Hier, le chat de ma soeur a eu 8 bébés.
Lost in translation
Le 22/01/2008 - 11:49

Petit week-end à Londres en amoureux, ma fille (six mois demain) s’est incrustée à la dernière minute.

Hormis le fait que les Anglais sont idiots (ils conduisent à gauche), mouillés (il pleut tout le temps) et non-francophones (ils parlent anglais les cons… Et cet accent…), Londres est une sacrée belle ville. Comme Paris mais sans Velib.

Du coup, petit jeu intraduisible (ha ha ha).


Nan mais dans cet état, tu ne le vendras jamais…


Tu m’étonnes que tu brades ton camion…

Et hop, dimanche prochain au Texas (pour le boulot, si si !). Si je vois Bush, je lui dirai un message amical de votre part.

PS : dorénavant, j’annonce la couleur. Le prochain article s’intitule “Le petit chapeau rond rouge”.

Eau de lŗ
Le 17/10/2007 - 01:06

En réalité, je voulais tester mon nouveau gadget trouvé dans un centre commercial à Tel-Aviv : la pochette étanche pour filmer dans l’eau avec n’importe quel appareil numérique ou presque.

Ils méritent que je leur fasse un peu de pub, parce que leur produit est top et pas cher (environ 16€) : il s’agit de Dicapac.

Comme je savais que ça n’intéresserait presque personne, je me suis filmé à poil dans ma douche. Je vous gâte trop mes ptites.


Et maintenant laissez-moi travailler.

Iles grenadines, couleur menthe ŗ l’eau
Le 05/09/2006 - 05:06

[Merci à tous pour vos commentaires durant mon absence j’ai vraiment bien rigolé en les lisant. Mais il y en a beaucoup trop, considérez que je vous ai répondu par un de ces aphorismes humoristiques dont j’ai le secret. Et bienvenue les nouveaux qui ont commenté !]

Tant de souvenirs de ce magnifique voyage peuplent ma tête que je ne puis qu’en dresser une liste énumérée, désolé du style pauvre. Comme toujours, ce sont les mauvais souvenirs qui reviennent en premier, comme des cadavres remontent à la surface.

Ceux qui n’aiment pas lire peuvent regarder un court album photo ici (au total j’ai ramené 1200 photos et 20 vidéos, merci le numérique !).

  • J’ai failli crever la première semaine, en croisière sur un catamaran. J’ai cumulé une gastro, le mal de mer, une insolation, une déshydratation, un manque de sommeil flagrant (des micro-siestes de deux heures), des coups de soleil, une migraine ophtalmique, une hipoglycémie, des boutons de moustique et probablement un cancer des cheveux. J’étais allongé sur le sol en teck du bateau, en train de cracher ma bile (au sens propre et figuré), avec l’intérieur de ma tête qui tapait sur des bambous. J’avais l’impression d’être allongé sur un immense trampoline de la taille du Stade de France et que tous les spectateurs sautaient dessus à pieds joints.
  • Les moustiques d’ici ressemblent à ceux du sketch Koumak de Patrick Timsit : ils ne te piquent pas, ils t’empalent. 24h sur 24. Baygon ou pas. Nos jambes ressemblent à un terrain de cross pour insectes inventifs.
  • En une après-midi, j’ai écouté l’intégrale des plus grands tubes de tous les temps repris en reggae. Ca casse un peu le mythe…
  • Dans les îles, la vie est lente. Les animaux, les autochtones, le temps, l’air, tout est lent. L’eau ne bout pas à 100°, elle bout “si elle n’est pas twop fatiguée”
  • Les cons, ils roulent à gauche !
  • J’ai mangé ma dose de poissons grillés pour trois vies. J’ai même mangé du barracuda (c’est cacher le barracuda, étonnant non ?) que j’ai pêché le matin-même. Ca a une patate ces bestioles ! D’ailleurs on l’a mangé au barbecue avec des patates.
  • On a nagé avec les dauphins, les tortues, les poissons clowns, les barracudas, les serpents de mer, les requins dormeurs, les crabes jaunes, les poissons coffre (pratique pour les billets de banque) et les raies manta. Seigneur, que les fonds sous-marins sont superbes ! Quand on ne vomit pas dedans…
  • On a visité l’île Moustique, où les plus grandes stars du monde possèdent une barraque splendide (Mike Jagger, Shania Twain, Bryan Adams, mon père etc…). J’ai même fait pipi sur la plage de Tommy Hilfiger. La classe.
  • Je peux enfin rayer un de mes fantasmes de la liste : faire pipi à 90°. Il suffit de se tenir debout à l’avant d’un bateau qui fonce à 13 noeuds, vent de travers, et de faire pipi vers l’avant. Le résultat est extatique. Moins pour les passagers à l’arrière en fait.
  • J’ai battu une équipe de Marseillais à la pétanque. C’est comme tenter d’apprendre le couscous-boulettes à une grand-mère tunisienne ou d’expliquer le cinéma à Pierre Tchernia. C’est un fameux coup de bol.
  • On a évité de peu l’ouragan qui a sévi récemment sur le Mexique et le sud des Etats-Unis. On s’est quand même pris deux heures de déluge, bloqués sur une île déserte… L’eau était tellement glaciale et la pluie tombait tellement dru que nous nous sommes protégés… dans la mer !
  • La télé à la maison : non ! En vacances : rarement. Sauf quand on est sur le même fuseau horaire pour regarder le tournoi de l’US Open en direct, après la douche. Agassi - Baghdatis en 5 sets, un match d’anthologie.
  • Partir en groupe est à double tranchant : cela met du piment dans le voyage, mais parfois le piment reste en travers de la gorge. Coup de chance, notre co-équipage était génial, hormis “Georges et Georgettes” (le surnom leur restera), parangons d’avarice, qui nous ont gâché quelques soirées. J’aimerais toutefois leur ressembler : à 70 piges, plonger masque et tuba dans une mer enragée, faut le faire.
  • C’était une intuition, c’est une certitude : les français sont chiants en tant que touristes. Surtout Georges et Georgettes.
  • Je n’aime pas la bière en général, mais la bière locale “Piton” se boit comme du petit lait. Caillé.
  • J’ai enquillé quatre bouquins lors du voyage dont un très drôle : God save la France de Stephen Clarke que je vous conseille grandement. Ca m’a donné envie d’écrire un livre, depuis le temps que ça me trotte dans le crâne. Et puis je me sens tellement nul à côté des auteurs que je lis ou découvre que je remets ça encore et encore… Peut-être que si je lisais du Nothomb / Levy, ça me redonnerait confiance ?

