Hier, le chat de ma soeur a eu 4 bébés.
Restart
Le 13/07/2007 - 00:15

L’ère du numérique est tout de même bien désolante : tout à l’air si facile, à portée de main !

Prenez John McLane par exemple, dans Die Hard 4. Vas-y que j’te cogne des vilains, vas-y que j’te fracasse des bagnoles, et vas-y que j’te flingue ta race et vas-y que j’te défonce ta mère… mais je m’emporte. Tout ça pour quoi ? Parce qu’un cinglé acnéique manipule les ordinateurs de notre beau pays américain à l’aide d’un PDA connecté à une CB.

Bon sang. Mon boulot à moi c’est de faire parler quelques applications entre elles pour mes clients industriels (et je suis grassement payé pour ça) et déjà, j’ai du mal. Alors quand tu vois l’autre fou-dingue qui branche son Nokia sur une lampe électrique et qui arrête les centrales nucléaires de toute la Californie, je me dis que je t’ai bien niqué le film, ami(e) lecteur(e).

L’informatique, c’est vraiment compliqué quand on y réfléchit. Et c’est devenu un sacré objet de torture quotidien, même (et surtout) pour les geeks comme moi.

Avant, avant… Avant, la torture c’était simple. Brutal, vicieux, mais simple. Vas-y que je t’écartèle les jambes avec des poulies, vas-y que je t’électrocute les coucougnettes pendant qu’une chèvre te lèche les pieds, et vas-y que j’te flingue ta race et vas-y que j’te défonce ta mère… mais je m’emporte encore une fois.

Puis, le progrès aidant, la torture a pris des côtés bien plus subtils : vas-y que je te raconte des blagues de Jean Roucas, vas-y que je te circoncis avec une porte d’ascenseur, et vas-y que ta femme t’emmène faire tous les magasins féminins pendant les soldes, et vas-y qu’ils nous repassent le discours de Ségolène… mais je m’emporte encore et encore.

Et puis, est arrivé l’ordinateur.

Sous Windows.

XP.

Service Pack 2.

J’aurais supporté qu’on me découpe le bras à l’aide d’une fourchette en bois ou qu’on ratatine mes bijoux à l’aide d’un fer à repasser en position Laine mais, je ne sais pas pour toi ami(e) lecteur(e) - et surtout pour toi collègue, mais…

L’enfoiré de sa race de concepteur d’application qui a eu l’idée de générer la petite pop-up qui demande à redémarrer maintenant ou plus tard toutes les cinq minutes quand t’as fait un Windows Update a créé le plus bel outil de torture mondial.

A lui, et rien qu’à lui, j’infligerais bien le second au top 5 des tortures : Vincent Delerm et Carla Bruni en duo.

J’espère que ces deux-là ont Windows XP aussi tiens. Y’aurait une justice.

Télépoints qui croyait prendre
Le 06/07/2007 - 02:10

Internet chez moi c’est comme Mathilde : il est revenu.

Du coup, je reprends des couleurs, deux fois des pâtes et mon clavier pour écrire.

Alors j’ai testé pour vous le nouveau service offert par le Ministère de l’Intérieur : Télépoints. Il indique le nombre de points restants sur votre permis.

Sur le mien je le sais déjà je viens de le récupérer ! Et pour conclure en beauté cet épisode (noir) de ma vie, une expérience ô combien troublante.


Ma femme n’est pas une matheuse
Le 27/06/2007 - 12:38

Hypothèses


Toutes les unités de mesure sont en mètre sauf indication contraires.

Soit une pièce parallépipédique (L = 1.7, l = 1.3, H = 2.5) de coefficient d’aération CAE = 0.0001 (négligeable).
Soit un chauffe-eau disposé dans la pièce à mi-hauteur, représenté par un cylindre (R = 0.35, h1 = 1.6) de coefficient d’absorption CAB = 0.013 dans les conditions atmosphériques normales.
Soit un trône de toilettes en porcelaine blanche (valeur de liquéfaction VL = 3.56 mol/l) approximé par un cône (r = 0.30, h2 = 0.5) posé au sol, au centre de la pièce.
Soit un sol en carrelage (coefficient de diffraction considéré comme nul) dont la capacité absorbante à chaud est négative la nuit (CAC = -45.89 tb/g/l).

Soit un homme beau et intelligent et gros imposant (taille = 1.75, poids = 65 en arrondissant un peu). On supposera les frictions négligeables dans cet exercice. Les vêtements ne sont également pas pris en compte, la situation évoquée étant le matin au réveil.

