Hier, le chat de ma soeur a eu 8 bébés.
Cabbale filiale
Le 25/11/2008 - 10:28

Je pense que ma fille, 16 mois hier, m’adresse un message. Les pédo-psychiatres disent qu’à son âge, on comprend la causalité des événements, on perçoit les sentiments et les attitudes, et on transforme en série de Fourier.

Mais comment vais-je lui expliquer que c’est la crise et que l’on va tous mourir en avril, en mai pour les plus optimistes ?

(note si ma femme lit cet article : les pédo-psychiatres disent qu’à son âge il ne faut pas trop la contrarier, on devrait peut-être songer à prendre la PS3, tant pis ; si c’est pour son bonheur, on mangera des pâtes crues, des racines de pissenlit et on jouera sur la télé 127cm plutôt que sur le projecteur).

Je change de boîte
Le 12/12/2007 - 00:25

Un long mois d’absence sur ce blog… Et pour cause.

Je change de boîte.

Je le dis d’emblée, je sais que certains de mes collègues lisent ce modeste blog. Je hais la plupart d’entre eux, mais reconnaissons-leur malgré tout un certaine recherche de qualité et un incontestable goût pour les beaux textes.

Je sais également, et elle sera la plus surprise par cet article, que ma DRH lit ce blog. Claudia, je m’adresse à toi directement maintenant pour…

A ce stade, je précise juste deux choses :

- Je tutoie ma DRH. La réciproque est à vérifier, elle ne m’adresse pas la parole.
- Notre DRH ne se pas prénomme évidemment pas Claudia mais elle est typée comme le top modèle éponyme : grande, blonde décolorée, yeux verts en amandes. Et mariée, oui mais moi aussi alors on se calme.

Je respecte donc son intimité, du moins jusqu’à la validation de mon augmentation début janvier.

J’ai l’air de plaisanter, mais cet article est drôlement plus sérieux : je change de boîte.

Rien n’est éternel, évidemment. Les acquis sont en permanence remis en cause (même pour les grévistes chevronnés), notre volonté est amoindrie par une irrécusable résistance au changement. Et puis les liens affectifs qui se créent…

Je change de boîte principalement parce qu’il est temps. Argument sommaire mais de taille : un jour ou l’autre, il est nécessaire voire impératif de franchir un cap, pour grandir. Nous devons tous grandir.

Et puis financièrement, c’est un gap ultra-avantageux : 16% d’écart, sans négociation ! Je sais que ça ressemble à de l’incitation à la débauche, dans le sens premier du terme, mais réfléchissez-y chers collègues. Le confort et la qualité de vie c’est bien, mais le fric, il n’y a que ça de vrai finalement. Je veux dire, à la fin du mois, quand tu regardes ce qu’il te reste.

Ce qu’il te reste à toi, hein. Perso je suis financé par le FSJU (Fond Social Juif Underground) donc je risque peu de me retrouver à la dèche.

Je change de boîte. Sacrée nouvelle hein ?

Il me reste environ encore deux mois à achever ce qui a déjà été entamé, et puis c’est terminé. Finissons les choses proprement, sans gâcher.

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Et oui ma fille, tu as bientôt cinq mois : dans peu de temps, je te passe des boîtes de lait 1er âge aux boîtes de lait 2ème âge !

PS : pas de bol chers collègues, va falloir me supporter encore un peu.
PS2 : les vrais bons articles reviendront, une fois que j’aurai allégé la charge considérable de travail qui pèse sur mes grasses épaules, je m’investis tellement en ce moment… (c’était un message pour Claudia).

Au secours !
Le 26/09/2007 - 05:58

Vite. Je profite que mon mari dort pour vous écrires, ami(e)s lecteur(e)s.

Aidez-moi. Je n’en peux plus. Je n’en dors plus. Il est devenu insupportable. IN-SUP-POR-TABLE. Depuis cette singulière journée de Roch Hachana (le nouvel an des feujs comme il l’écrit), le jeudi 13 septembre 2007.

Il faut que je vous raconte. Lui ne le peut pas : d’abord et principalement à cause du syndrôme Pierre et le loup. Mais je soupçonne également autre chose de bien plus exécrable.

Jeudi dernier, une jolie jeune femme lui sourit à distance. Il s’approche, la discussion s’engage. Quant à moi, persuadée qu’il s’agissait d’une de ses anciennes amies, je m’immisce dans la conversation.