Je vous avais même préparé une petite vidéo, ci-dessous. Comme quoi on déconnecte jamais complètement…


Il vous reste l’album photo ici si vous cherchez des photos pour votre fond d’écran… Et moi je repars au boulot, avec le sourire : je suis encore au rythme des îles…

Ca c’est vraiment elle !
Le 15/08/2006 - 23:19

Ah mes amis, quel court/long week-end mémorable !

Nous nous sommes décidés tardivement mais ce fut une bonne idée de se détendre quelques jours avant… les grandes vacances. Une sorte de préparation mentale et physique.

Ce week-end fut en effet très sportif : vélo, vélo, vélo, char à voile, vélo, fitness sur des machines diaboliques, vélo, piscine, vélo, tennis, vélo, mots croisés, vélo, casino (où nous avons perdu l’équivalent du PIB du Sénégal), sieste, vélo, relations charnelles, vélo, mini-golf. Et j’ai dû oublier d’autres activités, dont le vélo (vous en ai-je parlé ?).

Le mini-golf est un rituel sacré chez les Byalpel. A chaque fois que nous sommes hors des frontières de la capitale, certes nous prions pour que les aborigènes ne nous dévorent pas, mais surtout nous nous mettons en quête d’un gentil bouseux propriétaire d’un mini-golf. Le mini-golf, cette subtile invention entre le golf pour adultes et les exercices pour handicapés mentaux nous permet, à ma femme et à moi-même, de nous départager sur le véritable sportif du couple. Sportif signifie, le cas échéant, le meilleur en tout.

C’est pour cette raison que nous mettons toujours un enjeu : d’ordinaire, le perdant offre un cadeau à l’autre (tu parles, c’est moi qui ramène l’argent elle est pas folle la guêpe). Cette fois-ci, pour corser un peu le jeu, j’avais exigé que le perdant se prenne une bonne gifle.

Histoire de rajouter à l’opprobre de la défaite l’humiliation physique.

Ai-je besoin, à ce stade de votre lecture ami(e) lecteur(e), de préciser qui a été le gagnant de ces deux parties endiablées ? Non, ce serait faire insulte à votre intelligence et ombre à mon parcours sans faute.

Une seule âme, dans la ville où nous avions élu résidence, a protesté ce jour-là. Devinerez-vous qui est cette charmante personne ? Très belle, très intelligente, très drôle, mais alors de très mauvaise foi ?

Contestation singulière de tous les points validés, décrémentation unilatérale des points de l’adversaire, pleurs, ronchonnements, menaces de faire la tête, petits bisous, “steuplé allez steuplé laisse-moi gagner”. Tout y est passé.

Byalpel, l’auteur magnanime mais intègre, n’a pas lâché prise. Et lui a foutu une bonne taloche à cette tricheuse.

Maintenant j’attends mon cadeau (à ce stade de la lecture ami(e) lecteur(e), je continue d’écrire sur le canapé où j’ai élu résidence pour les trois prochaines nuits).

Il faut rendre assez tard ce qui appartient à César (c’est ça l’usure, les mecs, de père en fils !), ma femme a un don pour la chanson. Vous aviez déjà tous apprécié cette folle et aigre-douce version de “Ring my bell”, intitulée “Tu peux sonner ma cloche” interprétée avec brio par la plus séduisante des femmes du monde : Pamela Anderson Terry Hatcher MA femme.

(Toujours sur le canapé, ça n’a pas marché).

Récidive lors de notre voyage, lors d’une promenade nocturne. Je vous laisse découvrir cette interprétation qui, si elle ne figurera pas dans les annales musicales de ce siècle, restera gravée dans ma mémoire à jamais (c’est bon là, je peux revenir ? Non ?). Alors restera gravée à jamais dans la mémoire de mon disque dur.

(Toujours pas, là ?)

Vous allez voir qu’elle ne cédera pas. Ca, c’est vraiment elle.


Les 12 explorateurs se sont gourrťs
Le 25/04/2006 - 21:49

Rappel pour ceux qui ne pratiquent pas la Bible couramment.