Enfin, soit un désodorisant cylindrique (Rd = 0.04, h3 = 0.23) de pression interne 8 atmosphères muni d’un gicleur opto-senso-tamère de force millimétrée (F = 12 N). On supposera, pour simplifier, que la bombe de désodorisant est pleine de gaz à base de H10Na3Cl2O6Mn++ (du sent bon) de variabilité inférieure à 12% centigrades et de convergence fluidifiesque CF = 0,34 par unité de volume.

On considéra la pression sur le gicleur comme application directe des gaz parfaits (PV = nRT) avec un coefficient de lavage machine Gamma = 1.

Enoncé du problème

A partir des données précédentes, quelle pression doit-on appliquer sur le gicleur du désodorisant pour que les toilettes sentent bon la vanille (ou l’océan, ou le grand air mais par pitié pas la lavande) après l’attaque à l’étron1 ?

Résolution

En appliquant la formule d’Edmond Cussay d’Upoulay, on obtient trivialement :

“Il suffit de presser une fois pendant 4 secondes.”

Seulement, MA femme qui ne comprend rien aux maths me rétorque :

“T’auras beau vider deux, trois, quatre, DIX bombes de désodorisant ça puera toujours autant mais c’est pas vrai c’est une infection mais qu’est-ce que t’as encore mangé à midi ? Du rat ou quoi ? T’as un égoût dans l’estomac ? Ah mais ferme-moi cette porte je vais vomir ou alors je vais déféquer2 chez les voisins ah si je t’avais pas épousé je n’en serais pas là et de toutes façons ta mère elle cuisine mal et …”

Alors la parité dans les sciences, prout.



1 : subtile isnt’ it ?
2 : les femmes disent déféquer, les hommes disent se repoudrer le nez

Ca dégénère…
Le 24/06/2007 - 22:43

Ils m’ont rendu mon permis : je vous laisse découvrir avec horreur la tête que je me paie.

J’ai l’impression qu’à chaque nouveau permis, j’ai une tête qui dégénère.

Ci-joint.

Ca me rappelle l’image classique de l’évolution du singe vers l’homme, sauf que moi c’est à l’envers.

J’ai peur que la prochaine fois que je récupère mon permis (ardok), j’aurai cette tête-là…

Le temple de la réflexion
Le 19/06/2007 - 10:24

A la télévision, on nous abreuve d’idées préconçues et de préjugés. Idée : jouez avec vos enfants pour en trouver dix en une minute.

Pour ma part, j’ai toujours cru que les moines du Tibet avaient l’exclusivité de la méditation, de l’introspection et de la lévitation, retirés dans leur temple sur la montagne, depuis que j’ai vu “L’enfant du Tibet” avec Eddie Murphy à quinze ans. On a les films qu’on peut, hein.

Et puis, en grossissant mûrissant, j’ai découvert que le temple de la réflexion était plus proche de nous qu’on ne voudrait nous le faire croire.

Premier réflexe scatologique, j’ai immédiatement pensé aux toilettes. Et puis, à la réflexion (vous voyez que ça marche), j’ai compris que chaque endroit dans lequel on était isolé, physiquement et mentalement, pouvait servir à nos desseins spirituels : les toilettes, la salle de bain, une chambre noire, une île déserte…

Sauf que, pour en profiter, il faut posséder des toilettes que votre femme ne peut atteindre en maugréant derrière la porte, invariablement : “tu n’as pas encore fini ?”. Et une douche que votre femme ne peut atteindre en maugréant derrière la porte, invariablement : “mais c’est pas vrai, t’as pas encore fini ?”. Pour la chambre noire, il faut tirer ses photographies soi-même et pour l’île déserte, il faut se faire tirer par un photographe.

Difficile alors de trouver l’endroit idéal où clapoterait notre cervelle, baignée de calme et de sérénité, isolée du monde matériel et de ses soucis mesquins. J’exclue évidemment la province, on ne va pas se geler les miches chez des cons de provinciaux juste pour réfléchir sur la condition humaine. Zeeeeen, zeeeen.

Et pourtant, cet endroit de rêve je l’ai trouvé. Il existe, pas que notre fantasme collectif, pas au fin fond de notre coeur, non. A deux minutes de Paris : à la préfecture de Nanterre.