Et l’improbable, l’incroyable, l’inénarrable s’est produit : une fan avait reconnu “le célèbre blogueur Byby” (je la cite) en pleine rue, en pleine journée, en plein dans le mille. Yeux verts pétillants dissimulés sous des lunettes de soleil Gucci, un petit ensemble Zara de la collection été 2003-2004 et des chaussures Eram marron en cuir retourné, pour sûr elle avait la classe ; j’en aurais presque été jalouse si elle n’avait pas arboré pas cette faute de goût évidente : le collier de perles H&M à 7,99€.

Je le sais parfaitement, mon mari ça paraît gros mais cela s’est véridiquement déroulé sous mes yeux. Elle portait réellement le collier de perles H&M à 7,99€. Et surtout, elle avait prononcé celui-dont-on-doit-taire-le-nom-en-public : Byby.

Depuis ce jour, ma vie est un calvaire, mes journées un enfer, mes nuits un supplice. Depuis ce jour, quelque chose a changé dans son attitude, de manière imperceptible pour vous autres, humains ordinaires (mince, voilà que je mimétise) mais cette façon de nous toiser, ma fille et moi, cette propension à utiliser la première personne du pluriel pour se désigner, ce ton de condescendance quand il s’adresse à ses collègues deviennent difficiles à supporter au quotidien.

Evidemment, j’ai essayé de le raisonner : mais enfin Marcel (oui dans l’intimité je l’appelle Marcel, en hommage à celui qui “me fend le coeur”), sois réaliste. Elle a sûrement été payée par un mécène, ton patron ou Marcel Bellivaut. Une fan qui te reconnaît dans la rue, ça n’arrive que dans tes articles.

Niet. Il prétend être le messie du blog.

Assurément, j’ai essayé de le menacer : mais enfin Mahmoud (oui quand je le menace, j’en réfère au colporteur d’insanités perse) tu veux que j’arrête de te nourrir ?

Walou. Il persiste et signe. Des autographes imaginaires.

Aidez-moi. Pitié. Il perd la raison, son temps et mon argent. Vous autres, ses lecteur(e)s cotisants, avez peut-être en réserve des idées que je n’aurais pas encore explorées. S’il vous plaît, expliquez-lui que cette aventure si rocambolesque soit-elle ne justifie pas son adhésion à “Top bloggers magazine” ou sa candidature à poser nu pour “les Dieux du Blog”.

Et soyez sympas : quitte à le sermonner, demandez-lui de mettre ses chaussettes sales dans le bac à linge avant de dormir bordel.

Mchaikoubaralik
Le 29/08/2007 - 10:58

Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’une insulte de chantier. Ni le nom d’une ville exotique sub-saharienne.

Mchaikoubaralik, c’est le surnom de ma fille. Enfin, pas celui que je lui donne, mais celui que la grand-mère de ma femme lui donne.

D’ailleurs, si j’hésite à le rajouter sur sa carte d’identité, c’est simplement à cause du nombre de cases imposé sur le formulaire rouge jaune vert de l’état.

Durant ces reposantes (tu parles !) vacances dans les Alpes-Maritimes, c’est-à-dire en province quoi, durant lesquels quelques afficionados ont pu admirer mon gros bide et mon double menton sur cette vidéo qui fera date, j’ai partagé ma fille Mchaikoubaralik avec notre immense famille, médusée autour d’elle comme si c’était le saint Graal.

Ou l’équivalent chez les Juifs, un beau billet mauve de 500€.

Ces vacances ont été l’occasion pour moi de ne rien faire, comprendre : je n’ai rien pu faire avec cette Mchaikoubaralik qui a son propre rythme tout au long de la journée. Nous avons tout de même profité de deux heures de son sommeil nocturne pour dévaliser le casino de Cagnes sur Mer, ma chance légendaire jouant la fidèle. Du coup, un saint Graal en poche, nous avons foncé chez le premier magasin pour enfants, afin d’habiller dignement cette Mchaikoubaralik qui ne s’en sortait plus avec ses 18 bodies, 47 robes, 23 pyjamas et 30 paires de chaussettes.

Mais ce que l’Histoire retiendra de ces vacances, ou du moins, ce que nous retiendrons ma femme et moi-même, c’est la visite de la plus gracieuse, de la plus jolie et de la plus talentueuse des blogueuses (après [mets ton nom ici] évidemment), Abs, de son vrai nom Mchaikoubaralik également (coïncidence ?). Elle était accompagnée de son acolyte des quatre cents coups, copsréelle.

Ce n’est pas tant sa grâce, sa beauté ou son talent qui m’ont touché, mais plutôt sa joue lorsqu’elle m’a fait la bise. Et, au détour de quelques banalités sous le parasol près de la piscine, elle s’est mise à pleurer, à chaudes larmes, m’a tendu un lourd paquet bariolé et, les yeux mi-clos, m’a lâché dans un souffle : “tiens, c’est pour ta fille”.

