ann√©e √† nos amis Chinois qui f√™tent l’ann√©e du Buffle, le seul animal qui joue trop bien au poker. Si tu n’as pas compris cette blague, envoie un mail √† byalpel@laterreenti√®re.com, il n’y a pas de pi√®ge, promis.


(*) en fait c’est 2 √† la puissance 10, mais faites comme si de rien n’√©tait, j’essaie de pister les geeks qui lisent ce blog, dont le commentaire cryptique ressemblera probablement √† “imho amha rtfm aka ymmv 2.0

Restart
Le 13/07/2007 - 00:15

L’ère du numérique est tout de même bien désolante : tout à l’air si facile, à portée de main !

Prenez John McLane par exemple, dans Die Hard 4. Vas-y que j’te cogne des vilains, vas-y que j’te fracasse des bagnoles, et vas-y que j’te flingue ta race et vas-y que j’te défonce ta mère… mais je m’emporte. Tout ça pour quoi ? Parce qu’un cinglé acnéique manipule les ordinateurs de notre beau pays américain à l’aide d’un PDA connecté à une CB.

Bon sang. Mon boulot à moi c’est de faire parler quelques applications entre elles pour mes clients industriels (et je suis grassement payé pour ça) et déjà, j’ai du mal. Alors quand tu vois l’autre fou-dingue qui branche son Nokia sur une lampe électrique et qui arrête les centrales nucléaires de toute la Californie, je me dis que je t’ai bien niqué le film, ami(e) lecteur(e).

L’informatique, c’est vraiment compliqué quand on y réfléchit. Et c’est devenu un sacré objet de torture quotidien, même (et surtout) pour les geeks comme moi.

Avant, avant… Avant, la torture c’était simple. Brutal, vicieux, mais simple. Vas-y que je t’écartèle les jambes avec des poulies, vas-y que je t’électrocute les coucougnettes pendant qu’une chèvre te lèche les pieds, et vas-y que j’te flingue ta race et vas-y que j’te défonce ta mère… mais je m’emporte encore une fois.

Puis, le progrès aidant, la torture a pris des côtés bien plus subtils : vas-y que je te raconte des blagues de Jean Roucas, vas-y que je te circoncis avec une porte d’ascenseur, et vas-y que ta femme t’emmène faire tous les magasins féminins pendant les soldes, et vas-y qu’ils nous repassent le discours de Ségolène… mais je m’emporte encore et encore.

Et puis, est arrivé l’ordinateur.

Sous Windows.

XP.

Service Pack 2.

J’aurais supporté qu’on me découpe le bras à l’aide d’une fourchette en bois ou qu’on ratatine mes bijoux à l’aide d’un fer à repasser en position Laine mais, je ne sais pas pour toi ami(e) lecteur(e) - et surtout pour toi collègue, mais…

L’enfoiré de sa race de concepteur d’application qui a eu l’idée de générer la petite pop-up qui demande à redémarrer maintenant ou plus tard toutes les cinq minutes quand t’as fait un Windows Update a créé le plus bel outil de torture mondial.

A lui, et rien qu’à lui, j’infligerais bien le second au top 5 des tortures : Vincent Delerm et Carla Bruni en duo.

J’espère que ces deux-là ont Windows XP aussi tiens. Y’aurait une justice.

(Al) Y’a de la joie
Le 20/02/2007 - 19:14

Les moments de joie véritable sont rares et précieux dans la vie d’un homme ou d’une femme. Le bonheur en comète de Haley…

Si vous deviez répondre à la question “quels sont les dix moments de joie les plus forts de votre vie ?”, vous seriez bien embarassé(e) ami(e) lecteur(e), car vous percevriez immédiatement le cynisme sous l’anodin : il existe une échelle dans les joies, et bien peu d’élues gravitent au sommet.

