Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’une insulte de chantier. Ni le nom d’une ville exotique sub-saharienne.
Mchaikoubaralik, c’est le surnom de ma fille. Enfin, pas celui que je lui donne, mais celui que la grand-mère de ma femme lui donne.
D’ailleurs, si j’hésite à le rajouter sur sa carte d’identité, c’est simplement à cause du nombre de cases imposé sur le formulaire rouge jaune vert de l’état.
Durant ces reposantes (tu parles !) vacances dans les Alpes-Maritimes, c’est-à-dire en province quoi, durant lesquels quelques afficionados ont pu admirer mon gros bide et mon double menton sur cette vidéo qui fera date, j’ai partagé ma fille Mchaikoubaralik avec notre immense famille, médusée autour d’elle comme si c’était le saint Graal.
Ou l’équivalent chez les Juifs, un beau billet mauve de 500€.
Ces vacances ont été l’occasion pour moi de ne rien faire, comprendre : je n’ai rien pu faire avec cette Mchaikoubaralik qui a son propre rythme tout au long de la journée. Nous avons tout de même profité de deux heures de son sommeil nocturne pour dévaliser le casino de Cagnes sur Mer, ma chance légendaire jouant la fidèle. Du coup, un saint Graal en poche, nous avons foncé chez le premier magasin pour enfants, afin d’habiller dignement cette Mchaikoubaralik qui ne s’en sortait plus avec ses 18 bodies, 47 robes, 23 pyjamas et 30 paires de chaussettes.
Mais ce que l’Histoire retiendra de ces vacances, ou du moins, ce que nous retiendrons ma femme et moi-même, c’est la visite de la plus gracieuse, de la plus jolie et de la plus talentueuse des blogueuses (après [mets ton nom ici] évidemment), Abs, de son vrai nom Mchaikoubaralik également (coïncidence ?). Elle était accompagnée de son acolyte des quatre cents coups, copsréelle.
Ce n’est pas tant sa grâce, sa beauté ou son talent qui m’ont touché, mais plutôt sa joue lorsqu’elle m’a fait la bise. Et, au détour de quelques banalités sous le parasol près de la piscine, elle s’est mise à pleurer, à chaudes larmes, m’a tendu un lourd paquet bariolé et, les yeux mi-clos, m’a lâché dans un souffle : “tiens, c’est pour ta fille”.
Un cadeau pour ma fille ? J’en tombe des nues et de ma chaise en tek sur les gravillons acérés.
Premier réflexe : j’imagine une liasse de saint Graals (Graux ? Toi-même !).
Diantre non. Outre les superbes effets de toilette offerts à Mchaikoubaralik, il y avait au fond du sac ceci :
Les chaussures de Diam’s ! Elle avait osé, me faire ça à moi !
Du coup, je l’ai remerciée et rapidement reconduit aux limites de notre domaine, nos coeurs encore pleins d’émotion et d’amitié explicite, nos oreilles emplies des chansons de l’autre folle.
Moralités :
1) Si, comme Abs, vous désirez faire un cadeau à ma fille, y’a pas de souci
2) Si, comme Abs, vous vous demandez ce que signifie Mchaikoubaralik, y’a pas de souci. Mchaikoubaralik est un mot arabe qui signifie à peu de choses près : “que je meure pour toi !”. Le truc qui détend quoi.
3) Et si, comme Abs, vous voulez être mille fois remerciée par moi-même pour sa gentillesse et sa fraîcheur malgré son âge avancé, voir n° 1)