Un cadeau pour ma fille ? J’en tombe des nues et de ma chaise en tek sur les gravillons acérés.

Premier réflexe : j’imagine une liasse de saint Graals (Graux ? Toi-même !).

Diantre non. Outre les superbes effets de toilette offerts à Mchaikoubaralik, il y avait au fond du sac ceci :

Les chaussures de Diam’s ! Elle avait osé, me faire ça à moi !

Du coup, je l’ai remerciée et rapidement reconduit aux limites de notre domaine, nos coeurs encore pleins d’émotion et d’amitié explicite, nos oreilles emplies des chansons de l’autre folle.

Moralités :

1) Si, comme Abs, vous désirez faire un cadeau à ma fille, y’a pas de souci
2) Si, comme Abs, vous vous demandez ce que signifie Mchaikoubaralik, y’a pas de souci. Mchaikoubaralik est un mot arabe qui signifie à peu de choses près : “que je meure pour toi !”. Le truc qui détend quoi.
3) Et si, comme Abs, vous voulez être mille fois remerciée par moi-même pour sa gentillesse et sa fraîcheur malgré son âge avancé, voir n° 1)

Papa ravvi
Le 15/08/2007 - 19:28

On ne peut plus être tranquille.


Psssit : si vous aimez les polars, le dernier Lehane “Prière pour la pluie” est tip top.

Lettre ŕ ma voisine
Le 01/08/2007 - 09:56

“Madame,

Je suis votre voisin du dessous et je vous écris cette lettre à propos d’un sujet qui me tient particulièrement à coeur.

C’est la plus belle fille au monde que j’ai eu à tenir dans mes bras. Ses mouvements sont gracieux, la texture de sa peau si douce, son parfum naturel tellement envoûtant. Ses yeux, encore bleus, me fixent avec interrogation alors que les miens coulent d’amour pour elle.

Cette merveille, c’est ma fille.

Probablement la plus sensationnelle princesse anonyme de tous les temps. La fanfare qui l’accompagne résonne en moi à chaque seconde : entendez ces gazouillements mêlés aux cantiques, écoutez les berceuses sous cet hymne à la joie.

Son battement de coeur c’est désormais le mien. Sa respiration commande dorénavant mon thorax. Sa tension, sa température, sa faim sont maintenant mes propres indicateurs. Ensemble, à l’unisson, à jamais.

Le saviez-vous, madame, je n’ai pas pleuré à sa naissance. Ni depuis, d’ailleurs. Même lors de ses premiers cris, son premier bain, sa première tétée. Ni lorsque je l’ai endormie au creux de mes bras, balancée par le rythme d’une chanson en arabe que chantait ma grand-mère. Ni lorsque je l’ai changée, seul, dans la nuit pour économiser les ressources de ma femme.

Pourtant, tout mon corps déborde d’émotion, d’affection, de tendresse pour ma fille. Je me coule dans ses mains, je me fonds dans ses lèvres, je me love dans ses orteils : mon être entier est en sa possession et à son service.

Elle n’a qu’une semaine mais elle existe depuis des milliards de secondes. Chacune donne encore plus de sens à ma vie, à mon couple, à l’univers. Et une seule passée sans elle est une souffrance, pour citer le poète.

A chaque instant je m’imagine me sacrifier pour elle, pour qu’elle existe et qu’elle vive. A chaque instant de son sommeil je guette sa respiration, ses gémissements et ses rêves houleux.

C’est ma fille et je l’aime à la folie.

C’est pourquoi, madame, vous comprendrez aisément que je vous demande de cesser de passer l’aspirateur 3000W toute la journée de vendredi, samedi et dimanche chaque semaine1, pour notre bien-être à nous trois.

Cordialement,
Famille Byby”



