Parfois je retiens ma respiration pendant 101 secondes.
La routine
Le 06/09/2007 - 14:02

Elle l’entend s’approcher dans la pénombre, froissant les draps de soie avec ses godillots sales. Et elle déteste ça.

Elle le voit la mater d’un oeil torve, malsain, animal. Et elle déteste ça.

Elle sent sa sueur sale, son haleine tabagique, son odeur répugnante se déposer sur les meubles, sur sa peau, sur son âme. Et elle déteste ça.

Il effleure sa moustache mal taillée, se frotte les mains dans un élan rapide puis les essuie sur son pantalon tâché et poussiéreux. Et elle déteste ça.

Il renifle bruyamment et enfourche son genou sur le plumard, à demi-nu, un matelas velu dépassant de son caleçon. Et elle déteste ça.

Comme un vulgaire objet, il la pousse, la monte, la brutalise, et attend qu’elle parle, qu’elle crie, qu’elle hurle. Et elle déteste ça.

Il ronfle sur son épaule, son énorme pate sur sa poitrine découverte, un filet de bave au coin de la lèvre. Et elle déteste ça.

Alors elle enfonce la lame dans sa jugulaire d’un geste sûr et précis et le regarde mourir ce porc obscène, les yeux révulsés et le sexe turgescent.
Elle rejette le drap d’un geste rapide, enfile ses vêtements mécaniquement, franchit la porte sans se retourner au râle agonisant de son contrat du jour.

Et elle se dit qu’elle adore ça.

Histoire d’eaux
Le 31/08/2007 - 18:09

Ma soeur, d’une intelligence pratique et d’une créativité aux insultes frisant l’insanité, m’envoie ce doux mail hier matin. Je le reproduis tel quel, je trouve l’histoire hilarante dans son intégralité.

Info contextuelle : ma soeur a de la fièvre depuis quelques jours. Je veux dire, en plus de son état déjà fébrile.

hey Doune

a 3 heures du matin, les yeux au plafond et le thermometre dans le derriere, j’ai pensé a un super article genre de blog
oui je sais t’as pas envie de lire mais t’es obligé

“La serveuse au traumat”

“Je n’en reviens pas d’être ici, dans cet univers tout blanc et aseptisé. Moi qui est toujours grandi au grand air…
Je ne peux m’empecher d’appréhender l’opération.
Voila que l’on vient me chercher, on me lave presque avec sympathie, et puis ca y est, je les vois, les instruments scintillant sous le néon, tous plus tranchants les uns que les autres. Je ne dois pas y penser ! De toutes facons dans quelques minutes je ne sentirai plus rien.
Deja j’ai l’impression de ne plus sentir mes membres inferieurs, comme ces magiciens que l’on découpe en rondelles.
Ah quelle sensation ennivrante que ce liquide qui se repand et améne la serenité, je peux fermer les yeux.”

“Allez les enfants A table ! En entrée, tomate à la vinaigrette !!”

Oui je sais pas pourquoi ces 10 derniers jours je suis obsédée hopitaux…

Plus étonnant toutefois, j’avais pensé il y a longtemps à une histoire du même acabit mais je n’avais jamais osé la publier. Je profite du ridicule de ma soeurette adorée pour me lancer.

YEeeeahaaaaaaah ! Je vooole !! Ah ça, ils avaient raison, la Terre vu d’aussi haut c’est magnifique.
C’est fou on voit tout : les champs de maïs sont verts, les champs de luzerne sont… oh purée ce vent, il me déporte. Jusqu’où il m’emmène ? Je ne vais tout de même pas me prendre le clocher sur le toit ??
Ah cette vitesse ! C’est grisant, j’en suis toute humide ! 3000 mètres de descente à 1g, c’est pas tout le monde qui peut se le permettre…
Sauf que… Mais c’est qui toutes ces folles autour de moi ? C’est un saut en groupe ou quoi ? Hey ! Hey ! Ca va ? C’est de la folie cette chute hein ? On s’éclat…

[PLOC !]

Enfin, coïncidence ou signe du destin, une dernière histoire d’eaux chez Arpenteur cette semaine. Paraît qu’aujourd’hui c’est le Blog Day.

Alors mon message à tous les blogueurs de la planète : allez vous faire enc chabbat chalom !

Mchaikoubaralik
Le 29/08/2007 - 10:58

Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’une insulte de chantier. Ni le nom d’une ville exotique sub-saharienne.