Pour initier la séance de méditation, appuyez sur le bouton. Vous dégotez un ticket numéroté, disons le 623 (c’est le numéro de ticket que je viens effectivement de tirer, j’écris depuis la préfecture en ce moment. Merci les forfaits 3G illimités - ça c’est pour faire raler les collègues). Pur réflexe matérialiste, vous comparez votre numéro à la loterie qui s’affiche sur le panneau en bois : génial, vous n’êtes qu’à 26 numéros du gros lot.

Jusqu’au moment fatidique où votre numéro s’affichera sur l’annonceur insonorisé (encore un mécanisme de vicieux : on est obligé de garder les yeux sur le panneau en permanence), entrez en hibernation ! En effet, personne ne s’occupe de vous, ne vous renseigne, ne vous regarde, ne vous considère. Vous n’êtes rien en ce bas monde, moins que de la viande sur une chaise, juste un numéro sur un méchant papier.

Profitez de ce moment intime pour penser à la misère humaine, à écrire sur votre blog et à renouer avec votre haine enfouie du fonctionnaire.

Et après 1h20 d’attente, après avoir récupéré votre papier adoré (mon permis le cas échéant), pleurez. De vraies larmes de joie, lâchez-vous. Et parlez, parlez à quiconque dans la rue pour vous re-familiariser avec le monde réel, le monde de la matière et de la chair fraîche.

Et rejetez ces idées vaines et basses du grand bras d’honneur en quittant les lieux : ce serait vraiment indigne de votre séance de réflexion. Et c’est puni par la loi, les cons.

Chewing Bom !
Le 13/06/2007 - 13:59

Les terroristes, qu’on le veuille ou non, sont des méchants.

Je reprends une définition connue : les terroristes s’attaquent systématiquement à des civils. Rien que ça, ça sent la lâcheté plutôt que le courage, l’agression plutôt que la résistance, le désir de mort plutôt que le désir de vie.

Pourtant, les terroristes se ressemblent sur un point et, grâce au Ciel et au producteur de la série 24 heures (que le nom de Jack Bauer soit loué sur 10 générations), il est très facile de les identifier par ce motif récurrent : ils usent des technologies dernier cri pour faire passer un sale quart d’heure aux gentils. Et un quart d’heure par épisode d’une heure, ça fait carrément chier, on a vraiment envie que Jack Bauer les étrangle avec son PDA.

Valises nucléaires, bombes artisanales mais quand même, lance-roquettes dissimulé dans un sucre d’orge : tous les terroristes emploient, à de viles fins, des méthodes et des outils révolutionnaires. Autrement dit, le coût d’entrée à l’école des terroristes n’est vraiment pas donné, et si M. Sarkozy s’emploie à élever les frais de scolarité à l’Université, assistera-t-on de notre vivant au déclin de cette discipline de pointe ? (Amen).

C’était sans compter sur l’aide humaniste de mécènes reconnus, dont le plus célèbre, Ah Mama dîne avec le Diable, fier de ses couleurs comme un supporter parisien, entretient et soutient bon nombre d’apprentis-sorciers de la planète. Dans les milieux autorisés, on se laisse dire que cet homme s’emploierait à développer l’arme nucléaire, pour la déconne.

L’arme nucléaire les amis, ça c’est du sérieux, ça c’est du lourd. Ca pourrait déclencher la troisième guerre mondiale, ca pourrait tous nous anéantir d’un coup de bouton “sans bouger les oreilles”, ça pourrait nous ramener des milliers d’années en arrière. Et pourtant…

Pourtant, l’arme ultime, je l’ai découverte hier soir en rentrant chez moi. Un génie inconnu, que je maudis amoureusement, a découvert l’attentat parfait. Pas de traces, pas de bavures, pas de dommages collatéraux et pas de preuves. La panacée du crime, le parangon du vice.

Alors que je rentrais chez moi mécaniquement, par les quais de Seine, sur mon fidèle destrier noir 125 cm3, toutes voiles dehors et toutes manettes tournées, les cheveux dans le casque mais les dents dans le vent, qu’aperçois-je au loin ? Un feu rouge. Rien d’extraordinaire pour toi ami(e) lecteur(e) qu’un feu rouge sur les quais de Seine (encore que, as usual, je l’enfoncerais bien dans un orifice dilatable d’un célèbre maire parisien mais ça lui ferait probablement trop plaisir) mais, pour un repris de justesse justice, feu rouge rime avec “freine putain sinon ta vie sera un enfer”.