12 explorateurs furent envoyés en terre de Canaan lorsque les Hébreux étaient dans le désert. 10 d’entre eux revinrent en dénigrant la future terre d’Israel et le peuple s’en plaignit. Pour cette raison, les Hébreux de cette génération furent condamnés à mourir dans le désert, après un exil forcé de quarante années. Les 10 explorateurs rebelles également.

Israel est un magnifique pays.

Je ne dis pas cela par peur d’errer quarante ans à Sarcelles, ni par sentimentalisme (enfin un peu peut-être). C’est réellement un beau pays. La rencontre de la société occidentale moderne avec l’histoire de l’Orient. Un peu comme en Inde par exemple, où les buildings high-tech côtoient des maisons en pierre ou en bois.

Si vraiment vous devez mourir dans un ou deux ans, ne trépassez pas sans avoir visité ce pays, et évidemment Jérusalem.

Ce qui est dangereux dans les bus en Israel, ce ne sont pas les terroristes, ce sont les conducteurs. En Israel, le plus débutant des conducteurs de bus peut battre à plate couture le champion toute catégorie de la RATP, même s’il est coaché par Prost ou Schumacher. Pourtant, j’ai souvent pris le bus, mais j’ai toujours aussi peur…

Dans le bus encore, par exemple, il n’y a pas de plan des stations. Ni une voix douce et guillerette qui annonce la station suivante. Donc, quand tu vas voir tonton Maurice qui habite dans une bourgade perdue, t’as intérêt à demander aux voyageurs si “c’est la bonne station pour tonton Maurice ?” sinon tu te retrouves illico à Gaza…

Remarque, ils sont adorables les voyageurs des bus. D’abord, j’ai rarement vu des “tricheurs”. Certains rentrent au fond du bus, mais paient quand même leur ticket, en demandant au voyageur devant lui de passer la monnaie au chauffeur (et ainsi de suite de proche en proche). Et quand je vous dis que les chauffeurs sont dangereux, je l’affirme. Tu crois qu’ils s’arrêtent pour prendre l’argent, compter, délivrer un ticket et rendre la monnaie ? Tu plaisantes ou quoi ?

Toujours prêts à rendre service d’ailleurs ces voyageurs. Une anecdote typiquement représentative des israéliens, que nous racontait l’historien Alain Michel, en classe de seconde :

Il était assis dans le bus qui se rendait à Tel-Aviv. Il décide d’ouvrir une canette de Coca et à l’époque, la canette s’ouvrait à l’aide d’une gâchette jetable. Manque de bol, il casse la gâchette, sans ouvrir la canette… Il tente, il essaie, il s’acharne… Impossible.

Du coup, le type assis à côté lui dit : “laisse-moi faire, je vais t’aider”. Il tente, il essaie, il s’acharne. En vain.
Alors c’est le type derrière qui s’en mêle. En vain. La femme au fond du bus lui propose son aide. En vain.

Tout le bus y est passé, même le chauffeur ! Et personne n’a réussi à l’ouvrir…

Moralité (je cite Alain Michel) : tout le monde a bon coeur pour aider l’autre dans l’adversité (Yaelz me faisait remarquer que c’était aussi typique de la grande gueule des israéliens). C’est pas faux non plus.

Je ne décrirai pas mon voyage, cela me prendrait trop de temps. Je laisse un album photo ici, ceux qui ont le temps ou vivent de leurs rentes peuvent toujours cliquer…

Quand je reviens en France, j’ai toujours le blues quelques jours. Du pays, des copains, de la famille, du soleil… A chaque fois que je vais en Israel, je remplis le vase avec de grands verres d’eau.

Jusqu’au jour où, malgré les conseils des explorateurs, il y aura une goutte d’eau pour faire déborder ce vase et me faire habiter là-bas. Et on n’en est pas loin.

UPDATED.
A la demande d’Alain (et d’autres), les photos sont disponibles chez cet emmerdeur de Flickr (je ne supporte pas qu’on me flique). Il faut cliquer ici.
Le Maroc fait l’air (et la chanson)
Le 04/04/2006 - 00:45

Pour se mettre dans l’ambiance, la meilleure chanson orientale que j’aime trop : Cheb Mami - mon coeur est au pays des merveilles.


Si je dois résumer en une phrase le Maroc : c’est beau, c’est très beau, mais c’est plein de Marocains.

Si je dois le résumer en un article de blog, je dirais…

Quatre jours : séminaire OCTO (ma boîte), comme chaque année à la même période. Sauf que cette année ce n’était pas au ski, c’était sur quatre jours au lieu de trois, que notre “nouvelle” DRH nous a concocté un voyage aux petits oignons à l’harissa, et que l’on était beaucoup plus nombreux que les précédentes fois.

Quatre jours intensifs (nuits réduites au minimum, voyages en 4×4 sur 300 km de piste - désert, cailloux, rocaille - par jour, soleil de plomb, repas arrosés), mais quatre jours mémorables dans l’esprit de tous. Pour le détail : Paris -> Casablanca -> Agadir -> Zagora -> Ouarzazate -> Marrakech -> Paris.

D’abord, il faut imaginer que l’on voyage avec ses collègues. Non pas ses amis, mais des personnes que l’on cotoie au bureau, et certains sont même vos chefs (ou le directeur). Imaginer donc qu’ils vont vous découvrir -éventuellement pour certains, pour ma part j’essaie d’être en permanence et en même temps David Alia, DAL ou Byalpel- sous des angles que d’habitude vous cachez, comme si un directeur de la photo sadique s’amusait à cadrer selon votre profil le moins avantageux.