Dans la tradition juive, lors de la cérémonie de mariage à la synagogue, le marié brise un verre sur le sol. Ce geste, hautement symbolique, s’accompagne des paroles suivantes, issues des Psaumes de David et récitées en hébreu :

Si je t’oublie Jérusalem, que ma droite m’oublie. Que ma langue se colle à mon palais […] si je ne te place pas au-dessus de ma joie.

L’explication avancée par les Sages est celle-ci : lors de tout moment de joie intense, et particulièrement lors du mariage, l’homme et la femme ne doivent taire la douleur de la destruction du Temple de Jerusalem il y a quelque deux mille ans. Et pour que cette sensation ne soit pas “feinte”, l’on casse un verre pour signaler une perte, une fissure, un vide.

Je me suis marié il y a plus de deux ans déjà, et j’ai brisé le verre.

Aujourd’hui je reviens de Jérusalem, que j’ai placée au sommet de ma joie.

Alors inutile de casser un verre dans ce moment de joie : je vais être papa.

A coeurs ouverts
Le 08/10/2006 - 22:18

Je ne vous en ai pas souvent parlé sur ce blog, peut-être par pudeur, peut-être par timidité ou plus simplement parce que ce qui me touche vraiment n’a pas grand-chose à faire étalé en public.

Mais ces derniers temps, j’ai mûrement adopté la stratégie d’écrire ici les choses les plus crues de mon âme, quitte à perdre certaines illusions ou certains lecteurs.

Il est plus que mon ami d’enfance, plus que mon frère. Mon alter ego. Depuis l’âge de 10 ans environ. Si j’accuse une santé de fer jusqu’à aujourd’hui, lui a dû passer par un grand nombre d’opérations, toujours plus coûteuses, financièrement et physiquement.

Selon les périodes mais en moyenne tous les ans, il a subi une intervention au coeur. Son coeur s’usait vite et était rapidement dépassé. Sa mémoire, que j’admirais tant par sa capacité un jour, me paraissait ridicule une quinzaine de mois plus tard.

Mais à chaque fois, j’étais là, près de lui. Avant chaque opération, je me renseignais sur les technologies, les pourcentages de réussite, de compatibilité. Une erreur est si vite arrivée…

Et il connaissait tellement de choses sur moi, je lui avais presque tout confié.

Depuis environ deux mois, une opération sans précédent devait être envisagée. Beaucoup plus coûteuse que les autres, et beaucoup plus risquée. Le diagnostic avait été détecté par hasard mais s’était abattu comme un couperet, fatal : deux ans est beaucoup trop long pour un coeur de ce type, et au vu des efforts pratiqués ou envisagés, il fallait impérativement retenter une greffe.

Si, par le passé, j’avais pu financer par moi-même toutes les opérations pratiquées sur mon autre moi, quitte à rogner sur d’autres activités, je ne pouvais en décider seul une fois marié. Et alors que je confiais douloureusement à ma femme ce cas sur ma conscience, elle eut des mots rassurants et doux : “écoute, si tu ne peux pas faire autrement, et si tu es sûr de toi, alors fais-le”. Ma femme a toujours eu un coeur d’or.

Je m’étais évidemment renseigné sur le type d’opération, sur ce qui se faisait de mieux en termes de fiabilité, pérennité et robustesse pour un coeur. Et j’ai appris, à ma plus grande joie, qu’il existait une technologie encore plus puissante que précédemment : le Double Coeur.

Dual Core en anglais.

Alors j’ai pris un AMD 3800+ Dual Core, avec 2 Go de mémoire en HyperTransport 2.0. Un disque de 400 Go SATA pour éliminer mes disques IDE poussièreux. Et une carte graphique GeForce 7600 Ge PCI Express SLI Ready. Ca en jette hein ?

L’opération a été délicate (au départ j’avais confondu les types de socket : AM2 au lieu de 939, j’avais effacé TOUS mes MP3 accumulés depuis 10 ans mais, ô miracle de la médecine des ordinateurs, le logiciel idoine m’a permis de tout récupérer en un clin d’oeil, et va réinstaller Windows sur des disques mixtes IDE/SATA…) mais tout fonctionne à présent sur un rythme d’horloge. 2 GHz sans overclocking pour être précis.