Donc je freine, donc je m’arrête. Habitude oblige, je m’incline un tantinet (un tantinet = 2 degrés) vers la droite afin de déposer ma béquille organique sur le bitume, c’est-à-dire mon pied droit. Et là, stupeur : ma semelle reste collée au plancher du scoot. Je tire, je rage, je peste : rien à faire. Et l’engin qui poursuit son inclinaison mortelle. Il me reste trois secondes avant la chute (un tantinet c’est déjà beaucoup finalement) et ma chaussure ne bouge pas d’un pouce, malgré mes efforts répétés.

Réflexe de mâle, je crie “la putain d’sa mèèèèère” avant de m’affaler sur le tarmac. Deuxième réflexe de mâle, j’appelle la mienne (de mère, pas de putain). Entre temps, mon pied s’est libéré et je prends le temps de faire l’état des dégâts : aucun, si ce n’est ma fierté et mon langage châtié.

Et bien croyez-le ou non, le type qui m’avait eu, c’était MacGyver, pas un vulgaire agent du MI6 ou un quelconque terroriste surentraîné. Le type qui m’avait eu avait collé un chewing-gum sur le plancher de mon scoot.

Je ne peux pas vous dire quelles armes seront utilisées pour la troisième guerre mondiale, mais je peux vous dire que la quatrième se fera avec des lances et des pierres.” - Albert Einstein.

Et des chewing-gums Albert, des chewing-gums.

Zen
Le 06/06/2007 - 09:06

Au secours j’étouffe ! papa, maman, j’étouffe ! je hurle mais vous n’entendez pas à travers le liquide qui m’enveloppe ! mon cordon me serre trop fort, l’eau dans mes poumons me comprime n’écoutez pas les livres qui disent que tout ça c’est normal j’étouffe au secours je tape du pied contre les parois du ventre mais vous riez, riez, jouez, poussez au secours j’ai la tête en bas le corps trop large pour sortir tout va se casser à la sortie ça secoue trop j’ai peur moi aussi j’ai peur très peur trop peur pourquoi prend-elle les escaliers ? une seule marche ratée et c’est la catastrophe prends l’ascenseur arrête avec ces frayeurs… et la voiture ? tu roules trop vite, même à l’arrêt cette ceinture te comprime au secours j’étouffe je suis écrasée ne prends pas la voiture je t’en supplie les gens sont fous ils roulent trop vite chaque tour de roue contracte ton corps et ma fille crie au secours au secours ne prends plus la voiture ne dors pas sur ton ventre ne marche pas quand il fait chaud ne marche pas tout court et si ma fille naissait prématurée 35 semaines ? une petite crevette j’aime pas les crevettes ne me fais pas ça allonge-toi ne réponds plus au téléphone ça crée des ondes maléfiques ne lève pas ces assiettes c’est moi qui débarrasse tu veux tuer notre fille ou quoi je serai l’ombre de ton ombre l’ombre de ta main reste allongée au secours les volets fermés au secours mon cordon me serre je ne peux rien faire mon bébé au secours je vais sortir et je vais faire mal à maman je ne peux rien faire mon bébé au secours au secours au secours.



- Alors comment tu la vis la grossesse de ta femme, toi ?
- Tu me connais : zen, comme d’habitude.

Le nouveau Président
Le 01/06/2007 - 21:31

Tout le monde a suivi les élections du mois passé, naturellement. Et, dans un élan solidaire et fraternel mais probablement surtout pour l’attrait de la nouveauté, tout le monde est satisfait du nouveau président.

Je pense être le mieux placé pour en parler, puisque le président sortant, c’est mon père. 20 ans exactement qu’il était président d’une association. A l’initiative du projet, puis désigné président volontaire et reconduit chaque année avec un plebiscite qui frôle les extraits d’urne des républiques bananières.

Mon père c’est le plus fort. Mon père il est plus fort que Zorro et que Batman (évidemment c’est mon père). Mon père, il est capable de réparer la chasse d’eau qui fuit pendant que vous êtes en vacances.

Mon père possède d’ailleurs un immense pouvoir, qu’il m’a transmis (au grand dam de ma femme, avouons-le) : il est capable d’ingurgiter des sandwiches pain de mie - camembert - harissa. Cette qualité dont il n’hésite pas à faire partager ses amis lors de soirées mondaines chez l’ambassadeur (au grand dam de ma mère, avouons-le).

Mais la vraie qualité vraie de mon père, qualité que j’admire sincèrement et que j’aurais tant aimé posséder et maîtriser, c’est sa modestie, son sens de l’abnégation, son refus des honneurs.