Ainsi, mes collègues m’ont découvert en maillot (gros ventre à l’air et grosses fesses saillantes), j’ai dû expliquer à chacun d’eux ou presque pourquoi je ne voyageais pas le samedi (”ah bon c’est chabbat ? Et ça consiste en quoi ? Et c’est toutes les semaines ? Sinon tu te transformes en Gremlins ?“), d’aucuns m’ont certainement croisé en train de dormir avec la bave aux lèvres et sur l’oreiller (et probablement de ronfler), d’autres m’ont aperçu en train de danser sur des musiques orientales (avec mon gros ventre et mes grosses fesses mais pas à l’air). Enfin, certains sont encore persuadés que je négocie les plats à Tajine au Souk mieux que quiconque.

Evidemment, cela m’a permis de mieux connaître -superficiellement pour certains, en profondeur pour d’autres (sans sexualité aucune, je précise pour Epictete)- des humains au-delà des collègues, de les découvrir en maillot, de les croiser en train de dormir avec la bave aux lèvres ou de les apercevoir sur la piste de danse. Et de les voir se confier sur des sujets personnels comme leur situation familiale, leurs ambitions réelles, leurs doutes et leurs joies.

C’est peut-être l’aspect du voyage que j’ai apprécié le plus particulièrement.

Si je dois citer quelques faits anecdotiques de ce séminaire, je dirais en vrac :

  • Notre 4×4 a crevé un pneu en plein désert à 22h30, sans téléphone ni talkie-walkie. Et la roue de secours était également à plat.
  • Lors de notre arrivée dans le bivouac en plein désert à 0h30, des autochtones (à moins que ce ne soient des emmerdeurs) ont joué du tambour en chantant jusqu’à 4h du matin. Sans compter cet emmerdeur (à moins que ce ne soit un autochtone) de Nabil -mon collègue- qui criait mon nom toutes les minutes pour vérifier si je dormais. Je dormais connard, bien sûr que je dormais.
  • Samedi matin, je me suis endormi à la piscine. J’ai le ventre carbonisé. Ce soir ma femme a cuisiné des oeufs au plat à même mon torse pour faire des économies d’énergie
  • J’ai été dans une boîte locale le samedi soir. Je n’avais pas été en boîte, sans mentir, depuis une dizaine d’années, et ça a dû être ma quatrième fois en 31 ans. Le plus choquant : des filles belles comme dans les magazines, délurées comme dans les films, prostituées comme c’est pas permis. Dixit un collègue : “il n’y a que les moches qui ne te demandent pas d’argent !”
  • Ma DRH est vraiment une chic fille, j’ai toujours des rapports amicaux et sincères avec mon directeur, et les gens de ma boîte sont sincèrement des gens supérieurement intéressants (comparé à d’autres contextes de boulot que j’ai connus ou que d’autres me décrivent). Je dis tout ceci sans arrière-pensée, mais si je n’ai pas de prime à la fin de l’année avec toute cette publicité, je veux bien me faire vendeur de babouches au Souk !
  • J’ai perdu mes lunettes de soleil Hugo Boss dans un des 4×4. Par contre, ma boîte m’a offert une casquette bleue. Youpi.

Enfin, bien sûr, le Maroc c’est splendide, des couleurs plein les yeux (le rouge du désert, le vert des cultures de blé, le blanc de la neige sur l’Atlas, le bleu azur du ciel, le marron de la tourista…), des hommes et des femmes d’une générosité et d’une amabilité légendaires, des prix spécialement étudiés touristes, une culture, une tradition et une sensibilité orientales qui font la délicatesse, le charme et parfois la rudesse de ses décors ou de ses habitants. Mais si vous voulez en savoir plus sur ce point, vous achetez le Guide du Routard ou vous y allez. La viriti ci pas cher.

Et rappelez-vous : lorsque vous verrez un marocain, vous lui direz “Nikoumouk”, ça veut dire “longue vie”.

Les curieux qui veulent voir quelques photos, c’est ici.

[Par pure méchanceté, je dévoile ici quelques jeux de mots histoire de vous couper l’herbe sous la babouche : le Maroc qui ne rit, le Maroc aïeux, le Maroc aïe-euh !, le Maroc en bolesque, le Maroc qui un, le Maroc qui deux, le Maroc qui trois, le Maroc qui quatre et le Maroc qui cinq et enfin, le Maroc voisine bien sûr]

Englishman in Berlin, zeugonde bartie
Le 05/01/2006 - 00:15

[La première partie est ici]

Troisième jour : 01/01/2006

Bonne année ! Youpi !!

Réveil aux aurores vers 10h59 (pattern marketing de la Redoute). Repas allemand rapide (pain, confiture, tortillas, café, thé, caprice des dieux, et encore plein de trucs qui me donne envie de tout régurgiter pour le coup) et go ! go ! go ! on fonce d’un pas lourd et badaud vers le métro, des cernes sous les yeux et le sang encore gavé d’alcool.

Destination : la nouvelle Synagogue. Dans le ventricule gauche de Berlin, cette rescapée du régime nazi et des bombardements s’élève dignement au-dessus des immeubles, pointant un dôme doré vers le ciel comme pour narguer l’Histoire. Reconstruite par le gouvernement allemand il y a quelques années, elle n’est plus qu’un symbôle, un vestige, un espoir. Et accessoirement un musée.

