Une fois, j'ai eu 9 en maths.
Radicalement contre
Le 20/11/2006 - 17:35

Quel est le meilleur incubateur à billets de blog, et probablement à toutes les plus merveilleuses idées de la planÚte ? Quelle est la capsule magique au sein de laquelle les plus grandes décisions ont été tranchées, de la guerre en Irak à la carte scolaire en passant par les couloirs de bus parisiens ?

Les toilettes, bingo. Je vois que je ne suis pas le seul.

Dans ma belle cellule fortement aromatisĂ©e Ă  la vanille-citron (ma femme a probablement pris des dĂ©cisions importantes un peu avant moi), les bras croisĂ©s, la tĂȘte en l’air, alors que je sentais descendre en moi l’irrĂ©ductible masse, je sentais Ă©galement poindre l’affolante constatation.

En poussant fort, j’en suis arrivĂ© Ă  cette constation : le mot “contre” est dingue, vous ne trouvez pas ?

Dingue parce que, selon les cas d’utilisation de ce mot, il n’a pas du tout le sens commun de “contre”. Sens commun que j’ai dĂ©jĂ  du mal Ă  dĂ©finir en rĂ©alitĂ©. Et je suis persuadĂ© que les acadĂ©miciens des siĂšcles prĂ©cĂ©dents, jonchĂ©s sur leur trĂŽne acadĂ©mique, ont dĂ» se faire bien chier Ă  trouver une dĂ©finition correcte de ce mot.

Bien sĂ»r, je ne parle pas des exemples simples. “Je suis assis contre le radiateur” ou “excusez-moi, vous ĂȘtes assis contre ma tĂȘte” sont probablement des phrases courantes pour vous mais ne sont pas trĂšs dĂ©monstratrices de la subtilitĂ© de ce mot.

Pourtant, on passe lĂ  Ă  cĂŽtĂ© de raffinements inĂ©galĂ©s de la sĂ©mantique…

En effet, remarquez que l’on dit : “vous dites”. Mais “vous contredisez”.
Magie ou pas ? Hop ! Un verbe dont la conjugaison terrorise les enfants de moins de 11 ans rentre dans la norme grĂące Ă  ce simple prĂ©fixe : “contre”.

Continuons. Le courant, c’est de l’Ă©lectricitĂ© 220V bi-phase alternative etc. Ben, mets ton doigt dans la prise Ă  contre-courant, tu verras que ça ne crĂ©e pas de courant nul ! En tĂ©moignent ta coupe relookĂ©e new-wave et ton teint cireux.

L’expression “je prends mon pied” est parfaitement rĂ©vĂ©latrice d’un bien-ĂȘtre que l’on Ă©prouve qu’aux toilettes, dans un lit ou derriĂšre un ordinateur. HĂ© bien, un “contre-pied” ça ne veut pas dire que tu es constipĂ©, que la fille/le mec est frigide ou que ta connexion ADSL est tombĂ©e. Fou non ?

Dans le mĂȘme genre : pour moi, la danse, c’est le trĂ©moussement Ă©nergique de superbes corps, si possible sur une musique de Britney Spears ou de Joseph Haiden. Ben la contredanse, ce n’est pas l’immobilitĂ© sur ladite musique. Quoique… Sur Paris, tu peux rester immobile dans ta voiture Ă  Ă©couter de la musique, tu te prends quand mĂȘme une contredanse.

Tiens ! Dans le monde du show biz : on entend souvent que Louise Attaque. Et pourtant, c’est tout l’Empire qui contre-attaque !