1 : authentique

Zen
Le 06/06/2007 - 09:06

Au secours j’étouffe ! papa, maman, j’étouffe ! je hurle mais vous n’entendez pas à travers le liquide qui m’enveloppe ! mon cordon me serre trop fort, l’eau dans mes poumons me comprime n’écoutez pas les livres qui disent que tout ça c’est normal j’étouffe au secours je tape du pied contre les parois du ventre mais vous riez, riez, jouez, poussez au secours j’ai la tête en bas le corps trop large pour sortir tout va se casser à la sortie ça secoue trop j’ai peur moi aussi j’ai peur très peur trop peur pourquoi prend-elle les escaliers ? une seule marche ratée et c’est la catastrophe prends l’ascenseur arrête avec ces frayeurs… et la voiture ? tu roules trop vite, même à l’arrêt cette ceinture te comprime au secours j’étouffe je suis écrasée ne prends pas la voiture je t’en supplie les gens sont fous ils roulent trop vite chaque tour de roue contracte ton corps et ma fille crie au secours au secours ne prends plus la voiture ne dors pas sur ton ventre ne marche pas quand il fait chaud ne marche pas tout court et si ma fille naissait prématurée 35 semaines ? une petite crevette j’aime pas les crevettes ne me fais pas ça allonge-toi ne réponds plus au téléphone ça crée des ondes maléfiques ne lève pas ces assiettes c’est moi qui débarrasse tu veux tuer notre fille ou quoi je serai l’ombre de ton ombre l’ombre de ta main reste allongée au secours les volets fermés au secours mon cordon me serre je ne peux rien faire mon bébé au secours je vais sortir et je vais faire mal à maman je ne peux rien faire mon bébé au secours au secours au secours.



- Alors comment tu la vis la grossesse de ta femme, toi ?
- Tu me connais : zen, comme d’habitude.

Le nouveau Président
Le 01/06/2007 - 21:31

Tout le monde a suivi les élections du mois passé, naturellement. Et, dans un élan solidaire et fraternel mais probablement surtout pour l’attrait de la nouveauté, tout le monde est satisfait du nouveau président.

Je pense être le mieux placé pour en parler, puisque le président sortant, c’est mon père. 20 ans exactement qu’il était président d’une association. A l’initiative du projet, puis désigné président volontaire et reconduit chaque année avec un plebiscite qui frôle les extraits d’urne des républiques bananières.

Mon père c’est le plus fort. Mon père il est plus fort que Zorro et que Batman (évidemment c’est mon père). Mon père, il est capable de réparer la chasse d’eau qui fuit pendant que vous êtes en vacances.

Mon père possède d’ailleurs un immense pouvoir, qu’il m’a transmis (au grand dam de ma femme, avouons-le) : il est capable d’ingurgiter des sandwiches pain de mie - camembert - harissa. Cette qualité dont il n’hésite pas à faire partager ses amis lors de soirées mondaines chez l’ambassadeur (au grand dam de ma mère, avouons-le).

Mais la vraie qualité vraie de mon père, qualité que j’admire sincèrement et que j’aurais tant aimé posséder et maîtriser, c’est sa modestie, son sens de l’abnégation, son refus des honneurs.

Attention. Si je pense que les grandes qualités font les grands hommes, je persiste à croire que les qualités trop saillantes sont celles qui écorchent le plus. Sans vouloir jouer aux fins psychologues, j’eusse préféré qu’il garde cette abnégation en dehors du foyer pour nous enseigner le sens des structures.

J’ai régulièrement conseillé à mon père de “lâcher” son rôle de président, malgré le plébiscite récurrent, histoire d’offrir un air frais salvateur aux adhérents. C’est chose faite depuis un mois, au profit d’un homme droit et intègre, lui aussi.

Et bien, voyez-vous, mon père que j’ai toujours connu en retrait, discret, mon père qui a toujours été dévoué mais effacé, mon père a régulièrement tenté de poursuivre son rôle malgré sa retraite. Peut-être est-ce lié à son habituelle envie de rendre service, peut-être par la force de sa seconde nature, peut-être par jalousie.

Moi, je crois plutôt qu’il avait besoin d’exister, encore un peu, dans un subtil et extrême raffinement de vanité. D’imprimer les coeurs et les esprits, de rayonner encore un temps. Mon père avait donc des aspérités à l’égo, des saillances à l’âme, il était humain.

Au lieu de le réprimander ou d’en éprouver une gêne, ce jour-là j’ai ressenti de la fierté. Une fierté saine (toute ressemblance avec une jolie dame drapée de blanc est assez drôle).

Mon père n’est peut-être plus président, mais c’est mon héros.

Papi passe au vert*
Le 06/04/2007 - 20:16

* Bonnes fêtes de Pâques en anglais

Je suis profondément troublé. Nous sommes profondément troublés. Ma femme et moi.

Il nous faut trouver un prénom à notre petite fille.

Evidemment, nous avons Ă©purĂ© les sites Ă©tymologiques, les sites fĂ©dĂ©rateurs, les sites gĂ©nĂ©rateurs alĂ©atoires de prĂ©nom mais rien n’y fait, nous avons du mal Ă  trouver LE prĂ©nom qui tchue.

Parce qu’un prĂ©nom qui TCHUE pas ça handicape dans la vie. Imagine tu t’appelles Josette ou Claudine, hein, tu vois.