Promenade le long de la rue, le quartier des artistes (l’équivalent du Soho New-Yorkais). C’est romantique, c’est charmant, mais ça caille. Une belle visite en tout cas de Berlin-Est pendant une heure ou deux.

La suite, dans l’autre ventricule : longue marche près de monuments historiques de nuit. Les pieds endoloris, nous passons près de Checkpoint Charlie. Quelques photos touristiques, mais on se promet de revenir demain visiter le musée. Encore un peu d’effort, nous y sommes : le musée juif de Berlin.

Ce musée, conçu par Daniel Libeskind, est bouleversant. D’abord l’architecture. De très hauts murs de béton presque brut, glaçants. Trois allées dénudées, presque impudiques : l’allée principale, celle du sens historique, est tailladée par deux fois dans sa longueur : perpendiculairement, l’allée de l’exil et l’allée de l’holocauste strient, comme les chemins de l’histoire, le sens commun de visite pour dérouter le visiteur, symbolisant la déroute et les chemins radicalement opposés, mais contre-nature tous les deux, qu’ont eu à subir les juifs de l’époque.

L’allée de l’holocauste ne contient que quelques cadres. Etrange. Différent d’autres musées du genre. Curieux. Inquiétant même. On s’approche et on voit. On se glisse dans la peau de cette jeune fille qui a donné son sac -encore intact en vitrine- à son amie avant son départ vers Auschwitz. On se prend à imaginer les mots doux dans le carnet de ce vieux monsieur pour sa femme, ou de la vie qu’aurait mené cette petite fille sur la photo. Personnifié. La shoah personnifiée, c’est le plus effrayant.

Lors de ma participation à “La marche des vivants”, un voyage en Pologne (Auschwitz - Majdanek - Varsovie pour la première semaine, la seconde semaine en Israël, pour symboliser l’espoir d’un peuple anéanti) que j’ai effectué lorsque j’étais en seconde, une préparation psychologique et historique nous avait été dispensée. Un professeur d’histoire nous avait dit : “N’oubliez pas : ne pensez pas au chiffre six millions, il ne veut rien dire. Comptez : 1 + 1 + 1 + 1 +1 pour arriver à six millions”.

A la fin de ce couloir de la mort, la mort. Je n’en dis pas plus.

Le chemin de l’exil est tout autre, il contient simplement des noms de ville, telles des destinations improbables où se sont réfugiés les plus chanceux.

Pour le reste, il faut aller voir. Ce musée est tout un symbole de vie, contrairement aux apparences.

20h, on ferme. Nouvelle mission : trouver un restaurant ouvert à cette heure. Pas grand chose finalement, mais on fera avec les moyens du bord. Et puis on veut décompresser, on ne se couche pas tard pour aborder la journée du lendemain avec entrain.

Quatrième jour : 02/01/2006

Ca devient une habitude : réveil, douche, petit déj copieux et départ en fanfare au coeur de Berlin pour une journée passionnante.

Le métro nous conduit gaiement à destination, il fait froid mais le ciel s’est éclairci, la neige a quelque peu fondu, et puis c’est la nouvelle année. A nous Berlin !

Première visite : youpi, “la topographie de la terreur”. Un musée en cours de construction sur le site même du siège des SS, le palais Albrecht. Qui conduit directement au dernier refuge d’Hitler, son bunker. Temporairement, l’exposition est en plein air, ce qui ne gâche pas notre plaisir d’admirer l’évolution de la situation allemande de 1930 jusqu’au procès de Nuremberg.

J’arrête, on ne rigolait pas sur le moment, et ni encore maintenant.

Cette exposition sur l’historique politique de Berlin était très bien faite (vive l’audioguide en anglais sans lequel impossible de comprendre quoi que ce soit) surtout parce qu’elle a zoomé sur les personnes, bonnes ou mauvaises, de l’Histoire de ce pays. Pas un seul mot sur Hitler, ni de photo. Inutile.

Saoulfifre pressentait très justement (comme d’habitude hein ?) le besoin d’une “psychanalyse du peuple” : comment les berlinois peuvent-ils regarder leurs “pères” (on s’est compris) dans ces photos étourdissantes de brutalité sans en être affecté ?

Une photo, parmi toutes, qui m’a marqué (observez les visages) :


Goering et Himmler

Les pieds encore une fois aussi froids que l’ambiance, nous nous dirigeons vers un Starbucks local pour un chocolat chaud réconfortant. Et c’est juste en face du musée CheckPoint Charlie.

Checkpoint Charlie, c’est l’endroit de passage entre l’Est et l’Ouest, jusqu’à la chute du mur. Le musée du même nom est sensationnel puisqu’il retrace, par des affiches, des tableaux, des films ou des accessoires, toute l’évolution du partage de l’Allemagne après la guerre à la chute du mur en 1989. La rigidité soviétique, les passeurs courageux, les soldats qui désobéissent, Eric Honecker, l’intrépidité et l’imagination adrénalinesque des fuyards… Nous sommes restés sur une très bonne impression (quoique amère, la vie était rude à l’Est) en sortant de ce musée pour nous ruer vers l’hôtel pour une dernière fois, et direction aéroport.