Et ça pourrait continuer sans fin :

- pĂ©terie : idĂ©al dans les incubateurs Ă  idĂ©e / contre-pĂšterie : ben non, ce n’est pas un bouchon…
- plongĂ©e : masque, tuba, eaux profondes / contre-plongĂ©e : on eĂ»t supputĂ© parachute, nuages, oiseaux. Non, on se fait des films…
- mesure : 1 cm, 240 m sont des mesures / contre-mesure : des dimensions nĂ©gatives ? Non, Ă  mon avis, ce mot est un leurre…
- espionnage : le fait de chercher Ă  dĂ©couvrir ce que fait l’entreprise ou l’Ă©tat d’Ă -cĂŽtĂ© / contre-espionnage : ben… c’est aussi de l’espionnage en fait. Contre est l’Ă©lĂ©ment neutre de l’espionnage. A ne pas confondre avec l’agent double (mais je ne veux pas imaginer ce qu’est un contre-agent double).

Ca aurait pu continuer sans fin donc, mais le dĂ©sodorisant vanille-citron ne faisant plus effet, j’ai rĂ©cupĂ©rĂ© mes esprits. Et maintenant que je relis, je vous en fiche mon billet que vous allez me trouver cinglĂ©.

Bah, je m’en contrefiche.

La femme, l’avenir de l’homme
Le 27/07/2006 - 22:58

Enfin un sujet d’intérêt général sur ce blog. Spéciale dédicace à toutes les femmes qui lisent ce blog, elles se reconnaîtront.

Lorsque l’Eternel créa la Terre, le Ciel, les étoiles, l’eau, (bon j’abrège les six jours), les moustiques, l’Homme et enfin la Femme, Il ne pouvait supposer à l’époque que ces deux dernières créatures engendreraient un vrai bazar sur cette belle boule bleue.

La Bible raconte que la Femme fut maudite pour avoir donné à l’Homme une pomme à manger (deux thèses s’affrontent : c’est parce que manger entre les repas fait grossir ou bien parce qu’une femme qui donne une seule pomme à son mari pour manger n’est pas digne d’engendrer l’humanité). Elle fut donc maudite, et l’Eternel, dans sa divine colère proféra ces malédictions pour l’éternité :

  • Tu enfanteras dans la douleur.
  • Tu seras éprise de ton mari.
  • Tu ne feras pas caca.

Puis, pris de remords pour l’unique fois dans l’histoire de l’humanité (et surtout parce que faire caca, c’est parfois vraiment trop bon), le Seigneur revint sur sa parole et décréta :

  • Ok, bon, tu feras caca mais tu ne l’avoueras jamais aux hommes.

Et depuis, effectivement, les femmes font caca mais trouvent mille bonnes excuses pour dissimuler ce qui, à leurs yeux, constitue les affres de la bassesse humaine. Surtout cette position avilissante, encore que, elles font aussi pipi comme ça.

Pour approfondir le sujet, afin de démontrer scientifiquement cette affirmation (si certains doutaient encore de la Bible), Byalpel D. a enquêté pour vous.


Toute expérience scientifique doit être reproductible et démontrable, autrement elle perd immédiatement tout statut de preuve éventuelle. C’est pour cette raison que vous pouvez vous-même, oui vous-même néophyte de la science, essayer cette expérience chez vous pour peu que vous soyez équipé d’un micro, d’une femme (n’importe laquelle fera l’affaire mais si vous vivez avec, prenez une belle ça épatera vos copains) et de toilettes verrouillant de l’intérieur (sinon c’est de la triche).

J’ai surpris, à l’aide de mon magnétophone et de mes entrées dans la jet-set, mademoiselle Valérie Lamise, mannequin de 23 ans aux formes exquises, chercheuse au CNRS, qui sent bon l’abricot et l’amande douce et qui, ce qui ne gâche rien, est célibataire.

Ecoutez cette interview fort instructive (montez le son) :


Et encore, je vous ai épargné le “plouf !” final…

Et là, j’induis, j’intuite, je déduis, j’affirme ! Alors qu’il m’était physiquement impossible de pénétrer dans ces toilettes pour dames au sous-sol de cette boîte à la mode (hormis les soldes Gucci, rien ne peut rendre une femme plus hystérique que lorsqu’un homme enfonce à peine la porte des toilettes féminines), je clame haut et fort cette vérité physique :

Comment une femme peut-elle réaliser un prototype de fusée spatiale alors que, à la fois, dans le même temps, et en y consacrant toutes ses ressources mentales, elle lisait le dernier Gala où l’on aperçoit le petit chienchien de Johnny Haliday qui, au passage, vient d’obtenir sa troisième paire de lunettes Optic 2000 ?

