Un mauvais motard est un motard mort Alors que la populace se déplace en voiture tous les jours de la semaine pour aller travailler à 1km de leur bicoque familiale, les motards mettent leur vie en péril à chaque instant. Enfin, quand ils roulent en moto. Pour survivre dans la jungle de Paris et ses environs, les motards ont développé des mécanismes de prévision bien plus performants que ceux mis en oeuvre pour la météo. Ils ont acquis des réflexes, des habitudes, un instinct routier bien plus aiguisé que la plupart de leur congénéres à quatre roues, de la mamie en Twingo au mammouth 35 tonnes. Ils prennent évidemment en compte les facteurs courants, mais avec plus d'acuité : pluie ou neige, luminosité, état de la route, vitesse des autres véhicules etc. Comme les plus doués d'entre vous, il remarque la tendance de l'orientation des roues (pour repérer les probables queues de poisson), le numéro du département (les locaux connaissent mieux la route), le conducteur (vieux ? femme ? A ?), etc. Mais il prête également attention à d'autres facteurs auxquels les automobilistes ne pensent pas forcément sur le périphérique : - Les trous dans les files. A Paris, un trou = une ouverture pour dépasser son voisin de 2m. Dans l'excitation, on en oublie de regarder les rétros et PANG ! - L'approche d'une sortie inopinée. A Paris quand on rate sa porte de sortie, on est bon pour l'asile. Alors on tente le tout pour le tout avec un dérapage tournant à 90° pour récupérer la sortie par le zébra. Dans l'excitation, on en oublie de regarder les rétros et PANG ! - Rouler derrière un camion. A Paris quand on roule derrière un camion, non seulement on rate les ouvertures pour depasser son voisin de 2m mais on risque de rater sa sortie. Alors au moindre ralentissement à gauche, on fout un coup de volant en accélérant pour rejoindre la voie aérée. Dans l'excitation, ... Il y aurait encore beaucoup de patterns à illustrer sur la conduite des deux roues à Paris, mais je dois vous laisser. J'ai une ouverture à gauche.