Dernière anecdote : parce que le vol était surbooké, nos amis Eric et Katy ont préféré profiter de l’offre “Hôtel Concorde *****” + repas offert + petit déjeuner offert + 150€ par personne en bon d’achat Air France pour rentrer le lendemain matin plutôt que voyager avec nous. Etonnant.

Moralité, parce qu’il en faut bien une : le voyage à Berlin a crevé l’abcès. Si la ville peut plaire ou non selon les goûts, l’histoire et la politique tangibles à chaque carrefour suffisent pour que personne, à moins de le faire exprès, n’oublie ce que l’ancienne génération, dans une proportion importante, a commis ou laissé commettre. Ils cicatrisent, je cicatrise. La marque est sur la figure, elle ne s’efface pas mais on vit sans la désigner du doigt chaque jour.

A part ça, mes chaussures noires sont mortes.

Les photos

Cliquer pour agrandir…


C’est quoi cette langue ??


C’EST QUOI CETTE LANGUE ????


La bière partout, même sur les plaques d’immatriculation.


Du sang de victimes de guerre conservé intact sur la chaussée. Je déconne, ce sont des résidus de pétards.


Checkpoint Charlie. Il y a deux cons qui n’ont toujours pas compris que le mur était tombé.


Une photo du musée. Les bougies de Hanoucca et la croix gammée en fond.


Un pan de mur encore intact.


AZERTY, QWERTY je connaissais. Mais là ?? MAIS C’EST QUOI CETTE LANGUE ???


Moi aussi j’ai tagué le mur ! Des toilettes du musée.


La nouvelle Synagogue.


Le mur de Berlin, de nuit, côté Ouest. Derrière le bunker historique d’Hitler.


Chien-terminator dans le métro (effet dû au flash). Je voulais faire plaisir à Caelle :-)

Et bonus animé : un petit montage tout simple sur le quai de métro. (5 Mo)

Englishman in Berlin, breumiŤre bartie
Le 04/01/2006 - 00:02

[C’est un peu long alors je coupe en deux posts…]

Premier jour : 30/12/2005

7h15 : l’avion s’envole vers Berlin, mes yeux se ferment pour une heure trente de vol.
8h50 : nous sortons de l’avion, accueillis par la gestapo des policiers. Là-bas, ils sont habillés de vert foncé et il est indiqué POLIZEI en lettres capitales sur leur blouson. Je ne panique pas.
8h59 : tous les bagages sont arrivés. Ils sont expéditifs ces allemands. Grande invention du siècle : le panneau “end of bags” sur le tapis rouleau pour signaler aux poissards de foncer aux réclamations plutôt que, tel un enfant, d’espérer inutilement en suivant le manège des yeux.

Direction : le métro. Très bien foutu à Berlin : comme à Londres, signalisation sonore des stations (mais en allemand, c’est incompréhensible) et temps d’attente affiché sur tous les quais. Même ceux des lignes en correspondance sont indiqués.

Bien foutu donc, mais on nous aura mal indiqués. Du coup, on est sur le quai avec notre plan grand ouvert. Surprise : deux agents “RATP” locaux surgissent et dans un anglais-allemand approximatif (heureusement, Eric & Katy parlaient plus ou moins bien la langue de Goethe) nous fournissent un itinéraire pour notre hôtel et vont même jusqu’à téléphoner pour vérifier la proximité de la station avec notre adresse. +10 pour les berlinois.

De manière générale, les gens sont sincèrement courtois (nous nous sommes fait aider plusieurs fois par des autochtones, juste parce qu’on sortait nos cartes ou nos plans). J’ai été très agréablement surpris, cela change des parisiens.

On nous avait prévenus : “prenez garde, à Berlin il fait froid !“. Connards ! Dans un frigo, il fait froid ! A Berlin, “ça caille sa mère”. Côté pull et blouson, on était équipés. Ce que l’on n’avait pas prévu, c’était l’antisémitisme flagrant de l’Allemagne pour avoir tapissé le sol de 10 à 15 cm de neige. Parce que bien entendu, nous n’avions que de petites chaussures de toile (mais de chez Chanel certes). Bilan : infiltrations d’eau, glaçage de doigts de pieds, mycoses, verrues, corne abondante et pleurs à chaudes larmes (les filles pleurent toujours quand elles ont les doigts de pieds gourds).

[Au passage, je remercie ici Seb officiellement qui m’a filé les conseils de visite à Berlin, ils m’ont été très utiles !]

Première visite culturelle : Alexander Platz et la TV Tower. Une tour Eiffel de 203 mètres où l’on admire Berlin à 360°. Effectivement, le découpage en quartiers est impressionnant, la séparation est-ouest assez marquée dans le style (euphémisme). 1h30 de queue pour dix minutes de plaisir, ce sont des durées proches des orgasmes porcins. Sauf qu’ils se gèlent pas les pieds dans la neige les porcs.

Retour au bercail (la journée a été courte finalement), allumage des bougies de Hannouca à Berlin (faut le faire mais d’autres l’ont fait avant nous, voir photo plus bas et dans le prochain post), repas et discussion/jeu jusqu’à pas d’heure : transis, nous voulions éviter de sortir le premier soir…

0h35 - 9h00 : Sommeil de bébé

Deuxième jour : 31/12/2005

Promenade à pied de notre hôtel (station : GuntzlerPlatz / Berlin Ouest) jusqu’à la porte de Bronenbourg (limite Berlin Est/Ouest) : environ 3h30 de marche.