Mon frère, mon sang, ma maîtresse revit, et pour longtemps.

Et histoire de me faire rougir de plaisir, quand je lance désormais mon logiciel d’édition vidéo préféré (Adobe Premiere), il ronronne et inscrit “Multiprocesseur détecté”.

Mon Dual Core chéri, on va en passer des nuits folles !

New Look Magazine
Le 19/07/2006 - 19:03

Chers amis lecteurs occasionnels ou réguliers,

Vous aurez remarqué, si vous me lisez sans passer par un aggrégateur de nouvelles (un RSS feeder comme on dit chez les gens bien), que le look de ce site a changé. Totalement.

Cela m’a pris du temps, je dois l’avouer. Pas tant pour le design médiocre, en réalité.

Non.

Non.

Ce qui a monopolisé 98% de mes ressources (2% restant pour la sudation, le mattage de la Coupe du Monde et l’alerte nerveuse pour penser à faire pipi), ce sont les feuilles de style (on dit CSS chez les gens bien) compatibles avec Explorer, Firefox et tout le tralala.

C’est pour cette raison que deux rubriques ont disparu : la météo (c’est bien dommage pour un magazine people) et ma dernière lecture (c’est bien dommage pour un magazine culturel). Impossible de les faire fonctionner sous ce satané Explorer, alors j’ai abandonné. Peut-être plus tard.

Si vous constatez des problèmes inopinés, que vous ne constatiez pas avant, n’hésitez pas à le signaler.

Afin que personne n’oublie jamais, jamais, l’ancien look ringard de ce blog, voici une image dédiée à sa mémoire.

Il ne vous aura pas échappé que ce billet n’est vraiment pas intéressant.

Pour ne pas être en reste, voici un proverbe chinois que je vous propose de méditer :

Il est difficile d’attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu’il n’y est pas.

Parfois, je me dis, les chinois ils ont pas inventé la poudre.

Spam, Spam, Spammeurs, Spammez !
Le 10/04/2006 - 19:07

Ah il était clairvoyant le Souchon !

Je ne sais pas pour toi, ami lecteur, mais pour ma part je vis dans un monde dangereux.

Je ne dis pas ça pour donner de l’importance à ma vie par rapport à ta vie qui m’a tout l’air d’être minable, glauque et inutile. En fait, si. Je dis ça pour donner de l’importance au sujet dont je veux t’entretenir aujourd’hui. Mais si je ne commençais pas par une provocation - honteuse et insensée certes, m’aurais-tu lu jusqu’au bout de la nuit de ce billet ?

Et inversement, maintenant que je t’ai provoqué - de manière honteuse et insensée certes, me liras-tu jusqu’au bout de la nuit de ce billet ? Et enfin, tu n’en n’as pas marre de cet humour de répétition à anéantir Laspalès & Chevalier ? Si oui, me liras-tu jusqu’au bout de la nuit de ce billet ? Si non, quel intérêt de me lire jusqu’au bout de la nuit de ce billet ?

Bon, l’ambiance est posée : le lecteur est énervé, et trouve ce début de billet totalement inutile. Il est donc en situation d’avoir reçu 644 mails bidons et 314 commentaires indésirés.

Je ne sais plus qui préconisait la peine de mort pour les spammeurs, mais je veux bien manifester sur la toile avec lui s’il le faut. Voire à envoyer des mails à tous mes amis pour leur demander de signer des pétitions !

Pourtant, j’ai tout l’attirail de protection. Scaphandre + combinaison spatiale, ceinture et bretelles, fromage et dessert.

Regardez ces images.