Mchaikoubaralik, c’est le surnom de ma fille. Enfin, pas celui que je lui donne, mais celui que la grand-mère de ma femme lui donne.

D’ailleurs, si j’hésite à le rajouter sur sa carte d’identité, c’est simplement à cause du nombre de cases imposé sur le formulaire rouge jaune vert de l’état.

Durant ces reposantes (tu parles !) vacances dans les Alpes-Maritimes, c’est-à-dire en province quoi, durant lesquels quelques afficionados ont pu admirer mon gros bide et mon double menton sur cette vidéo qui fera date, j’ai partagé ma fille Mchaikoubaralik avec notre immense famille, médusée autour d’elle comme si c’était le saint Graal.

Ou l’équivalent chez les Juifs, un beau billet mauve de 500€.

Ces vacances ont été l’occasion pour moi de ne rien faire, comprendre : je n’ai rien pu faire avec cette Mchaikoubaralik qui a son propre rythme tout au long de la journée. Nous avons tout de même profité de deux heures de son sommeil nocturne pour dévaliser le casino de Cagnes sur Mer, ma chance légendaire jouant la fidèle. Du coup, un saint Graal en poche, nous avons foncé chez le premier magasin pour enfants, afin d’habiller dignement cette Mchaikoubaralik qui ne s’en sortait plus avec ses 18 bodies, 47 robes, 23 pyjamas et 30 paires de chaussettes.

Mais ce que l’Histoire retiendra de ces vacances, ou du moins, ce que nous retiendrons ma femme et moi-même, c’est la visite de la plus gracieuse, de la plus jolie et de la plus talentueuse des blogueuses (après [mets ton nom ici] évidemment), Abs, de son vrai nom Mchaikoubaralik également (coïncidence ?). Elle était accompagnée de son acolyte des quatre cents coups, copsréelle.

Ce n’est pas tant sa grâce, sa beauté ou son talent qui m’ont touché, mais plutôt sa joue lorsqu’elle m’a fait la bise. Et, au détour de quelques banalités sous le parasol près de la piscine, elle s’est mise à pleurer, à chaudes larmes, m’a tendu un lourd paquet bariolé et, les yeux mi-clos, m’a lâché dans un souffle : “tiens, c’est pour ta fille”.

Un cadeau pour ma fille ? J’en tombe des nues et de ma chaise en tek sur les gravillons acérés.

Premier réflexe : j’imagine une liasse de saint Graals (Graux ? Toi-même !).

Diantre non. Outre les superbes effets de toilette offerts à Mchaikoubaralik, il y avait au fond du sac ceci :

Les chaussures de Diam’s ! Elle avait osé, me faire ça à moi !

Du coup, je l’ai remerciée et rapidement reconduit aux limites de notre domaine, nos coeurs encore pleins d’émotion et d’amitié explicite, nos oreilles emplies des chansons de l’autre folle.

Moralités :

1) Si, comme Abs, vous désirez faire un cadeau à ma fille, y’a pas de souci
2) Si, comme Abs, vous vous demandez ce que signifie Mchaikoubaralik, y’a pas de souci. Mchaikoubaralik est un mot arabe qui signifie à peu de choses près : “que je meure pour toi !”. Le truc qui détend quoi.
3) Et si, comme Abs, vous voulez être mille fois remerciée par moi-même pour sa gentillesse et sa fraîcheur malgré son âge avancé, voir n° 1)

Papa ravvi
Le 15/08/2007 - 19:28

On ne peut plus être tranquille.


Psssit : si vous aimez les polars, le dernier Lehane “Prière pour la pluie” est tip top.

Lettre à ma voisine
Le 01/08/2007 - 09:56

“Madame,

Je suis votre voisin du dessous et je vous écris cette lettre à propos d’un sujet qui me tient particulièrement à coeur.

C’est la plus belle fille au monde que j’ai eu à tenir dans mes bras. Ses mouvements sont gracieux, la texture de sa peau si douce, son parfum naturel tellement envoûtant. Ses yeux, encore bleus, me fixent avec interrogation alors que les miens coulent d’amour pour elle.

Cette merveille, c’est ma fille.

Probablement la plus sensationnelle princesse anonyme de tous les temps. La fanfare qui l’accompagne résonne en moi à chaque seconde : entendez ces gazouillements mêlés aux cantiques, écoutez les berceuses sous cet hymne à la joie.