Sur la route, pauses “réchauffade de pied contre un radiateur” dans un hôtel, un musée, un autre hôtel, un magasin de meubles, un café. Le musée : exposition (gratuite !) des oeuvres de Picasso et d’un autre peintre talentueux dont j’ai oublié le nom (ça finit par “off”).

C’est gris et morne (le ciel), c’est blanc et flasque (le sol). C’est aussi à peu près la description de l’architecture à Berlin Ouest. Tout a été reconstruit en blocs, après la guerre. Cela rend la ville assez tristounette, mais peut-être que le temps jouait aussi. Avec nos nerfs, aussi.

Les rues, pratiquement vides : peu de piétons, peu de voitures. Berlin, c’est huit fois Paris. Et pourtant, ça grouille moins.

La discipline légendaire des Allemands est avérée : ils ne traversent JA-MAIS hors des passages piétons, ni lorsque le petit bonhomme est rouge. Il n’existe pas de barrière à l’entrée du métro pour insérer le ticket : il suffit de l’acheter sur le quai et de le valider avant de monter dans la rame. Tu m’étonnes ensuite que les parisiens et les berlinois se soient tapés sur la gueule pendant plusieurs guerres…

A PotzdamerPlatz, visite du Sony Center et des environs (dôme immense abritant le siège de Sony, Mercedes et Daimler) où des touristes jouent au curling comme nos amis provençaux jouent à la pétanque. L’ambiance typique : stands en bois abritant des vendeurs et vendeuses de l’est, musique germanique, bière et cochonnaille à volonté et à toute heure.

Visite du mémorial des victimes de l’Holocauste : empilés et en ligne, des dizaines de piliers parallélépipèdesques très haut, très serrés, répartis en grille sur trois cents mètres carrés, pour ne laisser passer qu’une personne à la fois avec pour seule vision, le bout de l’allée cent mètres plus loin. Emouvant mais pas trop finalement, les gosses jouaient à se jeter des boules de neige aux intersections…

Le soir : séchage, douche, séchage (dans cet ordre, oui). Repas réveillonnel rapide. On fonce sur la place de Bronenbourg en métro cette fois pour assister, avec un million de personnes, au décompte idiot avant le nouvel an “fuf, fif, draille, zvaille, aillene, zirooooooo guten jarh” ou quelque chose du genre…

Drôle de noter que presque tous les berlinois étaient sacrément équipés en pétards (ou des mines ?) et de feux d’artifice (de type Qassam), à tout âge. A Paris, on ne voit jamais cela.

Anecdote intéressante : pour parvenir à la place, les policiers nous ont fait passer par la forêt. Ils criaient, les gens couraient. Sur les photos, on a l’impression d’assister à une rafle…

Mais l’ambiance était à la fête, et nous, touristes, aimons les fêtes d’ambiance dans les pays lointains. C’était bien. C’était bon enfant, c’était très bien.

Puis direction le casino pour un petit verre (le Black Label à 3,50€, on ne va pas se gêner pour s’en verser plusieurs derrière la cravate) puis petite partie de roulette jusqu’à 2h du mat. Gain : 70€ avec des mises à 2€, merci le pouvoir des pointes.

Au retour, petites parties de luge sur bouée gonflable (voir vidéos). 2h35, la ville est entièrement animée et refoule la bière. 3h : dodo, avec les jambes engourdies et courbaturées.

[Suite au prochain numéro]

Les photos

Cliquer pour agrandir…


Le “End bag”, l’invention la plus intelligente depuis la valise.


Si je vous dis qu’il y avait beaucoup de neige, c’est qu’il y avait beaucoup de neige..


Courtois les berlinois, OK. De là à louer une chaîne de télé pour moi, c’est obséquieux.


Berlin Ouest depuis la TV Tower. Des blocs bien découpés et aérés. Notez la taille des artères.


Berlin Est depuis la TV Tower. De beaux immeubles avec cour intérieure.


Les bougies de Hannouca à l’hôtel. Avant l’incendie qui a tué 126 personnes…


Sur ces trois images, le passage vers la porte de Brandenburg, dirigés par la police survoltée (ya volt !). Des relents de rafle, non ?


La porte de Brandenburg. Au pied de cette tour se tenait avant le 09/11/1989 le fameux mur…


La descente de luge, à 2h30 du matin. Vue d’en haut. La vidéo sans stabilisateur d’image est ici.


Les jeunes font la fête, pétards, feux d’artifice et autres trucs dangereux dans les mains.


Vu d’AlexanderPlatz, la TV Tower. Notez la couleur du bonnet, assorti au ciel.


La marque locale de l’eau minérale. Tu m’étonnes qu’ils sont en permanence bourrés !

Berlin mon amour
Le 27/12/2005 - 14:37

Ca en fait des cat√©gories pour un seul article…

Ce vendredi, nous partonsà Berlin pour un long week-end en amoureux et en couples. Je ne raffole pas de f√™ter les jours de l’an, autant le faireà l’√©tranger, pour d√©couvrir les us et coutumes locaux.

Berlin, ce n’est pas tr√®s loin. Berlin, ce n’est pas trop cher. Berlin, c’est tr√®s joli. Et Berlin, c’est notre premier compagnon europ√©en.

Jusqu’ici, on peut parfaitement comprendre les cat√©gories “Voyages” et “Trucs perso”.

La suite est plus sombre.