Attention. Si je pense que les grandes qualités font les grands hommes, je persiste à croire que les qualités trop saillantes sont celles qui écorchent le plus. Sans vouloir jouer aux fins psychologues, j’eusse préféré qu’il garde cette abnégation en dehors du foyer pour nous enseigner le sens des structures.

J’ai régulièrement conseillé à mon père de “lâcher” son rôle de président, malgré le plébiscite récurrent, histoire d’offrir un air frais salvateur aux adhérents. C’est chose faite depuis un mois, au profit d’un homme droit et intègre, lui aussi.

Et bien, voyez-vous, mon père que j’ai toujours connu en retrait, discret, mon père qui a toujours été dévoué mais effacé, mon père a régulièrement tenté de poursuivre son rôle malgré sa retraite. Peut-être est-ce lié à son habituelle envie de rendre service, peut-être par la force de sa seconde nature, peut-être par jalousie.

Moi, je crois plutôt qu’il avait besoin d’exister, encore un peu, dans un subtil et extrême raffinement de vanité. D’imprimer les coeurs et les esprits, de rayonner encore un temps. Mon père avait donc des aspérités à l’égo, des saillances à l’âme, il était humain.

Au lieu de le réprimander ou d’en éprouver une gêne, ce jour-là j’ai ressenti de la fierté. Une fierté saine (toute ressemblance avec une jolie dame drapée de blanc est assez drôle).

Mon père n’est peut-être plus président, mais c’est mon héros.

Pierre de taille
Le 30/05/2007 - 09:32

Je l’avais promis à ceux qui suivent les commentaires.

Et je le devais aux milliards de spectateurs (planétaires ou extraterrestres) qui suivent la Nouvelle Star, une émission qui passe à la télé, l’objet le plus malsain après l’épilateur nasal et le scotch double face.

Je n’ai pas de télé, je m’en félicite. Je préfère lire les informations sur le net ou les entendre à la radio. Comme par exemple cette info toute fraîche : une nouvelle émission télévisée dans laquelle une femme en phase terminale dont les reins sont sains devra choisir entre trois candidats malades à qui elle lèguera son organe après sa mort.

Je n’ai pas de télé, je m’en félicite.

Mais, faut pas déconner, j’ai mon petit décodeur TNT que je branche à mon ordi, cet aprèm Federer rejoue (au fait, si vous suivez RG - gaffe à ce que ce ne soit pas l’inverse : si les RG vous suivent, vous êtes dans la merde - vous aimez qui comme joueur ? Pour ma part, Federer, Monfils, Lubijic. Je pense que Nadal est l’objet le plus malsain après l’épilateur nasal et ah zut je l’ai déjà faite celle-là). Comme ça, je peux bosser en suivant le match voir le match en bossant.

Dimanche soir j’étais au mariage d’une amie de ma femme. Cette amie s’est donc mariée avec un type, jusque là rien de fou dingue. Hé ben, croyez-le ou pas, ben ce type est un excellent ami de Pierre, le chanteur de ladite Nouvelle Star de la télé, ladite également malsaine après l’épilateur nasal que j’ai déjà faite deux fois déjà.

Je vous en parlais un brin il y a quelque temps, je connais Pierre que j’ai retrouvé aussi naturel, modeste et discret qu’avant la télé. Un peu abattu par les résultats de l’émission qui l’a gentiment poussé vers la porte tandis que j’aurais bien enfoncé un épilateur nasal et du scotch double face dans les orifices (je vous laisse le choix) de ce jury pipé.

Lors de la soirée du mariage, Pierre a improvisé deux morceaux avec l’orchestre en place, et je voulais vous faire partager cet immense moment de musique en vidéo. Je ne diffuse qu’un seul morceau (sinon j’aurais intitulé cet article “d’un Pierre, deux coups”), si l’autre vous intéresse, contactez-moi en direct et munissez-vous d’un RIB et d’un scotch double face.

Bonne nouvelle en tout cas : j’ai retrouvé un peu de temps et de foi, on va repasser à la foison d’articles.

(PS : oui, je suis le seul caméraman du monde à filmer une starlette devant une enceinte 1000W. Ca grésille, je suis dég.)


Plouf plouf
Le 20/05/2007 - 23:55

Salut Byalpel,

Tu ne me vois jamais commenter, donc tu ne me connais pas.
Je lis régulièrement ton blog, je me marre pas mal j’avoue mais depuis deux semaines, plus rien.
J’espère qu’il ne t’est rien arrivé, et surtout pas “le coup de la panne”.