Son battement de coeur c’est désormais le mien. Sa respiration commande dorénavant mon thorax. Sa tension, sa température, sa faim sont maintenant mes propres indicateurs. Ensemble, à l’unisson, à jamais.

Le saviez-vous, madame, je n’ai pas pleuré à sa naissance. Ni depuis, d’ailleurs. Même lors de ses premiers cris, son premier bain, sa première tétée. Ni lorsque je l’ai endormie au creux de mes bras, balancée par le rythme d’une chanson en arabe que chantait ma grand-mère. Ni lorsque je l’ai changée, seul, dans la nuit pour économiser les ressources de ma femme.

Pourtant, tout mon corps déborde d’émotion, d’affection, de tendresse pour ma fille. Je me coule dans ses mains, je me fonds dans ses lèvres, je me love dans ses orteils : mon être entier est en sa possession et à son service.

Elle n’a qu’une semaine mais elle existe depuis des milliards de secondes. Chacune donne encore plus de sens à ma vie, à mon couple, à l’univers. Et une seule passée sans elle est une souffrance, pour citer le poète.

A chaque instant je m’imagine me sacrifier pour elle, pour qu’elle existe et qu’elle vive. A chaque instant de son sommeil je guette sa respiration, ses gémissements et ses rêves houleux.

C’est ma fille et je l’aime à la folie.

C’est pourquoi, madame, vous comprendrez aisément que je vous demande de cesser de passer l’aspirateur 3000W toute la journée de vendredi, samedi et dimanche chaque semaine1, pour notre bien-être à nous trois.

Cordialement,
Famille Byby”



1 : authentique

Tête et chevilles
Le 24/07/2007 - 15:13

Vous savez, ami(e) lecteur(e), je ne vous en veux pas d’être médiocre.

Il y eut une époque durant laquelle, je l’avoue avec un sourire compatissant et une larmichette au coin du regard sur mes années folles de jeunesse pendant lesquelles j’avais beaucoup plus de souffle pour lire une phrase aussi longue d’un seul trait, il y eut une époque durant laquelle j’ai longtemps cru que j’étais le Messie.

Ne riez pas, crétins et morues, ne riez pas. Mon corps galbé, mes yeux clairs, mon intelligence hors du commun, et la richesse de ma famille m’avaient alimenté en égocentrisme et mégalomanie à doses de cheval. Un dopage au nombrilisme. Mon monde n’était que miroirs et ne tournait qu’autour de moi.

Hautes études scientifiques, femmes qui se jettent sur moi dans la rue, guérison des lépreux dans le métro : tout semblait indiquer que le monde serait enfin délivré du Mal, du ticket de loto qu’on gagne jamais et des coups de téléphone à huit heures le dimanche matin. Et par ma main tendue et mon bras puissant.

Puis j’ai grandi, j’ai pris des claques un peu partout, du gras un peu partout également, et j’ai dû admettre, à mon grand dam (mais probablement au dam de l’humanité toute entière parce que sans déconner je suis un super bon Messie tant pis pour vous), que j’étais un simple quidam, un moins que rien, un péquenot, une fiente de calamar au fond de l’Océan Pacifique (ça m’fait quelque chose de magique).

La suite vous la connaissez ou presque : j’ai ouvert un blog connu mondialement à Sarcelles, j’ai rencontré ou couché avec la plupart de mes lecteur(e)s, pour preuve qu’ils ne sont pas si nombreux et j’ai décidé de perdre hmmhmm kilos dès que ma fille daignera sortir du ventre de sa génitrice.

Et puis, miracle, une lectrice occasionnelle m’a sorti de ma torpeur et de l’anonymat relatif dans lequel je sombrais :

Monsieur,

Votre blog c’est tellement trop de la balouze que je m’en vais le lire illico à la Radio Suisse Romande, trois jours de suite qui plus est.

Amoureusement à la folie,

Brigitte

Alors, les gueux, vous pouvez crever dans l’indifférence certaine du monde libre, plongés que vous êtes dans votre insignifiance astronomique et votre platitude à en renverser les rouleaux compresseurs.

Vous pourrez écouter mes textes messianiques les 25, 26 et 27 juillet sur le lien de l’émission à la RSR (diffusion de 14h à 15h).