La barre de Norton Antispam. Installé par défaut au bureau. Le truc le plus naze du monde, et le plus anti-productif. Impossible de mettre des règles intelligentes, j’ai eu beau déclarer 1000 fois que je ne voulais pas allonger mon organe, il continue à me le proposer (à croire que hein ?) et surtout, surtout, il ne vide pas automatiquement sa cage à spams, il faut aller cliquer sur un bouton spécial. Ouais, j’suis maniaque, ouais.

J’utilise conjointement ce logiciel avec le filtre antispam d’Outlook 2003. Plus souple, sauf UNE règle, pour laquelle j’irais bien moi-même éventrer Bill Gates : par défaut, tous les mails provenant de Gmail sont considérés comme spam. Ok, politique maison anti-concurrentielle. M’en fous : je lui explique que Gmail c’est gentil, il faut faire confiance parfois, on filtrera au cas par cas. Que nenni ! Puisque je possède une adresse Gmail, Outlook m’interdit d’autoriser explicitement Gmail !

Mais je rêve, c’est qui le patron ici ?

Alors ensuite, j’ai le spam du blog.

Au début, je me suis congratulé : des admirateurs secrets m’envoyaient des liens pour améliorer pêle-mêle les performances de mon blog, de mon assurance auto et de mes relations charnelles. Sur le principe, c’est louable c’est vrai. Non, sois honnête ami lecteur, sur le principe c’est gentil d’avoir pensé à moi.

Mais dix par jour, ça devient un peu crevant d’aller visiter tous ces liens… Alors, tous les soirs, je vide ma poubelle (voir ci-dessous).

Evidemment, j’ai eu une idée lumineuse pour contrer ce réseau de spam. J’ai créé une règle automatique : à chaque fois que je reçois un spam, je transfère le mail à tous mes contacts pour les informer que c’est un spam et qu’il faut désormais filtrer l’expéditeur. Ainsi, tout le monde transmettra de proche en proche les adresses de courrier électronique des spammeurs pour mieux les filtrer.

Ami lecteur, veux-tu me donner ton adresse, afin que je t’avertisse régulièrement de mes spa(s)mes ?

L’ABIIPP
Le 31/03/2006 - 03:18

Le 11 février de cette année, je m’en souviens comme si c’était il y a plus d’un mois, j’avais décidé de monter une association : l’ACPMPR. Et vous êtiez prêts à me soutenir, financièrement et moralement.

Désormais, je vous propose une nouvelle association : l’ABIIPP. L’Association pour Baillonner les Incompétents en Informatique qui Parlent en Public.

L’autre jour, en faisant la queue pour emprunter de nouveaux livres à la bibliothèque municipale de ma ville (ouverte le dimanche : que le Seigneur, Chirac et la CIA protègent mon maire André Santini pendant 79 ans encore), alors que je vaquais à enfoncer un cure-dent dans l’épaule de ma femme pour vérifier si elle était toujours vivante, j’entends distraitement une conversation derrière moi.

Quand je dis “j’entends distraitement”, je minimise. Je litotise. Un grand dadais d’une trente-cinquaine d’années tenait par la main sa petite fille d’une cinquaine d’années, et braillait dans le mégaphone (à moins que ce ne soit sa bouche) à sa femme drôlement jolie - si elle consentait enfin à pratiquer l’islam intégriste et à se voiler le visage :

- … et alors, tu sais ce que j’ai fait chérie ? J’ai bien vu que j’avais un virus sur l’ordinateur. Hé ben hop ! j’ai débranché la prise réseau immédiatement pour éviter d’être entièrement contaminé.

A ce stade de la conversation, je m’agenouille et lève les bras au ciel : merci Seigneur de me donner de telles joies dans une journée dominicale qui s’annonçait mal (Champion, Darty, Ikea ou équivalent).