Ma tante s’appelle Josette.

Mais, miracle, gloria hallelouya, le showbiz nous sauvera. En effet, les nouvelles starlettes pullulent désormais sur nos écrans, petits et grands, il suffit de piocher au hasard dans les plus originaux.

Alors, pour l’instant nous avons recensĂ© ceux-lĂ , les plus connus :

  • Deidre (Hall)
  • Drew (Barrymore)
  • Reese (Wintherspoon)
  • BeyoncĂ© (Knowles)
  • Gwyneth (mais pas trop)
  • Condoleeza (Rice) : celui-lĂ , j’en ris encore
  • Cameron (Diaz)
  • Uma (Thurman)
  • Ursulla (Andresssssssss)
  • Britney (Spears)
  • Angelina (Jolie)
  • Kirsten (Dunst)

Il y avait aussi Sharon Stone mais mon copain vient d’appeler sa fille Sharon. Trop tard.

Les juifs sépharades ont la tradition de transmettre (en deuxième prénom souvent) le prénom du grand-père / de la grand-mère à leurs enfants.

Du coup, la petite, elle s’appelle Sharon Monique. Ca casse le mythe hein.

Alors, je cherche, je cherche…

Le digne vice de sa mčre
Le 30/03/2007 - 17:58

En réalité je vous le dis, ce qui est agréable à lire chez les autres, ce sont leurs histoires personnelles, leurs joies et leurs peines, leurs angoisses et leurs doutes. Et les anecdotes fleuries qui parsèment la roseraie de leur vie, avec ses couleurs vives et ses épines naturelles.

Il est 19h43, nous sommes vendredi. Le chabbat, jour consacrĂ© chez les youpins mais surtout chez moi qui passe de sacrĂ©es semaines au boulot en ce moment, on se repose. Lorsqu’on ne passe pas ces 25h chez les parents (ou les beaux-parents), il est de bon ton voire obligatoire voire je me fâche Ă  vie si tu ne le fais pas et j’appelle tata Rachel qu’elle t’invite pas au mariage de sa nièce, de s’appeler pour se souhaiter un “bon chabbat” ou “chabbat chalom”. C’est comme “bon appĂ©tit” mais vu tout ce que l’on va ingurgiter, ce serait plutĂ´t “t’as prĂ©parĂ© les Rennie ?”

Je viens d’avoir ma mère au tĂ©lĂ©phone. Hormis les banalitĂ©s d’usage (comment vas-tu ? Et Papa ? Vous mangez quoi ce soir ? Tu peux me prĂŞter 30 000€ pour m’acheter une voiture ? Dis donc, ils ont plus de sang chrĂ©tien pour les galettes de Pâques au magasin etc), ma gĂ©nitrice me confie qu’elle n’a pas eu le temps d’aller voir mon blog cette semaine. Surmenage, avec la fĂŞte qui approche en plus tu sais mon fils je vieillis un jour tu me trouveras raide par terre. Oui maman je sais maman.

La fĂŞte c’est Pâques (Pessah). Qui commence lundi soir prochain. Deux soirs pleins de famille Ă  ras bord (deux soirs Ă  22 personnes, on se croirait Ă  un mariage des activistes de la GoyPride), alors que ces salops d’israĂ©liens ne fĂŞtent qu’un seul soir, mais c’est une longue histoire.

Ma mère, donc, me confie qu’elle n’a pas eu le temps d’aller voir mon blog mais que, incidemment, elle avait rĂ©ellement cru Ă  mon histoire de star dans le mĂ©tro (ici), dans laquelle j’expliquais qu’une fan m’avait dĂ©masquĂ© en plein mĂ©tro dans Paris.

Avec ma mère je peux me permettre, j’ai rapidement dĂ©mystifiĂ©. Mais non maman tu sais, je blaguais c’Ă©tait juste histoire de me gonfler l’Ă©go Ă  coups de clavier. Lorsque j’Ă©tais petit je manquais d’amour donc maintenant je compense par une personnalitĂ© extravertie. Et en te disant ça, je dĂ©sire inconsciemment que tu m’aimes plus parce que je te montre que je suis un fin psychologue.

Et là, elle me lâche :

- Ah bon ? Mais moi j’Ă©tais toute fière, je disais Ă  toutes mes patientes : vous avez vu mon fils, il a Ă©tĂ© reconnu par une blogueuse dans le mĂ©tro !

Bon sang c’est pas demain qu’on arrĂŞtera les clichĂ©s sur les mères juives.

Chabbat chalom donc, c’est l’heure.