Comme les autres, j’ai payé une cotisation virtuelle, ne m’oblige pas à appeler les huissiers, virtuels tout autant.

A bientôt, et au boulot !

Jean-Pierre

Tu sais, Jean-Pierre (ce n’est pas ton vrai pseudo mais je trouve que Jean-Pierre comme pseudo c’est trop la classe), tu sais Jean-Pierre, ton email m’a ravi.

D’autant plus que j’étais allité lorsque j’ai lu ton courrier, du coup j’ai été ravi au lit.

D’abord parce que tu es le seul à avoir pris de mes nouvelles durant cette pause forcée (je travaille plus pour gagner plus), et surtout parce que tu es pour moi un nouveau lecteur déclaré, ce qui nous fait 11 en tout en comptant ma femme et ma fille à naître (qui comptent pour deux, donc).

Ne t’inquiète pas, ô doux lecteur, je n’ai pas de “panne” ni d’impuissance à écrire. Juste un manque de temps et le cercle vicieux contribuant, manque de motivation par manque de temps par manque de motivation par manque de temps.

Alors, pour toi, Jean-Pierre, je vais écrire un article qui me tient à coeur depuis mes 11 ans. Et en exclusivité pour le web, je vais enfin enfin déjouer les moments de honte et de malaise dans les cours de collège (et lycée pour les attardés).

Voici un tableau qui résume, selon le type de comptine cruche, le ou la participant(e) désignée par le meneur de jeu.
Je m’explique.

Quand vous deviez désigner le “chat” (pour le chat perché) ou “la victime” (pour la chasse à l’homme, j’étais à Sarcelles au collège), vous vous placiez en rond et vous entonniez “une vache qui pisse dans un tonneau … mais comme la reine et le roi … ce sera TOI … au bout de trois un deux trois”. Et hop ! Un chat (ou un martyr) était désigné.

Liste des chansons répertoriées (si t’en vois d’autres Jean-Pierre, n’hésite pas à les refiler à l’humanité entière pour 35€ !)

  • Une vache qui pisse dans un tonneau, c’est rigolo mais c’est salaud
  • Je fais de la purée pour mes petits cochons. Pour un, pour deux, pour trois, …, pour huit, pour neuf, boeuf !
  • Une poule sur un mur, qui picote du pain dur, picoti, picota, trois petits tours et puis s’en va.
  • Plouf, plouf, ce sera toi le chat au bout de trois, un deux trois
  • Pique une allumette, feu ! (ne fait rire que ma grand-mère)

Variantes (cumulables) à rajouter en fin de comptine , pour modifier un choix malheureux : ainsi, désigner le Musclor du lycée comme victime de chasse à l’homme donne tout son sens à l’expression “à double tranchant”…

  • Mais comme la reine et le roi ne le veulent pas, ça ne sera pas toi au bout de trois, un deux, trois
  • C’est toi !

Evidemment, on joue hors triche, effet miroir réfléchissant, effet poubelle, effet cadenas magique ou “1-2-3-terre je ne joue plus” sinon ça nous pète tout rationalisme bon sang !

Alors, en horizontal, la comptine. En vertical, le nombre de joueurs. Dans la case idoine, le joueur désigné pour la comptine originale, puis pour la première variante, puis pour la seconde variante et enfin pour les deux variantes cumulées.
On commence toujours à compter par le joueur 2.


  1 2 3 4 5 6 7
 Une vache qui pisse…
Là vous êtes un idiot…
2 2 1 1
1 1 3 3
2 1 4 3
5 5 1 1
3 6 5 1
 Je fais de la purée…
3 3 2 2
1 1 3 3
2 1 4 3
5 5 1 1
3 6 5 1
 Une poule sur un mur…
2 2 1 1
2 2 4 4
2 1 4 3
5 5 1 1
3 6 5 1
 Plouf, plouf…
1 1 3 3
2 2 4 4
1 5 3 2
4 4 6 6
2 5 4 7
 Pique une allumette…
Ici aussi…
1
2
1
4
4
4


Comprendre : à 4 joueurs, selon la première comptine, le joueur 1 sort toujours même après que le roi et la reine l’excommunient. Et avec la seconde variante, ou tout combiné, c’est le joueur 3 qui s’en prend plein la gueule.

Ne me remercie pas Jean-Pierre, c’était mon dernier message de la semaine. Oui, voilà, mon dernier mot Jean-Pierre.