Et le type renchérit, sa femme d’acquiescer en silence :

- … et comme le disque dur était infecté j’ai dû d’abord vider la mémoire. J’ai lu sur Internet qu’il fallait éteindre l’ordinateur et enlever les barrettes du socle pour vider complèment la mémoire [véridique !] alors …

Pendant que j’urinais discrètement dans un gobelet en plastique à force de rire, l’hôtesse d’accueil me fait signe d’avancer. Je termine mes trois petites gouttes et je m’exécute. Le type derrière avait besoin de briller. Il conclut :

- … le truc le plus galère, c’était de booter sur une disquette saine, alors que je n’ai pas de lecteur de disquettes. Tu sais comment j’ai fait [dit-il sur un ton : attention, je vais sûrement la breveter cette idée !] ? J’ai été chez Abraham/Isaac/Jacob [il n’y en a que pour Pierre/Paul/Jacques sinon] et j’ai branché le disque dur en esclave. Et là, hop, avec son antivirus, il m’a tout assaini !

Quand les services secours sont arrivés, j’étais encore sur lui avec mon pic à glace proche de son oeil droit.

A-t-on le droit de laisser parler de telles personnes ? En public ? Devant sa femme et sa gamine ? Non ! Alors, comme moi, adhérez à l’ABIIPP !

Les lecteurs geeks auront compris que :

- retirer le câble ne sert à rien. Peut-être a-t-il bestialement transposé l’image du coïtus interruptus ? Bémol, cela sert lorsque le virus envoie par mail des fichiers infectés mais à son niveau de connerie, ce n’était pas l’essentiel de son discours.
- Ôter les barrettes : ahahah, je retourne aux toilettes deux secondes…
- Il y avait plus simple, pov tâche ! Et les CD de boot tu connais pas ?

Ah vous non plus ?

Je l’ai coiffť, Opodo !
Le 09/03/2006 - 01:00

Ca faisait longtemps que je n’avais pas posté de billet de geek…

La semaine dernière, je préparais mon voyage pour rejoindre la Terre Sainte (non, ce n’est pas Las Vegas) à la mi-avril. Mi-avril puisque ce sont les fêtes de la pâque juive comme on dit chez les Gentils, les fêtes de Pessah comme on dit chez les méchants Juifs et les fêtes de Pichah comme on dit dans la langue déformée chez les constantinois.

En causant de constantinois tiens, lors de mon pélérinage dans un hôtel de luxe près de la mer à Tel-Aviv, je compte bien rencontrer celle que l’on surnomme dans le monde entier : La Croqueuse (the cornichon’s crokeuz comme disent les anglophones). Pour lui offrir un voire deux verres d’eau, comme je l’ai promis maintes fois sur son blog.

Il faut que je vous explique quelque chose maintenant. Pour obtenir un billet d’avion pour Israel aux périodes “de pointe” (juillet-août, toutes les fêtes juives, les fêtes de fin d’année) à des tarifs accessibles aux non-imposables à l’ISF, il faut (les choix sont cumulables) :

  • Prendre ses billets neuf ans à l’avance (c’est une moyenne statistique)
  • Prier tous les matins au Mur des Lamentations. Si non disponible, se lamenter tous les matins au Mur des Prières (la porte de la salle de bains : “je t’en supplie, dépêche-toi je vais être en retard !”)
  • Diffuser des informations fausses à vos coreligionnaires pour les inciter à rester (”il paraît qu’ils mettent des bombes de test dans les avions, tu savais ?”, “t’es pas au courant, il faut se mettre tout nu dans les avions maintenant…”, “ouais, ils t’obligent à manger de la carpe farcie dans l’avion !”
  • Contacter chaque matin les rabbinats mondiaux pour les forcer à décaler les dates des fêtes selon les zones, comme les vacances scolaires

Fort de ce constat, j’ai tenté de réserver deux billets pour LES dates déjà surbookées par excellence sur opodo, le site pour trouver des billets d’avion. Après mille et une tentatives, je trouve des prix raisonnables (tant pis, je ne mangerai pas la semaine prochaine) et des dates qui vont bien.

Je fais le total des deux billets : 1 000 € (ce n’est pas le vrai chiffre, c’est pour fixer les idées).