C’est donc, et vous concéderez la finesse et l’élégance de la démonstration scientifique, le cheminement mental imparable : elle a donc menti. Et si elle a menti, c’est qu’elle a fait caca.

CQFD. Et toc.

La semaine prochaine, Byalpel D. vous emmènera dans une enquête palpitante et improbable : les hommes demandent-ils leur chemin en voiture ?

C’est l’été, encore du best of des années 80 (ça va vous faire tout drôle)


Bon vent !
Le 12/05/2006 - 17:16

J’inaugure aujourd’hui une nouvelle catégorie (scientifisme) : contrairement à procrastin qui explique très bien la vraie science, je m’engage ici à vous divulguer des expériences scientifiques officieuses, que j’ai menées tout seul comme un grand, tel un Fresnel des temps modernes.

Avez-vous remarqué qu’il y a de plus en plus de “courants d’air” dans les villes, depuis quelques temps ? Des rafales de vent, même en été, ébouriffent ma chevelure ou menacent ma moto en plein Paris.

L’inspecteur B. Commebibi a enquêté pour vous (jingle !).

Muni d’un spectroscope à cavité cylindrique de type 2, et parcourant aléatoirement (en double aveugle, avec deux cannes blanches) les rues de Paris, j’ai analysé le sillage massique des vents dans la Capitale.


Le spectroscope utilisé (il n’existait plus en bleu)

Après analyse approfondie, et de manière étonnante, j’ai découvert ceci :


Résultats vent-piriques pour une voie large sans bus


Résultats vent-piriques pour une voie large avec voie de bus

Dans les deux cas, évidemment, ont été utilisés :

- un filtre en peigne de classe B (n=1000)
- contorsion testiculaire (YUV=255, 11, 99)
- polymorphisme instantané (pour chromographie)

Oui, et vous l’auriez parié : depuis que notre Maire a rajouté des voies de bus dans Paris, toute la capitale subit des vents cataclysmiques (j’exagère à peine).
Pourquoi ? Comment cela fonctionne-t-il ? Pourquoi le sort s’acharne-t-il sur nous ?

L’inspecteur B. Commebibi a enquêté pour vous (jingle !).

Lorsque les véhicules sont confinés sur une ou plusieurs voies, et qu’il existe une voie libre non utilisée, l’air s’étend en priorité sur la voie libre.
Ceci est une extension d’un des principes de la thermodynamique : le chaud a naturellement tendance à devenir froid et pas l’inverse. C’est ce que l’on appelle un tube de Venturi-21, très utilisé pour la location d’appartements.

L’image ci-dessous, analysée grâce à un débimètre-laser calibré au CNRS par Aude Rétotou (en personne, hé oui), indique la présence de courants d’air sur une voie de bus libre. Remarquez comment la voie embouteillée contient peu de présence de molécules de vent.
Remarquez également comment ce sont toujours les 77 qui foutent la merde.

Ceci est encore plus visible lorsque la voie de bus passe sous un pont. Les plus voyageurs d’entre vous auront certainement reconnu la sortie d’autoroute A16 n°22.

Evidemment, de nombreux calculs annexes ont été nécessaires pour arriver à ce résultat. Je vous les fournis ici à titre indicatif (je n’ai aucune idée de ce que ça veut dire de toutes façons).

Et lorsque deux bus se croisent, ils projettent toute l’énergie cinétique emmagasinée vers l’extérieur, occasionnant ainsi un double courant d’air, appelé pompeusement dans le milieu des ventistes “refoulement du ionf”.

Je pense que les chiffres parlent d’eux-mêmes. Inutile d’approfondir encore, ce serait ennuyer l’audience.

Faites circuler cette information autour de vous, et faites progresser la science : s’il y a du vent dans Paris, c’est de la faute de Delanoé !