(PS : alors Blogbo dans la presse ou Arpenteur qui le vit tout naturellement, je me marre…)

Problème de pots / peaux
Le 18/07/2007 - 15:35

(ça faisait bien longtemps ce type d’article tiens. En prévision des jours à venir plus difficiles…)

Salut Nadia,

Je t’écrit cette lettre parce que je n’ose pas partagé mes sentimants de visut avec toi. Je me sens trop peureuse, trop sansible et toi, tu as toujours été celle ki est sure d’elle, confiante et maître de soie.

Nadia, tu sais qu’t'es ma meilleure amie et que ça fais au moins un an qu’on est toujours ensemble sur les quatre sans coups, que tu dors chez moi et que je dors chez toi, et que t’es première sur ma liste msn.

On a partagé les mêmes mecs, même si le plus souvent, ils sont accrots a crocs dingues de toi parce que tu es la plus belle de nous deux, je dois l’avoué. Lol.

Depuis que tu sort avec AbdelKerim, nos rapports ont changer puisque moi je suis sortie avec Eric, tu sais le grand, mignon avec des cheveux frisés et des yeux clair on dirait le ciel bleu de l’horizon un soir d’été. On se voit pas trop toute les deux en ce momant mais c’est pas grave on reste super bonnes copines quand même, même si l’autre grosse de Valérie elle arrête pas de me tourné autour je la supporte pas elle pue mais tu gardes ça pour toi hein.

Mais tu vois, la dernière fois qu’on s’ait vu (ou qu’on s’aient vu, j’ai toujours du mal avec le subjonctif mdr), j’ai senti qu’Eric te regardait plus souvent avec un regard trop bizarre, trop étrange tu vois ? Et après il m’a confié qu’il en craquait pour toi, j’ai failli m’évanouir telment il m’a trop fait de la neup.

D’après lui c’est quand tu parlais de tes histoires avec Abd, qu’il te frappait telment sur les fesses qu’elles étaient toutes rouges et il m’a dit qu’il aimait trop ça le mec c’est un gros pervers je dis pas ça pour toi mais sans déc ça m’a trop vénère le coup des fesses tout ça parce que t’as un bout d’fesses qu’est irrité on dirait que ça y est.

Alors maintenant j’suis trop dans la louse parce que Eric est raide acro dingue de toi et moi je reste chez moi comme une pauvre fille.

Alors, si tu pouvais lui parlé pour lui dire que tu veux pas de lui ou que tu fais soigné tes irritations des fesses LOL PTDR ça m’aiderait trop tu vois…

Merci bcp et à bientôt sur msn.

Signé : ta meilleur amie Lucie.

Moralité : Eric t’aime, fait chier !

(Pleure pas Lucie, la solution est )

Restart
Le 13/07/2007 - 00:15

L’ère du numérique est tout de même bien désolante : tout à l’air si facile, à portée de main !

Prenez John McLane par exemple, dans Die Hard 4. Vas-y que j’te cogne des vilains, vas-y que j’te fracasse des bagnoles, et vas-y que j’te flingue ta race et vas-y que j’te défonce ta mère… mais je m’emporte. Tout ça pour quoi ? Parce qu’un cinglé acnéique manipule les ordinateurs de notre beau pays américain à l’aide d’un PDA connecté à une CB.

Bon sang. Mon boulot à moi c’est de faire parler quelques applications entre elles pour mes clients industriels (et je suis grassement payé pour ça) et déjà, j’ai du mal. Alors quand tu vois l’autre fou-dingue qui branche son Nokia sur une lampe électrique et qui arrête les centrales nucléaires de toute la Californie, je me dis que je t’ai bien niqué le film, ami(e) lecteur(e).

L’informatique, c’est vraiment compliqué quand on y réfléchit. Et c’est devenu un sacré objet de torture quotidien, même (et surtout) pour les geeks comme moi.

Avant, avant… Avant, la torture c’était simple. Brutal, vicieux, mais simple. Vas-y que je t’écartèle les jambes avec des poulies, vas-y que je t’électrocute les coucougnettes pendant qu’une chèvre te lèche les pieds, et vas-y que j’te flingue ta race et vas-y que j’te défonce ta mère… mais je m’emporte encore une fois.

Puis, le progrès aidant, la torture a pris des côtés bien plus subtils : vas-y que je te raconte des blagues de Jean Roucas, vas-y que je te circoncis avec une porte d’ascenseur, et vas-y que ta femme t’emmène faire tous les magasins féminins pendant les soldes, et vas-y qu’ils nous repassent le discours de Ségolène… mais je m’emporte encore et encore.