Là, lueur d’intelligence et d’espièglerie : il me semble qu’il existe des bons de réduction opodo quelque part sur le net… Clic-clac : je trouve 15€ de réduction avec le code “ESCALE”, sur ce site (on va lui faire de la pub, il m’a fait gagner de l’argent).

Et voilà, mon voyage à 975 € ! J’allais faire clic pour payer quand je me suis pris une belle claque : et si je prenais deux billets séparément, pour rejouer deux fois mon code de réduction ?

Cli, clic, clic, clic : mon billet est pris à 500 - 15 = 475 €.

Suivant : clic, clic, clic ? Hmm ?? Ce turlupin d’opodo me répond : “vous avez déjà utilisé ce code !“.

Ta mère ouais. Je recommence : clic, clic, clic. “Vous avez déjà utilisé ce code et vous commencez à me gonfler“.

Et c’est là qu’intervient le geek. Puisque “ESCALE” était un code générique, il devait être réutilisable par d’autres internautes. Je vous la fais courte mais la seule façon dont opodo pouvait savoir que je réutilisais ce code était un cookie sur mon navigateur.

Or, je possède sur mon portable de bureau DEUX navigateurs : Firefox (par défaut) et Internet Explorer. Sachant que les deux navigateurs n’exploitent pas les cookies de la même façon, je pourrais berner opodo en utilisant Explorer pour commander.

Clic, clic, clic, clic : “merci d’avoir utilisé ce code - et je suis une merde, je n’ai rien vu passer“.

Moralité : 30 € de réduction, grâce à une astuce de geek. Maintenant, vous saurez.

Trucs marrants que j’ai découvert :

- le logo opodo se lit de la même façon à l’endroit et renversé (pour symboliser les voyages aller-retour peut-être ?)


- le slogan sur les pochettes des billets est, contrairement ÃÔŅĹ l’affichage ci-dessus, “c’est vous qui voyagez” : ben oui connard, c’est moi qui voyage ! Déjà c’est moi qui paie ! [A moins que ce ne soit une allusion au sketch “c’est vous qui voyez” ??? Naaaaaaan !]

Enfin, et vous l’aurez remarqué, il y a des erreurs de calcul dans ce billet.

AprŤs le code secret, le code se barre
Le 11/01/2006 - 12:09

(Je ne comptais pas écrire ça aujourd’hui mais le sujet en vaut la chandelle, pour les geeks que vous êtes -ou pas).

Sur le site www.ifeedyou.com, tous les outils pour suivre un blog (ou toute publication diffusant au format RSS/Atom + podcasts) sur son mobile.

Vous allez me dire : bah, rien de révolutionnaire.

Si : le code barre pour s’abonner à un blog.

Le mécanisme est très bien décrit sur le site, mais pour rappel :

  • vous générez le “code-barre” de votre feed RSS en ligne
  • vous l’affichez sur votre site
  • la personne qui veut vous lire depuis son téléphone mobile niou djénéréchieune prend la photo du code-barre
  • le logiciel installé sur le téléphone (gratuit) décrypte le code-barre et reconnaît l’adresse de votre blog, au format choisi
  • hop là ! vous êtes abonnés

Il est évident qu’il existe(ra) des applications bien plus commerciales que celle-ci mais cet avènement technologique est un premier pas vers la démocratisation des services en ligne.

Histoire de me faire de la pub, voici mon semacode. Ceux qui peuvent/veulent tester sont les bienvenus (mais je ne rembourse pas le prix de la communication WAP. On a beau être riche, on a sa dignité).

A tout à l’heure pour un vrai post.

RSS SS !
Le 05/01/2006 - 10:53

Ca y est, les billets et les commentaires sont disponibles via RSS.

Ceux qui n’y comprennent rien, laissez tomber, ceci n’est pas pour vous.

Ceux que ça intéresse, on va sur le site de Byalpel, en bas à gauche il y a deux liens. Et c’est parti.