Plus sombre, comme l’√©poque de la guerre. La seconde guerre mondiale. La guerre qui a fait que les choses ne seront plus pareilles d√©sormais.

C’est sur ce point particulier que je veux r√©fl√©chir (et sur lequel je vous invite, √©ventuellement,à prendre position).

Pr√©ambule : je suppose que vous connaissez la diff√©rence entre un juif s√©pharade principalement issu du Maghreb, tonitruant, exub√©rant - c’est, pouss√©à l’extr√™me, le “Coco” de Gad Elmaleh - et un juif achk√©naze principalement issu des pays de l’Est, grand intellectuel, artiste ou strat√®ge militaire. Certes, mais avec un balai là o√Ļ je pense.

Fin du préambule.

Dans toutes les familles achk√©nazes ou presque, l’√©vocation de la Pologne, de l’Autriche et surtout, surtout de l’Allemagne, provoque chez eux une r√©action √©pidermique, psoriasistique, ex√©matesque. Sauf peut-√™tre pour Goldmann, dans “N√© en 17à Leindenstat“…

Dans les familles s√©pharades, difficile de fournir des statistiques mais j’ai souvent entendu les m√™mes remarques : “l’Allemagne, avec ce qu’ils nous ont fait ?!”.

Pendant tr√®s longtemps donc, pour beaucoup de juifs de diverses origines, les allemands √©taient assimil√©s aux nazis. Et pour ma part, j’ai √©t√© nourri par cette √©quationà la logique floue pendant longtemps.

Je dois avouer qu’il est difficile de briser un tel ressentiment envers ce pays, m√™me apr√®s soixante ans. M√™me si je sais et je r√©p√®teà tous ceux qui veulent l’entendre (ou pas) que ce ne sont plus du tout les m√™mes g√©n√©rations, les m√™mes contextes, les m√™mes √©tats d’esprit qu’à cette triste √©poque. Qu’il faut d√©sormais avancer, et casser ce carcan qui nous enferme dans le rejet de l’autre, et l’autre ici, c’est l’Allemand.

M√™me si je sais tout cela, que ce discours est pour moi limpide, il reste des grumeaux dans ma t√™te. Loin de toute raison, de tout raisonnement. Qui me fait amalgamer la croix de la m√™me consonance avec l’Etat que dirige Mme Angela Merkel. Qui grossit comme un t√©lescope les groupuscules nazis qui d√©filent dans certaines bourgades germaniques. Et qui travestit un simple citoyen en un soldat ennemi.

- M√©m√©, je vaisà Berlin pour la fin de l’ann√©e.
- En Allemagne ? Mais qu’est-ce que tu vas faire en Allemagne ? C’est honteux !
- Allons M√©m√©, il n’y a plus de nazis en Allemagne de nos jours. Les m√©chants c’√©tait avant, mais maintenant, il faut aller de l’avant !
- C’est honteux ! Apr√®s ce qu’ils nous ont fait !
- (Soupir) Oui, mais ce sont les anciens Allemands. Les nouveaux ils n’y sont pour rien !
- Quand même ! On ne va pas en Allemagne !

Vous voyez le genre. Une g√©n√©ration pour qui le pr√©nom Adolphe est aussi atypique qu’Attila, Gengis ou Ahmadinejad.

Encore aujourd’hui, l’Allemagne r√©veille une douleur sourde, età mon avis plus forte que nos tensions perp√©tuelles avec le monde arabo-musulman. Parce que si le “conflit” avec le monde arabe est passionnel, “chaud”, celui avec l’Allemagne a des relents de logique “froide”, calcul√©e, implacable.

A c√īt√© de cela, j’ai d√©couvert chez mon copain Seb le mus√©e de la Shoah,à Berlin-m√™me. Sa description m’a donn√© (la chair de poule et) l’envie de le visiter.

Alors ? Berlin ou pas Berlin ?

Pour m’√īter de la t√™te une fois pour toutes ces tensions, c’√©tait d√©cid√©. Ce sera Berlin. Et cela d√©passera de loin la simple d√©couverte culturelle ou la f√™te de fin d’ann√©e.

Est-ce que l’un de vous, ami(s) lecteur(s), ressent cela, m√™me si c’est dans un contexte tr√®s diff√©rent ?
Et, vu de l’ext√©rieur, comment interpr√©ter (en bien ou en mal) la r√©action de ma grand-m√®re ? La mienne ? Celle de ma communaut√© ?

It is the fÍte
Le 23/12/2005 - 14:16

L’année dernière à cette même époque, je voyageais (pour la première et unique fois) à New-York, la ville où on est tête en l’air.

J’avais ramené de superbes photos et un film que j’avais retravaillé avec soin pour le dévédéiser.

Ci-dessous deux photos.

La première, l’original : Times Square.
La seconde, le template pour le menu DVD.

Dans le template DVD, notez les trois emplacements publicitaires en noir. Ils sont remplacés par trois vidéos distinctes. Le petit “néon” rouge sur l’emplacement du fond correspond à la sélection dans le menu.
La barre blanche transversale : elle fait défiler un texte (au lieu des habituels stock quotes).

Le lecteur impatient questionnera : “mais à quoi sert ce post bon sang ?”.
Eh ben il patientera jusqu’à dimanche.

Entre temps, bonnes “fêtes” à tous ceux qui fêtent Noël. Les autres, bon week-end (et/ou chabat chalom).