Et puis, est arrivé l’ordinateur.

Sous Windows.

XP.

Service Pack 2.

J’aurais supporté qu’on me découpe le bras à l’aide d’une fourchette en bois ou qu’on ratatine mes bijoux à l’aide d’un fer à repasser en position Laine mais, je ne sais pas pour toi ami(e) lecteur(e) - et surtout pour toi collègue, mais…

L’enfoiré de sa race de concepteur d’application qui a eu l’idée de générer la petite pop-up qui demande à redémarrer maintenant ou plus tard toutes les cinq minutes quand t’as fait un Windows Update a créé le plus bel outil de torture mondial.

A lui, et rien qu’à lui, j’infligerais bien le second au top 5 des tortures : Vincent Delerm et Carla Bruni en duo.

J’espère que ces deux-là ont Windows XP aussi tiens. Y’aurait une justice.

Télépoints qui croyait prendre
Le 06/07/2007 - 02:10

Internet chez moi c’est comme Mathilde : il est revenu.

Du coup, je reprends des couleurs, deux fois des pâtes et mon clavier pour écrire.

Alors j’ai testé pour vous le nouveau service offert par le Ministère de l’Intérieur : Télépoints. Il indique le nombre de points restants sur votre permis.

Sur le mien je le sais déjà je viens de le récupérer ! Et pour conclure en beauté cet épisode (noir) de ma vie, une expérience ô combien troublante.


Ma femme n’est pas une matheuse
Le 27/06/2007 - 12:38

Hypothèses


Toutes les unités de mesure sont en mètre sauf indication contraires.

Soit une pièce parallépipédique (L = 1.7, l = 1.3, H = 2.5) de coefficient d’aération CAE = 0.0001 (négligeable).
Soit un chauffe-eau disposé dans la pièce à mi-hauteur, représenté par un cylindre (R = 0.35, h1 = 1.6) de coefficient d’absorption CAB = 0.013 dans les conditions atmosphériques normales.
Soit un trône de toilettes en porcelaine blanche (valeur de liquéfaction VL = 3.56 mol/l) approximé par un cône (r = 0.30, h2 = 0.5) posé au sol, au centre de la pièce.
Soit un sol en carrelage (coefficient de diffraction considéré comme nul) dont la capacité absorbante à chaud est négative la nuit (CAC = -45.89 tb/g/l).

Soit un homme beau et intelligent et gros imposant (taille = 1.75, poids = 65 en arrondissant un peu). On supposera les frictions négligeables dans cet exercice. Les vêtements ne sont également pas pris en compte, la situation évoquée étant le matin au réveil.

Enfin, soit un désodorisant cylindrique (Rd = 0.04, h3 = 0.23) de pression interne 8 atmosphères muni d’un gicleur opto-senso-tamère de force millimétrée (F = 12 N). On supposera, pour simplifier, que la bombe de désodorisant est pleine de gaz à base de H10Na3Cl2O6Mn++ (du sent bon) de variabilité inférieure à 12% centigrades et de convergence fluidifiesque CF = 0,34 par unité de volume.

On considéra la pression sur le gicleur comme application directe des gaz parfaits (PV = nRT) avec un coefficient de lavage machine Gamma = 1.

Enoncé du problème

A partir des données précédentes, quelle pression doit-on appliquer sur le gicleur du désodorisant pour que les toilettes sentent bon la vanille (ou l’océan, ou le grand air mais par pitié pas la lavande) après l’attaque à l’étron1 ?

Résolution

En appliquant la formule d’Edmond Cussay d’Upoulay, on obtient trivialement :

“Il suffit de presser une fois pendant 4 secondes.”

Seulement, MA femme qui ne comprend rien aux maths me rétorque :

“T’auras beau vider deux, trois, quatre, DIX bombes de désodorisant ça puera toujours autant mais c’est pas vrai c’est une infection mais qu’est-ce que t’as encore mangé à midi ? Du rat ou quoi ? T’as un égoût dans l’estomac ? Ah mais ferme-moi cette porte je vais vomir ou alors je vais déféquer2 chez les voisins ah si je t’avais pas épousé je n’en serais pas là et de toutes façons ta mère elle cuisine mal et …”

Alors la parité dans les sciences, prout.



1 : subtile isnt’ it ?
2 : les femmes disent déféquer, les hommes disent se repoudrer le nez